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Les données proviennent de la Base de données de l’information‑santé orientée vers la personne, une version pouvant être couplée des dossiers de sortie d’hôpital provinciaux informatisés tirés de la Base de données sur les congés des patients de l’Institut canadien d’information sur la santé. Ces dossiers d’hospitalisation ont été couplés de manière à créer des trajectoires des patients.

L’analyse porte sur la Nouvelle‑Écosse, le Nouveau‑Brunswick, le Québec, l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta. Terre‑Neuve et la Colombie‑Britannique ont été exclues à cause d’anomalies dans les méthodes de codage provincial et l’Île‑du‑Prince‑Édouard a été exclue parce qu’elle n’offre pas de services de revascularisation. Pour garantir un nombre raisonnable de patients ayant fait une crise cardiaque, la présente étude porte seulement sur les régions sociosanitaires comptant au moins 100 000 habitants, soit 46 régions en tout.

L’analyse porte sur deux exercices financiers, soit 1995‑1996 (la première année de la Base de données de l’information‑santé orientée vers la personne) et 2003‑2004. L’exercice 2003‑2004 est le dernier pour lequel il était possible de faire un suivi de toutes les provinces. Les patients de 20 ans ou plus ont été inclus si le diagnostic principal au moment de leur admission à l’hôpital était infarctus aigu du myocarde (CIM‑9‑CM, code 410; CIM‑10‑CA, codes I21 ou I22)11, 12, à la condition de n’avoir pas été hospitalisés à la suite d’un infarctus aigu du myocarde au cours des 365 jours précédents. Cette période d’épuration d’un an visait à permettre de commencer l’analyse avec un nouvel épisode d’infarctus aigu du myocarde. Pour chaque patient, deux événements ont été examinés, soit s’ils ont ou n’ont pas subi une  revascularisation, et s’ils sont ou ne sont pas décédés à l’hôpital dans les 30 jours suivant leur admission. Ce dernier s’est révélé être une bonne estimation du taux global de mortalité13.

Les interventions de revascularisation ont été définies au moyen de l’algorithme décrit par l’Institut canadien d’information sur la santé comme suit : intervention coronarienne percutanée (CIM‑9‑CM 36.01, 36.02, 36.05 ou CIM‑10‑Classification canadienne des interventions en santé 1.IJ.26, 1.IJ.50, 1.IJ.57) et pontage coronarien par greffe (CIM‑9‑CM 36.1 ou CIM‑10‑CCI 1.IJ.76)11, 12, 14. Ces interventions sont utilisées pour traiter la maladie coronarienne, qui résulte de la formation de dépôts graisseux dans les cellules qui tapissent la paroi d’une artère coronaire et du blocage subséquent de la circulation sanguine. Lors d’une intervention coronarienne percutanée, on perfore une grosse artère périphérique (ordinairement l’artère fémorale de la jambe) au moyen d’une aiguille et on fait pénétrer un fil‑guide à travers l’aiguille dans l’appareil artériel, le long de l’aorte jusqu’à l’artère coronaire bouchée. On attache une sonde à ballonnet au fil‑guide et on l’introduit dans l’artère coronaire jusqu’à la zone obstruée. Puis, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. Pour garder l’artère ouverte, on introduit parfois un fin treillis métallique cylindrique (endoprothèse). Le pontage coronarien par greffe consiste à greffer une veine (habituellement prélevée dans la jambe) ou une artère (habituellement prélevée sous le sternum) entre l’aorte et l’artère coronaire, de façon à « court‑circuiter » la région obstruée.

On a recouru à la standardisation directe pour apporter des corrections en fonction de l’âge et du sexe. La population type se composait de personnes ayant subi un infarctus aigu du myocarde dans les sept provinces au cours de l’exercice financier 1995‑1996, répartie par groupes d’âge de cinq ans. Seuls l’âge et le sexe ont été utilisés aux fins de standardisation; des recherches précédentes ont montré que l’inclusion d’un indice de comorbodité ne modifie pas sensiblement les résultats8.

Le fichier de conversion des codes postaux a été utilisé pour déterminer l’aire de diffusion du recensement d’après le code postal du lieu de résidence du patient. Les limites des régions sociosanitaires (établies en 2005) se fondaient sur les aires de diffusion du recensement.