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Les données sont celles de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) menée en 2007 auprès d'une population à domicile âgée de 12 ans ou plus. Sont exclus du champ de l'enquête les habitants des réserves indiennes ou de certaines régions éloignées et les personnes vivant en établissement, les membres à temps plein des Forces armées et les civils résidant dans une base militaire. Les interviews ont été réalisées entre janvier et décembre 2007. Le taux de réponse général a été de 78 %, ce qui a donné un échantillon de 65 946 répondants. On peut obtenir de plus amples renseignements sur l'ESCC dans un rapport publié5 et sur le site Web de Statistique Canada.
L'enquête, menée auprès de la population âgée de 20 ans ou plus, porte sur 57 367 répondants à la question sur le temps d'écoute de la télévision, et sur 57 617 répondants à la question sur l'utilisation de l'ordinateur durant les loisirs.
Toutes les estimations ont été pondérées de façon à représenter la population à domicile âgée de 20 ans ou plus en 2007. À l'aide de tableaux croisés et d'analyse de régression logistique, on a étudié la corrélation entre les caractéristiques sociodémographiques et les valeurs autodéclarées du temps passé devant un écran. Afin de prendre en compte l'effet du plan de sondage, on a calculé les erreurs-types, les coefficients de variation et les intervalles de confiance de 95 % à l'aide de la méthode du bootstrap6, 7. Enfin, on a testé les écarts entre les estimations pour déterminer la signification statistique, fixée à p < 0.05.
On a estimé le temps passé devant un écran en demandant aux répondants de l'ESCC combien d'heures ils avaient passées, par semaine, au cours des trois mois précédents, à regarder la télévision (y compris des vidéos) et à utiliser un ordinateur (y compris les jeux électroniques et la navigation sur Internet). Les répondants avaient pour consigne de déclarer le temps passé à l'exercice de ces activités durant leurs loisirs seulement, et non au travail ou à l'école. Pour chaque comportement, les répondants ont déclaré leurs heures hebdomadaires dans l'une des huit catégories suivantes : aucune, moins de 1 heure, de 1 heure à 2 heures, de 3 à 5 heures, de 6 à 10 heures, de 11 à 14 heures, de 15 à 20 heures, ou plus de 20 heures. Aucune ligne de conduite n'est proposée à l'intention des adultes, mais pour les enfants, la Société canadienne de pédiatrie recommande un maximum de deux heures d'écoute de la télévision par jour8. Chez les adultes, divers seuils ont été établis dans la documentation pour définir la fréquence d'écoute de la télévision. Pour les besoins de la présente analyse, ceux qui ont déclaré consacrer 15 heures ou plus par semaine à l'écoute de la télévision sont définis comme des téléspectateurs assidus, et ceux qui ont déclaré passer 11 heures ou plus, de leurs loisirs à l'ordinateur, par semaine, sont définis comme des utilisateurs fréquents. Pour calculer quel pourcentage du temps total passé devant un écran était consacré à l'ordinateur, on a établi des mesures continues pour l'écoute de la télévision et pour l'utilisation de l'ordinateur en attribuant la valeur médiane de chaque catégorie de réponse (0, 0,5, 1,5, 4, 8, 12,5, 17,5 ou 25 heures pour la catégorie la plus élevée).
Les répondants de 25 ans ou plus ont été répartis en quatre catégories selon leur plus haut niveau de scolarité : diplôme d'études postsecondaires, études postsecondaires partielles, diplôme d'études secondaires et études secondaires partielles. Les mêmes catégories ont servi pour les répondants âgés de 20 à 24 ans, mais dans leur cas, la scolarité correspondait au plus haut niveau atteint par le ménage.
On a réparti les groupes selon le revenu du ménageen calculant le ratio entre le revenu total du ménage provenant de toutes les sources durant les douze mois précédents et le seuil de faible revenu (SFR) de Statistique Canada, compte tenu du nombre de personnes dans le ménage, de la taille de la collectivité et de l'année où l'enquête a été menée. Ces ratios de revenu corrigés ont été groupés en quintiles (cinq groupes comprenant chacun un cinquième des Canadiens).
Les tendances de l'écoute de la télévision proviennent de l'Enquête sociale générale (ESG) (1986 et 2005), qui a utilisé un journal de l'emploi du temps quotidien pour rassembler des données sur les heures passées à exercer un large éventail d'activités3.
Les estimations de l'ESCC relatives au temps passé devant un écran reposent sur les données autodéclarées, sur lesquelles influent le biais dû à la désirabilité sociale et le biais de rappel. Une mesure unique pour évaluer les comportements sédentaires ne suffit pas pour confirmer la validité du contenu, et elle ne produit vraisemblablement que des estimations brutes9. Les comparaisons établies avec les données de l'ESG donnent à penser que le temps d'écoute de la télévision est sous-estimé dans l'ESCC; selon les données recueillies par l'ESG en 2005, la prévalence de l'écoute fréquente de la télévision (15 heures ou plus par semaine) était de 39 %, dépassant nettement l'estimation de 29 % fournie par l'ESCC de 2007.
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