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Concepts-clésEncadré 1 : Les questionsLa prévalence de symptômes physiques médicalement inexpliqués (SPMI) a été déterminée à partir d’autodéclarations de problèmes de santé diagnostiqués. Les cycles 1.2 et 2.1 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) reposaient sur une liste de problèmes de santé. On a demandé aux participants des renseignements sur des problèmes de santé de longue durée, c’est‑à‑dire « un état qui dure ou qui devrait durer six mois ou plus et qui a été diagnostiqué par un professionnel de la santé ». Les intervieweurs leur ont ensuite lu une liste de problèmes de santé dont le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie et les sensibilités aux agresseurs chimiques. Les participants qui ont affirmé avoir au moins un de ces trois problèmes de santé précis ont été considérés comme souffrant de SPMI. La prévalence d’autres problèmes de santé chroniques a été déterminée de la même façon. En l’occurrence, l’asthme, l’arthrite ou le rhumatisme, les maux de dos, l’hypertension artérielle, les migraines, la bronchite chronique, l’emphysème, le diabète, l’épilepsie, la maladie cardiaque, le cancer, les ulcères, les troubles dus à un accident vasculaire cérébral, les troubles intestinaux et les problèmes de la thyroïde ont été retenus. Pour évaluer la dépendance, on a posé la question suivante : « À cause d’un état physique ou un état mental ou un problème de santé, avez-vous besoin d’aide d’une autre personne…(sic) », puis on a lu une liste d’activités. Ont été considérés comme dépendants pour les activités instrumentales de la vie quotidienne les participants à l’enquête qui ont indiqué avoir besoin d’aide pour l’une des activités suivantes ou plus :
Ont été considérés comme dépendants pour les activités de la vie quotidienne les participants qui ont dit avoir besoin d’aide pour l’une ou l’autre des activités suivantes :
Conformément à la Composite International Diagnostic Interview (CIDI) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le cycle 1.2 de l’ESCC a permis d’évaluer les troubles mentaux à partir des définitions et des critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, quatrième édition (DSMIV)9. L’analyse du présent article est axée sur la prévalence, au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, de cinq troubles mentaux, à savoir le trouble dépressif majeur, le trouble bipolaire I, le trouble panique, le trouble d’anxiété sociale (phobie sociale), et l’agoraphobie10. Les participants qui satisfaisaient aux critères d’au moins un de ces problèmes de santé ont été considérés comme ayant un trouble mental. Les consultations de médecins de famille / d’omnipraticiens sont fondées sur la question suivante : « Au cours des 12 derniers mois, combien de fois avez-vous vu ou consulté par téléphone pour des troubles physiques, émotifs ou mentaux un médecin de famille ou un omnipraticien? » Les consultations de spécialistes sont fondées sur la question suivante : « Au cours des 12 derniers mois, combien de fois avez-vous vu ou consulté par téléphone pour des troubles physiques, émotifs ou mentaux un autre médecin ou spécialiste (comme un chirurgien, allergologue, orthopédiste, gynécologue ou psychiatre)? » Les consultations de praticiens en médecine non traditionnelle sont fondées sur deux questions : « Au cours des 12 derniers mois, estce que vous avez vu ou consulté un intervenant en médecine douce, comme un acuponcteur, un homéopathe, ou un massothérapeute, pour des troubles physiques, émotifs ou mentaux? » et « Au cours des 12 derniers mois, combien de fois avez-vous vu ou consulté par téléphone pour des troubles physiques, émotifs ou mentaux un chiropraticien? » Les participants qui ont répondu par l’affirmative à la première question ou qui ont répondu « au moins une fois » à la deuxième question ont été considérés comme ayant consulté un praticien en médecine non traditionnelle.
Encadré 2 : Les donnéesLa prévalence estimée du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et des sensibilités aux agresseurs chimiques, ainsi que le « total des SPMI » sont fondés sur les données tirées du cycle 2.1 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), mené de janvier à décembre 2003 inclusivement. L’enquête vise la population à domicile de 12 ans et plus, sauf les membres à temps plein des Forces armées, les habitants des réserves indiennes et de certaines régions éloignées, les civils résidant dans les bases militaires ainsi que les personnes vivant en établissement. L’échantillon était constitué de 135 573 personnes de 12 ans et plus; le taux de réponse global a été de 80,6 %. La prévalence estimée de troubles mentaux est fondée sur les données provenant du cycle 1.2 de l’ESCC, qui a commencé en mai 2002 et a été réalisé sur une période de huit mois. L’enquête vise la population à domicile de 15 ans et plus dans les dix provinces, sauf les membres à temps plein des Forces armées, les habitants des trois territoires, des réserves indiennes et de certaines régions éloignées, les personnes vivant en établissement ainsi que les civils résidant dans les bases militaires. L’échantillon comptait 36 984 personnes de 15 ans et plus; le taux de réponse global a été de 77 %. Tous les écarts ont été testés pour confirmer leur signification statistique, c’estàdire pour vérifier qu’ils n’étaient pas dus simplement au hasard. Afin de tenir compte des effets du plan de sondage, les erreurs-types et les coefficients de variation ont été estimés par la méthode du bootstrap12,13. Dans tous les cas, le seuil de signification a été fixé à 5 % (p < 0,05).
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