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    Indicateurs sommaires des écoles publiques pour le Canada, les provinces et les territoires, 2001-2002 à 2007-2008

    Indicateurs sommaires des écoles publiques pour le Canada, les provinces et les territoires, 2001-2002 à 2007-2008

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    par Riley Brockington

    Effectifs scolaires
    Diplômés
    Taux d'obtention de diplôme
    Éducateurs
    Ratio élèves-éducateur
    Dépenses totales
    Dépenses totales par élève
    Rémunération moyenne des éducateurs

    Effectifs scolaires

    Plus de 5,11 millions d'élèves étaient inscrits dans les écoles publiques durant l'année scolaire 2007-2008, ce qui représente un recul de 4,5 % par rapport à 2001-2002, prolongeant ainsi la tendance à la baisse amorcée en 2002-2003.

    L'Alberta et le Nunavut sont les deux seuls secteurs de compétence à avoir connu une augmentation des effectifs scolaires depuis 2001-2002. Il y avait en 2007-2008 un peu plus de 559 000 élèves en Alberta, une progression de 2,0 % par rapport à 2001-2002. Au Nunavut, ils étaient un peu plus de 9 000, une augmentation de 3,3 % par rapport à 2001-2002.

    La seule province à afficher une hausse de 2006-2007 à 2007-2008 est la Saskatchewan, avec une augmentation des effectifs de 1,2 %.

    Graphique 1.1 Changement, exprimé en pourcentage, dans les effectifs scolaires entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 1.1 Changement, exprimé en pourcentage, dans les effectifs scolaires entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    À l'exception de la Saskatchewan, toutes les provinces et tous les territoires ont vu leurs effectifs scolaires diminuer entre 2006-2007 et 2007-2008. Les baisses les plus marquées ont été observées à l'Île-du-Prince-Édouard (3,9 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (3,0 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (3,0 %) (graphique 1.1 et tableau A.1).

    L'Alberta, dont les effectifs scolaires ont augmenté progressivement de 2004-2005 à 2006-2007, a enregistré une légère baisse de 0,3 % en 2007-2008.

    Dans l'ensemble, entre 2001-2002 et 2007-2008, les effectifs scolaires ont baissé dans les quatre provinces de l'Atlantique plus rapidement que dans toute autre province, chutant de 17,1 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 11,8 % en Nouvelle-Écosse, de 10,2 % au Nouveau-Brunswick et de 10,1 % à l'Île-du-Prince-Édouard (tableau A.1).

    Ces résultats sont conformes aux estimations démographiques qui indiquent que la population âgée de 5 à 17 ans a diminué de 14,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 11,4 % en Nouvelle-Écosse, de 10,0 % au Nouveau-Brunswick et de 9,3 % à l'Île-du-Prince-Édouard au cours de la période correspondante (tableau A.31). Le vieillissement de la population, de faibles taux de natalité et la migration soutenue vers d'autres régions du Canada figurent parmi les principaux facteurs à l'origine de ces diminutions.

    Un peu plus de garçons que de filles fréquentaient les écoles publiques canadiennes en 2007-2008, les garçons représentant 51,4 % des effectifs scolaires. Ce ratio est demeuré constant entre 2001-2002 et 2007-2008 dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, et il correspond aux estimations démographiques concernant la population d'âge scolaire.

    Même si les effectifs totaux à l'échelle du Canada ont continué de diminuer, le nombre d'élèves inscrits à des programmes d'immersion en langue seconde dans les écoles publiques primaires et secondaires a augmenté graduellement chaque année. Un peu plus de 311 000 élèves étaient inscrits à un programme d'immersion en langue seconde en 2007-2008, une hausse de 2,2 % par rapport à l'année précédente et de 11,6 % par rapport 2001-2002 (tableau A.5).

    Au cours de la période de six ans entre 2001-2002 et 2007-2008, le nombre total d'élèves inscrits à des programmes d'immersion en langue seconde a augmenté de 39,0 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 31,7 % en Colombie-Britannique et de 19,3 % en Nouvelle-Écosse (tableau A.5, graphique 1.2).

    Graphique 1.2 Changement, exprimé en pourcentage dans les effectifs inscrits à un programme d'immersion en langue seconde entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 1.2 Changement, exprimé en pourcentage dans les effectifs inscrits à un programme d'immersion en langue seconde entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    Le nombre d'élèves inscrits à un cours de langue autochtone est demeuré relativement inchangé au cours de la période à l'étude, tant à l'échelle du Canada que des provinces et territoires. En 2007-2008, moins de 47 000 élèves suivaient un cours de langue autochtone, une légère baisse de 0,6 % par rapport à 2006-2007 et de 1,6 % par rapport à 2001-2002 (tableau A.7).

    En revanche, en ce qui concerne les enfants ayant des besoins spéciaux, les effectifs scolaires augmentent. Plus de 568 000 élèves ont été désignés comme ayant des besoins spéciaux en 2007-2008, une hausse de 1,1 % par rapport à l'année précédente et de 6,8 % par rapport à 2001-2002 (tableau A.8).

    Diplômés1

    Un peu plus de 327 000 élèves des écoles publiques secondaires ont obtenu leur diplôme au cours de l'année scolaire 2007-2008, ce qui représente une hausse de 1,8 % par rapport à 2006-2007 et de 5,2 % par rapport à 2001-2002.

    L'ensemble des provinces et territoires, à l'exception de deux, a enregistré des augmentations dans le nombre de diplômés entre 2006-2007 et 2007-2008. En Ontario, le nombre total de diplômés a augmenté de 4,2 % et au Manitoba, de 3,1 %. Chacun des trois territoires a enregistré de fortes hausses dans le nombre de diplômés. Par contre, leur nombre a baissé de 4,5 % en Saskatchewan et de 1,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador (tableau A.10).

    Au cours de la période de six ans entre 2001-2002 et 2007-2008, le nombre total de diplômés a augmenté de 12,3 % au Manitoba, de 11,5 % en Alberta et de 9,9 % au Québec. Les trois territoires ont également enregistré de fortes hausses pendant cette période : le nombre de diplômés a doublé dans les Territoires du Nord-Ouest et a augmenté de 54,0 % au Nunavut et de 30,5 % au Yukon (tableau A.10).

    Terre-Neuve-et-Labrador a déclaré une baisse de 13,4 % dans le nombre de diplômés entre 2001-2002 et 2007-2008, suivie du Nouveau-Brunswick avec une diminution de 6,3 %. Cette diminution correspond au déclin général de la population des 17 et 18 ans (tableau A.10, tableau A.31, graphique 2).

    Graphique 2 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre de diplômés entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 2 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre de diplômés entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    Taux d'obtention de diplôme2

    En 2007-2008, le taux d'obtention de diplôme pour les élèves dans les écoles publiques secondaires s'établissait à 71,0 %, un recul par rapport au taux de 71,3 % enregistré en 2006-2007 (graphique 3).

    Durant l'année scolaire 2007-2008, les quatre provinces de l'Atlantique ont enregistré les plus hauts taux d'obtention de diplôme, l'Île-du-Prince-Édouard venant en tête avec 84,3 %, suivie de la Nouvelle-Écosse avec 81,1 %, du Nouveau-Brunswick avec 80,5 % et de Terre-Neuve-et-Labrador avec 76,3 % (tableau A.11).

    En 2007-2008, le Manitoba a affiché le plus faible taux d'obtention de diplôme, soit de 65,1 %.

    En 2007-2008, le Nunavut a affiché un taux d'obtention de diplôme de 32,0 %, dépassant pour la première fois le cap des 30,0 %.

    Le taux d'obtention de diplôme à l'échelle du Canada en 2007-2008 était plus élevé pour les filles (74,8 %) que pour les garçons (67,5 %). Les taux provinciaux pour les filles ainsi que pour les garçons ont été les plus élevés à l'Île-du-Prince-Édouard (85,7 % et 82,9 %, respectivement). Quant aux taux les plus faibles, ils ont été enregistrés au Manitoba pour les filles (67,7 %) et en Alberta pour les garçons (62,5 %).

    En 2007-2008, le taux d'obtention de diplôme était plus élevé pour les filles que pour les garçons dans toutes les provinces et tous les territoires sauf la Saskatchewan, où il était de 72,4 % pour les garçons comparativement à 71,5 % pour les filles.

    En points de pourcentage, la plus importante différence entre le taux d'obtention de diplôme des garçons et celui des filles a été observée au Québec, où l'écart était de 8,9 %. L'écart le moins prononcé a été relevé en Saskatchewan, où on a noté une différence de 0,9 % entre les deux sexes.

    Graphique 3 Taux d'obtention de diplôme d'études secondaires,  Canada, provinces et territoires, 2007-2008Graphique 3 Taux d'obtention de diplôme d'études secondaires, Canada, provinces et territoires, 2007-2008

    Éducateurs3

    Malgré les effectifs scolaires à la baisse partout au Canada, le nombre total d'éducateurs (en équivalents temps plein) a continué d'augmenter pour une quatrième année consécutive. En 2007-2008, on a dénombré un peu moins de 333 000 éducateurs, une hausse de 1,1 % par rapport à 2006-2007 et de 5,2 % par rapport à 2001-2002.

    La plupart des provinces et territoires ont déclaré des augmentations du nombre d'éducateurs en équivalents temps plein (ETP) entre 2006-2007 et 2007-2008. Le nombre d'éducateurs a augmenté de 3,6 % à l'Île-du-Prince-Édouard ainsi qu'au Nouveau-Brunswick. L'Alberta a affiché la plus forte diminution provinciale, soit de 2,5 %, suivie de la Saskatchewan avec 2,0 % et du Yukon avec 1,0 % (tableau A.13).

    Entre 2001-2002 et 2007-2008, les augmentations les plus prononcées du nombre d'éducateurs en équivalents temps plein à l'échelon provincial ont été relevées en Ontario (11,8 %), à l'Île-du-Prince-Édouard (8,1 %) et au Nouveau-Brunswick (7,1 %). Durant la même période, les effectifs scolaires ont diminué de 3,5 % en Ontario, de 10,1 % à l'Île-du-Prince-Édouard et de 10,2 % au Nouveau-Brunswick.

    Entre 2001-2002 et 2007-2008, le nombre d'éducateurs en équivalents temps plein a régressé de 12,2 % à Terre-Neuve-et-Labrador, de 5,9 % en Colombie-Britannique et de 4,7 % en Saskatchewan (tableau A.13).

    Graphique 4 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre d'éducateurs (équivalents temps plein) entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 4 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre d'éducateurs (équivalents temps plein) entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    En 2007-2008, 70,8 % des éducateurs dans les écoles publiques canadiennes étaient des femmes, comparativement à 68,0 % en 2001-2002. La proportion d'éducatrices a augmenté dans toutes les provinces.

    Entre 2001-2002 et 2007-2008, le nombre d'éducateurs de 29 ans ou moins au Canada est demeuré stable. En 2001-2002, on dénombrait 53 700 éducateurs (à temps plein et à temps partiel) dans cette fourchette d'âge, comparativement à 58 300 en 2007-2008. Cela représente une hausse de 8,7 %. Elle est attribuable au nombre d'éducateurs à temps partiel, qui est passé de 15 600 en 2001-2002 à 21 200 en 2007-2008. Bien que le nombre de jeunes éducateurs dans le système d'enseignement ait augmenté graduellement au cours de la période d'enquête, le nombre d'éducateurs au Canada âgés de 60 ans et plus a connu une forte hausse. En 2001-2002, on dénombrait 5 100 éducateurs (à temps plein et à temps partiel) comparativement à 12 500 en 2007-2008, de sorte que ce segment de la population a plus que doublé. Les augmentations étaient les mêmes chez les éducateurs à temps plein et chez ceux travaillant à temps partiel.

    Graphique 5 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre d'éducateurs (équivalents temps plein) entre 2006-2007 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 5 Changement, exprimé en pourcentage, dans le nombre d'éducateurs (équivalents temps plein) entre 2006-2007 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    Ratio élèves-éducateur4

    Le ratio élèves-éducateur au Canada a diminué chaque année entre 2001-2002 et 2007-2008. Une baisse du ratio élèves-éducateur signifie qu'il y a moins d'élèves par éducateur. Le ratio élèves-éducateur du Canada en 2007-2008 était de 14,4 élèves par éducateur.

    À l'exception de la Saskatchewan, de l'Alberta et du Yukon, le ratio élèves-éducateur a régressé dans tous les secteurs de compétence en 2007-2008 par rapport à l'année précédente (tableau A.14).

    Graphique 6 Ratio élèves-éducateur, Canada, provinces et territoires, 2007-2008Graphique 6 Ratio élèves-éducateur, Canada, provinces et territoires, 2007-2008

    En 2007-2008, le ratio élèves-éducateur était le plus élevé en Alberta (17,2 élèves par éducateur) en Colombie-Britannique (16,5 élèves par éducateur) et en Saskatchewan (15,3 élèves/éducateur), tandis qu'il était le plus faible au Yukon (10,6 élèves par éducateur) à l'Île-du-Prince-Édouard (11,5 élèves par éducateur) et à Terre-Neuve-et-Labrador (12,5 élèves par éducateur) (graphique 6 et tableau A.14).

    Dépenses totales

    Les dépenses totales des écoles publiques primaires et secondaires au Canada ont augmenté à un taux se situant à près du double du taux d'inflation entre 2001-2002 et 2007-2008.

    Les dépenses totales ont atteint 51,2 milliards de dollars en 2007-2008, une hausse de 2,9 % par rapport à l'année précédente et de 28,6 % depuis 2001-2002 (graphique 7, tableau A.19). Au cours de la même période de six ans, le taux d'inflation a progressé de 14,0 % (tableau A.36).

    Entre 2001-2002 et 2007-2008, les dépenses totales ont grimpé de 39,1 % en Alberta, de 31,9 % en Ontario et de 27,5 % au Nouveau-Brunswick.

    La Nouvelle-Écosse a affiché la plus faible augmentation des dépenses totales de 2001-2002 à 2007-2008, soit une hausse de 11,2 %, la seule province à enregistrer une hausse inférieure au taux d'inflation durant cette période.

    Graphique 7 Changement, exprimé en pourcentage, dans les dépenses totales entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoiresGraphique 7 Changement, exprimé en pourcentage, dans les dépenses totales entre 2001-2002 et 2007-2008, Canada, provinces et territoires

    Dépenses de fonctionnement

    Entre 2006-2007 et 2007-2008, les dépenses de fonctionnement ont progressé de 3,6 % à l'échelle nationale pour passer à 46,3 milliards de dollars. Les augmentations les plus prononcées au niveau provincial ont été observées à Terre-Neuve-et-Labrador (7,9 %), à l'Île-du-Prince-Édouard (6,9 %) et au Nouveau-Brunswick (5,6 %). Le Québec a connu la plus faible augmentation en pourcentage, soit de 2,1 % (tableau A.17).

    En 2007-2008, les dépenses de fonctionnement représentaient 90,4 % des dépenses totales consacrées à l'éducation au Canada et les dépenses en immobilisations, 7,0 %. Les 2,6 % restants représentaient d'autres dépenses, principalement les intérêts sur le service de la dette (tableaux A.17, A.18 et A.19).

    Entre 2001-2002 et 2007-2008, l'Alberta a affiché la plus forte augmentation des dépenses de fonctionnement au cours de la période d'enquête, soit de 39,9 %, tandis que la Nouvelle-Écosse a affiché l'augmentation la plus faible, soit de 16,4 % (tableau A.17).

    Dépenses en immobilisations

    À l'échelle du Canada, les dépenses en immobilisations ont baissé de 6,1 % pour passer à 3,6 milliards de dollars entre 2006-2007 et 2007-2008, la première diminution enregistrée depuis 2003-2004. En 2007-2008, les dépenses en immobilisations ont atteint leurs niveaux les plus élevés à Terre-Neuve-et-Labrador, au Québec, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest (tableau A.18).

    Il convient de souligner que, contrairement aux dépenses de fonctionnement, les dépenses en immobilisations fluctuent souvent et assez fortement d'une année à l'autre, en fonction de la taille des investissements dans de nouveaux projets de construction, d'importants projets de rénovation ou d'autres grandes initiatives d'immobilisations. Lorsque cela se produit, particulièrement dans les petits secteurs de compétence, la variation en pourcentage d'une période à une autre peut être très marquée.

    Un boom de la construction en Alberta a fait passer les dépenses en immobilisations à 483,4 millions de dollars en 2007-2008, soit une hausse de 64,9 % par rapport à l'année précédente et un sommet historique pour les projets d'immobilisations dans la province, tandis que les immobilisations à Terre-Neuve-et-Labrador ont augmenté de 22,1 %.

    Les dépenses en immobilisations ont diminué dans huit secteurs de compétence en 2007-2008 par rapport à l'année précédente, les plus fortes baisses provinciales étant observées en Saskatchewan et au Manitoba, qui ont tous deux affiché des déclins de 35,1 %, et au Nouveau-Brunswick, où la baisse était de 34,8 %.

    Dépenses totales par élève

    En 2007-2008, les dépenses totales par élève dans les écoles publiques primaires et secondaires à l'échelle du Canada se chiffraient en moyenne à 10 678 $ (en dollars courants). Ce montant représentait une augmentation de 3,8 % par rapport à l'année précédente et de 35,2 % par rapport à 2001-2002 (tableau A.20.1). À titre de comparaison, le taux d'inflation du Canada a augmenté de 14,0 % au cours de la période allant de 2001-2002 à 2007-2008.

    En 2007-2008, les dépenses totales par élève étaient les plus élevées dans les trois territoires, atteignant un sommet de 20 539 $ par élève au Yukon. Au niveau provincial, ces dépenses allaient de 11 086 $ en Alberta à 9 260 $ à l'Île-du-Prince-Édouard.

    Depuis 2001-2002, la hausse des dépenses totales par élève a varié de 51,9 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 46,2 % à Terre-Neuve-et-Labrador, à 15,8 % au Nunavut.

    Graphique 8 Dépenses totales par élève, 2006-2007 (en dollars courants), Canada, provinces et territoiresGraphique 8 Dépenses totales par élève, (en dollars courants), Canada, provinces et territoires, 2007-2008

    Au cours de la période de six ans à l'étude, à l'exception du Nunavut, les dépenses totales par élève ont augmenté beaucoup plus rapidement que le taux d'inflation dans tous les secteurs de compétence (tableaux A.20.1 et A.36).

    Rémunération moyenne des éducateurs5

    Entre 2006-2007 et 2007-2008, la rémunération moyenne des éducateurs (en dollars courants) a augmenté de 2,8 % à l'échelle nationale pour s'établir à 69 046 $. Tous les secteurs de compétence ont affiché une augmentation (tableau A.15).

    Les plus fortes augmentations entre 2006-2007 et 2007-2008 ont été observées en Alberta, où la rémunération moyenne des éducateurs a progressé de 9,6 % en 2007-2008, suivie du Yukon (augmentation de 8,6 %) et du Nunavut (augmentation de 5,1 %).

    Dans les différentes provinces, la rémunération moyenne des éducateurs en 2007-2008 variait de 80 393 $ en Alberta à 53 928 $ à l'Île-du-Prince-Édouard. C'est dans les trois territoires que la rémunération moyenne des éducateurs était la plus élevée, atteignant 123 303 $ au Nunavut, 88 943 $ au Yukon et 88 657 $ dans les Territoires du Nord-Ouest.

    En 2007-2008, c'est au Nouveau-Brunswick que l'écart était le plus faible entre la rémunération moyenne des éducateurs à temps plein et celle des travailleurs à l'année occupant un poste à temps plein et titulaires d'un baccalauréat en 2007, la rémunération moyenne étant de 59 500 $ pour les premiers, et 60 300 $ pour les seconds, ce qui correspond à une différence de 800 $. Le Manitoba a affiché le plus grand écart entre la rémunération moyenne des éducateurs à temps plein (70 500 $) et la rémunération moyenne d'un travailleur à l'année occupant un poste à temps plein et titulaire d'un baccalauréat (52 600 $), ce qui représente une différence de 17 900 $. Le Nouveau-Brunswick est le seul secteur de compétence où la rémunération moyenne des travailleurs à l'année occupant un poste à temps plein et titulaires d'un baccalauréat dépassait celle des éducateurs (différence de 800 $) (graphique 9 et tableaux A.15 et A.34).

    Graphique 9 Rémunération moyenne des éducateurs (en dollars courants), Canada, provinces et territoires, 2007-2008Graphique 9 Rémunération moyenne des éducateurs (en dollars courants), Canada, provinces et territoires, 2007-2008

    Notes en fin de texte

    1. Les chiffres sur le nombre de diplômés correspondent au nombre de diplômés à la fin de l'année scolaire, alors que les estimations démographiques sont en date du 1er juillet de l'année scolaire correspondante. Les diplômés tardifs sont pris en compte dans les calculs, mais non les diplômés des écoles privées. Une telle méthodologie sous-estime donc le taux réel d'obtention de diplôme, et elle ne doit pas servir à déterminer le taux de décrochage.
      Les quatre programmes qui représentent le bassin de diplômés sont les suivants : programmes réguliers pour les jeunes, programmes de formation générale pour les adultes (FG), programmes de formation professionnelle pour les jeunes, et programmes de formation professionnelle pour les adultes.
      Étant donné la population peu nombreuse des trois territoires, les variations du nombre de diplômés peuvent produire de fortes variations en pourcentage d'une année à l'autre.
    2. Le taux de diplômés utilisé par l'Enquête sur l'enseignement primaire et secondaire (EEPS) correspond aux exigences de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour s'assurer que les taux de diplômés canadiens peuvent être comparé avec ceux des autres nations.
      On calcule le taux d'obtention de diplôme en divisant le nombre de diplômés par la moyenne de la population des 17 et 18 ans :
      Taux d'obtention de diplôme = diplômés (études secondaires [jeunes et adultes] et formation professionnelle [jeunes et adultes])/nombre moyen des 17 et 18 ans
      En raison des différences dans la façon dont les données sont rapportées, la comparaison des taux de diplômés entre les juridictions doit être faite avec précaution.
    3. Le terme « éducateur » ne renvoie pas seulement aux enseignants, mais à tous les employés du réseau scolaire public qui doivent posséder un brevet d'enseignement comme condition d'emploi. Cette définition comprend généralement les directeurs, les directeurs adjoints ainsi que le personnel professionnel non enseignant, comme les conseillers en éducation, en orientation, en religion et en pastorale.
    4. À noter qu'il ne faut pas confondre le ratio élèves-éducateur avec le ratio élèves-enseignant. Le ratio élèves-éducateur comprend les enseignants ainsi que le personnel à l'extérieur de la salle de classe, comme les directeurs, les conseillers et les spécialistes.
    5. Les changements de la méthodologie pour l'Alberta ne tient pas compte de la comparabilité de données avant 2004-2005, aussi bien que la Nouvelle-Écosse, avant 2005-2006.
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