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Nombreux sont ceux qui soutiennent que les classements selon le niveau de faible revenu ne sont pas robustes. En suivant une approche par dominance stochastique, nous fournissons un moyen robuste de comparer les niveaux régionaux de faible revenu sans choisir arbitrairement un seuil de faible revenu. Nous arrivons aux conclusions suivantes.
Tout d'abord, en appliquant les tests de dominance à la catégorie de FGT des indices de pauvreté — jusqu'à la condition du troisième ordre — entre les régions, nous démontrons que, dans la plupart des cas, les relations de dominance peuvent être déterminées et le faible revenu régional peut être classé pour une vaste gamme de seuils de faible revenu.
En deuxième lieu, les classements par rang des taux de faible revenu fondés sur les seuils de faible revenu (SFR) couramment utilisés au Canada ne sont pas robustes. Un exemple pour Terre-Neuve-et-Labrador et pour l'Ontario montre que des résultats opposés peuvent être obtenus à partir de seuils de faible revenu différents. En outre, les SFR permettent de comparer le taux de faible revenu pour un seul seuil de faible revenu et font abstraction de la profondeur et de l'intensité du faible revenu. La méthodologie utilisée dans le présent document est plus informative et révélatrice et permet de mieux comprendre la distribution du faible revenu. Par exemple, nous constatons que Terre-Neuve-et-Labrador domine l'Alberta en faible revenu au deuxième ordre, même si le taux de faible revenu selon le SFR est considérablement plus élevé à Terre-Neuve-et-Labrador qu'en Alberta.
En troisième lieu, en 2000, la Colombie-Britannique était la province dont le niveau de faible revenu était le plus élevé, car elle était dominée au premier ordre par toutes les autres provinces. Le Québec et le Manitoba se sont classés respectivement au deuxième et au troisième rang, la Saskatchewan et l'Alberta, au quatrième, l'Ontario, au sixième et Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse, au septième. Le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard étaient les deux provinces dont le niveau de faible revenu était le moins élevé au Canada, dominant celui de toutes les autres provinces au premier ordre.
Par ailleurs, le présent document démontre également que les résultats de dominance sont sensibles aux hypothèses formulées pour définir le revenu équivalent et le concept de revenu. En général, les résultats de dominance sont robustes au choix des échelles d'équivalence, tandis que nous constatons un renversement des rangs quand nous utilisons d'autres indices du coût de la vie. Le passage d'un concept absolu à un concept relatif de faible revenu n'a pour ainsi dire aucun effet sur le classement selon le niveau de faible revenu pour la Colombie-Britannique et les provinces de l'Atlantique, mais il n'en est pas ainsi pour les autres provinces. Nos résultats montrent qu'il est essentiel d'examiner plus étroitement les hypothèses sous-jacentes. Enfin, la réponse à la question « Où le niveau de faible revenu est-il le plus élevé au Canada? » va à la Colombie-Britannique, du moins pour 2000. Le résultat est robuste pour toutes les échelles, quel que soit le choix des seuils de pauvreté, des indices du coût de la vie, des échelles d'équivalence et d'un concept absolu ou relatif de faible revenu.