Regards sur la société canadienne
Qui vit une situation de faible revenu persistant? Étude portant sur divers groupes démographiques de 2016 à 2022

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Remerciements

Cette étude a été financée en partie par Maytree.

Aperçu de l’étude

Fondée sur les données du Recensement de la population de 2016 couplées à celles de la Banque de données administratives longitudinales, la présente étude traite des tendances en lien avec la persistance du faible revenu au fil du temps au sein d’un échantillon de personnes ayant produit une déclaration de revenu de 2016 à 2022. L’analyse porte essentiellement sur les caractéristiques des déclarants à faible revenu, de même que sur le lien entre ces mêmes caractéristiques et la trajectoire des personnes qui entrent et sortent d’une situation de faible revenu.

  • En 2016, 13 % des déclarants de l’échantillon de l’étude se trouvaient en situation de faible revenu. Les résidents non permanents (38 %) et les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (31 %) figuraient parmi les groupes les plus susceptibles de se trouver dans cette situation.
  • Les déclarants autochtones étaient deux fois plus susceptibles que les déclarants non autochtones d’avoir un faible revenu (26 % par rapport à 13 %). Parmi les groupes autochtones, les Premières Nations affichaient la proportion la plus élevée (34 %) de déclarants à faible revenu.
  • Certains groupes étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant (durant plus de la moitié de la période étudiée) parmi les déclarants de 2016 à 2022, notamment les membres des Premières Nations (27 %), les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (23 %) et les personnes sans diplôme d’études secondaires (21 %).
  • Parmi les groupes de déclarants plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant, l’atteinte d’un niveau de scolarité plus élevé leur permettait souvent d’éviter de se trouver dans une telle situation. Par exemple, l’écart entre les déclarants autochtones et les déclarants non autochtones était de 17 points de pourcentage chez les personnes sans diplôme d’études secondaires, alors qu’il n’y avait aucune différence entre ces deux groupes chez les titulaires d’un grade universitaire.
  • Dans l’ensemble, les déclarants qui se sortaient d’une situation de faible revenu tendaient à ne pas y retourner. Parmi les personnes qui se sont sorties d’une situation de faible revenu en 2017, 1 sur 5 y est retournée en 2018. Certains groupes, dont les personnes de 65 ans et plus, les Autochtones et les personnes sans diplôme d’études secondaires, étaient plus susceptibles de se retrouver de nouveau en situation de faible revenu après s’en être sortis.

Introduction

La compréhension de la pauvreté revêt une importance capitale en raison des répercussions considérables et durables qu’elle peut engendrer. La pauvreté à long terme tend à produire un effet en cascade sur le parcours de vie des personnes et entre les générations, comme de moins bons résultats en matière de santé, des difficultés à trouver un emploi, plus de contacts avec le système de justice pénale et une dépendance plus marquée à l’égard des programmes de soutien et d’assistance socialeNote  .

Il est important de noter que la pauvreté n’est pas synonyme de faible revenu : elle correspond non seulement à une privation de ressources, mais également à un manque de moyens, de choix et de pouvoir d’agir nécessaires pour maintenir un niveau de vie de base et participer à la sociétéNote  . Le faible revenu demeure néanmoins une dimension importante de la pauvreté, et les données sur le revenu sont nombreuses et facilement accessibles.

Dans le présent article, l’analyse du faible revenu repose sur la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI)Note  . Selon ce concept, les membres d’une famille dont le revenu après impôt est inférieur à la moitié du revenu familial médian rajusté se trouvent en situation de faible revenu (voir la section Sources de données, méthodes et définitions)Note  .

En 2016, la proportion de Canadiens qui se trouvaient sous le seuil de la MFR-ApI a commencé à diminuer, descendant sous la barre des 10 % en 2020, année au cours de laquelle de nombreuses personnes ont reçu un soutien financier du gouvernement en raison de l’arrêt des activités économiques en réponse à la pandémie de COVID-19. Cependant, la proportion de personnes à faible revenu a commencé à augmenter en 2021. En 2023, celle-ci s’élevait à 12 %, soit un niveau comparable au taux de faible revenu observé en 2019Note  .

Ces tendances soulignent la nécessité d’examiner la persistance du faible revenu au fil du temps, et ce pour différents groupes de population, de manière à déterminer les groupes plus susceptibles de rester en situation de faible revenu ou d’y retourner et qui profiteraient donc le plus d’un soutien ciblé.

La présente étude traite des tendances en lien avec la persistance du faible revenu au fil du temps, et ce pour un échantillon de personnes ayant produit une déclaration de revenu de 2016 à 2022. L’analyse porte essentiellement sur les caractéristiques des déclarants à faible revenu, de même que sur le lien entre ces mêmes caractéristiques et la trajectoire des personnes qui entrent et sortent d’une situation de faible revenu. L’examen des expériences en matière de faible revenu repose sur les données du Recensement de la population de 2016 couplées à celles de la Banque de données administratives longitudinales (banque DAL).

Les résidents non permanents figuraient parmi les groupes les plus susceptibles d’avoir un faible revenu en 2016

Dans l’ensemble, 13 % des déclarants de l’étude ont indiqué se trouver en situation de faible revenu au cours de l’année de référence de 2016 (tableau 1). Les résidents non permanents étaient particulièrement susceptibles de se trouver dans une telle situation en 2016 : près de 2 d’entre eux sur 5 (38 %) avaient un revenu inférieur au seuil de la MFR-ApI. Cela était aussi le cas des personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (31 %). Parmi les autres groupes de déclarants plus susceptibles d’avoir un faible revenu au cours de l’année de référence figuraient les immigrants récents arrivés de 2012 à 2016 (30 %), les personnes au chômage (28 %), les personnes sans diplôme d’études secondaires (24 %) ainsi que les membres de certains groupes racisés. De façon générale, le constat selon lequel ces groupes sont plus susceptibles d’avoir un faible revenu correspond à ceux de recherches antérieuresNote  .

Les déclarants autochtones étaient deux fois plus susceptibles d’avoir un faible revenu que les déclarants non autochtones (26 % par rapport à 13 %). Parmi les déclarants autochtones, les membres des Premières Nations (34 %) affichaient la plus forte proportion de faible revenu, suivis des Inuit (25 %) et des Métis (17 %). Les recherches antérieures ont démontré une prévalence accrue de la pauvreté au sein de la population autochtone, perpétuée par des politiques et des pratiques coloniales, ainsi que des obstacles au chapitre des possibilités en matière d’éducation et d’économieNote  .

Comme l’ont déjà démontré des études antérieures, le niveau de scolarité était aussi fortement lié au revenuNote  Note  . En effet, les déclarants de l’étude, titulaires d’un grade universitaire, étaient les moins susceptibles de se trouver en situation de faible revenu en 2016 (8 %), tandis qu’environ 1 personne sur 4 (24 %) sans diplôme d’études secondaires se trouvait dans une telle situation.

Tableau 1
Proportion de déclarants dont le revenu est inférieur à la mesure de faible revenu, selon certaines caractéristiques démographiques provenant du Recensement de 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sélectionnées (titres de rangée) et Déclarants dont le revenu est inférieur à la mesure de faible revenu, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sélectionnées Déclarants dont le revenu est inférieur à la mesure de faible revenu
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note 1

La majorité des personnes de ce groupe (88 %) étaient âgées de 15 à 17 ans.

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Note 2

Les catégories ne sont pas mutuellement exclusives.

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Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; et Banque de données administratives longitudinales, 2016.
Total 13,0
Sexe  
Féminin (réf.) 14,3
Masculin 11,7 Tableau 1 Note *
Groupe d’âge  
Moins de 18 ans Tableau 1 Note 1 19,7 Tableau 1 Note *
18 à 24 ans 21,8 Tableau 1 Note *
25 à 34 ans 13,0 Tableau 1 Note *
35 à 44 ans (réf.) 11,1
45 à 54 ans 11,1
55 à 64 ans 13,2 Tableau 1 Note *
65 à 74 ans 10,6 Tableau 1 Note *
75 ans et plus 11,9 Tableau 1 Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint (18 ans et plus)  
Aucun certificat, diplôme ou grade (réf.) 24,1
Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence 15,2 Tableau 1 Note *
Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire 9,7 Tableau 1 Note *
Grade universitaire 7,9 Tableau 1 Note *
Situation d’activité (15 ans et plus)  
Personne occupée (réf.) 7,3
Personne au chômage 27,5 Tableau 1 Note *
Personne inactive 21,6 Tableau 1 Note *
Catégorie professionnelle (personnes occupées)  
Gestion 5,6 Tableau 1 Note *
Affaires, finance et administration 4,1 Tableau 1 Note *
Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés 2,7 Tableau 1 Note *
Secteur de la santé 3,4 Tableau 1 Note *
Enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux 5,5 Tableau 1 Note *
Arts, culture, sports et loisirs 11,8 Tableau 1 Note *
Vente et services (réf.) 14,0
Métiers, transport, machinerie et domaines apparentés 6,7 Tableau 1 Note *
Ressources naturelles, agriculture et production connexe 10,6 Tableau 1 Note *
Fabrication et services d’utilité publique 5,5 Tableau 1 Note *
Type de famille  
Couple avec enfants (réf.) 10,4
Couple sans enfants 6,0 Tableau 1 Note *
Famille monoparentale 29,0 Tableau 1 Note *
Parent de sexe masculin 20,5 Tableau 1 Note *
Parent de sexe féminin 31,3 Tableau 1 Note *
Personne seule 22,0 Tableau 1 Note *
Moins de 65 ans 23,5 Tableau 1 Note *
65 ans et plus 18,7 Tableau 1 Note *
Autre type de famille 29,2 Tableau 1 Note *
Présence d’enfantsTableau 1 Note 2  
Au moins un enfant de 0 à 4 ans 13,6
Au moins un enfant de moins de 1 an 14,4 Tableau 1 Note *
Au moins un enfant de 1 an (réf,) 13,8
Statut d’immigrant  
Non-immigrant (réf.) 11,1
Immigrant 17,4 Tableau 1 Note *
Ayant immigré avant 2012 15,9 Tableau 1 Note *
Ayant immigré de 2012 à 2016 29,9 Tableau 1 Note *
Résident non permanent 38,0 Tableau 1 Note *
Population racisée  
Personnes racisées 21,4 Tableau 1 Note *
Sud-Asiatiques 19,5 Tableau 1 Note *
Chinois 23,7 Tableau 1 Note *
Noirs 24,3 Tableau 1 Note *
Philippins 10,1 Tableau 1 Note *
Latino-Américains 18,8 Tableau 1 Note *
Arabes 31,1 Tableau 1 Note *
Asiatiques du Sud-Est 20,9 Tableau 1 Note *
Asiatiques occidentaux 33,0 Tableau 1 Note *
Coréens 27,1 Tableau 1 Note *
Japonais 9,5
Groupe racisé non compris ailleurs 18,9 Tableau 1 Note *
Groupes racisés multiples 18,9 Tableau 1 Note *
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 10,1
Identité autochtone  
Autochtone 26,3 Tableau 1 Note *
Premières Nations 34,1 Tableau 1 Note *
Métis 16,8 Tableau 1 Note *
Inuk (Inuit) 25,0 Tableau 1 Note *
Réponses autochtones multiples 19,8 Tableau 1 Note *
Réponses autochtones non comprises ailleurs 18,3 Tableau 1 Note *
Non-Autochtone (réf.) 12,5
Limitations d’activités  
Oui 16,9 Tableau 1 Note *
Oui, toujours 20,6 Tableau 1 Note *
Oui, souvent 19,5 Tableau 1 Note *
Oui, parfois 13,4 Tableau 1 Note *
Non (réf.) 10,8
Province ou territoire  
Terre-Neuve-et-Labrador 11,4 Tableau 1 Note *
Île-du-Prince-Édouard 13,2
Nouvelle-Écosse 14,8 Tableau 1 Note *
Nouveau-Brunswick 13,6 Tableau 1 Note *
Québec 13,6 Tableau 1 Note *
Ontario (réf.) 12,9
Manitoba 14,1 Tableau 1 Note *
Saskatchewan 12,2 Tableau 1 Note *
Alberta 9,6 Tableau 1 Note *
Colombie-Britannique 14,8 Tableau 1 Note *
Yukon 8,3 Tableau 1 Note *
Territoires du Nord-Ouest 12,1 Tableau 1 Note *
Nunavut 24,4 Tableau 1 Note *

Près de 1 déclarant de l’étude sur 10 se trouvait en situation de faible revenu persistant de 2016 à 2022

Les données historiques de la banque DAL indiquent que le fait de se trouver sous le seuil de la MFR-ApI constitue, pour la majorité des Canadiens, une situation temporaire. Par exemple, la durée moyenne pendant laquelle les personnes avaient un faible revenu — pour les périodes de sept ans à l’étude de 2005 à 2022 —était inférieure à deux ansNote  . Ces périodes de faible revenu peuvent correspondre à certaines étapes du parcours de vie, comme dans le cas des jeunes adultes qui terminent leurs études ou qui occupent des emplois faiblement rémunérés, de premier échelon. Ces périodes peuvent également résulter de chocs ou de reprises temporaires, telle la perte d’un emploi. Toutefois, des données antérieures de la banque DAL montrent que plus la période passée en situation de faible revenu est longue, moins les personnes sont susceptibles de s’en sortirNote  .

Les chercheurs ont adopté diverses approches pour quantifier la persistance du faible revenu. En se basant sur une étude canadienne antérieure, le faible revenu persistant sur une période donnée peut se définir comme étant le fait de se trouver sous le seuil de faible revenu pendant plus de la moitié de cette période, soit de quatre à sept ans dans le cas de la présente étudeNote  . Selon cette mesure, 9 % des déclarants de l’étude se sont trouvés en situation de faible revenu persistant de 2016 à 2022 (tableau 2).

Les caractéristiques des déclarants de l’étude qui se sont trouvés en situation de faible revenu persistant correspondent aux résultats antérieurs obtenus à partir des données de la banque DAL. Par exemple, les personnes vivant dans une famille monoparentale dont le parent est de sexe féminin (23 %) étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant que les personnes vivant dans d’autres types de familles. Toutefois, le couplage avec les données du Recensement de 2016 a permis de ventiler les données de la banque DAL en groupes de population plus détaillés, révélant ainsi plusieurs autres groupes présentant un risque plus élevé de se trouver dans une telle situation, soit les déclarants des Premières Nations (27 %), les déclarants n’ayant pas de diplôme d’études secondaires (21 %) et les déclarants ayant indiqué être toujours limités dans les activités de la vie quotidienne (18 %).

Certaines des disparités observées dans les données de l’année de référence étaient toujours présentes lors de l’analyse de la persistance du faible revenu. Par exemple, les déclarants faisant partie de groupes racisés (14 %) étaient encore environ deux fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant que les personnes non racisées et non autochtones (7 %). De même, l’analyse de groupes particuliers a révélé que les Asiatiques occidentaux (21 %) et les Arabes (20 %) étaient toujours les plus susceptibles de se trouver dans une telle situation.

En revanche, les différences par rapport aux données de l’année de référence semblent indiquer que certaines disparités ont changé au fil du temps ou qu’elles sont mieux prises en compte lorsqu’elles sont examinées au moyen d’une mesure de la persistance du faible revenu. Par exemple, l’examen du statut d’immigrant a révélé que les immigrants récents étaient les plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant au cours de la période étudiée (17 % par rapport à 8 % des non-immigrants), alors que les résidents non permanents (14 %) affichaient un taux qui se rapprochait de celui observé chez les immigrants établis (12 %). Compte tenu de l’écart observé par rapport à l’année de référence, ces résultats semblent indiquer que le revenu d’un bon nombre de résidents non permanents de l’étude avait tendance à augmenter au fil du temps, même si les personnes faisant partie de ce groupe demeuraient près de deux fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant que les non-immigrantsNote  . Parallèlement, les déclarants sans diplôme d’études secondaires étaient trois fois plus susceptibles d’avoir un faible revenu en 2016 que les déclarants titulaires d’un grade universitaire, mais ils étaient cinq fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant pendant toute la durée de la période étudiée.

Tableau 2
Proportion de déclarants ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022, selon certaines caractéristiques démographiques provenant du Recensement de 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sélectionnées (titres de rangée) et Déclarants ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sélectionnées Déclarants ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note 1

La majorité des personnes de ce groupe (87 %) étaient âgées de 15 à 17 ans.

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Note 2

Les catégories ne sont pas mutuellement exclusives.

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Note : L’échantillon de l’étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour les sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; et Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Total 8,8
Sexe  
Féminin (réf.) 10,2
Masculin 7,1 Tableau 2 Note *
Groupe d’âge  
Moins de 18 ans Tableau 2 Note 1 11,4 Tableau 2 Note *
18 à 24 ans 9,8 Tableau 2 Note *
25 à 34 ans 7,1 Tableau 2 Note *
35 à 44 ans (réf.) 6,4
45 à 54 ans 7,7 Tableau 2 Note *
55 à 64 ans 10,3 Tableau 2 Note *
65 à 74 ans 10,3 Tableau 2 Note *
75 ans et plus 12,8 Tableau 2 Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint (18 ans et plus)  
Aucun certificat, diplôme ou grade (réf.) 21,1
Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence 10,1 Tableau 2 Note *
Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire 6,2 Tableau 2 Note *
Grade universitaire 4,1 Tableau 2 Note *
Situation d’activité (15 ans et plus)  
Personne occupée (réf.) 4,0
Personne au chômage 15,4 Tableau 2 Note *
Personne inactive 17,5 Tableau 2 Note *
Catégorie professionnelle (personnes occupées)  
Gestion 3,2 Tableau 2 Note *
Affaires, finance et administration 2,3 Tableau 2 Note *
Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés 1,4 Tableau 2 Note *
Secteur de la santé 1,9 Tableau 2 Note *
Enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux 3,0 Tableau 2 Note *
Arts, culture, sports et loisirs 6,4 Tableau 2 Note *
Vente et services (réf.) 7,6
Métiers, transport, machinerie et domaines apparentés 3,7 Tableau 2 Note *
Ressources naturelles, agriculture et production connexe 6,4 Tableau 2 Note *
Fabrication et services d’utilité publique 3,7 Tableau 2 Note *
Type de famille  
Couple avec enfants (réf.) 6,1
Couple sans enfants 4,0 Tableau 2 Note *
Famille monoparentale 20,9 Tableau 2 Note *
Parent de sexe masculin 13,7 Tableau 2 Note *
Parent de sexe féminin 22,6 Tableau 2 Note *
Personne seule 18,0 Tableau 2 Note *
Moins de 65 ans 16,7 Tableau 2 Note *
65 ans et plus 21,0 Tableau 2 Note *
Autre type de famille 22,1 Tableau 2 Note *
Présence d’enfantsTableau 2 Note 2  
Au moins un enfant de 0 à 4 ans 8,1
Au moins un enfant de moins de 1 an 8,3
Au moins un enfant de 1 an (réf,) 8,2
Statut d’immigrant  
Non-immigrant (réf.) 7,5
Immigrant 12,3 Tableau 2 Note *
Ayant immigré avant 2012 11,8 Tableau 2 Note *
Ayant immigré de 2012 à 2016 16,8 Tableau 2 Note *
Résident non permanent 13,6 Tableau 2 Note *
Population racisée  
Personnes racisées 13,9 Tableau 2 Note *
Sud-Asiatiques 12,9 Tableau 2 Note *
Chinois 17,0 Tableau 2 Note *
Noirs 15,1 Tableau 2 Note *
Philippins 5,6 Tableau 2 Note *
Latino-Américains 11,9 Tableau 2 Note *
Arabes 19,8 Tableau 2 Note *
Asiatiques du Sud-Est 13,8 Tableau 2 Note *
Asiatiques occidentaux 20,5 Tableau 2 Note *
Coréens 14,7 Tableau 2 Note *
Japonais 4,9 Tableau 2 Note *
Groupe racisé non compris ailleurs 13,8 Tableau 2 Note *
Groupes racisés multiples 11,8 Tableau 2 Note *
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 6,9
Identité autochtone  
Autochtone 19,7 Tableau 2 Note *
Premières Nations 26,6 Tableau 2 Note *
Métis 11,7 Tableau 2 Note *
Inuk (Inuit) 19,8 Tableau 2 Note *
Réponses autochtones multiples 17,6 Tableau 2 Note *
Réponses autochtones non comprises ailleurs 13,2 Tableau 2 Note *
Non-Autochtone (réf.) 8,4
Limitations d’activités  
Oui 13,3 Tableau 2 Note *
Oui, toujours 17,5 Tableau 2 Note *
Oui, souvent 15,5 Tableau 2 Note *
Oui, parfois 9,8 Tableau 2 Note *
Non (réf.) 6,5

Les niveaux de scolarité plus élevés sont liés à un risque moindre de se trouver en situation de faible revenu, notamment parmi les groupes de population marginalisés sur le plan économique

L’atteinte d’un niveau de scolarité supérieur est liée à un revenu plus élevé et, par conséquent, à un risque réduit d’avoir un faible revenu. Pour de nombreux groupes affichant le risque le plus élevé de se trouver en situation de faible revenu persistant, l’atteinte d’un niveau de scolarité supérieur semblait avoir un effet protecteur, les personnes de ces groupes affichant des proportions moindres de faible revenu persistant.

Cet effet ressort lorsque l’on compare la probabilité de se trouver en situation de faible revenu persistant à tous les niveaux de scolarité pour divers groupes de population. Par exemple, dans l’échantillon de l’étude, les femmes étaient généralement plus susceptibles que les hommes d’avoir un faible revenu persistant; toutefois, l’écart entre les genres était beaucoup plus élevé chez les personnes sans diplôme d’études secondaires (9 points de pourcentage) que chez les titulaires d’un grade universitaire (moins de 1 point de pourcentage) (tableau 3). Même chez les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin, lesquelles faisaient partie des groupes de population les plus susceptibles de connaître un faible revenu persistant, l’écart observé par rapport aux couples ayant des enfants diminuait considérablement aux niveaux de scolarité supérieurs (24 points de pourcentage chez les personnes sans diplôme d’études secondaires par rapport à 7 points de pourcentage chez les titulaires d’un grade universitaire).

Des résultats semblables ont été observés en ce qui concerne les limites relatives aux activités de la vie quotidienne. En effet, les déclarants qui avaient de telles limites étaient, dans l’ensemble, plus susceptibles d’avoir un faible revenu persistant que ceux qui n’avaient pas de limites, mais l’écart était beaucoup plus important chez ceux qui n’avaient pas de diplôme d’études secondaires (15 points de pourcentage) que chez les titulaires d’un grade universitaire (4 points de pourcentage).

Pour les déclarants autochtones, l’effet protecteur lié à la scolarité semblait particulièrement important. En effet, l’écart entre les déclarants autochtones et les déclarants non autochtones en matière de persistance du faible revenu était le plus élevé chez ceux qui n’avaient pas de diplôme d’études secondaires (17 points de pourcentage), et tombait à 6 points de pourcentage chez ceux qui avaient un titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire. Chez les personnes détenant un grade universitaire, cependant, l’écart entre les déclarants autochtones et les déclarants non autochtones en matière de persistance du faible revenu n’était pas statistiquement significatif. Parmi les groupes autochtones, l’effet protecteur lié à la scolarité était particulièrement notable chez les déclarants des Premières Nations. En effet, l’écart entre les déclarants des Premières Nations et les déclarants non autochtones sans diplôme d’études secondaires était de 26 points de pourcentage, comparativement à 2 points de pourcentage chez leurs homologues titulaires d’un grade universitaire.

Tableau 3
Proportion de déclarants ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022, selon le plus haut niveau de scolarité atteint et certaines caractéristiques démographiques provenant du Recensement de 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sélectionnées (titres de rangée) et Plus haut niveau de scolarité atteint, Aucun certificat, diplôme ou grade, Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence, Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire et Grade universitaire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sélectionnées Plus haut niveau de scolarité atteint
Aucun certificat, diplôme ou grade Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire Grade universitaire
pourcentage
Note F

trop peu fiable pour être publié

Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note : L’échantillon de l’étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour les sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; et Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Sexe  
Féminin (réf.) 25,6 11,6 7,5 4,2
Masculin 16,2 Tableau 3 Note * 8,3 Tableau 3 Note * 4,8 Tableau 3 Note * 4,0 Tableau 3 Note *
Type de famille  
Couple avec enfants (réf.) 17,6 7,4 3,8 3,5
Couple sans enfants 9,0 Tableau 3 Note * 4,5 Tableau 3 Note * 2,8 Tableau 3 Note * 2,3 Tableau 3 Note *
Famille monoparentale dont le parent est de sexe masculin 27,3 Tableau 3 Note * 14,8 Tableau 3 Note * 9,1 Tableau 3 Note * 6,2 Tableau 3 Note *
Famille monoparentale dont le parent est de sexe féminin 41,5 Tableau 3 Note * 24,5 Tableau 3 Note * 16,5 Tableau 3 Note * 10,6 Tableau 3 Note *
Personne seule 36,7 Tableau 3 Note * 19,8 Tableau 3 Note * 14,7 Tableau 3 Note * 7,6 Tableau 3 Note *
Autre type de famille 45,4 Tableau 3 Note * 24,0 Tableau 3 Note * 16,3 Tableau 3 Note * 9,9 Tableau 3 Note *
Statut d’immigrant  
Non-immigrant (réf.) 19,9 8,6 5,3 2,2
Immigrant 24,1 Tableau 3 Note * 15,1 Tableau 3 Note * 9,6 Tableau 3 Note * 7,6 Tableau 3 Note *
Population racisée  
Personnes racisées 32,3 Tableau 3 Note * 16,8 Tableau 3 Note * 10,9 Tableau 3 Note * 7,8 Tableau 3 Note *
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 16,9 7,9 5,1 2,5
Identité autochtone  
Autochtone 37,2 Tableau 3 Note * 19,7 Tableau 3 Note * 12,3 Tableau 3 Note * 4,5
Premières Nations 45,5 Tableau 3 Note * 25,9 Tableau 3 Note * 16,9 Tableau 3 Note * 6,3 Tableau 3 Note *
Métis 24,1 Tableau 3 Note * 13,2 Tableau 3 Note * 7,6 Tableau 3 Note * F trop peu fiable pour être publié
Inuk (Inuit) 27,1 Tableau 3 Note * 18,1 Tableau 3 Note * 12,2 Tableau 3 Note * F trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone (réf.) 20,0 9,7 6,0 4,1
Limitations d’activités  
Oui, toujours 31,8 Tableau 3 Note * 18,7 Tableau 3 Note * 12,9 Tableau 3 Note * 7,4 Tableau 3 Note *
Oui, souvent 28,3 Tableau 3 Note * 16,6 Tableau 3 Note * 11,3 Tableau 3 Note * 7,3 Tableau 3 Note *
Oui, parfois 20,9 Tableau 3 Note * 11,0 Tableau 3 Note * 6,8 Tableau 3 Note * 4,8 Tableau 3 Note *
Non (réf.) 16,4 7,8 4,5 3,5

L’effet protecteur lié à la scolarité était assez uniforme dans l’ensemble des groupes de déclarants, mais il n’était pas universel. Par exemple, chez les déclarants œuvrant dans le secteur des métiers, du transport et de la machinerie et dans des domaines apparentés, les personnes détenant un titre scolaire de niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire étaient peu avantagées par rapport aux personnes détenant un diplôme d’études secondaires ou une attestation d’équivalence (graphique 1). En fait, les déclarants dans cette catégorie professionnelle étaient aussi susceptibles les uns que les autres de se trouver en situation de faible revenu persistant, et ce, qu’ils soient titulaires d’un diplôme universitaire ou sans diplôme d’études secondaires.

Graphique 1 Proportion de déclarants ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022, selon le plus haut niveau de scolarité atteint et la catégorie professionnelle en 2016, échantillon de l’étude

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1 Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Catégorie professionnelle (pour les personnes occupant actuellement un emploi) (titres de rangée) et Aucun certificat, diplôme ou grade, Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence, Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire et Grade universitaire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Catégorie professionnelle (pour les personnes occupant actuellement un emploi) Aucun certificat, diplôme ou grade Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire Grade universitaire
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note : L’échantillon de l’étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour les sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; et Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés 4,7 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,4 Tableau de données du graphique 1 Note * 1,3 Tableau de données du graphique 1 Note * 1,3 Tableau de données du graphique 1 Note *
Affaires, finance et administration 5,7 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,7 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,2 Tableau de données du graphique 1 Note * 1,7 Tableau de données du graphique 1 Note *
Métiers, transport, machinerie et domaines apparentés 5,7 Tableau de données du graphique 1 Note * 4,3 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,6 Tableau de données du graphique 1 Note * 5,6 Tableau de données du graphique 1 Note *
Fabrication et services d’utilité publique 6,9 Tableau de données du graphique 1 Note * 3,5 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,1 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,6 Tableau de données du graphique 1 Note *
Gestion 7,8 Tableau de données du graphique 1 Note * 3,9 Tableau de données du graphique 1 Note * 3,1 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,0 Tableau de données du graphique 1 Note *
Secteur de la santé 7,9 Tableau de données du graphique 1 Note * 4,0 Tableau de données du graphique 1 Note * 2,1 Tableau de données du graphique 1 Note * 1,1 Tableau de données du graphique 1 Note *
Ressources naturelles, agriculture et production connexe 11,2 Tableau de données du graphique 1 Note * 6,0 Tableau de données du graphique 1 Note * 4,0 Tableau de données du graphique 1 Note * 3,9 Tableau de données du graphique 1 Note *
Vente et services (réf.) 12,5 7,7 6,5 4,8
Arts, culture, sports et loisirs 14,5 7,9 6,1 Tableau de données du graphique 1 Note * 5,4 Tableau de données du graphique 1 Note *
Enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux 15,9 Tableau de données du graphique 1 Note * 6,7 Tableau de données du graphique 1 Note * 3,4 Tableau de données du graphique 1 Note * 1,6 Tableau de données du graphique 1 Note *

Parmi les déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017, 1 sur 5 s’y est retrouvé de nouveau en 2018

Afin d’examiner les transitions vers (entrée) et hors (sortie) la catégorie de faible revenu, l’analyse ci-après porte essentiellement sur les déclarants qui avaient un faible revenu au début de la période à l’étude en 2016, sur la manière dont ils ont franchi le seuil de faible revenu une ou plusieurs fois durant la période à l’étude, ainsi que sur les caractéristiques liées à ces trajectoires.

Dans l’ensemble, 70 % des déclarants de l’étude qui se trouvaient en situation de faible revenu en 2016 s’y trouvaient toujours en 2017 (figure 1). En revanche, les déclarants s’étant sortis d’une situation de faible revenu en 2017 étaient susceptibles de demeurer au-dessus du seuil de faible revenu pendant au moins un an. En effet, 80 % d’entre eux sont demeurés au-dessus du seuil de la MFR‑ApI. Enfin, parmi les déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017 et qui s’y sont retrouvés de nouveau en 2018, la majorité (80 %) d’entre eux se sont de nouveau sortis de cette situation pendant au moins un an à un moment donné au cours du reste de la période à l’étude.

Figure 1 Proportion de déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu, mais qui y sont retournés au cours de certaines années, échantillon de l’étude, 2016 à 2022

Description de données du figure 1

En 2016, 12 % des déclarants de l’étude étaient en situation de faible revenu — c’est-à-dire qu’ils avaient un revenu inférieur au seuil de la mesure de faible revenu après impôt (MFR-Apl) — et 88 % avaient un revenu supérieur au seuil de la MFR-Apl.

En 2017, parmi les déclarants qui étaient en situation de faible revenu en 2016 (12 %), 30 % se sont sortis de leur situation de faible revenu et 70 % sont demeurés dans cette situation.

En 2018, parmi les déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017 (30 %), 20 % sont retournés dans cette situation et 80 % sont demeurés hors la catégorie de faible revenu.

De 2019 à 2022, parmi les déclarants qui sont retournés en situation de faible revenu en 2018 (20 %), 80 % se sont sortis de cette situation à un moment donné au cours de cette période et 20 % sont demeurés en situation de faible revenu pendant toute cette période.

En ce qui concerne les caractéristiques des déclarants qui sont retournés en situation de faible revenu, plusieurs présentaient les mêmes tendances que celles observées chez les personnes en situation de faible revenu persistant. Par exemple, comparativement à leurs groupes de référence respectifs, les déclarants sans diplôme d’études secondaires, ceux qui se disaient toujours limités dans les activités de la vie quotidienne ou ceux qui s’identifiaient comme Autochtones étaient moins susceptibles de se sortir de leur situation de faible revenu en 2017 et, lorsqu’ils y arrivaient, ils étaient plus susceptibles de s’y retrouver de nouveau en 2018 (tableau 4).

En revanche, les résidents non permanents ont maintenu leur tendance à s’éloigner d’une situation de faible revenu persistant. En effet, ils étaient beaucoup plus susceptibles de se sortir d’une telle situation en 2017 que tout autre groupe d’immigrant (41 % par rapport à 30 % chez les non-immigrants) et figuraient parmi les groupes les moins susceptibles de s’y retrouver de nouveau en 2018.

Ces tendances différaient toutefois des résultats constatés précédemment relativement à d’autres caractéristiques. Par exemple, même si les déclarants faisant partie de groupes racisés étaient deux fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant que les déclarants non racisés et non autochtones, peu de différences ont été observées entre ces deux groupes en ce qui concerne les entrées et les sorties de la catégorie de faible revenu en 2017 et en 2018. Parmi les groupes racisés, les déclarants d’origine chinoise étaient les moins susceptibles de se sortir d’une situation de faible revenu en 2017 et, lorsqu’ils y arrivaient, ils étaient les plus susceptibles de s’y retrouver de nouveau en 2018. Les déclarants d’origine philippine, quant à eux, se sont démarqués comme étant plus susceptibles de se sortir d’une situation de faible revenu en 2017 (40 % par rapport à 31 % chez les déclarants non racisés et non autochtones) et, lorsqu’ils y parvenaient, ils étaient moins susceptibles de s’y retrouver de nouveau en 2018 (15 % par rapport à 19 %, respectivement).

Tableau 4
Proportion de déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017, mais qui y sont retournés en 2018, selon certaines caractéristiques démographiques provenant du Recensement de 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Caractéristiques sélectionnées (titres de rangée) et Proportion de déclarants, Était en situation de faible revenu en 2016 et s'est sorti de cette situation de faible revenu en 2017 et S'est sorti d’une situation de faible revenu en 2017, mais y est retourné en 2018, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristiques sélectionnées Proportion de déclarants
Était en situation de faible revenu en 2016 et s'est sorti de cette situation de faible revenu en 2017 S'est sorti d’une situation de faible revenu en 2017, mais y est retourné en 2018
pourcentage
Note F

trop peu fiable pour être publié

Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note 1

La majorité des personnes dans ce groupe étaient âgées de 15 à 17 ans.

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Note 2

Les catégories ne sont pas mutuellement exclusives.

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Note : L’échantillon de l’étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour les sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; et Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Total 29,9 20,3
Sexe  
Féminin (réf.) 28,5 21,4
Masculin 32,0 Tableau 4 Note * 18,9 Tableau 4 Note *
Groupe d’âge  
Moins de 18 ans Tableau 4 Note 1 29,2 Tableau 4 Note * 17,2 Tableau 4 Note *
18 à 24 ans 35,8 Tableau 4 Note * 16,2 Tableau 4 Note *
25 à 34 ans 38,0 Tableau 4 Note * 16,8 Tableau 4 Note *
35 à 44 ans (réf.) 33,7 19,6
45 à 54 ans 27,2 Tableau 4 Note * 20,4
55 à 64 ans 24,2 Tableau 4 Note * 23,9 Tableau 4 Note *
65 à 74 ans 24,2 Tableau 4 Note * 31,0 Tableau 4 Note *
75 ans et plus 16,4 Tableau 4 Note * 30,8 Tableau 4 Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint (18 ans et plus)  
Aucun certificat, diplôme ou grade (réf.) 20,9 28,2
Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence 29,9 Tableau 4 Note * 20,4 Tableau 4 Note *
Titre scolaire du niveau postsecondaire inférieur à un grade universitaire 34,0 Tableau 4 Note * 19,3 Tableau 4 Note *
Grade universitaire 38,4 Tableau 4 Note * 15,1 Tableau 4 Note *
Situation d’activité (15 ans et plus)  
Personne occupée (réf.) 40,4 17,7
Personne au chômage 34,5 Tableau 4 Note * 17,0
Personne inactive 22,3 Tableau 4 Note * 24,3 Tableau 4 Note *
Catégorie professionnelle (personnes occupées)  
Gestion 41,6 Tableau 4 Note * 19,3
Affaires, finance et administration 45,5 Tableau 4 Note * 15,4 Tableau 4 Note *
Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés 46,8 Tableau 4 Note * 13,9 Tableau 4 Note *
Secteur de la santé 48,3 Tableau 4 Note * 16,6
Enseignement, droit et services sociaux, communautaires et gouvernementaux 40,3 Tableau 4 Note * 17,1
Arts, culture, sports et loisirs 35,2 Tableau 4 Note * 19,1
Vente et services (réf.) 38,3 18,2
Métiers, transport, machinerie et domaines apparentés 42,1 Tableau 4 Note * 18,7
Ressources naturelles, agriculture et production connexe 37,8 20,7
Fabrication et services d’utilité publique 41,4 Tableau 4 Note * 14,4 Tableau 4 Note *
Type de famille  
Couple avec enfants (réf.) 35,6 18,8
Couple sans enfants 36,4 Tableau 4 Note * 17,7
Famille monoparentale 26,2 Tableau 4 Note * 23,7 Tableau 4 Note *
Parent de sexe masculin 30,7 Tableau 4 Note * 22,4 Tableau 4 Note *
Parent de sexe féminin 25,5 Tableau 4 Note * 23,9 Tableau 4 Note *
Personne seule 22,0 Tableau 4 Note * 22,7 Tableau 4 Note *
Moins de 65 ans 23,8 Tableau 4 Note * 19,6 Tableau 4 Note *
65 ans et plus 16,9 Tableau 4 Note * 34,8 Tableau 4 Note *
Autre type de famille 23,9 Tableau 4 Note * 21,7 Tableau 4 Note *
Présence d’enfantsTableau 4 Note 2  
Au moins un enfant de 0 à 4 ans 36,4 20,5
Au moins un enfant de moins de 1 an 36,5 18,1
Au moins un enfant de 1 an (réf,) 36,0 21,6
Statut d’immigrant  
Non-immigrant (réf.) 29,8 19,8
Immigrant 29,3 21,8 Tableau 4 Note *
Ayant immigré avant 2012 28,5 Tableau 4 Note * 23,6 Tableau 4 Note *
Ayant immigré de 2012 à 2016 32,6 Tableau 4 Note * 15,4 Tableau 4 Note *
Résident non permanent 41,1 Tableau 4 Note * 15,4 Tableau 4 Note *
Population racisée  
Personnes racisées 30,0 21,0 Tableau 4 Note *
Sud-Asiatiques 31,8 Tableau 4 Note * 21,2 Tableau 4 Note *
Chinois 26,4 Tableau 4 Note * 24,5 Tableau 4 Note *
Noirs 29,2 Tableau 4 Note * 20,4
Philippins 39,8 Tableau 4 Note * 15,4 Tableau 4 Note *
Latino-Américains 33,1 Tableau 4 Note * 19,2
Arabes 28,0 Tableau 4 Note * 18,9
Asiatiques du Sud-Est 30,6 20,2
Asiatiques occidentaux 27,4 Tableau 4 Note * 22,1 Tableau 4 Note *
Coréens 34,8 Tableau 4 Note * 18,7
Japonais 33,0 F trop peu fiable pour être publié
Groupe racisé non compris ailleurs 30,6 F trop peu fiable pour être publié
Groupes racisés multiples 32,1 F trop peu fiable pour être publié
Personnes non racisées et non autochtones (réf.) 30,5 19,1
Identité autochtone  
Autochtone 23,9 Tableau 4 Note * 29,6 Tableau 4 Note *
Premières Nations 21,8 Tableau 4 Note * 32,4 Tableau 4 Note *
Métis 27,4 Tableau 4 Note * 24,1 Tableau 4 Note *
Inuk (Inuit) F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Réponses autochtones multiples F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Réponses autochtones non comprises ailleurs F trop peu fiable pour être publié F trop peu fiable pour être publié
Non-Autochtone (réf.) 30,3 19,8
Limitations d’activités  
Oui 24,4 Tableau 4 Note * 23,8 Tableau 4 Note *
Oui, toujours 20,9 Tableau 4 Note * 26,1 Tableau 4 Note *
Oui, souvent 24,3 Tableau 4 Note * 25,6 Tableau 4 Note *
Oui, parfois 28,3 Tableau 4 Note * 21,4 Tableau 4 Note *
Non (réf.) 34,3 18,4
Début de l’encadré

Les personnes autochtones faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin sont plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant

Étant donné que les déclarants autochtones et les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin étaient deux groupes plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant (20 % et 23 %, respectivement), il est important d’examiner la façon dont ces caractéristiques se recoupent pour déterminer les groupes de population plus particulièrement vulnérables.

Tableau 5
Proportion de déclarants autochtones qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017 et qui y sont retournés en 2018, par type de famille en 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Type de famille (titres de rangée) et Pourcentage de déclarants ayant un faible revenu en 2016, Pourcentage de déclarants ayant un faible revenu en 2016 et qui se sont sortis de leur situation de faible revenu en 2017 et Pourcentage de déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017 mais qui y sont retournés en 2018, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Type de famille Pourcentage de déclarants ayant un faible revenu en 2016 Pourcentage de déclarants ayant un faible revenu en 2016 et qui se sont sortis de leur situation de faible revenu en 2017 Pourcentage de déclarants qui se sont sortis d’une situation de faible revenu en 2017 mais qui y sont retournés en 2018
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note : L’échantillon de l'étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour l’ensemble des sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Famille monoparentale dont le parent est de sexe féminin 47,6 Tableau 5 Note * 22,4 Tableau 5 Note * 33,7 Tableau 5 Note *
Toutes les autres familles (réf.) 22,7 24,4 28,1

Parmi les déclarants autochtones, 39 % des personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin se sont trouvées en situation de faible revenu persistant de 2016 à 2022, par rapport à 17 % de toutes les autres familles autochtones. En matière de comparaison des trajectoires au fil du temps, les personnes autochtones faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin étaient plus de deux fois plus susceptibles d’être en situation de faible revenu en 2016 (48 %) que les personnes faisant partie de toutes les autres familles autochtones (23 %). Ces personnes étaient également un peu moins susceptibles (2 points de pourcentage) de se sortir d’une situation de faible revenu en 2017, et plus susceptibles (6 points de pourcentage) d’y retourner en 2018.

Tableau 6
Proportion de déclarants autochtones ayant un faible revenu persistant de 2016 à 2022, selon le plus haut niveau de scolarité atteint et le type de famille en 2016, échantillon de l’étude Sommaire du tableau
Les données sont présentées selon Type de famille (titres de rangée) et Plus haut niveau de scolarité atteint, Tous, Aucun certificat, diplôme ou grade, Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence, Titre d’études postsecondaires inférieur à un grade universitaire et Grade universitaire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Type de famille Plus haut niveau de scolarité atteint
Tous Aucun certificat, diplôme ou grade Diplôme d’études secondaires ou attestation d’équivalence Titre d’études postsecondaires inférieur à un grade universitaire Grade universitaire
pourcentage
Note *

valeur significativement différente de l’estimation pour la catégorie de référence (réf.) (p < 0,05)

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Note : L’échantillon de l'étude ne comprend que les personnes dont les données sont disponibles pour l’ensemble des sept années.
Sources : Statistique Canada, Recensement de la population, 2016; Banque de données administratives longitudinales, 2016 à 2022.
Famille monoparentale dont le parent est de sexe féminin 39,4 Tableau 6 Note * 58,8 Tableau 6 Note * 41,2 Tableau 6 Note * 27,2 Tableau 6 Note * 11,4 Tableau 6 Note *
Toutes les autres familles (réf.) 16,5 33,0 15,9 10,3 3,8

Le niveau de scolarité s’est également révélé être un facteur de protection pour ce groupe. Parmi les déclarants autochtones sans diplôme d’études secondaires, 59 % des personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin étaient en situation de faible revenu persistant au cours de la période visée par l’étude, ce qui représente 26 points de pourcentage de plus par rapport aux pourcentages observés chez tous les autres types de familles autochtones. Toutefois, parmi les déclarants autochtones titulaires d’un grade universitaire, l’écart entre les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et les autres types de famille passait à 7 points de pourcentage (11 % par rapport à 4 %, respectivement).

Fin de l’encadré

Conclusion

La présente étude a montré que certains groupes de déclarants étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu, en particulier en situation de faible revenu persistant — soit les Autochtones, les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et les personnes sans diplôme d’études secondaires. Bien que les immigrants récents et les membres de certains groupes racisés soient aussi plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant, ceux-ci semblaient plus susceptibles de se sortir d’une telle situation au cours de la période visée par l’étude.

Chez les personnes faisant partie d’un bon nombre de ces groupes plus susceptibles d’avoir un faible revenu persistant, l’atteinte d’un niveau de scolarité supérieur semblait avoir un effet protecteur contre la persistance du faible revenu. Cet effet était le plus marqué entre les déclarants autochtones et les déclarants non-autochtones, puisqu’aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre ces deux groupes chez les titulaires d’un grade universitaire.

Même si les résultats indiquent que les personnes qui se sortent d’une situation de faible revenu tendent à ne pas y retourner, les trajectoires de revenu ne suivent pas toujours une progression linéaire. Certains groupes étaient moins susceptibles de se sortir d’une situation de faible revenu et, lorsqu’ils y parvenaient, ils étaient plus susceptibles d’y retourner.

Sharanjit Uppal est économiste de recherche principal et Travis Facette est rédacteur-réviseur au Centre de développement et d’analyse des données sociales de Statistique Canada.

Début de l’encadré

Sources de données, méthodes et définitions

Sources de données et méthodes

Les résultats de la présente étude reposent sur les données du Recensement de la population de 2016 couplées à celles de la Banque de données administratives longitudinales (banque DAL) de 2016 à 2022. Le couplage de ces données accroît les possibilités de recherche en ajoutant un contexte socioéconomique plus riche aux données fiscales.

La banque DAL comprend 20 % de tous les déclarants, et le questionnaire détaillé du recensement vise un ménage sur quatre. Environ 16,5 % des enregistrements du recensement figuraient dans la banque DAL. L’ensemble des données transversales, des données couplées du Recensement de 2016 et de la banque DAL de 2016, compte environ 1,4 million d’enregistrements. L’ensemble des données longitudinales, des données couplées du Recensement de 2016 et de la banque DAL de 2016 à 2022, contient des renseignements sur environ 1,1 million de personnes, puisqu’il ne comprend que les personnes dont les données fiscales sont disponibles pour les sept années.

Les statistiques et les analyses provenant de ces données couplées ne sont que représentatives des enregistrements couplés et non de l’ensemble de la population canadienne, même si les facteurs de pondération du recensement et de la banque DAL ont été appliqués pour protéger la confidentialité des réponses et calculer les variances.

Les poids de rééchantillonnage du Recensement de 2016 ont été multipliés par le poids de base de la banque DAL (qui est égal à 5 pour chaque personne). À l’aide de ces poids, la variance de l’estimation a été calculée au moyen de la méthode bootstrap. Cette variance a ensuite été rajustée en y ajoutant un facteur égal à (p(1-p)/n), où p correspond à l’estimation et n à la taille de l’échantillon pondéré du recensement.

Limitations

La mesure de faible revenu après impôt ne tient pas compte des différences géographiques ni des variations régionales des prix, contrairement à la mesure fondée sur un panier de consommation. Comme les autres seuils de faible revenu, elle ne reflète pas les autres aspects de la pauvreté, notamment la privation ou les économies et les actifs, facteurs pouvant être déterminants pour certains groupes de population dont le bien-être économique repose davantage sur le patrimoine que sur le revenu (p. ex. les personnes à la retraite).

La période visée par l’étude englobe la pandémie de COVID-19, marquée par un ralentissement économique et par des transferts de revenus liés aux mesures de soutien gouvernemental, ce qui peut avoir une incidence sur les résultats qui incluent ces années.

Les enregistrements couplés utilisés dans le cadre de l’étude concernent uniquement les personnes qui ont produit une déclaration de revenus. Les résultats relatifs aux personnes ayant des revenus légèrement plus élevés peuvent ainsi être faussés. De plus, il est possible que l’analyse ne reflète pas la situation des Canadiens qui n’ont pas produit de déclaration de revenus pour toutes les années de la période étudiée, notamment en ce qui a trait à la persistance dans le temps. Enfin, les personnes vivant dans un logement collectif sont exclues.

Définitions

Mesure de faible revenu après impôt : La mesure de faible revenu après impôt (MFR‑ApI) sert à repérer les déclarants à faible revenu. Le seuil de la MFR-ApI est calculé comme étant égal à la moitié de la médiane du revenu après impôt rajusté de tous les déclarants et des membres de leur famille. L’ajustement est effectué en divisant le revenu après impôt par la racine carrée de la taille de la famille de recensement afin de prendre en compte les économies d’échelle. La famille de recensement est la seule unité familiale disponible dans la banque DALNote  . Les mesures de faible revenu sont calculées chaque année à l’aide de nouvelles données. Elles ne nécessitent pas de mise à jour en fonction d’un indice des prix et ne varient pas selon le secteur de résidence.

Mesure fondée sur un panier de consommation : La mesure fondée sur un panier de consommation (MPC) désigne la mesure officielle de la pauvreté au Canada. Elle est fondée sur le coût d’un panier de biens et de services précis correspondant à un niveau de vie modeste et de base élaboré par Emploi et Développement social Canada. Les seuils de la MPC représentent, selon des qualités et des quantités déterminées, le coût de la nourriture, des vêtements, du logement, du transport et des autres nécessités pour une famille de référence composée de deux adultes et deux enfants. En ce qui concerne les familles d’autres tailles, l’échelle d’équivalence utilisée pour ajuster les seuils de la MPC est la racine carrée de la taille de la famille économique. Cet ajustement en fonction des différentes tailles de famille tient compte du fait que les besoins de la famille économique augmentent, mais à un rythme décroissant, à mesure que le nombre de membres de la famille augmente.

Déclarant : Aux fins de la présente étude, le terme « déclarant » désigne une personne sélectionnée dans l’échantillon de la Banque de données administratives longitudinales (banque DAL). La banque DAL comprend un échantillon aléatoire de 20 % du Fichier des familles T1, un fichier transversal de toutes les personnes qui produisent une déclaration de revenus et de leur famille. La sélection pour la banque DAL est fondée sur le premier numéro d’assurance sociale d’une personne. Les personnes sélectionnées demeurent dans l’échantillon et sont choisies chaque année, puis reliées d’une année à l’autre par un numéro d’identification unique de la banque DAL afin de créer un fichier longitudinal.

Limites relatives aux activités de la vie quotidienne : Ce concept est fondé sur des questions du recensement portant sur les difficultés qu’une personne peut éprouver à faire certaines activités, comme voir ou entendre, marcher ou se servir de ses mains, ou encore apprendre ou se concentrer. Seuls les problèmes ou les difficultés de santé à long terme qui durent depuis six mois ou qui pourraient durer six mois ou plus ont été pris en considération.

Faible revenu persistant : Les chercheurs ont adopté diverses approches pour quantifier la persistance du faible revenu. Dans le cadre de la présente étude, le faible revenu persistant sur une période donnée se définit comme le fait de se trouver sous le seuil de faible revenu pendant plus de la moitié de cette période, soit de quatre à sept ans de 2016 à 2022, inclusivementNote  .

Résident non permanent : Ce terme désigne une personne originaire d’un autre pays dont le lieu de résidence habituel est le Canada et qui est titulaire d’un permis de travail ou d’études ou qui a demandé le statut de réfugié (demandeur d’asile). Les membres de la famille vivant avec des titulaires de permis de travail ou d’études sont également inclus, à moins qu’ils soient déjà citoyens canadiens, immigrants reçus ou résidents permanents.

Autochtones non compris ailleurs : Ce terme désigne une personne qui ne s’identifie pas comme membre des Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord), Métis ou Inuit, mais qui déclare être un Indien inscrit ou un Indien des traités ou être membre d’une Première Nation ou d’une bande indienne.

Fin de l’encadré

Renseignements additionnels

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