Étude : Qui vit une situation de faible revenu persistant? Étude portant sur divers groupes démographiques de 2016 à 2022
Diffusion : 2026-02-04
De 2016 à 2022, 9 % des déclarants âgés de 15 ans et plus se trouvaient en situation de faible revenu persistant, c'est-à-dire qu'ils se trouvaient sous le seuil de la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI) pendant au moins 4 des 7 années de la période visée par l'étude.
La MFR-ApI fournit une mesure relative du faible revenu, définie comme étant la moitié du revenu médian rajusté de tous les déclarants et des membres de leur famille. Contrairement à la mesure fondée sur un panier de consommation, soit la mesure officielle de la pauvreté au Canada, la MFR-ApI ne tient pas compte de la géographie ni des variations régionales des prix.
Une nouvelle étude diffusée aujourd'hui et intitulée « Qui vit une situation de faible revenu persistant? Étude portant sur divers groupes démographiques de 2016 à 2022 » s'appuie sur les données du Recensement de la population de 2016 et de la Banque de données administratives longitudinales pour examiner les tendances liées au taux de persistance du faible revenu au fil du temps pour divers groupes de population.
Certains groupes de déclarants étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant de 2016 à 2022
Les personnes faisant partie de familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin (23 %), les personnes sans diplôme d'études secondaires (21 %) et les personnes qui se disaient être toujours limitées dans leurs activités quotidiennes (18 %) étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant comparativement à la population générale (9 %).
De plus, les immigrants récents (17 %) étaient plus de deux fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant au cours de la période visée par l'étude que les déclarants non immigrants (8 %), tandis que les déclarants faisant partie de groupes racisés (14 %) étaient deux fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant que les déclarants non racisés et non autochtones (7 %).
Un haut niveau de scolarité est associé à un taux de persistance du faible revenu moins élevé
Les déclarants sans diplôme d'études secondaires étaient trois fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu en 2016 que ceux titulaires d'un grade universitaire, et ils étaient cinq fois plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu persistant durant la période allant de 2016 à 2022.
Lorsque l'on compare la probabilité de se trouver en situation de faible revenu persistant pour l'ensemble des niveaux de scolarité au sein de divers groupes, on constate que les niveaux de scolarité plus élevés sont associés à de plus faibles taux de persistance du faible revenu. Par exemple, l'écart en termes de persistance du faible revenu entre les familles monoparentales dont le parent est de sexe féminin et les couples ayant des enfants était plus grand chez les personnes sans diplôme d'études secondaires (24 points de pourcentage) que chez celles titulaires d'un grade universitaire (7 points de pourcentage).
Certains groupes sont plus susceptibles que d'autres de se trouver de nouveau en situation de faible revenu après s'en être sortis
Cette étude a également examiné les entrées et les sorties du faible revenu au cours des premières années de la période analysée. Parmi les déclarants qui se trouvaient en situation de faible revenu en 2016, 30 % en étaient sortis en 2017.
Cependant, certains déclarants étaient moins susceptibles de sortir d'une situation de faible revenu en 2017, notamment les personnes sans diplôme d'études secondaires (21 % par rapport à 38 % des personnes ayant un grade universitaire) ou celles qui se disaient être toujours limitées dans leurs activités quotidiennes (21 % par rapport à 34 % des personnes non limitées dans leurs activités).
Parmi les personnes s'étant sorties d'une situation de faible revenu en 2017, 20 % sont retournées dans une telle situation en 2018. Au sein de ce groupe, 1 personne sur 5 est demeurée dans une situation de faible revenu durant le reste de la période visée par l'étude. Les personnes faisant partie des groupes de population précédemment mentionnés étaient également plus susceptibles de se retrouver de nouveau en situation de faible revenu en 2018, après s'être sorties d'une telle situation en 2017, et elles étaient moins susceptibles d'en sortir de nouveau pendant la période visée par l'étude.
Note aux lecteurs
Les résultats de cette étude sont fondés sur les données du Recensement de la population de 2016 et de la Banque de données administratives longitudinales (DAL). La banque DAL comprend un échantillon aléatoire de 20 % du Fichier des familles T1, un fichier transversal de toutes les personnes qui produisent une déclaration de revenus et des membres de leur famille. L'ensemble de données couvrant la période allant de 2016 à 2022 contient environ 1,1 million d'enregistrements, limités aux personnes dont les données fiscales étaient disponibles pour les sept années.
L'étude visait à consigner les entrées et les sorties du faible revenu, ainsi que la persistance du faible revenu. Pour ce faire, des données longitudinales étaient requises et ce sont celles de la banque DAL qui ont été utilisées. Toutefois, le fait que le seul indicateur de faible revenu disponible est la mesure de faible revenu après impôt (MFR-ApI) représente une limite de la banque DAL. La MFR-ApI ne tient pas compte de la géographie ni des prix régionaux, contrairement à la mesure fondée sur un panier de consommation (MPC).
Faible revenu : Dans cette étude, le faible revenu est mesuré à l'aide de la MFR-ApI. La MFR-ApI est calculée comme étant égale à la moitié du revenu médian rajusté de tous les déclarants et des membres de leur famille. Il convient de noter que la MFR-ApI ne tient pas compte de la géographie ni des prix régionaux, contrairement à la MPC. De plus, elle ne reflète pas d'autres aspects de la pauvreté, notamment l'épargne et les actifs ou même les états de privation.
Faible revenu persistant : Les chercheurs ont adopté diverses approches pour quantifier la persistance du faible revenu. Le faible revenu persistant, sur une période donnée, se définit comme étant le fait de se trouver sous le seuil de faible revenu pendant plus de la moitié de cette période soit, dans le cadre de la présente étude, pendant de quatre à sept ans de 2016 à 2022.
Produits
L'article intitulé « Qui vit une situation de faible revenu persistant? Étude portant sur divers groupes démographiques de 2016 à 2022 » est maintenant accessible dans la publication Regards sur la société canadienne (75-006-X).
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
- Date de modification :