Regards sur la société canadienne
Le personnel des services de garde d’enfants au Canada

par Sharanjit Uppal et Katherine Savage

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Aperçu de l’étude

La présente étude utilise les données du Recensement de la population et de l’Enquête sur la population active pour examiner les caractéristiques personnelles et d’emploi du personnel des services de garde d’enfants et dans quelle mesure ces caractéristiques ont évolué au fil du temps. Elle examine aussi les changements à l’égard de l’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants depuis le début de la pandémie de COVID-19.

  • Selon les données de l’Enquête sur la population active, en 2019, il y avait près de 302 000 personnes employées comme travailleurs des services de garde d’enfants à l’échelle du Canada, ce qui représente 1,6 % de l’ensemble de la population occupée.
  • Selon le Recensement de la population de 2016, environ un tiers des employés des services de garde d’enfants sont des immigrants ou des résidents non permanents, tandis qu’ils représentent un quart des travailleurs dans toutes les autres professions.
  • Bien qu’il ait diminué au fil du temps, le taux de travail indépendant parmi les travailleurs des services de garde d’enfants est supérieur au taux pour tous les autres travailleursNote au Canada. En 2019, 25 % des travailleurs des services de garde d’enfants étaient travailleurs autonomes, ce qui représente une baisse par rapport à 59 % en 1987. En comparaison, 15 % de tous les autres travailleurs étaient des travailleurs autonomes en 2019.
  • Parallèlement à l’augmentation du nombre de familles à deux revenus et de la demande pour des services de garde d’enfants, la proportion de travailleurs des services de garde d’enfants travaillant à plein temps a augmenté avec le temps. En 1987, 57 % d’entre eux travaillaient 30 heures ou plus par semaine. Cette proportion  atteignait 76 % en 2019.
  • Depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’emploi au sein des travailleurs des services de garde d’enfants a fluctué davantage, comparativement à l’emploi au Canada dans son ensemble. En février 2021, un an après que la pandémie ait frappé le Canada, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants était de 21 % inférieur au taux observé en février 2020. En comparaison, l’emploi total au Canada a diminué de 3 % au cours de la même période.

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Introduction

La participation des femmes à la population active au Canada a augmenté au cours des dernières décennies, donnant lieu à une hausse de la proportion des familles à deux revenusNote . Parallèlement, la proportion de familles monoparentales a aussi augmentéNote . La hausse des familles monoparentales et des familles à deux revenus avec des enfants a eu diverses répercussions, l’une étant une demande accrue de services de garde d’enfants. Par exemple, entre octobre 2018 et janvier 2019, environ 60 % des enfants âgés de 5 ans et moins ont participé à une certaine forme de garde d’enfantsNote . Cela représente une augmentation marquée par rapport au niveau de 42 % observé de 1994 à 1995Note . Cependant, les services de garde d’enfants sont encore inabordables pour de nombreuses familles canadiennesNote . La disponibilité de services de garde d’enfants abordables pourrait augmenter encore plus la participation des femmes à la population activeNote . De plus, il a été démontré que l’accès à des services de garde d’enfants de grande qualité était important pour le développement dès la petite enfance et la future réussite scolaire des enfantsNote . Pour augmenter l’utilisation et l’accessibilité des services de garde d’enfants, le gouvernement du Canada, dans son budget de 2021, a accordé 30 milliards de dollars sur cinq ans en vue d’un nouveau plan pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.

Au fil des ans, une grande partie des discussions ont porté sur la disponibilité et le caractère adéquat des services de garde d’enfants, mais moins sur les travailleurs des services de garde d’enfants eux-mêmes. Ces travailleurs jouent un rôle clé dans la prestation de services de garde d’enfants et font partie intégrante de l’écosystème et du paysage des soins apportés aux enfants. Le présent article met l’accent sur le personnel des services de garde d’enfants; il résume leurs caractéristiques personnelles et d’emploi et montre dans quelle mesure elles ont changé au fil du temps. Cela est crucial pour mieux comprendre les travailleurs qui composent les catégories professionnelles jouant un rôle important dans le développement des enfants et comment ces travailleurs ont évolué comparativement aux autres travailleurs au fil du temps.

Le présent article se penche aussi sur les répercussions que la pandémie de COVID-19 a eues sur l’emploi du personnel des services de garde d’enfants. La pandémie a entraîné la fermeture des écoles et des centres de la petite enfance dès la mi-mars 2020, et, dans la plupart des régions du Canada, les fermetures d’écoles se sont poursuivies jusqu’à la fin de l’année scolaire. Cependant, certains centres de la petite enfance ont commencé à rouvrir pendant les mois d’été, et toutes les écoles étaient rouvertes en septembre 2020. La fermeture des écoles et des centres de la petite enfance et leur réouverture subséquente pourraient avoir touché de manière disproportionnée l’emploi du personnel des services de garde d’enfants. Cet article présente les variations mensuelles de l’emploi depuis le début de la pandémie de COVID-19 et établit des comparaisons avec 2019.

Il y a de nombreux types de travailleurs différents à l’intérieur du groupe général des travailleurs des services de garde d’enfants. Par exemple, il y a les travailleurs des services de garde d’enfants qui travaillent dans les écoles et les centres accrédités, les gardiens et gardiennes d’enfants en milieux familiaux accrédités et non reconnus qui travaillent à partir de chez eux, les gardiens et gardiennes d’enfants qui prennent soin des enfants au domicile de l’enfant (c.-à-d., bonnes d’enfants), les membres de la famille qui prennent soin d’un enfant de la famille et les autres travailleurs des services de garde d’enfants comme ceux qui offrent des services de garde d’enfants dans les haltes-garderies des établissements commerciaux. La littérature portant sur les travailleurs des services de garde d’enfants empruntent différentes approches pour les classifier selon la disponibilité des données pour divers sous-groupes. Certaines études ont regroupé les travailleurs des services de garde d’enfants en fonction de leur lieu de travail — en milieu familial ou ailleurs — tandis que d’autres ont examiné le secteur d'activité et le fait que ces travailleurs soient employés ou travailleurs autonomesNote Note Note . En l’absence d’information disponible sur les permis, le type d’établissement ainsi que l’âge des enfants qui le fréquentent, la présente étude utilise la Classification nationale des professions (CNP) de 2016 pour examiner deux grands groupes de travailleurs des services de garde d’enfants : (1) les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance (CNP 4214) et (2) les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial (CNP 4411) (voir l’encadré « Sources des données, méthodes et définitions » pour la classification détaillée). Lorsque cela est possible, les résultats de chacun des deux groupes de travailleurs sont présentés séparémentNote .

La présente étude utilise les données du Recensement de la population et de l’Enquête sur la population active (EPA) pour examiner les caractéristiques personnelles et d’emploi du personnel des services de garde d’enfants et dans quelle mesure ces caractéristiques ont évolué avec le temps (voir l’encadré « Sources des données, méthodes et définitions »). Elle examine aussi les changements à l’égard de l’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Les données du recensement sont utilisées pour fournir un portrait des caractéristiques personnelles des travailleurs des services de garde d’enfants. L’un des avantages d’utiliser les données du recensement est qu’il est possible de mener une analyse détaillée en utilisant les données désagrégées. Par exemple, les deux catégories professionnelles de travailleurs des services de garde d’enfants peuvent être analysées séparément. En outre, des statistiques détaillées peuvent être fournies selon la province.

Les données de l’EPA sont quant à elles utilisées pour résumer les caractéristiques d’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants. L’EPA comporte des renseignements détaillés sur le marché du travail, comme la permanence de l’emploi, la durée de l’emploi, l’appartenance à un syndicat et les gains horaires. Lorsque les données du recensement sont utilisées, certaines comparaisons sont faites entre 1991 et 2016. Les données de l’EPA sont annuelles de 1987 à 2019. Toutefois, les données mensuelles de 2019, 2020 et 2021 sont utilisées pour examiner les répercussions de la COVID-19. La première section de l’article présente les caractéristiques personnelles des travailleurs des services de garde d’enfants. Les caractéristiques de l’emploi sont présentées dans la section suivante. La dernière section porte quant à elle sur les répercussions de la pandémie sur l’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants.

En 2016, le Québec affichait la proportion la plus élevée de travailleurs des services de garde d’enfants par rapport à sa population occupée

Selon le recensement de la population de 2016, près de 280 000 personnes œuvraient comme travailleurs des services de garde d’enfants au CanadaNote . Elles étaient constituées de 194 000 (ou 69 %) éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance et 86 000 (ou 31 %) gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial. Ensemble, les travailleurs des services de garde d’enfants représentaient 1,6 % de toute la population active.


Tableau 1
Répartition des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs, par province ou territoire, 2016 
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs. Les données sont présentées selon Canada, province ou territoire (titres de rangée) et Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance, Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial, Total, travailleurs des services de garde d’enfants   et Tous les autres travailleurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Canada, province ou territoire Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial Total, travailleurs des services de garde d’enfants   Tous les autres travailleurs
pourcentage
Canada 100 100 100 100
Terre-Neuve-et-Labrador 0,7 1,5 1,0 1,3
Île-du-Prince-Édouard 0,3 0,3 0,3 0,4
Nouvelle-Écosse 1,6 2,4 1,9 2,5
Nouveau-Brunswick 1,7 1,9 1,8 2,0
Québec 43,1 11,2 33,3 22,8
Ontario 31,5 42,2 34,8 38,4
Manitoba 3,5 4,0 3,6 3,6
Saskatchewan 2,1 4,1 2,7 3,2
Alberta 6,7 17,5 10,0 12,2
Colombie-Britannique 8,5 14,5 10,3 13,4
Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut 0,3 0,3 0,3 0,3

L’Ontario (35 %) et le Québec (33 %) comptaient les plus grandes parts de travailleurs des services de garde d’enfants, compte tenu de leurs parts plus importantes de la population totale occupée (tableau 1). Cependant, le Québec (2,4 %) affichait le ratio de travailleurs des services de garde d’enfants par rapport à la population totale occupée le plus élevé parmi l’ensemble des provinces et des territoires (graphique 1). La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador (1,2 % chacune) affichaient toutes deux la proportion la plus faible. Le programme de garde des enfants du Québec, qui est partiellement subventionné, diffère des autres provinces, et par conséquent, une proportion supérieure de parents utilisent les services de garde d’enfants dans cette provinceNote . Bien que le Québec ait toujours les coûts de services de garde d’enfants les moins élevés au Canada, il y a d’autres provinces, y compris le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador, où plus de la moitié des centres de la petite enfance sont financés par les parents selon des frais déterminésNote .

Parmi les travailleurs des services de garde d’enfants, les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance étaient plus susceptibles de travailler au Québec (43 %), bien que l’Ontario (42 %) ait eu proportionnellement plus de gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial.

Graphique 1

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Province ou territoire (titres de rangée) et Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance et Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Canada, province ou territoire Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial
pourcentage
Canada 1,1 0,5
Terre-Neuve-et-Labrador 0,6 0,6
Île-du-Prince-Édouard 0,9 0,4
Nouvelle-Écosse 0,7 0,5
Nouveau-Brunswick 1,0 0,5
Québec 2,1 0,2
Ontario 0,9 0,5
Manitoba 1,1 0,7
Saskatchewan 0,8 0,7
Alberta 0,6 0,7
Colombie-Britannique 0,7 0,5
Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut 1,1 0,5

Plus de 95 % des travailleurs des services de garde d’enfants sont des femmes

En 2016, les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance ainsi que les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial se classaient parmi les cinq professions affichant la proportion la plus élevée de femmes, à 96 % chacune (tableau 2). Les trois autres professions majoritairement occupées par des femmes étaient les aides-dentistes (99 %), les adjointes administratives médicales (97 %) et les hygiénistes dentaires et thérapeutes dentaires (97 %). La grande proportion de femmes au sein du personnel des services de garde d’enfants a peu changé depuis 1991, alors que 96 % des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance et 97 % des gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial étaient des femmes.

Les travailleurs des services de garde d’enfants sont plus susceptibles d’être plus jeunes que tous les autres travailleurs. En 2016, 64 % étaient âgés de 15 à 44 ans. En comparaison, 55 % des travailleurs de toutes les autres professions appartenaient au même groupe d'âge. Cependant, l’effet du vieillissement de la population se fait également sentir, comme c’est le cas pour presque toutes les autres catégories professionnelles. En 1991, 81% des travailleurs des services de garde d’enfants étaient âgés de 15 à 44 ans.


Tableau 2
Caractéristiques des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs, par province ou territoire, 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Caractéristiques des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs. Les données sont présentées selon Caractéristique (titres de rangée) et Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance, Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial, Total, travailleurs des services de garde d’enfants et Toutes les autres professions (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristique Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial Total, travailleurs des services de garde d’enfants Toutes les autres professions 
Sexe pourcentage
Femmes 96,4 96,0 96,3 47,4
Hommes 3,6 4,0 3,7 52,6
Âge années
Âge médian 39,4 41,0 39,9 42,7
Groupe d'âge pourcentage
15 à 24 ans 12,3 11,9 12,2 12,7
25 à 34 ans 25,7 21,4 24,4 20,9
35 à 44 ans 27,3 26,3 27,0 21,3
45 à 54 ans 21,9 20,1 21,3 23,4
55 à 64 ans 11,3 15,2 12,5 17,2
65 ans et plus 1,6 5,1 2,7 4,5
Plus haut certificat, diplôme ou grade
Aucun certificat, diplôme ou grade 5,4 13,8 8,0 10,1
Diplôme d’études secondaires ou certificat équivalent 15,6 33,2 21,0 25,4
Certificat ou diplôme d’un programme de formation des apprentis ou d’une école de métiers 7,7 5,7 7,1 10,6
Certificat ou diplôme d’un collège, d’un cégep ou autre, non universitaire 47,3 23,4 40,0 22,2
Diplôme ou attestation universitaires inférieurs au baccalauréat 5,0 4,2 4,7 3,0
Attestation, diplôme ou grade universitaires équivalant ou supérieurs au baccalauréat 19,0 19,7 19,2 28,7
Statut d’immigrant
Non-immigrant 72,4 55,9 67,3 74,9
Immigrant 26,6 33,4 28,7 23,8
Résident non permanent 1,0 10,7 4,0 1,3
Présence d’enfants
Sans enfants 41,3 52,9 44,9 56,6
Enfant le plus jeune a moins de 2 ans 7,0 5,1 6,4 5,5
Enfant le plus jeune a de 2 à 5 ans 12,5 10,6 11,9 8,0
Enfant le plus jeune a de 6 à 14 ans 21,6 16,1 19,9 13,9
Enfant le plus jeune a de 15 à 24 ans 14,6 11,2 13,6 12,5
Enfant le plus jeune a 25 ans ou plus 2,9 3,9 3,3 3,4
Minorité visible
Total de la population appartenant à une minorité visible 23,7 39,0 28,4 21,2
Sud-Asiatiques 5,2 4,9 5,1 5,4
Chinois 2,4 2,9 2,5 4,3
Noirs 4,8 3,1 4,3 3,1
Philippins 2,1 21,1 7,9 2,6
Latino-Américains 2,5 2,2 2,4 1,4
Arabes 3,7 1,2 2,9 1,1
Asiatiques du Sud-Est 0,4 1,3 0,7 0,9
Asiatiques occidentaux 1,0 0,7 0,9 0,7
Coréens 0,7 0,2 0,5 0,5
Japonais 0,2 0,3 0,2 0,3
Minorité visible, n.i.a.Tableau 2 Note 1 0,5 0,4 0,4 0,4
Minorités visibles multiples 0,4 0,7 0,5 0,6
Pas une minorité visible 76,3 61,0 71,6 78,8

La majorité des travailleurs des services de garde d’enfants détiennent un niveau d’études postsecondaires

Plus de 7 travailleurs des services de garde d’enfants sur 10 (71 %) détenaient un diplôme d’études postsecondaires en 2016. Cependant, il y avait des différences entre les deux groupes de travailleurs des services de garde d’enfants. Les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance étaient plus susceptibles d’avoir un niveau de scolarité supérieur à un diplôme d’études secondaires (79 %), comparativement aux gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial (53 %). La proportion de travailleurs des services de garde d’enfants ayant des études postsecondaires a augmenté de façon marquée entre 1991 et 2016 (passant de 41 % à 71 %).

Les études requises pour être travailleur dans les services de garde d’enfants ont changé au cours des dernières décennies. Bien qu’il n’y a aucune exigence de posséder des études postsecondaires pour les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial, les études requises pour travailler dans les services de garde d’enfants réglementés varient d’une province à l’autre. Par exemple, dans les centres de services de garde d’enfants de l’Ontario, un tiers du personnel affecté à un groupe de nourrissons ou de bambins doit posséder un diplôme en éducation préscolaire et enseignement primaire (EPEP) de deux ans et deux tiers du personnel affecté à un groupe d'âge préscolaire doivent posséder un tel diplômeNote . Au Québec, l’exigence est que deux tiers des employés qui travaillent directement avec des enfants doivent posséder un diplôme d’études collégiales (DEC) de trois ans ou une Attestation d’études collégiales (AEC) d’un an, ainsi que trois années d’expérience. Dans la même veine, d’autres provinces ont leurs propres exigences, habituellement équivalentes ou inférieures à ce niveauNote .

En 2016, 77 % des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance au Québec détenaient un niveau d’études postsecondaires, comparativement à 84 % en Ontario. La province ayant la plus grande proportion d’éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance détenant un niveau d’études postsecondaires était l’Île-du-Prince-Édouard, à 86 %.

En 2016, près du tiers des travailleurs des services de garde d’enfants étaient des immigrants ou des résidents non permanents

En 2016, 33 % des travailleurs des services de garde d’enfants étaient des immigrants ou des résidents non permanents, comparativement à 25 % pour l’ensemble des professionsNote . La proportion d’immigrants et de résidents non permanents parmi les travailleurs des services de garde d’enfants a augmenté au fil du temps, passant de 18 % en 1991 à 33 % en 2016. Pendant la même période, cette proportion est passée de 19 % à 25 % parmi toutes les autres professionsNote .

Il y a des différences entre les deux groupes de travailleurs des services de garde d’enfants en ce qui a trait au statut d'immigrant. En 2016, les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial étaient dix fois plus susceptibles d’être des résidents non permanents, comparativement aux éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance (11 % comparé à 1 %). Ils étaient aussi plus susceptibles d’être des immigrants (33 % comparé à 27 %).

Depuis 1991, la proportion des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance qui étaient immigrants a augmenté pour passer de 19 % à 27 %. Au cours de la même période, la proportion de gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial immigrants a augmenté un peu plus — passant de 17 % à 33 %. Cependant, la proportion de gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial qui étaient des résidents non permanents a diminué au cours de cette période (passant de 15 % à 11 %).

Les travailleurs des services de garde d’enfants étaient également plus susceptibles que les travailleurs de toutes les autres professions d’appartenir à un groupe désigné comme minorité visible. Plus particulièrement, 39 % des gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial appartenaient à un groupe de population désigné comme minorité visible. En comparaison, 24 % des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance et 21 % de tous les autres travailleurs appartenaient à un groupe de minorité visible.

Les travailleurs des Philippines étaient particulièrement surreprésentés parmi les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial : 21 % de tous les travailleurs dans ces professions au Canada étaient des Philippins (comparativement à 3 % dans toutes les autres professions).

En 2019, 25 % des travailleurs des services de garde d’enfants étaient travailleurs autonomes, ce qui représente une baisse par rapport à 60 % en 1987

Dans la section suivante, les données de l’EPA sont utilisées. La définition des travailleurs des services de garde d’enfants est la même que celle utilisée dans le recensement. Cependant, compte tenu du plus petit échantillon, les deux groupes de travailleurs n’ont pu être étudiés séparément. Un avantage de l’EPA est la disponibilité de données annuelles, ce qui permet d’étudier les tendances avec le temps.

Les données de l’EPA montrent que les travailleurs des services de garde d’enfants sont plus susceptibles d’être des travailleurs autonomes que les travailleurs de toutes les autres professions. En 2019, 25 % d’entre eux étaient des travailleurs autonomes, comparativement à 15 % pour toutes les autres professions (graphique 2). Bien que le taux de travailleurs autonomes parmi les travailleurs des services de garde d’enfants soit resté relativement stable du milieu des années 1980 jusqu’à la fin des années 1990, il a reculé significativement depuis. Plus particulièrement, la proportion de l’ensemble des travailleurs des services de garde d’enfants qui étaient des travailleurs autonomes a diminué pour passer de 60 % en 1997 à 25 % en 2019. En revanche, le taux de travailleurs autonomes parmi toutes les autres professions a augmenté de façon marginale au cours de la même période.

Graphique 2

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Travailleurs des services de garde d’enfants et Tous les autres travailleurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Travailleurs des services de garde d’enfants Tous les autres travailleurs
pourcentage
1987 59,4 12,5
1988 59,5 12,8
1989 58,0 12,9
1990 57,2 13,0
1991 53,2 13,7
1992 58,5 14,1
1993 57,3 14,5
1994 56,7 14,6
1995 54,8 14,6
1996 54,4 15,2
1997 59,5 16,1
1998 58,8 16,2
1999 55,7 16,0
2000 53,9 15,5
2001 45,2 14,7
2002 48,3 14,4
2003 46,7 14,8
2004 44,5 14,8
2005 45,4 15,1
2006 39,8 14,8
2007 38,7 14,9
2008 36,6 15,0
2009 36,9 15,5
2010 34,6 15,3
2011 34,3 15,0
2012 32,7 14,9
2013 33,0 15,1
2014 32,4 14,8
2015 30,7 14,9
2016 28,4 15,1
2017 29,8 14,9
2018 28,2 14,9
2019 25,2 15,0

Même si le taux de travailleurs autonomes a diminué pour les deux types de travailleurs des services de garde d’enfants — c’est-à-dire les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance et gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial — une partie de cette diminution pourrait être attribuable aux variations dans la composition des travailleurs des services de garde d’enfants. En effet, entre la fin des années 1980 et la fin des années 2010, la proportion d’éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance a augmenté parmi les travailleurs des services de garde d’enfants. Compte tenu du fait que les taux de travailleurs autonomes sont plus faibles parmi ce groupe, comparativement aux gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial, cela a donné lieu à une partie de la baisse du taux de travailleurs autonomes parmi les travailleurs des services de garde d’enfants dans leur ensembleNote . L’une des raisons de l’augmentation de la proportion des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance était un changement de politique liée au programme subventionné de garde d’enfants au Québec à la fin des années 1990. En conséquence, de nombreux établissements de garde d’enfants organisés ont ouvert et embauché ces types d’employés.

Diverses caractéristiques socioéconomiques et démographiques sont liées au travail autonome, et elles varient entre les travailleurs des services de garde d’enfants et de toutes les autres professions. Par exemple, les travailleurs des services de garde d’enfants sont, en moyenne, plus jeunes et beaucoup plus susceptibles d’être des femmes, comparativement à tous les autres travailleurs. Pour estimer la proportion de travailleurs des services de garde d’enfants qui seraient travailleurs autonomes si ces travailleurs avaient des caractéristiques similaires à celles de tous les autres travailleurs, une régression logistique a été estimée et les résultats ont été présentés sous forme de probabilités prédites. Après avoir tenu compte des caractéristiques démographiques, les travailleurs des services de garde d’enfants étaient encore plus susceptibles d’être travailleurs autonomes, ceux-ci étant deux fois plus susceptibles d’être des travailleurs autonomes (31 %) que tous les autres travailleurs (15 %) (voir le tableau « Résultats de la régression pour certaines caractéristiques sur le marché du travail, 2019 »).

En 2019, trois travailleurs des services de garde d’enfants sur cinq travaillaient à temps plein et quatre sur cinq avaient un emploi permanent

En 2019, les travailleurs des services de garde d’enfants (76 %) étaient moins susceptibles de travailler à plein temps, comparativement aux travailleurs de toutes les autres professions (81 %) (graphique 3)Note . La proportion de travailleurs à plein temps au Canada a été stable à environ 80 % au cours des trois dernières décennies. Cependant, la proportion du personnel des services de garde d’enfants à temps plein a augmenté. En 1987, 57 % des travailleurs des services de garde d’enfants travaillaient à plein temps. Cette proportion s’établissait à 76 % en 2019, comblant ainsi l’écart avec le reste des travailleurs canadiens.

Graphique 3

Tableau de données du graphique 3 
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Travailleurs des services de garde d’enfants et Tous les autres travailleurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Travailleurs des services de garde d’enfants Tous les autres travailleurs
pourcentage
1987 56,5 83,4
1988 54,2 82,8
1989 56,0 83,1
1990 58,4 82,8
1991 61,8 81,7
1992 59,9 81,3
1993 59,7 80,9
1994 55,8 80,9
1995 61,5 81,3
1996 62,1 80,8
1997 60,9 80,8
1998 59,6 81,2
1999 61,6 81,6
2000 66,1 81,7
2001 70,9 81,9
2002 67,8 81,0
2003 66,9 80,7
2004 69,1 81,4
2005 72,8 81,3
2006 72,0 81,5
2007 75,2 81,4
2008 77,7 81,0
2009 77,3 80,3
2010 74,9 80,2
2011 76,5 80,6
2012 79,0 80,9
2013 76,5 80,7
2014 76,0 80,4
2015 73,7 80,7
2016 71,2 80,6
2017 75,5 80,6
2018 75,9 81,0
2019 76,0 80,7

Une explication possible de la plus faible probabilité de travailler à plein temps chez les travailleurs des services de garde d’enfants par rapport à tous les autres travailleurs pourrait être liée aux différentes caractéristiques démographiques. En fait, après avoir tenu compte de telles caractéristiques, les travailleurs des services de garde d’enfants étaient légèrement plus susceptibles de travailler à plein temps comparativement à tous les autres travailleurs. La probabilité prédite que les travailleurs des services de garde d’enfants travaillent à plein temps était de 83 %, comparativement à 81 % pour toutes les autres professions (voir le tableau « Résultats de la régression pour certains résultats sur le marché du travail, 2019 »). La différence était attribuable au sexe et au travail autonome. Les travailleurs des services de garde d’enfants étaient plus susceptibles d’être des femmes, et les femmes étaient moins susceptibles de travailler à plein temps. Dans la même veine, ils étaient plus susceptibles d’être des travailleurs autonomes, une caractéristique associée à une probabilité plus faible de travailler à plein temps.

Les travailleurs des services de garde d’enfants qui sont des employés rémunérés étaient moins susceptibles que les travailleurs de toutes les autres professions d’être membres d’un syndicat ou d’être couverts par une convention collective (26 % comparé à 31 % en 2019). Ils étaient aussi moins susceptibles d’avoir un emploi permanentNote Note . En 2019, 82 % des travailleurs des services de garde d’enfants qui étaient employés avaient un emploi permanent, comparativement à 88 % pour l’ensemble des professions (graphique 4)Note . Cette proportion a légèrement fluctué pour les travailleurs des services de garde d’enfants, alors qu’elle est demeurée relativement stable avec le temps chez les autres travailleurs. Entre 1997 et 2019, les deux groupes ont enregistré un léger déclin des postes permanents (environ 2 points de pourcentage).

La différence dans la probabilité d’avoir un emploi permanent entre les deux groupes est restée la même après avoir tenu compte de diverses caractéristiques dans un modèle de régression.

Graphique 4

Tableau de données du graphique 4 
Tableau de données du graphique 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Travailleurs des services de garde d’enfants et Tous les autres travailleurs, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Travailleurs des services de garde d’enfants Tous les autres travailleurs
pourcentage
1997 83,5 89,4
1998 86,1 88,9
1999 84,8 88,9
2000 83,8 88,2
2001 83,5 88,0
2002 83,7 87,8
2003 81,3 88,4
2004 80,0 88,2
2005 81,0 87,7
2006 80,8 87,7
2007 80,7 87,7
2008 84,5 88,2
2009 81,9 88,2
2010 80,1 87,3
2011 78,7 87,0
2012 80,1 87,2
2013 79,3 86,9
2014 78,2 87,3
2015 79,8 87,2
2016 79,9 87,3
2017 80,9 87,0
2018 77,3 87,3
2019 81,6 87,8

La durée d’occupation de l’emploi, définis comme le nombre de mois consécutifs pendant lesquels une personne a travaillé à son emploi actuel, est relativement plus faible chez les travailleurs des services de garde d’enfants que chez les autres travailleurs, indiquant ainsi un plus faible niveau de stabilité d’emploi. Cependant, celle-ci a augmenté avec le temps, réduisant ainsi l’écart avec les autres travailleurs. Parmi les travailleurs des services de garde d’enfants, la durée moyenne d’occupation de l’emploi a presque doublé, passant de 44 mois en 1997 à 84 mois en 2019 (graphique 5). Parmi toutes les autres professions, la durée d’occupation de l’emploi est demeurée relativement stable à environ 100 mois.

Graphique 5

Tableau de données du graphique 5 
Tableau de données du graphique 5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Travailleurs des services de garde d’enfants et Tous les autres travailleurs, calculées selon nombre de mois unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Travailleurs des services de garde d’enfants Tous les autres travailleurs
nombre de mois
1997 44,0 98,2
1998 48,0 98,2
1999 50,5 97,7
2000 48,4 97,2
2001 56,9 96,6
2002 57,7 97,8
2003 57,6 99,3
2004 56,6 99,9
2005 59,4 100,1
2006 65,6 99,6
2007 66,7 98,5
2008 68,2 99,1
2009 63,5 100,6
2010 70,5 103,5
2011 71,3 102,6
2012 71,4 103,3
2013 75,1 104,0
2014 75,5 103,7
2015 77,4 104,1
2016 77,0 104,3
2017 84,6 104,3
2018 78,1 102,7
2019 83,5 101,9

L’EPA recueille aussi des renseignements sur les gains pour les employés rémunérés — les gains horaires habituels et les gains hebdomadaires habituelsNote . Les gains horaires moyens des travailleurs des services de garde d’enfants, corrigés pour tenir compte de l’inflation, ont augmenté avec le temps, une tendance aussi observée pour les autres professions.

En 2019, les travailleurs des services de garde d’enfants gagnaient, en moyenne, 19,97 $ de l’heure, comparativement à 14,73 $ (en dollars constants de 2019) de l’heure en 1997 (graphique 6). Leurs gains horaires moyens étaient cependant 28 % inférieurs à ceux des travailleurs de toutes les autres professions (27,91 $ en 2019), et cet écart persiste avec le tempsNote . Une partie de la différence pourrait être attribuable aux différences dans les caractéristiques démographiques et professionnelles des deux groupes de travailleurs. Par exemple, les travailleurs des services de garde d’enfants étaient moins susceptibles d’avoir un grade universitaire et plus susceptibles d’être des immigrants — des attributs associés à des gains inférieurs. Comme illustré ci-dessus, la durée d’occupation de l’emploi est, en moyenne, inférieure chez les travailleurs des services de garde d’enfants, tout comme leur probabilité d’avoir un emploi permanent. En effet, les résultats de la régression montrent qu’après avoir tenu compte de certaines caractéristiques personnelles et professionnelles, les gains des travailleurs des services de garde d’enfants étaient 15 % inférieurs à ceux des travailleurs de toutes les autres professions (voir le tableau « Résultats de la régression pour certains résultats sur le marché du travail, 2019 »). Cela veut dire que près de la moitié de l’écart de revenu entre les travailleurs des services de garde d’enfants et l’ensemble des autres travailleurs pourrait s’expliquer par les différences entre les caractéristiques personnelles et professionnelles des deux groupes de travailleurs.

Graphique 6

Tableau de données du graphique 6 
Tableau de données du graphique 6
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 6. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Travailleurs des services de garde d’enfants et Tous les autres travailleurs, calculées selon dollars constants  unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Travailleurs des services de garde d’enfants Tous les autres travailleurs
dollars constants 
1997 14,7 23,6
1998 15,2 23,6
1999 15,7 23,8
2000 15,2 23,9
2001 15,3 24,1
2002 15,8 24,2
2003 16,2 24,1
2004 16,0 24,2
2005 16,7 24,4
2006 17,6 24,7
2007 17,5 25,0
2008 17,9 25,5
2009 18,5 26,3
2010 18,9 26,4
2011 18,9 26,1
2012 18,4 26,5
2013 18,7 26,8
2014 19,1 26,8
2015 19,9 27,2
2016 19,5 27,4
2017 19,2 27,4
2018 20,2 27,5
2019 20,0 27,9

Bien qu’il soit utile d’examiner les gains horaires, une discussion sur le revenu annuel est tout aussi importante. Dans le Recensement de la population de 2016, les données sur le revenu d'emploi sont disponibles pour 2015. Les données du recensement ont l’avantage de fournir un profil plus détaillé, compte tenu du plus grand échantillon du recensement.

En 2015, le revenu d'emploi annuelNote moyenNote des travailleurs des services de garde d’enfants (24 100 $) était inférieur à la moitié de celui des travailleurs de toutes les autres professions (53 800 $) (tableau 3). Parmi les travailleurs des services de garde d’enfants, les gains des gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial (17 300 $) étaient particulièrement moins élevés que ceux des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance (26 800 $).


Tableau 3
Revenu d'emploi moyen des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs, par province ou territoire, 2015
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenu d'emploi moyen des travailleurs des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs. Les données sont présentées selon Région (titres de rangée) et Tous les travailleurs des services de garde d’enfants, Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance, Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial, Tous les autres travailleurs et Ratio du revenu d'emploi moyen des travailleur des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs, calculées selon en dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Région Tous les travailleurs des services de garde d’enfants Éducateurs/ éducatrices et aides-éducateurs/ éducatrices de la petite enfance Gardiens/ gardiennes d’enfants en milieu familial Tous les autres travailleurs Ratio du revenu d'emploi moyen des travailleur des services de garde d’enfants et de tous les autres travailleurs
en dollars pourcentage
Canada 24 100 26 800 17 300 53 800 44,8
Atlantique 19 800 23 000 13 800 47 600 41,6
Québec 25 400 26 200 17 900 47 100 53,9
Ontario 24 600 28 500 17 100 55 500 44,3
Manitoba 22 900 25 500 16 500 48 900 46,8
Saskatchewan 21 000 24 800 16 300 54 300 38,7
Alberta 23 400 27 800 19 100 67 400 34,7
Colombie-Britannique 22 000 25 200 16 900 51 400 42,8
Territoires 29 400 32 600 20 800 69 200 42,5

Parmi les provinces, les travailleurs des services de garde d’enfants au Québec sont ceux qui avaient le revenu d’emploi moyen le plus élevé (25 400 $), suivis de l’Ontario (24 600 $)Note . Les travailleurs des services de garde d’enfants des provinces de l’Atlantique (19 800 $) avaient quant à eux les revenus les plus faibles. Lorsque les deux groupes de travailleurs des services de garde d’enfants étaient examinés séparément (excluant les territoires), le revenu d’emploi moyen des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance était le plus élevé en Ontario et le plus élevé en Alberta pour les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial. L’écart entre les gains des travailleurs des services de garde d’enfants et les travailleurs dans toutes les autres professions était le plus faible au Québec et le plus élevé en Alberta.

Les territoires ont enregistré le revenu d’emploi moyen le plus élevé pour les travailleurs des services de garde d’enfants. Cela était vrai tant pour les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance (32 600 $) que pour les gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial (20 800 $).

L’emploi pendant la pandémie de COVID-19 a fluctué davantage chez les travailleurs des services de garde d’enfants comparativement à l’ensemble des travailleurs canadiens

À la mi-mars 2020, en raison de la pandémie, les écoles et les centres de la petite enfance ont reçu l’ordre de fermer par les gouvernements provinciaux et territoriaux partout au CanadaNote . Parallèlement, les gouvernements sont aussi intervenus pour fermer certaines entreprises non essentielles, restreindre les voyages et imposer des mesures de santé publique dans un effort visant à limiter les interactions publiques. Toutes ces mesures initiales ont eu des répercussions immédiates sur le marché du travail canadien. Dans l’ensemble, l’emploi non désaisonnalisé a reculé de 6 % en mars comparativement à février 2020 (graphique 7)Note . Cependant, l’emploi a diminué de façon plus marquée chez les travailleurs des services de garde d’enfants (-21 %).

Graphique 7

Tableau de données du graphique 7 
Tableau de données du graphique 7
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 7. Les données sont présentées selon Mois (titres de rangée) et Tous les travailleurs et Travailleurs des services de garde d’enfants, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mois Tous les travailleurs Travailleurs des services de garde d’enfants
pourcentage
2020
Février 0,0 0,0
Mars -5,6 -21,2
Avril -15,3 -36,4
Mai -11,9 -38,1
Juin -5,9 -27,6
Juillet -4,3 -24,9
Août -3,4 -19,9
Septembre -2,0 -13,4
Octobre -1,6 -12,4
Novembre -1,6 -11,6
Décembre -2,2 -8,3
2021
Janvier -4,8 -16,3
Février -3,2 -21,1

La liste des entreprises non essentielles qui ont dû fermer leur porte a été élargie en avril dans certaines provinces. Cela, jumelé à des mesures de santé publique plus sévères, a donné lieu à une diminution supplémentaire et plus marquée de l’emploi d’un mois à l’autre, et ce à travers divers secteurs de l’économie. L’emploi au Canada a diminué en avril et encore une fois, le recul a été plus prononcé chez les travailleurs des services de garde d’enfants. Alors que l’emploi global avait diminué de 15 % comparativement à février 2020, le déclin comparable chez les travailleurs des services de garde d’enfants s’élevait à 36 %.

Vers la mi-mai, certaines provinces, y compris la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, le Québec et une partie du Canada atlantique, ont commencé à lever certaines restrictions et ont permis à quelques entreprises non essentielles de rouvrir. Les centres de la petite enfance ont aussi commencé à rouvrir dans certaines parties du pays. Cela a eu un effet positif sur l’emploi global, qui a légèrement augmenté, bien que l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants a continué de reculer, quoiqu’à un rythme plus lent.

En juin, les entreprises et les lieux de travail ont poursuivi leur réouverture partout au Canada. En conséquence, l’emploi a poursuivi sa reprise. Un plus grand nombre de centres de la petite enfance, dans la plupart des régions du pays, ont aussi commencé à rouvrir. Cela a entraîné une forte croissance de l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants. La reprise des activités économiques qui avait commencé en mai et juin s’est poursuivie en juillet et août. De plus, à la mi-août, les restrictions de santé publique ont été considérablement assouplies à la grandeur du Canada. L’emploi a augmenté tant en juillet qu’en août; comme ce fut le cas en juin, l’emploi a crû à un rythme plus rapide chez les travailleurs des services de garde d’enfants. Cette croissance de l’emploi a davantage rétréci l’écart entre les travailleurs des services de garde d’enfants et les autres travailleurs. En août 2020, l’emploi global avait diminué de 3 % comparativement à février 2020; chez les travailleurs des services de garde d’enfants, il avait reculé de 20 %.

En septembre, les écoles dans l'ensemble du pays ont commencé à rouvrir. Dans certaines provinces, les écoliers et les étudiants avaient l’option de suivre leurs cours en ligne ou en classe. L’enseignement en classe était fondé sur un horaire modifié pour certains niveaux scolaires. Pour de nombreux élèves du secondaire, il y avait une combinaison de formation en classe et à distance, tandis que les élèves du primaire ont pu retourner à l’apprentissage en personne avec des mesures de santé et de sécurité accrues. La réouverture des écoles a eu un effet saisonnier positif sur l’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants. La croissance de l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants a été plus forte que pour l’emploi global. La croissance de l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année; en décembre 2020, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants était de 8 % inférieur au taux de février 2020. Le recul comparable pour le Canada dans son ensemble était de 2 %.

Alors que les cas de COVID-19 ont commencé à augmenter de façon marquée vers la fin de 2020, certaines provinces, y compris l’Ontario et le Québec, ont annoncé des confinements obligatoires à compter de la fin de décembre. Ainsi, en février 2021, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants était inférieur de 21 % au taux de février 2020, tandis que pour le Canada dans son ensemble, il a reculé de 3 %.

Une autre façon d’étudier les variations de l’emploi est de comparer l’emploi mensuel au cours d’une année donnée avec celui du même mois de l’année précédente. Lorsque les comparaisons d’un mois à l’autre avec 2019 sont examinées, on constate que l’emploi global au Canada était inférieur tout au long de 2020 (graphique 8a). Cependant, il était beaucoup plus faible chez les travailleurs des services de garde d’enfants. L’emploi en mars 2020 chez ces travailleurs était inférieur de 24 % au taux du même mois en 2019. La différence entre les mois comparables des deux années a atteint un sommet en mai (41 %). Dès juin, l’écart a commencé à se rétrécir et en décembre 2020, celui-ci se chiffrait à 11 %. La différence d’une année à l’autre a augmenté encore en janvier 2021 (graphique 8b). En février 2021, un an après que la pandémie ait frappé le Canada, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants était de 21 % inférieur au taux observé en février 2020. En comparaison, l’emploi global au Canada a diminué de 3 % au cours de la même période.

Graphique 8A

Tableau de données du graphique 8A 
Tableau de données du graphique 8a
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 8a. Les données sont présentées selon Mois (titres de rangée) et Tous les travailleurs et Travailleurs des services de garde d’enfants, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mois Tous les travailleurs Travailleurs des services de garde d’enfants
pourcentage
Mars -4,3 -23,9
Avril -15,0 -38,9
Mai -13,4 -41,1
Juin -8,3 -25,0
Juillet -6,2 -19,7
Août -5,4 -7,2
Septembre -3,7 -15,6
Octobre -3,2 -11,9
Novembre -2,6 -15,3
Décembre -3,1 -10,6

Graphique 8B

Tableau de données du graphique 8B 
Tableau de données du graphique 8b
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 8b. Les données sont présentées selon Mois (titres de rangée) et Tous les travailleurs et Travailleurs des services de garde d’enfants, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mois Tous les travailleurs Travailleurs des services de garde d’enfants
pourcentage
Janvier -4,4 -13,0
Février -3,2 -21,1

Conclusion

Compte tenu de la hausse des familles à deux revenus et des familles monoparentales, la demande pour des services de garde d’enfants a augmenté au cours des dernières décennies. En 2019, les travailleurs des services de garde d’enfants représentaient 1,6 % de la main-d'œuvre occupée au Canada. Les travailleurs des services de garde d’enfants sont majoritairement des femmes (96 %) et sont relativement plus jeunes que le reste de la population occupée. Environ 4 sur 10 d’entre eux possèdent un diplôme d’études collégiales ou non universitaires. Les travailleurs des services de garde d’enfants sont également plus susceptibles d’être des immigrants ou des résidents non permanents, un travailleur sur trois appartenant à cette catégorie.

Le taux de travail autonome des travailleurs des services de garde d’enfants est plus élevé que celui du reste de la population occupée. En 2019, un travailleur sur quatre d’entre eux était travailleur autonome (25 %). Toutefois, ce taux a diminué — en 1987, environ 60 % de ces travailleurs étaient des travailleurs autonomes. L’augmentation des établissements organisés de garde des enfants est un facteur important qui a contribué à cette baisse. De plus amples recherches sont tout de même nécessaires afin de déterminer des facteurs supplémentaires. À l’instar du reste de la main-d'œuvre occupée, la majorité des travailleurs des services de garde d’enfants — près de 8 sur 10 — travaillaient à plein temps. La plupart de ces travailleurs (82 %) avaient un emploi permanent et un sur quatre était membre d’un syndicat ou couvert par une convention collective.

En 2015, le revenu d'emploi moyen des travailleurs des services de garde d’enfants correspondait à environ la moitié du revenu déclaré par le reste de la population active occupée. L’écart le plus prononcé se situait en Alberta et le moins prononcé, au Québec. Chez les travailleurs des services de garde d’enfants, le revenu des éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance était beaucoup plus élevé que celui des gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial.

Comme ce fut le cas pour l’ensemble de la main-d'œuvre, l’emploi des travailleurs des services de garde d’enfants a été affecté par la pandémie de COVID-19. Alors que les écoles et les centres de la petite enfance ont commencé à fermer à la suite de la mise en œuvre des mesures de santé publique, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants a reculé de 21 % en mars 2020. Ce recul a été suivi d’une baisse de 19 % en avril. L’emploi a commencé à reprendre en juin 2020, en raison de l’assouplissement des restrictions, et cette reprise s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année. La tendance s’est inversée en janvier 2021 et, en février, l’emploi chez les travailleurs des services de garde d’enfants était inférieur de 21 % au niveau enregistré avant la pandémie, c’est à dire en février 2020. Pour le Canada dans son ensemble, l’emploi était inférieur de 3 % pendant la même période. Ainsi, les services de garde d’enfants comptent parmi les professions qui ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie.

Une limite de la présente étude est qu’elle ne fournit aucun résultat pour les groupes précis de travailleurs de services de garde d’enfants en fonction de leur lieu de travail, de leur industrie ou de la catégorie de travailleur. Pour ce qui est des caractéristiques professionnelles et de l’emploi pendant la pandémie, cela n’a pas été possible, en raison de la petite taille de l’échantillon dans l’Enquête sur la population active. L’étude ne pouvait pas non plus fournir de résultats pour les travailleurs des services de garde d’enfants qui travaillent dans des établissements accrédités ou non-reconnus ainsi que selon l’âge des enfants qui fréquentent ces établissements. Avec le prochain Recensement de la population de 2021, il devrait être possible de surmonter certaines de ces limites.

À la suite des investissements annoncés dans le budget fédéral 2021, on peut s’attendre que le nombre de travailleurs des services de garde d’enfants augmente de façon marquée au cours des prochaines années au Canada. Par conséquent, les caractéristiques évolutives des travailleurs des services de garde d’enfants continueront d’être un sujet de grand intérêt.

 

Sharanjit Uppal est un chercheur principal au Centre de renseignements et d’innovation en données sociales à Statistique Canada. Katherine Savage est une analyste au Centre de renseignements et d’innovation en données sociales à Statistique Canada.

 

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Sources de données, méthodes et définitions

Deux sources de données ont été utilisées dans la présente étude — le recensement de la population de 1991 et de 2016, et l’Enquête sur la population active de 1987 à 2019. Les données utilisées dans la présente étude sont restreintes aux personnes occupées, âgées de 15 ans et plus.

La Classification nationale des professions (CNP) de 2016 est utilisée pour identifier les travailleurs des services de garde d’enfants. Voici les définitions pour les catégories professionnelles utilisées dans la présente étudeNote .

Éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance (CNP - code 4214) : Les éducateurs de la petite enfance planifient, organisent et mettent en œuvre des programmes pour enfants âgés entre 0 et 12 ans. Les aides-éducateurs de la petite enfance s'occupent des nourrissons et des enfants d'âge préscolaire et scolaire sous la direction des éducateurs de la petite enfance. Les éducateurs et les aides-éducateurs de la petite enfance font participer les enfants à des activités afin de stimuler leur développement intellectuel, physique et affectif en assurant leur sécurité et leur bien-être. Ils travaillent dans des centres de la petite enfance, des garderies, des maternelles, des organismes pour l'enfance en difficulté et dans d'autres milieux où des services d'éducation de la petite enfance sont fournis. Ils peuvent aussi être travailleurs autonomes Les superviseurs d'éducateurs et d'aides-éducateurs de la petite enfance sont compris dans ce groupe de baseNote .

Gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial (CNP - code 4411) : Les gardiens d'enfants en milieu familial fournissent des soins aux enfants à court ou à long terme. Ils s'occupent du bien-être et du développement physique et social des enfants, aident les parents dans les soins aux enfants et exécutent, au besoin, des tâches domestiques. Ils fournissent des soins principalement à leur propre domicile ou à celui des enfants, où ils habitent parfois. Ils travaillent pour des résidences privées et des agences de garde d'enfants, ou ils peuvent être des travailleurs autonomesNote .

Toutes les autres professions (tous les codes de la CNP autres que 4214 et 4411) : Ce sont tous les travailleurs autres que les éducateurs/éducatrices et aides-éducateurs/éducatrices de la petite enfance et gardiens/gardiennes d’enfants en milieu familial.

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Résultats de régression pour certaines caractéristiques sur le marché du travail, 2019

Tableau A1
Résultats de régression pour certaines caractéristiques sur le marché du travail, 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Résultats de régression pour certaines caractéristiques sur le marché du travail. Les données sont présentées selon Caractéristique (titres de rangée) et Travailleur autonome, Travail à plein temps , Emploi permanent et Gains horaires , calculées selon Probabilités prédites unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Caractéristique Travailleur autonome Travail à plein temps Emploi permanent Gains horaires
Probabilités prédites Écart en pourcentage par rapport à la catégorie de référence
Travailleurs des services de garde d’enfants 31,4Note * 82,7Note * 82,1Note * -15,2Note *
Toutes les autres professions (réf.) 14,9 80,6 87,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Sexe
Homme 18,1Note * 87,3Note * 88,6Note * 16,6Note *
Femmes (réf.) 11,9 72,7 86,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Âge
15 à 24 ans 3,8Note * 53,9Note * 75,5Note * -20,6Note *
25 à 34 ans 10,4Note * 87,3Note * 88,4Note * -5,2Note *
35 à 44 ans (réf.) 14,1 88,3 91,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
45 à 54 ans 17,0Note * 87,8 92,2Note * -0,8
55 à 64 ans 20,7Note * 82,3Note * 90,4Note * -6,1Note *
65 ans et plus 38,6Note * 57,8Note * 76,8Note * -16,7Note *
Plus haut niveau de scolarité atteint
Sans diplôme d'études secondaires (réf.) 15,8 71,3 84,9 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Diplôme d’études secondaires 15,1 78,1Note * 88,4Note * 9,3Note *
Diplôme ou certificat d’études postsecondaires 13,9Note * 82,4Note * 89,1Note * 24,9Note *
Grade universitaire 16,4 83,5Note * 85,9 59,3Note *
État matrimonial
Marié (réf.) 16,2 81,3 89,1 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Union libre 14,4Note * 85,2Note * 88,5 -0,5
Veuf ou veuve 13,7Note * 79,2 88,5 -8,3Note *
Séparé(e) 14,4Note * 83,3Note * 89,0 -2,0Note *
Divorcé(e) 14,7Note * 83,5Note * 89,4 -1,6
Célibataire, jamais marié 12,9Note * 77,2Note * 85,5Note * -7,4Note *
Présence d’enfants
Pas d’enfants ou tous les enfants ont plus de 24 ans(réf.) 14,7 81,0 87,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Âge du plus jeune enfant 0 à 4 ans 16,4Note * 78,2Note * 88,2 3,3Note *
Âge du plus jeune enfant 5 à 9 ans 16,6Note * 77,3Note * 86,6 3,7Note *
Âge du plus jeune enfant 10 à 14 ans 16,2Note * 79,0Note * 86,5 2,8Note *
Âge du plus jeune enfant 15 à 24 ans 14,6 82,2Note * 88,8Note * 1,8Note *
Statut d’immigrant
Né(e) au Canada (réf.) 15,1 80,7 88,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Immigrant 15,5 80,8 86,5Note * -12,9Note *
Autre 12,1Note * 77,4Note * 80,3Note * -14,4Note *
Catégorie de travailleur
Avec emploi (réf.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 82,2 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Travailleur autonome Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 71,1Note * Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Emploi temporaire / permanent
Temporaire (réf.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Permanent Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 5,6Note *
Syndiqué ou couvert par une convention collective
Oui Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 12,1Note *
Non (réf.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
États de service (mois) dans l’emploi actuel
Moins de 12 (réf.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
12 à 59 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 4,2Note *
60 à 119 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 14,1Note *
120 à 179 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 21,3Note *
180 à 239 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 24,9Note *
240 à 299 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 29,2Note *
300 et plus Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 34,3Note *
Province de résidence
Terre-Neuve-et-Labrador 8,1Note * 82,8Note * 73,4Note * -9,4Note *
Île-du-Prince-Édouard 13,5Note * 85,3Note * 81,2Note * -17,7Note *
Nouvelle-Écosse 12,1Note * 81,3 84,9Note * -16,8Note *
Nouveau-Brunswick 10,4Note * 83,6Note * 83,5Note * -16,9Note *
Québec 13,6Note * 79,5Note * 86,9Note * -7,3Note *
Ontario (réf.) 15,7Note * 81,1 88,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Manitoba 13,4Note * 81,2 89,0 -9,7Note *
Saskatchewan 16,7 82,0 87,3Note * -2,2Note *
Alberta 15,2 81,5 87,9 11,9Note *
Colombie-Britannique 17,7Note * 78,9Note * 88,0 1,2Note *

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Renseignements additionnels

Articles connexes

Sources de données

Références bibliographiques


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