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Information population active
Ne pas publier avant 7 heures (HAE) vendredi 9 juin 2006
Pour la semaine se terminant le 20 mai 2006


Analyse — Mai 2006

Une hausse de quelque 97 000 emplois a été enregistrée en mai, hausse qui a égalé celle atteinte en janvier 2002. Cette poussée de l’emploi a fait baisser le taux de chômage de 0,3 point de pourcentage, celui-ci passant à 6,1 %, son niveau le plus bas depuis décembre 1974.

Cette forte croissance a fait grimper le taux d’emploi à un sommet sans précédent de 63,2 %. Au cours des cinq premiers mois de l’année, le nombre d’emplois a augmenté de 1,4 % (+220 000).

Toute la croissance observée en mai est survenue dans le travail à temps plein, une hausse estimée à 151 000 emplois, la plus forte augmentation jamais enregistrée. Ce bond est attribuable aux nouveaux venus sur le marché du travail qui ont obtenu des emplois à temps plein et coïncide avec une diminution du nombre de travailleurs à temps partiel.

Si l’emploi a continué de monter en flèche en Alberta, des hausses appréciables ont également été relevées en Ontario et au Québec en mai. La vigueur du secteur des services dans ces deux provinces a plus que neutralisé l’érosion persistante du secteur de la fabrication.

À l’échelon du pays, l’emploi s’est replié dans le secteur de la fabrication et dans les services d’enseignement. Cependant, de fortes hausses ont été observées dans un certain nombre de branches d’activité. En mai, les augmentations les plus fortes ont été signalées dans le secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location, dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, et dans les administrations publiques. Au cours des 12 derniers mois, l’emploi a progressé dans presque toutes les branches d’activité.

Les hommes, les femmes et les jeunes se sont partagé les hausses de l’emploi relevées en mai. La croissance vigoureuse de l’emploi des jeunes prolonge la tendance de forte progression amorcée en septembre 2005.

Les salaires ont continué d’augmenter en raison de la vigueur du travail à temps plein et de la diminution du taux de chômage. En mai, le salaire horaire moyen s’est accru de 3,8 % par rapport à ce qu’il était 12 mois plus tôt, soit un taux de croissance supérieur à la dernière hausse de l’Indice des prix à la consommation (+2,4 %). En Alberta, où le marché du travail est serré, le salaire horaire moyen a fait un bond de 7,3 %.

Croissance généralisée de l’emploi

Le secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location a affiché une forte progression de l’emploi en mai (+31 000), ce qui porte à 55 000 (+5,5 %) les hausses depuis le début de l’année. La croissance en mai s’est concentrée au Québec.

En mai, le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale comptait 23 000 travailleurs de plus. L’emploi a progressé de 3,4 % depuis 12 mois dans ce secteur, et la majeure partie des hausses est survenue dans les hôpitaux.

La croissance dans les administrations publiques s’est chiffrée à quelque 22 000 emplois, tous dans les administrations municipales et provinciales. Les hausses observées en mai ont effacé les pertes subies plus tôt cette année, de sorte que l’emploi dans ce secteur a peu bougé depuis 12 mois.

En mai, le secteur de l’hébergement et des services de restauration a également affiché une progression de l’emploi (+17 000), la première cette année. L’Alberta a accaparé la majeure partie de cette hausse.

Le secteur de la fabrication a perdu 22 000 emplois en mai, ces pertes étant réparties entre l’Ontario et le Québec. Depuis la fin de 2002, au moment où s’est amorcé le repli de ce secteur, le nombre d’emplois a chuté de 8,0 % (-187 000).

Le boom économique se poursuit en Alberta

En Alberta, la croissance de l’emploi (+32 000) en mai a fait passer le taux d’emploi à un sommet inégalé de 71,4 %. Cette hausse est attribuable à l’accroissement de la population, les travailleurs migrant dans cette province où la demande de main-d’oeuvre est forte. En mai, le taux de chômage a légèrement fléchi (-0,1 point) pour se fixer à 3,4 %.

Les hausses de l’emploi en Alberta sont principalement survenues dans le secteur des services, notamment dans les soins de santé et l’assistance sociale, dans le secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location, ainsi que dans l’hébergement et les services de restauration. La construction a également profité d’une hausse de l’emploi. Bien qu’il ait peu varié en mai, l’emploi dans les ressources naturelles a grimpé de 14,0 % depuis décembre dernier. La progression de l’emploi en Alberta s’établit à 4,2 % depuis le début de l’année – le taux de croissance le plus élevé de toutes les provinces.

Après avoir connu une hausse modérée au cours des quatre premiers mois de l’année, le nombre d’emplois en Ontario a augmenté de 34 000 en mai, si bien que le taux de chômage a fléchi de 0,3 point de pourcentage pour se fixer à 5,9 %.

Le secteur de la fabrication en Ontario a continué de perdre des emplois en mai (-13 000). Depuis le début de l’année, l’emploi dans ce secteur en Ontario a reculé de 2,8 % (-30 000). La vitalité du secteur des services de la province a toutefois réussi à contrebalancer les pertes du secteur de la fabrication. L’emploi dans le commerce de détail et de gros poursuit sur son élan, en hausse de 26 000 en mai. Les services professionnels, scientifiques et techniques ont aussi contribué à la croissance observée en mai, le nombre de travailleurs dans ce secteur ayant augmenté de 21 000. En revanche, les services d’enseignement ont cédé 17 000 emplois en mai. Malgré ce fléchissement, l’emploi dans ce secteur reste de 3,4 % supérieur à ce qu’il était il y a 12 mois.

En mai, le nombre d’emplois a augmenté de 31 000 au Québec, de sorte que le taux de chômage a baissé de 0,4 point pour s’établir à 7,9 %, le deuxième plus bas taux des trente dernières années. Cette progression, comme en Alberta et en Ontario, a été animée par le dynamisme du secteur des services qui a permis d’effacer la perte de 12 000 emplois manufacturiers. Les augmentations les plus marquées ont été relevées dans le secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location (+20 000) ainsi que dans celui de l’information, de la culture et des loisirs (+16 000).

Au Nouveau-Brunswick, le taux de chômage a fléchi pour s’établir à 8,6 % en mai, le niveau le plus bas jamais atteint dans cette province. Cette diminution de 0,5 point du taux de chômage, toutefois, s’explique par le retrait de la population active de femmes et d’hommes adultes plutôt que par une progression de l’emploi.

Croissance sans précédent du travail à temps plein en mai

Le nombre d’emplois à temps plein a bondi de 151 000 en mai, dépassant largement la hausse record précédente. Ces augmentations ont été généralisées, mais elles ont été particulièrement marquées en Ontario, où la croissance du travail à temps plein s’est chiffrée à 80 000 emplois.

En Alberta comme au Québec, presque toute la progression de l’emploi en mai s’est manifestée dans le travail à temps plein (+28 000 et +27 000, respectivement). Si le travail à temps plein a progressé de 5,0 % depuis le début de l’année en Alberta, il est resté pratiquement inchangé au Québec.

Au niveau national, l’emploi à temps plein a progressé de 3,1 % depuis 12 mois, alors que le travail à temps partiel a reculé de 1,2 %. Globalement, le nombre total d’emplois a augmenté de 2,3 % au cours de cette période, ce qui laisse penser que de nombreux travailleurs à temps partiel se seraient convertis en travailleurs à temps plein et que les nouveaux venus sur le marché du travail se trouvent des emplois à temps plein.

Les jeunes stimulent la croissance de l’emploi en Ontario

En mai, les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) ont profité d’une hausse de 25 000 emplois (+1,0 %) au Canada. La majeure partie de cette augmentation est survenue en Ontario, où les jeunes se sont taillé la part du lion pour ce qui est de la croissance globale de l’emploi (+24 000). Depuis le début de l’année, l’Ontario a bénéficié d’une forte progression de l’emploi des jeunes (+2,6 %). Il en va de même pour l’Alberta, l’emploi des jeunes ayant fait un bond de 5,4 % dans cette province depuis le début de 2006.

En Colombie-Britannique, malgré un recul de l’emploi des jeunes en mai, cette province suit une tendance à la hausse depuis 22 mois. Depuis août 2004, l’emploi des jeunes en Colombie-Britannique a grimpé de 16,3 % (+49 000). Au cours de cette période, leur taux d’activité a gagné 5,4 points pour atteindre 66,4% en mai.

De mai à août, l'Enquête sur la population active recueille de l'information sur le marché du travail concernant les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui allaient à l'école à temps plein en mars et qui ont l'intention de retourner aux études à l'automne. Les résultats de l'enquête pour le mois de mai fournissent les premiers indicateurs du marché des emplois d'été pour les étudiants âgés de 20 à 24 ans. Cependant, un grand nombre des étudiants plus jeunes, âgés de 15 à 19 ans, n'ont pas encore fini les cours pour l'été. Les données de juin, juillet et août fourniront d'autres renseignements sur le marché des emplois d'été. Les estimations publiées ne sont pas désaisonnalisées, et les comparaisons ne peuvent donc être faites que d'une année à l'autre.

Les étudiants âgés de 20 à 24 ans ont connu, en mai 2006, un marché des emplois d’été comparable à celui de mai 2005. Le taux d’emploi s’est légèrement replié (-0,3 point), par rapport au sommet inégalé en 15 ans atteint en mai 2005, pour s’établir à 61,9 %.

L’emploi chez les femmes adultes continue de s’affermir

En mai, les femmes adultes (âgées de 25 ans et plus) ont profité d’une hausse de 32 000 emplois, la progression du travail à temps plein ayant été supérieure au recul du travail à temps partiel. Jusqu’à présent cette année, ce groupe a affiché une croissance de l’emploi plus forte que celle des hommes adultes. Globalement, l’emploi chez les femmes adultes a augmenté de 2,0 % (+126 000), comparativement à 0,7 % (+52 000) pour les hommes adultes.

Après avoir fléchi en 2005, le taux d’activité des femmes adultes a rebondi de 0,5 point depuis février 2006 pour atteindre 61,3 % en mai.

Note aux lecteurs

Comparaison des estimations actuelles de l'Enquête sur la population active aux estimations antérieures à 1976

Au cours des derniers mois, on a fait état, dans le cadre de l'Enquête sur la population active (EPA), de taux de chômage si faibles que certains utilisateurs des données de l'EPA ont dit souhaiter comprendre le contexte historique de la présentation de ces chiffres. Il convient d'être prudent quand on compare les dernières estimations d'emploi ou de chômage à celles produites avant 1976, c'est-à-dire avant le remaniement en profondeur du questionnaire de l'enquête.

La version de 1976 du questionnaire comporte des questions directes visant à déterminer la situation par rapport au marché du travail, au lieu des questions sur « l'activité principale » posées antérieurement. En 1975, l'ancien questionnaire et le nouveau ont été utilisés en parallèle. L'analyse de l'incidence sur les chiffres relatifs à l'emploi et au chômage a montré que le nouveau questionnaire est associé à des niveaux d'emploi plus élevés, particulièrement chez les jeunes et chez les femmes, ainsi qu'à des niveaux de chômage plus élevés, surtout chez les femmes.

Au moment de l'adoption du nouveau questionnaire, on a créé une série chronologique en ajustant les estimations de l'emploi et du chômage antérieures à 1976 à l'aide des facteurs établis à partir de l'utilisation en parallèle des deux questionnaires. On a appliqué des ratios aux données de 1966 à 1975 pour les rendre plus comparables, mais pas entièrement, aux nouvelles estimations. Bien que les données de 1966 à 1975 soient disponibles, les utilisateurs doivent donc encore faire preuve de prudence lorsqu'ils comparent des chiffres se rapportant aux deux périodes, puisque les questionnaires étaient différents. La prudence est d'autant plus de mise pour les chiffres les plus anciens, c'est-à-dire ceux plus près de 1966.

Graphique 2Indicateurs de l'emploi et du chômage, Canada, données
désaisonnalisées
Graphique 3Indicateurs de l'emploi et du chômage, Canada, données
désaisonnalisées
Graphique 4Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 5Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 6Indice de l'emploi selon la branche d'activité, Canada, données
désaisonnalisées, janvier 2003=100
Graphique 7Indice de l'emploi selon la province, données désaisonnalisées,
janvier 2003=100
Graphique 8Indice de l'emploi selon la province, données désaisonnalisées,
janvier 2003=100


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Date de modification : 2006-06-09 Avis importants