Série de documents de recherche sur les dépenses des ménages
Guide de l’utilisateur, Enquête sur les dépenses des ménages, 2015
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1. Introduction
Le guide de l’utilisateur présente de l’information d’intérêt pour les utilisateurs des données de l’Enquête sur les dépenses des ménages (EDM) de 2015. Il comporte des descriptions des définitions de termes et variables de l’enquête ainsi que de la méthodologie de l’enquête et de la qualité des données. Il renferme également une section décrivant des exemples d’estimations susceptibles d’être tirées des données de l’enquête.
L’EDM est effectuée annuellement dans les dix provinces. À partir de l’EDM 2015, l’enquête est effectuée, à chaque deux ans, dans les trois capitales des territoires. Les données sont collectées auprès des ménages à partir d’un questionnaire (administré par entrevue personnelle) et d’un journal de dépenses qui est complété, uniquement par une partie des ménages sélectionnés pour l’entrevue, pour une période de deux semaines suivant l’entrevue. Le questionnaire est utilisé pour collecter l’information sur les dépenses plus élevées ou moins fréquentes à l’aide de périodes de rappel adaptées au type de dépense (dernier mois, derniers 3 mois, derniers 12 mois, ou dernier paiement), tandis que le journal fait la collecte des dépenses plus détaillées ou fréquentes.
La collecte des données est effectuée en continue au cours de l’année pour s’assurer de capter les variations saisonnières. L’EDM 2015 a été réalisée entre janvier 2015 et décembre 2015 auprès d’un échantillon de 17 603 ménages dans les dix provinces et de 767 ménages dans les trois capitales des territoires. Des renseignements détaillés sur les dépenses des ménages ont été recueillis, ainsi que de l’information sur les caractéristiques du logement, les caractéristiques démographiques des ménages et l’équipement que possède le ménage.
La dernière année pour laquelle les données de l’EDM ont été collectées dans les territoires était 2012. À ce moment l’ancien modèle de l’enquête était utilisé dans les territoires. En 2015, l’EDM collecte les données uniquement dans les trois capitales des territoires (Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit) en utilisant le nouveau modèle mis en place pour les provinces en 2010. Pour cette raison les données des trois capitales du nord collectées en 2015 ne doivent pas être comparées aux données des territoires collectées en 2012 ou avant.
Il est important de noter que les données à l’échelle nationale incluent les dix provinces uniquement.
Les estimations des dépenses des ménages pour les dix provinces sont disponibles aux échelons national et provincial ainsi que par mode d’occupation du logement, âge de la personne de référence, taille de la région de résidence, type de ménage et quintile de revenu du ménage. Des estimations détaillées des dépenses alimentaires sont aussi produites.
Les estimations des dépenses des ménages sont produites pour les trois capitales du nord (Whitehorse, Yellowknife and Iqaluit). Les estimations par mode d’occupation du logement, âge de la personne de référence, taille de la région de résidence, type de ménage et quintile de revenu du ménage ne sont pas produites pour les territoires en raison des faibles tailles d’échantillon dans les capitales territoriales.
Pour obtenir des totalisations personnalisées ou de plus amples renseignements au sujet de l’Enquête sur les dépenses des ménages, veuillez communiquer avec le service à la clientèle (613-951-7355, 1-888-297-7355 ou STATCAN.income-revenu.STATCAN@canada.ca), Division de la statistique du revenu.
2. Définitions
2.1. Notions générales
Année de référence de l’enquête : Correspond à l’année de la collecte des données, du 1er janvier au 31 décembre 2015.
Cadeaux : Toute dépense peut inclure des cadeaux faits à des personnes à l’extérieur du ménage. Seule la valeur des cadeaux de vêtements est déclarée séparément.
Dépense : Coût net de tous les biens et services reçus pour utilisation personnelle à l’intérieur d’une période donnée (par exemple, 1, 3 ou 12 mois), peu importe si les biens ou services ont été payés durant cette période, et peu importe si ces dépenses ont été effectuées au Canada ou à l’étranger. Les dépenses attribuables à une entreprise sont exclues.
Échange : Lorsqu’un bien échangé sert à réduire le prix de l’article, le plus souvent un véhicule, le montant de la dépense est le coût total après l’échange. Les transactions immobilières font exception.
Membre du ménage : Personne demeurant habituellement dans le logement à la date de l’entrevue.
Ménage : Personne ou groupe de personnes occupant un logement. Le nombre de ménages est par conséquent égal au nombre de logements occupés.
Personne de référence : Le membre du ménage qui est interviewé choisit le membre du ménage qui doit figurer à titre de personne de référence après avoir entendu la définition suivante : « La personne de référence du ménage est le membre du ménage qui est principalement responsable de sa gestion financière (p. ex. la personne qui paie le loyer, les versements hypothécaires, les taxes foncières et l’électricité). Lorsque des membres du ménage se partagent la tâche à parts égales, choisissez un des membres comme personne de référence ». La personne de référence doit être membre du ménage à la date de l’entrevue.
Règlement d’assurance : Lorsqu’un règlement d’assurance a servi à faire réparer ou à remplacer un bien, l’enquête n’indique que la franchise payée pour l’article.
Taxes incluses : Toutes les dépenses comprennent, le cas échéant : la taxe de vente harmonisée, la taxe sur les produits et services, les taxes de vente au détail provinciales, les pourboires, les droits de douane, et tous les autres prélèvements ou taxes.
2.2. Caractéristiques des ménages
Âge de la personne de référence : Correspond à l’âge de la personne de référence à la date de l’entrevue.
Estimation du nombre de ménages : Estimation du nombre de ménages au cours de l’année de référence de l’enquête.
Propriétaire du logement : Ménage vivant dans un logement appartenant (avec ou sans hypothèque) à un membre du ménage à la date de l’entrevue.
Répondants à l’entrevue : Correspond au nombre de ménages admissibles moins les ménages n’ayant pu être contactés par les intervieweurs, les ménages ayant refusé de participer et les ménages dont le questionnaire de l’entrevue a été rejeté en raison d’un niveau d’information insuffisant.
Revenu du ménage avant impôt : Correspond au revenu total avant impôt que le ménage a reçu au cours de l’année précédant l’année de référence de l’enquête. Il inclut les sources de revenu de toute provenance y compris les transferts gouvernementaux : bourses d’études et subventions de recherche, salaires et traitements avant déductions, revenu net d’un emploi autonome agricole, revenu net d’un emploi autonome non agricole, Prestation universelle pour la garde d’enfants, Pension de la Sécurité de la vieillesse, prestations du RPC/RRQ, prestations d’assurance-emploi, assistance sociale, indemnités pour accidents du travail, crédit TPS/TVH fédéral, crédits d’impôt provinciaux, autres transferts gouvernementaux, pensions de retraite privées, pension alimentaire reçue, autres revenus imposables et revenus d’un REEI et revenus de placement.
Taille du ménage : Nombre de personnes dans le ménage à la date de l’entrevue.
2.3. Exemples de dépenses des ménages
Achats d’automobiles, fourgonnettes et camions : Prix d’achat net, y compris le matériel supplémentaire, les accessoires et les garanties achetées au moment de l’achat du véhicule, après déduction de la valeur de la reprise ou d’une vente distincte. (Il y a vente distincte lorsqu’un véhicule est vendu indépendamment par le propriétaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas échangé au moment de l’achat ou de la location d’un autre véhicule.)
Aliments achetés au magasin : On entend par « magasin » tous les commerces où sont vendus des aliments, tels que les épiceries, les magasins d’alimentation spécialisés, les magasins à rayons, les magasins de type entrepôt, et les dépanneurs, ainsi que les fournisseurs d’aliments congelés, les marchés et les comptoirs de produits agricoles en plein air et tous les autres établissements sans service. Les dépenses sont nettes des coupons de réduction ou rabais à la caisse et incluent les dépôts demandés lors de l’achat. Ces dépôts sont exclus des dépenses lors du remboursement et apparaissent comme dépenses négatives (entrées d’argent) dans la section « Dépenses diverses ».
Aliments achetés au restaurant : On entend par « restaurant » les restaurants avec service aux tables, les restaurants-minute et les cafétérias, ainsi que les comptoirs-rafraîchissements, les casse-croûte, les machines distributrices, les cantines mobiles, les traiteurs et les friteries. Ces dépenses incluent les pourboires et n’incluent pas les dépenses pour les boissons alcoolisées.
Appareils électroménagers : Prix d’achat net après déduction de l’allocation d’échange et de tout autre rabais. Exclut les appareils électroménagers inclus dans l’achat d’une maison.
Boissons alcoolisées : Comprend les boissons alcoolisées achetées au magasin et dans les restaurants. Les dépenses d’articles et frais pour production personnelle de bière, de vin ou de spiritueux sont également incluses.
Consommation courante totale : Somme des dépenses alimentaires, de logement, courantes, d’ameublement et équipement ménager, de vêtements et accessoires, de transport, de soins de santé, de soins personnels, de loisirs, d’éducation, de matériel de lecture et autres imprimés, de produits de tabac et boissons alcoolisées, de jeux de hasard, et de dépenses diverses.
Dépenses totales : Somme de la consommation courante totale, des impôts sur le revenu, des paiements d’assurance individuelle et cotisations à des régimes de pension de retraite, et des dons en argent, pensions alimentaires et contributions aux œuvres de bienfaisance.
Eau, combustibles et électricité (pour le logement principal) : Dépenses relatives aux services d’aqueduc et d’égouts, d’électricité, et de gaz naturel et d’autres combustibles pour le logement principal, qu’il soit loué ou appartenant à un membre du ménage.
Forfait-voyages : Comprend au moins deux éléments tels que le transport et l’hébergement, ou bien l’hébergement avec la nourriture et les boissons.
Hébergement hors du foyer : Inclut toutes les dépenses d’hébergement en voyage. Exclut les dépenses d’hébergement engagées dans le cadre d’un forfait-voyage.
Impôts sur le revenu : Somme des impôts fédéral et provincial sur le revenu pour l’année d’imposition précédant l’année de référence de l’enquête. Sont inclus l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les gains en capital et l’impôt sur les retraits d’un REER, une fois prises en compte les exemptions, les déductions, les crédits d’impôt non remboursables et l’abattement du Québec remboursable. Les primes d’assurance-maladie provinciale sont aussi incluses.
Jeux de hasard : Dépenses pour tous les types de jeux de hasard. Les dépenses ne sont pas nettes des gains provenant de ces jeux.
Logement : Logement principal (appartenant au ménage ou loué) et tout autre logement (comme les maisons de villégiature ou l’hébergement pendant les voyages).
Loyer : Dépenses nettes pour le loyer, excluant les dépenses pour l’utilisation du logement à des fins commerciales, ou du montant provenant de la location de pièces. Inclut les montants supplémentaires payés au propriétaire.
Primes d’assurance des locataires/propriétaires : Primes versées pour les polices d’assurance-incendie et d’assurance générale.
Produits de tabac et articles pour fumeurs : Comprennent les cigarettes, tabac, cigares, cigarettes électroniques, allumettes, pipes, briquets, cendriers, papier et tubes à cigarettes, et autres articles pour fumeurs.
Rabais et remboursements : Indiqués dans les tableaux de données comme des « dépenses négatives » puisqu’ils constituent une entrée d’argent pour le ménage plutôt qu’une sortie.
Réparations et entretien (logement appartenant à l’occupant) : Dépenses pour les coûts de la main-d’œuvre et des matériaux pour tous les types de travaux de réparations et d’entretien, incluant les dépenses pour les réparations et l’entretien de l’équipement, des appareils et des accessoires encastrés. Les dépenses pour les modifications et les améliorations sont exclues puisqu’elles sont considérées comme une augmentation de l’actif (investissement) et non comme une dépense.
Soins de santé : Comprennent les frais directs défrayés par les ménages nets des dépenses remboursées, ainsi que les primes d’assurance-maladie privée.
Taxes foncières et scolaires et frais d’égouts et d’aqueduc pour maisons de villégiature et autres résidences secondaires appartenant au ménage : Le montant facturé, à l’exclusion des remises. Les frais de service spéciaux (par exemple, la collecte des déchets, égouts), les améliorations locales, les taxes scolaires, et les redevances d’eau sont inclus si ces éléments figurent dans la facture de taxes foncières.
2.4. Caractéristiques du logement
Besoin de réparations : Indique l’importance, selon le répondant, des réparations nécessaires à la date de l’entrevue pour remettre le logement à son état original. Les travaux de rénovation, les ajouts, les transformations ou les travaux d’amélioration en vue d’économiser l’énergie qui amélioreraient l’état original du logement ne sont pas inclus.
- Les réparations majeures se rapportent à des défauts graves dans la structure du logement, ainsi que dans la plomberie, le système électrique et le système de chauffage. Cela comprend, par exemple, les tuyaux corrodés, les fils électriques endommagés, les planchers affaissés, les murs renflés et plafonds humides et les fondations qui s’effritent.
- Les réparations mineures se rapportent à des défauts dans la surface ou le revêtement du logement, et des défauts moins graves dans la plomberie, le système électrique et le système de chauffage. Cela comprend, par exemple, les petites fissures dans les murs intérieurs et les plafonds, les appareils d’éclairage et interrupteurs brisés, les carreaux de fenêtre brisés ou fêlés, les éviers qui fuient, les bardeaux ou la partie du revêtement extérieur manquants et la peinture écaillée.
Genre de logement : Genre de logement où demeure le ménage à la date de l’entrevue. Un logement est un ensemble structurellement séparé de pièces habitables ayant une entrée privée donnant sur l’extérieur ou accessible par un vestibule commun ou une cage d’escalier.
- Un logement individuel non attenant comprend seulement une unité de logement et est complètement séparé sur tous les côtés de toute autre construction, à l’exception de son propre garage ou remise.
- Un logement individuel attenant se compose de maisons jumelées ou maisons doubles ou de maisons en rangée.
- Appartement comprend les duplex (deux logements superposés), triplex, quadruplex et les immeubles à appartements.
- Les autres logements englobent les maisons mobiles, les maisons motorisées, les tentes, les wagons ou les bateaux (y compris les maisons flottantes et les bateaux d’habitation) qui servent de résidences permanentes et qui peuvent être déménagés dans un bref délai.
Mode d’occupation : Situation du ménage en matière de logement à la date de l’entrevue.
- Propriétaire avec hypothèque indique que le logement était la propriété d’un membre du ménage et qu’il y avait une hypothèque à la date de l’entrevue.
- Propriétaire sans hypothèque indique que le logement était la propriété d’un membre du ménage et qu’il n’y avait pas d’hypothèque à la date de l’entrevue.
- Locataire indique que le logement était loué par le ménage ou occupé sans frais à la date de l’entrevue.
Nombre de salles de bains (pour le logement occupé à la date de l’entrevue) : Nombre de pièces dans le logement avec une douche ou une baignoire.
2.5. Équipement ménager
Ordinateur : Exclut les systèmes qui servent exclusivement à des fins commerciales.
Service téléphonique conventionnel : Inclut les services téléphoniques conventionnels utilisés à des fins commerciales si le commerce est situé dans le logement.
Téléphone cellulaire : Inclut les téléphones cellulaires et les appareils de messagerie textuelle portatifs avec les capacités d’un téléphone cellulaire.
Utilisation d’Internet à la maison : Indique si le ménage a accès à l’Internet à la maison.
Véhicules appartenant au ménage : Nombre de véhicules (automobiles, camions et fourgonnettes) appartenant aux membres du ménage à la fin du mois précédant la date de l’entrevue.
2.6. Catégories de classification
Canada : Les données au niveau du Canada incluent les dix provinces seulement.
Capitales des trois territoires : Ce sont les trois capitales Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit (basé sur le concept de subdivision de recensement de 2011).
Quintile de revenu du ménage avant impôt (national) : Les groupes de revenu sont obtenus par le classement des ménages répondants de l’entrevue en ordre ascendant du revenu total des ménages avant impôt, et par la répartition subséquente des ménages en cinq groupes de tailles semblables. L’estimation du nombre de ménages dans chaque groupe devrait être en principe la même, mais des différences peuvent survenir en raison du poids du ménage à la frontière de deux quintiles car ce ménage doit se situer dans l’un ou l’autre des quintiles. De plus, la méthodologie particulière de l’enquête (avec une série de poids pour l’entrevue et une autre série de poids pour le journal) implique une estimation du nombre de ménages équivalente entre l’entrevue et le journal uniquement si les quintiles sont définis à l’échelle provinciale. Pour les quintiles nationaux, il pourrait y avoir une différence entre l’estimation du nombre de ménages selon les poids de l’entrevue ou ceux du journal (voir la section 5).
Mode d’occupation du logement : Renseignement sur le fait qu’un membre du ménage était propriétaire ou locataire du logement dans lequel le ménage vivait à la date de l’entrevue.
- Propriétaires désigne tous les ménages qui habitaient dans un logement appartenant (avec ou sans hypothèque) à un membre du ménage à la date de l’entrevue.
- Propriétaires avec hypothèque désigne les propriétaires d’un logement avec une hypothèque à la date de l’entrevue.
- Propriétaires sans hypothèque désigne les propriétaires d’un logement sans une hypothèque à la date de l’entrevue.
- Locataires désigne les ménages qui louaient un logement à la date de l’entrevue (à titre de locataire ayant un loyer ordinaire, ou ne payant aucun loyer ou un loyer réduit).
Type de ménage : Les ménages se répartissent selon les catégories suivantes :
- Ménages d’une personne sont les ménages où une seule personne occupe le logement à la date de l’entrevue.
- Ménages de couples sont les ménages où le conjoint de la personne de référence, marié ou en union libre, est membre du ménage à la date de l’entrevue. Ce type de ménage peut être réparti en ménages de conjoints sans enfant (sans autre personne), avec enfants (sans autre personne) et avec d’autres personnes. On entend par « enfants », les fils, filles ou les enfants en foyer nourricier de la personne de référence, célibataires, peu importe leur âge. On entend par « autres personnes », les fils, les filles et les enfants en foyer nourricier dont l’état matrimonial est autre que « célibataire, jamais marié », d’autres personnes apparentées par la naissance ou le mariage, et les personnes non apparentées.
- Ménages monoparentaux sont les ménages dans lesquels la personne de référence n’a aucun conjoint à la date de l’entrevue et où il y a au moins un enfant célibataire (fils, fille ou enfant en foyer nourricier de la personne de référence). Les ménages monoparentaux pour lesquels des données sont présentées ne comprennent pas d’autres personnes.
- Autres ménages sont les ménages composés de personnes apparentées seulement ou les ménages ayant au moins une personne non apparentée à la personne de référence (par exemple, un pensionnaire, un chambreur, un employé). On entend par personnes apparentées :
- les fils, les filles et les enfants en foyer nourricier de la personne de référence dont l’état matrimonial est autre que « célibataire, jamais marié » ; ou
- les personnes apparentées à la personne de référence par la naissance ou par le mariage (ni le conjoint, ni le fils ou la fille, ni l’enfant en foyer nourricier).
Taille de la région de résidence : Les logements échantillonnés sont attribués aux groupes suivants d’après la région où ils sont situés selon les limites de recensement de la population de 2011.
- Centres de population :
- 1 000 000 et plus
- 500 000 à 999 999
- 250 000 à 499 999
- 100 000 à 249 999
- 30 000 à 99 999
- 1 000 à 29 999
- Région rurale
Centre de population : Région ayant une concentration démographique d’au moins 1 000 habitants et une densité de population d’au moins 400 habitants au kilomètre carré. Les centres de population sont classés selon qu’ils sont petits, moyens ou grands tel que défini ci-dessous :
- Petit centre de population : 1 000 à 29 999
- Moyen centre de population : 30 000 à 99 999
- Grand centre de population urbain : 100 000 et plus
Région rurale : Toutes les régions situées à l’extérieur des centres de population sont considérées comme région rurale. Ensemble, les centres de population et les régions rurales couvrent tout le Canada.
Âge de la personne de référence : Les ménages sont regroupés selon l’âge de la personne de référence comme suit :
- Moins de 30 ans
- 30 à 39 ans
- 40 à 54 ans
- 55 à 64 ans
- 65 ans et plus
3. Méthodologie de l’enquête
3.1. La population cible
La population cible de l’EDM 2015 correspond à la population des dix provinces canadiennes et des capitales des trois territoires (Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit). Les pensionnaires d’établissements institutionnels et les membres des Forces canadiennes vivant dans des camps militaires sont exclus de la population cible ainsi que les personnes vivant dans les réserves indiennes. Ces exclusions représentent environ 2 % de la population.
Pour des raisons opérationnelles, les personnes vivant dans des régions où le taux de logements vacants est très élevé et où les coûts de collecte seraient exorbitants sont exclues de la collecte. Également exclues sont les personnes vivant dans d’autres types de logements collectifs tels que :
- les personnes qui vivent dans les résidences pour personnes âgées non autonomes ;
- les personnes qui vivent de façon permanente dans les résidences scolaires, les camps de travail, etc. ; et
- les membres d’ordre religieux et d’autres groupes vivant en communauté.
Les exclusions à la collecte représentent moins de 0,5 % de la population cible. Ces personnes sont toutefois incluses dans les estimations démographiques auxquelles sont ajustées les estimations de l’EDM (voir la section 3.6).
3.2. Le contenu de l’enquête et les périodes de référence
L’EDM recueille principalement des renseignements détaillés sur les dépenses des ménages. L’enquête collecte également les caractéristiques démographiques du ménage, certaines caractéristiques du logement (telles que le type, l’âge et le mode d’occupation du logement) ainsi que certains renseignements sur l’équipement que possède le ménage (par exemple, l’équipement électronique et le matériel de communication). De plus, des données sur le revenu provenant des données de l’impôt des particuliers sont combinées aux données de l’enquête.
Pour les dépenses collectées à partir du questionnaire, la longueur de la période de référence varie selon la période de rappel spécifiée dans la question (par exemple, le dernier mois, les trois derniers mois ou les douze derniers mois). La période de référence varie également en fonction du mois de collecte (par exemple « les douze derniers mois » pour les ménages de l’échantillon de janvier 2015 correspondent à la période de janvier 2014 à décembre 2014, tandis que la période de douze mois des ménages de l’échantillon de décembre 2015 correspond aux mois de décembre 2014 à novembre 2015). Les dépenses collectées à partir du journal de dépenses sont déclarées pendant une période de deux semaines.
Généralement, des périodes de référence plus longues sont utilisées pour collecter les dépenses relatives à des biens et services plus dispendieux ou achetés rarement ou irrégulièrement. À l’inverse, des périodes plus courtes sont utilisées pour les biens et services de moindre valeur ou achetés fréquemment ou régulièrement.
Pour les caractéristiques démographiques, les caractéristiques du logement et l’équipement ménager, la période de référence est la date de l’entrevue. La période de référence du revenu est l’année civile précédant l’année de l’enquête (par exemple, 2014 pour l’EDM de 2015).
3.3. Le plan d’échantillonnage
L’échantillon de l’EDM de 2015 est constitué de 17 603 ménages répartis dans les dix provinces et de 767 ménages répartis dans les trois capitales du nord (Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit).
3.3.1. Le plan d’échantillonnage dans les dix provinces
Dans les dix provinces, l‘échantillon a été sélectionné selon un plan de sondage stratifié à plusieurs degrés. Il s’agit essentiellement d’un plan à deux degrés dont le premier degré est un échantillon d’aires géographiques (appelées grappes). Une liste de tous les logements se trouvant dans les grappes sélectionnées est ensuite établie pour permettre la sélection d’un échantillon de logements dans chaque grappe. Les logements choisis qui sont habités par des individus de la population cible constituent l’échantillon de ménages de l’enquête. L’enquête utilise plusieurs composantes du plan de l’Enquête sur la population active (EPA) dans le but de minimiser les coûts d’opération, mais les logements sélectionnés pour l’EDM sont différents des logements sélectionnés pour l’EPA.
Depuis l’EDM 2012, la sélection des ménages pour compléter le journal était faite de sorte qu’on demandait à cinquante pourcent des ménages sélectionnés pour l’entrevue de compléter le journal. Ainsi, dans chaque grappe sélectionnée, un sous-échantillon des ménages sélectionnés complètent le journal. Le modèle de l’EDM de 2015 a été modifié de sorte que cent pourcent des ménages échantillonnés pour l’entrevue entre août et décembre ont aussi été sélectionnés pour compléter le journal. Le taux est resté à cinquante pourcent pour le reste de l’année.
L’échantillon national est d’abord réparti entre les provinces en tenant compte de la variabilité des dépenses totales des ménages et, dans une moindre mesure, du nombre de ménages dans chaque province. L’objectif est d’obtenir des estimations de qualité similaire entre les provinces. Les tailles d’échantillon par province sont fournies dans le tableau 1a de la section 4. L’échantillon est ensuite réparti entre les strates formées en regroupant des grappes ayant des caractéristiques similaires selon diverses variables sociodémographiques. Certaines strates ont été définies pour cibler des sous-populations particulières telles que les ménages à haut revenu. Dans le but d’améliorer la qualité des estimations, la répartition de l’échantillon dans les strates de ménages à haut revenu est supérieure à la répartition proportionnelle à la taille des strates qui est utilisée dans les autres strates.
Comme la collecte des données est effectuée mensuellement, l’échantillon est réparti en douze sous-échantillons de tailles similaires.
Les concepts géographiques utilisés pour l’échantillon de l’EDM 2015 sont ceux du Recensement de 2011.
3.3.2. Le plan d’échantillonnage dans les territoires
Dans les capitales des trois territoires, l‘échantillon a été sélectionné selon un plan de sondage à un degré. La première étape de l’allocation de l’échantillon était de déterminer le nombre de logements à échantillonner dans chaque capitale. L’échantillon global est alloué à chaque capitale selon sa taille et la qualité des estimations obtenues des cycles précédents de l’EDM dans le nord. Les tailles des échantillons des capitales des territoires sont présentées au tableau 1b de la section 4.
Dans les trois capitales des territoires du nord, tous les ménages sélectionnés pour l’entrevue, sont aussi appelés à compléter le journal des dépenses.
Comme pour les provinces, l’échantillon est réparti en douze sous-échantillons mensuels de tailles similaires, et les concepts géographiques utilisés pour les échantillons des capitales territoriales de l’EDM 2015 sont ceux du Recensement de 2011.
3.4. La collecte des données
L’EDM est une enquête à participation volontaire. Les données sont principalement obtenues directement du répondant à partir de deux modes de collecte : une entrevue en personne effectuée par un intervieweur à l’aide d’un questionnaire disponible sur un ordinateur portatif, et un journal dans lequel le ménage doit déclarer ses dépenses quotidiennes pendant une période de deux semaines. La collecte des données de l’EDM 2015 a été effectuée sur une base continue de janvier à décembre 2015 auprès d’un échantillon de ménages réparti sur douze cycles de collecte mensuelle.
Les ménages de l’échantillon doivent d’abord répondre à un questionnaire (administré par entrevue personnelle assistée par ordinateur) qui collecte principalement les dépenses régulières (telles que le loyer et l’électricité) et les dépenses moins fréquentes (telles que l’ameublement et les réparations au logement) pour une période de rappel dont la longueur varie selon le type de dépenses. Pour les dépenses régulières, l’approche consiste typiquement à collecter le montant du dernier paiement effectué ainsi que la période couverte par ce paiement. Pour les autres types de dépenses collectées à partir de l’entrevue, des périodes de rappel de un mois, trois mois ou douze mois sont utilisées. Les périodes de rappel sont définies en termes de mois précédant le mois de l’entrevue. Par exemple, une période de référence des trois derniers mois pour un ménage de l’échantillon de juin 2015 correspondra à la période du 1er mars au 31 mai 2015. Par ailleurs, les caractéristiques démographiques, les caractéristiques du logement et l’information sur l’équipement ménager, qui sont également recueillis à l’entrevue, représentent la situation du ménage au moment de l’entrevue. Depuis 2013, les répondants sont informés que les données d’enquête seront combinées avec des données de l’impôt des particuliers pour obtenir certaines variables reliées au revenu personnel des membres du ménage âgés de 16 ans et plus au 31 décembre de l’année civile précédant l’année de l’enquête. La période de référence des données sur le revenu provenant des données de l’impôt des particuliers est l’année civile précédant l’année de l’enquête.
À la suite de l’entrevue, on demande aux ménages sélectionnés pour compléter le journal des dépenses d’y inscrire les dépenses effectuées par tous les membres du ménage pendant une période de deux semaines débutant le lendemain de l’entrevue. Les ménages doivent inclure toutes leurs dépenses à l’exclusion de quelques types de dépenses tels que le loyer, les paiements réguliers pour les services publics, et l’achat de biens immobiliers et de véhicules. Les ménages ont la possibilité de fournir les reçus de leurs achats effectués durant la période de deux semaines afin de réduire la quantité d’information à transcrire dans le journal. Ils doivent toutefois ajouter de l’information supplémentaire sur le reçu si la description de l’item indiquée sur le reçu est incomplète.
Un suivi téléphonique est effectué quelques jours après l’entrevue pour vérifier si le répondant a des questions à propos du journal et pour rappeler des informations importantes relatives à la façon de le remplir. À la fin de la période de deux semaines, l’intervieweur retourne au logement du répondant pour reprendre le journal et poser quelques questions supplémentaires qui permettent au répondant de rapporter certaines dépenses qu’il pourrait avoir oublié de déclarer.
Les journaux ainsi que tous les reçus fournis par les répondants sont numérisés et saisis au bureau central de Statistique Canada. On assigne ensuite un code de classification de dépenses à chacun des items parmi une liste de plus de 650 codes différents.
3.5. Le traitement des données et le contrôle de la qualité
Le questionnaire informatisé comporte de nombreuses caractéristiques permettant de maximiser la qualité des données recueillies. De multiples contrôles sont intégrés au questionnaire afin d’identifier des valeurs inhabituelles et de détecter des incohérences logiques. Lorsqu’une réponse est rejetée à la vérification, l’intervieweur est invité à corriger l’information (avec l’aide du répondant au besoin). Une fois que les données sont transmises au bureau central, on entreprend une série complète d’étapes de traitement pour effectuer une vérification approfondie de chacun des questionnaires reçus. Les réponses invalides sont corrigées ou identifiées pour l’imputation.
Plusieurs vérifications sont également effectuées sur les données des journaux lorsque ces derniers sont reçus au bureau central ainsi que tout au long des étapes de saisie et de codage. On s’assure par exemple que les dates de début et de fin de la période de référence du journal sont indiquées, que les dépenses déclarées ont été effectuées pendant la période de référence visée, et qu’il n’y a pas d’items qui apparaissent à la fois sur les données transcrites dans le journal et sur les reçus fournis par le répondant. Après la validation, la saisie et le codage, des procédures de contrôle de qualité sont appliquées. Un échantillon de journaux est choisi pour être vérifié au complet de nouveau afin de s’assurer que les journaux ont été saisis et codés selon les procédures établies.
On entreprend ensuite une série d’étapes de vérification approfondie sur l’ensemble des journaux, et les réponses invalides sont corrigées ou identifiées pour l’imputation. La dernière étape consiste à évaluer si la qualité de l’information déclarée sur les journaux est suffisante en utilisant des paramètres basés sur les caractéristiques du ménage. On compare les dépenses et le nombre d’articles déclarés à des seuils minimum estimés par région géographique (provinces de l’Atlantique, Québec, Ontario, provinces des Prairies, Colombie-Britannique, et les trois capitales des territoires du nord combinées), par classe de revenu du ménage et par taille du ménage. Les journaux qui remplissent les conditions sont considérés utilisables. Les autres journaux sont examinés et sont considérés utilisables dans la mesure où une note explicative justifie le faible niveau de leurs dépenses ou le petit nombre d’items déclarés (par exemple, une personne vivant seule qui avait peu de dépenses à déclarer parce qu’elle était en voyage d’affaires pendant la période où elle remplissait le journal). Les journaux qui ne répondent pas aux critères de journaux utilisables sont traités au même titre que les journaux non-répondus ; ils sont exclus des estimations. Il est à noter que certains journaux utilisables sont incomplets et peuvent avoir des journées non répondues.
Pour résoudre les problèmes d’information manquante ou invalide à certaines questions de l’entrevue, on a généralement recours à l’imputation par enregistrement donneur selon la technique du plus proche voisin. C’est-à-dire, les données d’un autre répondant ayant des caractéristiques similaires (le donneur) sont utilisées pour imputer. L’imputation se fait sur un groupe de variables à la fois, ce groupe étant formé de sorte à tenir compte des relations entre ces variables. Les caractéristiques pour identifier le donneur sont choisies de sorte à être corrélées avec les variables à imputer. Le revenu du ménage, le type de logement, et le nombre d’adultes et d’enfants sont des caractéristiques souvent utilisées.
L’imputation par donneur est également utilisée lorsque certaines informations sont manquantes dans le journal des dépenses. Par exemple, un répondant peut avoir rapporté une certaine dépense mais ne pas avoir indiqué son coût, ou encore il peut avoir fourni le total d’un achat (tel que le total d’une épicerie) sans en détailler les composantes. L’imputation sert aussi à accroître le niveau de détail du codage des articles déclarés. Par exemple, il est possible que l’information obtenue du répondant permette uniquement de déterminer qu’il s’agit d’un produit de boulangerie alors qu’un code plus détaillé est nécessaire pour répondre aux besoins de l’enquête. L’imputation par donneur sera alors utilisée pour imputer le type de produit de boulangerie (par exemple, pain, craquelins, biscuits, gâteaux et autres pâtisseries, etc.). L’imputation est effectuée au niveau des items déclarés dans le journal et les caractéristiques souvent retenues pour identifier le donneur sont le coût, le code partiel disponible, le revenu et la taille du ménage. L’imputation se fait par province et trimestre pour tenir compte des différences provinciales et de la saisonnalité des dépenses.
Depuis 2012, la méthode d’imputation qui permet de détailler les dépenses lorsqu’un répondant fourni seulement un montant total dans le journal a été raffinée de sorte à utiliser de l’information supplémentaire sur le type de magasin où les achats ont été effectués. Cette méthode permet de mieux tenir compte de la vente croissante de produits d’alimentation dans les grandes chaînes de magasins non spécialisées en alimentation.
Pour le revenu personnel, les données fiscales manquantes ou invalides sont généralement imputées par donneur. L’imputation du revenu et des dépenses est effectuée principalement à partir du Système canadien de contrôle et d’imputation du recensement (SCANCIR) de Statistique Canada.
Après l’imputation des données, des taxes sont ajoutées aux items du journal qui sont rapportés en excluant les taxes. En effet, des instructions sont fournies aux répondants pour indiquer quand inclure ou ne pas inclure les taxes aux dépenses rapportées au journal de sorte à réduire le fardeau de réponse. Ainsi la taxe sur les produits et services (TPS), la taxe de vente provinciale (TVP), et la taxe de vente harmonisée (TVH) sont ajoutées aux items du journal selon les taux de taxation fédéraux et provinciaux.3.6. Pondération et estimation
L’estimation des caractéristiques de la population à partir d’une enquête par échantillon est fondée sur le postulat que chaque ménage échantillonné représente, en plus de lui-même, un certain nombre d’autres ménages dans la population cible. Ce nombre est désigné sous le nom de poids d’enquête.
Deux types de poids d’enquêtes sont nécessaires pour l’EDM (un poids pour l’entrevue et un deuxième pour le journal) pour deux raisons. La première raison est que, dans les provinces, Il n’y a qu’un sous ensemble des ménages échantillonnés à qui on demande de compléter le journal. En deuxième lieu, parmi les ménages sélectionnés pour compléter le journal, certains ne répondront seulement qu’à l’entrevue. Donc, seulement un sous-ensemble des ménages qui répondent à l’entrevue complétera aussi le journal.
3.6.1. Poids initiaux et ajustements pour la non-réponse
Le calcul du poids pour chaque ménage comporte plusieurs étapes. On dérive d’abord pour chaque ménage un poids initial correspondant à l’inverse de sa probabilité d’être sélectionnée de la population cible. Par la suite, des ajustements sont appliqués aux poids de l’entrevue et aux poids du journal.
Les poids de l’entrevue sont d’abord ajustés pour tenir compte des ménages qui n’ont pas répondu au questionnaire. Ils sont ensuite ajustés pour faire en sorte que certaines estimations de l’enquête concordent avec des agrégats ou des estimations provenant de sources d’information auxiliaires; cette opération est appelée l’étalonnage des poids. Trois sources de données sont utilisées pour l’étalonnage des poids tel que présenté à la section suivante.
Les poids du journal sont aussi ajustés pour tenir en considération les ménages qui n’ont pas complété le journal. Les poids du journal sont d’abord ajustés pour la non-réponse au questionnaire, et ensuite pour la non-réponse au journal parmi les répondants au questionnaire. Les poids du journal passent par la suite par le processus d’étalonnage tel que décrit à la section suivante.
3.6.2. Étalonnage des poids
3.6.2.1. Étalonnage des poids dans les provinces
En premier lieu, les poids de l’entrevue dans les provinces sont ajustés selon le nombre de personnes par groupe d’âge et le nombre de ménages par taille provenant des estimations de population produites par la Division de la démographie de Statistique Canada. Ces estimations sont basées sur les données du Recensement de 2011 ainsi que sur des données administratives. Les estimations annuelles du nombre de personnes selon neuf groupes d’âge (0 à 6, 7 à 17, 18 à 24, 25 à 34, 35 à 44, 45 à 54, 55 à 64, 65 à 74, et 75 et plus) sont utilisées à l’échelon provincial, et les estimations selon deux groupes d’âge (0 à 17 ans et 18 ans et plus) sont utilisées à l’échelle des régions métropolitaines de recensement. Pour le nombre de ménages, les poids sont ajustés pour que leur total corresponde aux estimations annuelles provinciales pour trois catégories de taille du ménage (une, deux et trois personnes ou plus). Un ajustement est également effectué afin d’assurer une représentation adéquate du nombre de ménages à chaque trimestre.
Une seconde source pour l’étalonnage des poids de l’entrevue est l’État de la rémunération payée (T4) de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Les données du T4 permettent de s’assurer que la distribution pondérée du revenu (sur la base des salaires et traitements) de l’enquête correspond à celle de la population canadienne. Les poids de l’entrevue sont donc ajustés pour correspondre aux comptes T4 du nombre d’individus par province pour six classes de salaires et traitements basées sur les percentiles provinciaux (0 au 25e, 25e au 50e, 50e au 65e, 65e au 75e, 75e au 95e, et 95e au 100e).
Débutant avec l’EDM 2012, une troisième source pour l’ajustement des poids de l’entrevue provient des données d’impôt des particuliers (T1) de l’ARC. Les poids de l’entrevue sont ainsi ajustés au nombre d’individus dans les trois classes de revenu personnel les plus élevées (basées sur les percentiles 95,5e, 97e et 98,5e) pour chacune des provinces, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard où une seule classe est utilisée. Cet ajustement vise à compenser la sous-représentativité de ces individus parmi les répondants à l’enquête.
Les poids du journal sont ajustés pour totaliser des estimations démographiques d’une façon similaire à celle utilisée pour les poids de l’entrevue. Les estimations démographiques du nombre de personnes utilisées à l’échelon provincial sont les mêmes pour le journal que pour l’entrevue, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard où uniquement sept groupes d’âge sont utilisés en raison de la petite taille d’échantillon (0 à 17, 18 à 24, 25 à 34, 35 à 44, 45 à 54, 55 à 64, et 65 et plus). À l’échelon des régions métropolitaines de recensement, la distinction des deux groupes d’âge (0 à 17 ans et 18 ans et plus) est maintenue uniquement pour Montréal, Toronto et Vancouver. Pour le reste des régions métropolitaines le nombre total des personnes est considéré. Comme pour les poids de l’entrevue, les poids du journal sont ajustés pour correspondre aux totaux des estimations annuelles provinciales pour les trois catégories de taille du ménage (une personne, deux, et trois ou plus) à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard où uniquement deux catégories de tailles de ménages sont considérées (une personne et trois ou plus combinés, et deux personnes). Pour le journal, aucun ajustement n’est effectué pour correspondre aux estimations par trimestre.
Les poids du journal sont aussi ajustés en fonction du revenu. Au lieu d’ajuster en fonction des données de salaires et traitement (T4), les poids sont ajustés aux estimations, provenant de l’entrevue, du nombre de ménages par quintile de revenu et par province (0-20e, 20e-40e, 40e-60e, 60e-80e et 80e-100e percentile). Cet ajustement aux estimations de l’entrevue permet de s’assurer que la distribution pondérée du revenu des ménages répondants du journal est cohérente avec celle des ménages répondants de l’entrevue. Les poids du journal sont aussi ajustés pour correspondre au nombre d’individus à revenu élevé provenant des comptes des données d’impôt des particuliers, en utilisant une seule classe de revenu établie à partir du 95,5e percentile (ce dernier ajustement n’est pas appliqué à l’Île-du-Prince-Édouard).
3.6.2.2. Étalonnage des poids dans les trois capitales des territoires du nord
Dans les trois capitales des territoires, uniquement cinq groupes de contrôles sont utilisés pour ajuster les poids de l’entrevue suite à la faible taille de l’échantillon dans ces villes. Ces poids sont ajustés pour que leur total corresponde aux estimations annuelles pour deux groupes d’âge (nombre de personnes âgées de moins que 18 ans et nombre de personnes âgées 18 ans et plus) et pour le nombre de ménages formés d’une personne, de deux personnes, et de trois personnes ou plus.
À Yellowknife et Whitehorse, les même totaux de contrôle démographiques utilisés pour l’entrevue sont aussi utilisés pour le journal. Vue la faible taille de l’échantillon à Iqaluit, seulement deux groupes de contrôles sont utilisés pour le journal : le nombre d’individus (tous les groupes d’âge combinés) et le nombre des ménages (toutes les tailles de ménages combinées).
3.6.3. Annualisation et autres ajustements
Toutes les dépenses collectées à partir de l’entrevue et du journal sont converties en montants annuels (annualisées) en les multipliant par un facteur adapté selon la période de rappel. Certaines dépenses sont aussi corrigées par un facteur d’ajustement lorsque des valeurs influentes (extrêmes) sont identifiées. Dans le cas du journal, un autre facteur d’ajustement est produit pour tenir compte des jours non-répondus.
Les estimations d’une catégorie de dépenses collectées lors de l’entrevue correspondent donc à la somme pondérée (par le poids de l’entrevue) des valeurs annualisées et ajustées. Les estimations d’une catégorie de dépenses qui provient des données du journal sont calculées de façon similaire à partir des poids du journal et des facteurs d’annualisation et d’ajustement appropriés. Finalement, les estimations des catégories de dépenses sommaires qui regroupent des composantes provenant des deux modes de collecte sont produites en additionnant les estimations des composantes provenant du journal et celles provenant de l’entrevue.
3.7. Les révisions historiques
Les estimations de l’EDM 2015 furent calculées à partir des poids ajustés aux projections démographiques de 2015. Ces projections démographiques sont fondées sur les données du Recensement de 2011 ainsi que sur de l’information plus récente provenant de sources administratives telles que les registres de naissances, décès et migration.
Afin de rendre possible la comparaison des estimations de l’EDM au cours du temps, les estimations de l’EDM 2010, 2011, 2012 et 2013 ont été révisées selon les projections démographiques basées sur le Recensement de 2011. Les estimations de l’EDM 2014 ont été produites en utilisant les projections du Recensement de 2011. Ainsi, le processus de pondération est uniformisé pour la période de 2010 à 2015.
Les révisions historiques basées sur le Recensement de 2011 tiennent aussi compte des améliorations à la méthode d’étalonnage des poids de l’entrevue et du journal introduites avec l’EDM 2014.
Les estimations de l’EDM antérieures à 2010 (2001-2009) sont basées sur des poids ajustés à des projections démographiques produites à partir des données du Recensement de 2001. Aucune révision de ces données (fondées sur les données du recensement de 2006 ou de 2011) n’est prévue en raison de la rupture dans les séries de données débutant avec l’EDM 2010 (voir section 3.9).
Aucune révision historique n’est prévue pour les données collectées dans les trois capitales du nord puisque 2015 marque la première année de collecte dans ces villes avec le nouveau modèle de l’EDM.
3.8. La période de référence des estimations
Avec la collecte mensuelle continue, la période à laquelle réfèrent les données collectées diffère d’un mois à l’autre tel qu’illustré à la figure 1. À titre d’exemple, pour un item de dépense collecté pour une période de rappel de trois mois, les données provenant de l’échantillon de juillet couvrent des dépenses effectuées du 1er avril au 30 juin alors que pour l’échantillon de décembre, les dépenses réfèrent à la période du 1er septembre au 30 novembre.

Description de la figure 1
Cette figure démontre les périodes de référence des échantillons pour chacune des douze périodes de collecte mensuelle de janvier à décembre, pour trois différentes longueurs de périodes de référence.
Pour chaque période de collecte mensuelle, les dépenses ayant une période de référence d’un mois couvrent le mois précédant le mois de la période de collecte, les dépenses ayant une période de référence de trois mois couvrent les trois mois précédant le mois de la période de collecte, et les dépenses avec une période de référence de douze mois couvrent les douze mois précédant le mois de la période de collecte. Les exemples qui suivent sont basés sur les périodes de collecte de janvier et décembre.
Pour la période de collecte de janvier de l’année de l’enquête, les dépenses ayant une période de référence d’un mois couvrent le mois de décembre de l’année précédant l’année de l’enquête, les dépenses ayant une période de référence de trois mois couvrent la période d’octobre à décembre de l’année précédant l’année de l’enquête, et les dépenses ayant une période de référence de douze mois couvrent la période de janvier à décembre de l’année avant l’année de l’enquête.
Pour la période de collecte de décembre de l’année de l’enquête, les dépenses ayant une période de référence d’un mois couvrent le mois de novembre de l’année de l’enquête, les dépenses ayant une période de référence de trois mois couvrent la période de septembre à novembre de l’année de l’enquête, et les dépenses ayant une période de référence de douze mois couvrent la période de décembre de l’année précédant l’enquête à novembre de l’année de l’enquête.
Les dépenses collectées pour une période de moins de douze mois sont annualisées pour que toutes des dépenses couvrent une période de douze mois. Les estimations de l’EDM sont produites en combinant les données des douze échantillons mensuels.
Lorsqu’on combine les données des douze échantillons mensuels pour générer des estimations de dépenses annuelles, pour les items de dépenses collectés avec une période de rappel de trois mois ou moins, les dépenses couvertes sont principalement des dépenses ayant été effectuées pendant l’année de référence de l’enquête. C’est aussi le cas pour toutes les dépenses collectées à partir du journal.
Pour les items de dépenses avec une période de rappel de douze mois, les dépenses collectées se distribuent entre janvier de l’année précédant l’année de l’enquête et novembre de l’année de l’enquête, en fonction du mois de collecte. Par exemple, les dépenses collectées en janvier couvrent la période de janvier à décembre de l’année précédant l’année de l’enquête, alors que les dépenses collectées en décembre couvrent la période de décembre de l’année précédant l’année de l’enquête à novembre de l’année de l’enquête. Pour que les estimations produites représentent une même période de douze mois lorsque les données des douze échantillons mensuels sont combinées, on doit faire l’hypothèse que les dépenses de l’année de l’enquête sont similaires à celles de l’année précédente. Ceci doit être considéré lorsqu’on compare des estimations basées sur des périodes de rappel de douze mois avec celles basées sur des périodes plus courtes.
Les limites du modèle de collecte à produire des estimations de dépenses référant à une même période (ou une même année) sont connues puisque la majorité des pays utilisent cette méthodologie. Malgré ces limites, la collecte continue avec des périodes de référence adaptées à la capacité du répondant à fournir l’information est considérée préférable pour obtenir des données reflétant les dépenses réelles des ménages.
3.9. La comparabilité dans le temps
L’Enquête sur les dépenses des ménages est menée sur une base annuelle depuis 1997. Cette enquête a repris une bonne part du contenu d’enquêtes antérieures, l’enquête périodique sur les dépenses des familles et l’enquête annuelle sur l’équipement ménager. Avant 2010, l’enquête était principalement fondée sur une entrevue effectuée au cours du premier trimestre de l’année pendant laquelle le ménage rapportait les dépenses encourues au cours de l’année civile précédente, quoique certains changements à la méthodologie et aux définitions aient eu lieu entre 1997 et 2009.
Une nouvelle méthodologie, qui combine l’utilisation d’un questionnaire et d’un journal pour collecter les dépenses des ménages, a été instaurée dans les dix provinces avec l’EDM 2010. Les périodes de rappel ont été raccourcies pour plusieurs items de dépenses et la collecte est maintenant effectuée en continue au cours de l’année. Bien que les catégories de dépenses se trouvant dans l’EDM remanié soient similaires à celles des années antérieures, les changements apportés aux méthodes de collecte des données, de traitement et d’estimation ont causé une rupture dans les séries de données. Par conséquent, les utilisateurs de l’EDM sont avisés de ne pas comparer les données de l’EDM depuis 2010 à celles d’années antérieures, à moins d’indication contraire.
Le nouveau modèle de l’EDM intègre une partie importante du contenu qui était auparavant collecté par l’Enquête sur les dépenses alimentaires (EDA), effectuée la dernière fois en 2001. Quoiqu’il existe certaines différences méthodologiques entre l’EDM et l’EDA, les données sur les dépenses alimentaires sont collectées dans les deux cas à partir d’un journal des dépenses que l’on demande au ménage de remplir sur une période de deux semaines. Le contenu du journal de l’EDM est un peu moins détaillé que celui de l’EDA (par exemple, les poids des aliments et leur quantité ne sont pas collectés) dans le but de contrôler le fardeau de réponse de l’EDM.
Le contenu de l’enquête a également fait l’objet d’une revue en 2010 dans le but de réduire le temps d’entrevue. Plusieurs composantes concernant l’équipement ménager et les caractéristiques du logement ont été exclues ainsi que la plupart des questions relatives à la variation de l’actif et du passif des ménages. Des modifications ont également été apportées à certaines définitions. De plus, débutant avec l’enquête de 2010, les données relatives au revenu des ménages et à l’impôt sur le revenu proviennent principalement de données d’impôt des particuliers.
Dans les trois capitales des territoires du nord, le nouveau modèle de l’EDM (appliqué dans les dix provinces depuis 2010) a été appliqué pour la première fois en 2015. Le plan d’échantillonnage dans les territoires a changé en 2015. Dans les années précédentes, la couverture géographique des territoires du nord était presque complète où uniquement les régions très éloignées étaient exclues. En 2015, la couverture géographique se limite aux trois capitales pour des raisons opérationnelles et budgétaires suite à l’adoption du nouveau plan de l’EDM. Pour cette raison, les utilisateurs sont appelés à ne pas comparer les données du nord de 2015 avec celles des années précédentes, à moins d’indication contraire.
Finalement, pour les années de référence de 2010 à 2015, les estimations de l’EDM sont basées sur des poids ajustés à des estimations démographiques produites à partir des données du Recensement de 2011.
4. Qualité des données
Comme toutes les enquêtes, l’EDM est sujette aux erreurs, et ce malgré toutes les précautions prises aux différentes étapes de l’enquête pour les éviter ou en contrôler les impacts. On distingue deux types d’erreurs : les erreurs d’échantillonnage et les erreurs non dues à l’échantillonnage.
4.1. Les erreurs d’échantillonnage
Les erreurs d’échantillonnage résultent du fait que l’on tire certaines conclusions au sujet de l’ensemble de la population à partir des renseignements obtenus auprès d’un échantillon de cette population uniquement. L’importance de l’erreur d’échantillonnage est fonction du plan de sondage et de la méthode d’estimation ainsi que de la taille d’échantillon et de la variabilité des données. La variabilité des données pour un item de dépense réfère aux différences entre les unités de la population en termes de dépenses pour cet item. En général, plus les différences entre les ménages sont grandes, plus l’erreur d’échantillonnage de cet item de dépense est élevée.
L’erreur type est une mesure fréquente de l’erreur d’échantillonnage. C’est le degré de variation que l’on observe dans les estimations suite au choix d’un échantillon particulier plutôt qu’un autre. Le coefficient de variation (CV) correspond à l’erreur type exprimée en tant que pourcentage de l’estimation. Il est utilisé pour indiquer le degré d’incertitude associé à une estimation. Par exemple, si l’estimation du nombre de ménages pour une caractéristique du logement donnée est de 10 000 ménages, et que le CV correspondant est de 5 %, la vraie valeur se situe entre 9 500 et 10 500 ménages 68 % du temps, et entre 9 000 et 11 000 ménages 95 % du temps.
Les erreurs types de l’EDM sont estimées selon la méthode du « bootstrap » (voir la bibliographie [1] à la section 7). Des CV sont disponibles pour les estimations nationales et provinciales ainsi que pour les estimations selon le type de ménages, l’âge de la personne de référence, le quintile de revenu du ménage, le mode d’occupation du logement et la taille de la région de résidence. Pour les territoires du nord, les CV sont disponibles pour les estimations des trois capitales.
4.2. La suppression de données
Pour des raisons de fiabilité, les estimations ayant un CV supérieur ou égal à 35 % ont été supprimées des tableaux publiés. Les estimations supprimées contribuent toutefois aux estimations des catégories sommaires. Par exemple, l’estimation pour un item particulier des dépenses en vêtements pourrait être supprimée, mais ce montant serait inclus dans l’estimation des dépenses totales au titre des vêtements.
4.3. Les erreurs non dues à l’échantillonnage
Les erreurs non dues à l’échantillonnage se produisent parce qu’il est difficile, en raison de certains facteurs, d’obtenir des réponses exactes et de faire en sorte que ces réponses restent exactes à toutes les étapes du traitement. Contrairement à l’erreur d’échantillonnage, l’erreur non due à l’échantillonnage n’est pas facilement quantifiable. On peut dégager quatre sources d’erreurs non dues à l’échantillonnage : les erreurs de couverture, les erreurs de réponse, les erreurs de non-réponse et les erreurs de traitement.
4.3.1. Erreur de couverture
Les erreurs de couverture découlent d’une représentation inadéquate de la population cible à partir des unités de la base de sondage. Ces erreurs peuvent survenir au cours de l’établissement du plan d’échantillonnage ou de la sélection de l’échantillon, ou encore pendant la collecte ou le traitement des données.
4.3.2. Erreur de réponse
Les erreurs de réponse correspondent au manque d’exactitude de l’information fournie par le répondant. Elles peuvent être attribuables à divers facteurs comme l’ambiguïté du questionnaire, une mauvaise interprétation des questions par les intervieweurs ou les répondants, ou la déclaration de données inexactes par les répondants.
Les erreurs de réponse demeurent l’aspect de la qualité des données le plus difficile à mesurer. De façon générale, l’exactitude des données à l’EDM dépend beaucoup de la capacité du répondant à se rappeler les dépenses du ménage et de sa volonté à consulter ses dossiers.
4.3.3. Erreur de non-réponse
Les erreurs dues à la non-réponse découlent du fait que certains répondants potentiels ne fournissent pas l’information nécessaire ou que l’information fournie s’avère inutilisable. Le principal impact de la non-réponse sur la qualité des données est qu’elle peut introduire un biais dans les estimations. Cela survient si les caractéristiques des non-répondants diffèrent de celles des répondants d’une manière qui impacte les dépenses analysées. Quoique des taux de réponse puissent être calculés, ils n’ont qu’une valeur indicative à l’égard de la qualité des données car ils ne permettent pas de mesurer l’importance du biais introduit dans les estimations. L’ampleur de la non-réponse peut être considérée comme une évaluation simple des risques de biais dans les estimations.
Au niveau national (uniquement les dix provinces), le taux de réponse à l’entrevue de l’EDM de 2015 est 60,9 %. Les détails pour chaque province sont fournis dans le tableau 1a. Le tableau inclut également les comptes de ménages non répondants groupés selon la raison de la non-réponse. D’une part, il y a ceux avec qui il a été impossible d’établir un contact, d’autre part ceux qui ont refusé de participer à l’enquête, et finalement ceux pour lesquels l’entrevue n’a pas pu être effectuée à cause de circonstances spéciales (par exemple si le répondant ne parle aucune des deux langues officielles ou si l’entrevue ne peut être effectuée à cause de la condition physique du répondant). Les ménages dans cette dernière catégorie sont appelés non répondants résiduels.
| Ménages admissibles | Ménages non contactés | Ménages ayant refusé de participer | Ménages non répondants résiduels | Ménages répondants | Taux de réponseTableau 1A Note 2 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | pourcentage | |||||
| Canada | 17 603 | 1 608 | 4 588 | 684 | 10 723 | 60,9 |
| Provinces de l’Atlantique | 5 474 | 419 | 1 298 | 229 | 3 528 | 64,5 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 1 571 | 127 | 324 | 46 | 1 074 | 68,4 |
| Île-du-Prince-Édouard | 729 | 43 | 186 | 33 | 467 | 64,1 |
| Nouvelle-Écosse | 1 641 | 84 | 453 | 72 | 1 032 | 62,9 |
| Nouveau-Brunswick | 1 533 | 165 | 335 | 78 | 955 | 62,3 |
| Québec | 2 231 | 152 | 608 | 69 | 1 402 | 62,8 |
| Ontario | 2 801 | 262 | 795 | 177 | 1 567 | 55,9 |
| Provinces des Prairies | 5 103 | 571 | 1 353 | 134 | 3 045 | 59,7 |
| Manitoba | 1 685 | 189 | 471 | 46 | 979 | 58,1 |
| Saskatchewan | 1 550 | 116 | 426 | 42 | 966 | 62,3 |
| Alberta | 1 868 | 266 | 456 | 46 | 1 100 | 58,9 |
| Colombie-Britannique | 1 994 | 204 | 534 | 75 | 1 181 | 59,2 |
|
||||||
Un certain nombre de ménages sélectionnés pour remplir le journal ne le complètent pas ou fournissent un journal considéré comme « non utilisable » d’après les critères décrits dans la section 3.5. Pour l’EDM 2015, le taux de réponse au journal parmi les ménages ayant complété l’entrevue et qui ont été sélectionnés pour remplir le journal est de 65,7 % (à l’échelon national, incluant uniquement les provinces). Les taux à l’échelon provincial sont présentés au tableau A1 de l’appendice A. Le taux de réponse final au journal (défini comme étant le pourcentage de journaux utilisables relatif au nombre de ménages sélectionnés pour remplir le journal) est 39,9 % à l’échelle nationale, et les taux provinciaux sont fournis dans le tableau 2a.
| Ménages admissiblesTableau 2A Note 2 | Ménages non-répondants à l'entrevueTableau 2A Note 3 | JournauxTableau 2A Note 4 | Taux de réponseTableau 2A Note 6 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| RefusésTableau 2A Note 5 | Inutilisables | Utilisables | ||||
| nombre | pourcentage | |||||
| Canada | 12 571 | 4 950 | 2 441 | 170 | 5 010 | 39,9 |
| Provinces de l’Atlantique | 3 900 | 1 432 | 705 | 67 | 1 696 | 43,5 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 1 104 | 343 | 174 | 20 | 567 | 51,4 |
| Île-du-Prince-Édouard | 519 | 196 | 130 | 9 | 184 | 35,5 |
| Nouvelle-Écosse | 1 191 | 466 | 243 | 20 | 462 | 38,8 |
| Nouveau-Brunswick | 1 086 | 427 | 158 | 18 | 483 | 44,5 |
| Québec | 1 595 | 591 | 346 | 22 | 636 | 39,9 |
| Ontario | 1 991 | 860 | 413 | 19 | 699 | 35,1 |
| Provinces des Prairies | 3 673 | 1 491 | 696 | 49 | 1 437 | 39,1 |
| Manitoba | 1 217 | 506 | 227 | 14 | 470 | 38,6 |
| Saskatchewan | 1 116 | 427 | 174 | 17 | 498 | 44,6 |
| Alberta | 1 340 | 558 | 295 | 18 | 469 | 35,0 |
| Colombie-Britannique | 1 412 | 576 | 281 | 13 | 542 | 38,4 |
|
||||||
Les taux de réponse varient selon les mois de l’année. Les taux mensuels de l’entrevue et du journal pour les dix provinces se trouvent aux tableaux B1 et B2 de l’appendice B. Les taux de réponse de l’entrevue et du journal par taille de la région de résidence et par type de logement se trouvent aux tableaux C1, C2, C3 et C4 de l’appendice C respectivement.
Pour le journal, il est possible de fournir des taux de réponse parmi les répondants à l’entrevue en fonction de diverses caractéristiques des ménages. Ces taux sont disponibles aux tableaux D1, D2, D3 et D4 de l’appendice D selon le type de ménage, le mode d’occupation du logement, l’âge de la personne de référence et le quintile de revenu avant impôt pour les dix provinces.
Les taux de réponse à l’entrevue des trois capitales du nord sont fournis dans le tableau 1b. Pour les trois capitales combinées, le taux de réponse à l’entrevue de l’EDM 2015 est de 65,8 %.
| Ménages admissibles | Ménages non contactés | Ménages ayant refusé de participer | Ménages non répondants résiduels | Ménages répondants | Taux de réponseTableau 1B Note 1 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | pourcentage | |||||
| Capitales des territoires | 767 | 64 | 183 | 15 | 505 | 65,8 |
| Whitehorse | 333 | 11 | 112 | 6 | 204 | 61,3 |
| Yellowknife | 297 | 40 | 51 | 6 | 200 | 67,3 |
| Iqaluit | 137 | 13 | 20 | 3 | 101 | 73,7 |
|
||||||
Dans les capitales des trois territoires, on demande à tous les ménages sélectionnés pour l’entrevue de compléter aussi le journal. Comme dans les provinces, certains ménages ne complètent pas ou déposent un journal non utilisable selon les critères cités à la section 3.5. Pour 2015, le taux de réponse au journal dans les trois capitales du nord combinées est de 38,6 %, comme le montre le tableau 2b.
| Ménages admissibles | Ménages non-répondants à l'entrevueTableau 2B Note 1 | JournauxTableau 2B Note 2 | Taux de réponseTableau 2B Note 4 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| RefusésTableau 2B Note 3 | Inutilisables | Utilisables | ||||
| nombre | pourcentage | |||||
| Capitales des territoires | 767 | 262 | 195 | 14 | 296 | 38,6 |
| Whitehorse | 333 | 129 | 83 | 4 | 117 | 35,1 |
| Yellowknife | 297 | 97 | 63 | 6 | 131 | 44,1 |
| Iqaluit | 137 | 36 | 49 | 4 | 48 | 35,0 |
|
||||||
Pour les capitales du nord, les taux de réponse parmi les répondants à l’entrevue sont donnés au tableau H1 de l’appendice H. Les taux de réponse de l’entrevue et du journal par trimestre sont donnés aux tableaux H2 et H3 de l’appendice H.
Pour tous les ménages sélectionnés (les provinces et les capitales du nord), si le répondant a omis de répondre à certaines questions seulement, on est en présence de non-réponse partielle. Ce type de non-réponse est compensé en imputant les valeurs manquantes. Divers taux d’imputation sont présentés à la section 4.3.5.
Il arrive également qu’un ménage ne remplisse pas le journal pour chacune des journées de la période requise de 14 jours. Des facteurs d’ajustement sont donc calculés pour tenir compte de ces journées non-répondues.
4.3.4. Erreur de traitement
Des erreurs peuvent survenir durant les différentes étapes de traitement telles que la saisie, le codage, la vérification, l’imputation des non-réponses partielles, la pondération et la totalisation. Les moyens utilisés pour réduire les erreurs de traitement sont décrits dans la section 3.5.
4.3.5. Imputation de la non-réponse partielle
Le biais résiduel qui subsiste après l’imputation de la non-réponse partielle est difficile à évaluer. Son importance dépend de la capacité de la méthode d’imputation à produire des estimations non biaisées. À cet effet, les taux d’imputation donnent une indication de l’importance des non-réponses partielles.
La non-réponse partielle à l’entrevue peut être causée par un manque d’information ou par une réponse invalide à une question. Les pourcentages de ménages pour lesquels il a fallu imputer certaines catégories de dépenses dû à la non-réponse partielle à l’entrevue sont présentés aux échelons national et provincial dans le tableau 3a. Pour les trois capitales des territoires, ces pourcentages sont présentés au tableau 3b. Ces pourcentages sont présentés en fonction du nombre de variables de dépenses imputées pour un ménage (parmi l’ensemble des dépenses de consommation collectées durant l’entrevue). Deux séries de résultats sont fournies dans ces tableaux, une incluant et l’autre excluant les dépenses reliées aux services de communication (téléphone, téléphone cellulaire et accès à Internet), de télévision (via le câble, une antenne parabolique ou une ligne téléphonique), de radio par satellite, et de sécurité résidentielle. Cette distinction découle de l’utilisation grandissante des forfaits pour ce type de services. Les ménages sont souvent facturés pour des services combinés et il leur est impossible ou difficile de fournir les dépenses pour chacun des services individuels. La répartition du montant total du forfait fourni par le répondant aux dépenses des services individuels est donc effectuée par imputation, augmentant ainsi considérablement le nombre de ménages nécessitant l’imputation de dépenses.
| Nombre de variables imputées Tableau 3A Note 2 (parmi 188) |
Nombre de variables imputées Tableau 3A Note 3 (parmi 193) |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 à 9 | 10 ou plus | Total | 1 | 2 à 9 | 10 ou plus | Total | |
| pourcentage | ||||||||
| Canada | 19,6 | 34,3 | 2,3 | 56,3 | 8,5 | 67,8 | 4,2 | 80,5 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 18,6 | 33,9 | 0,7 | 53,2 | 5,8 | 76,0 | 3,2 | 84,9 |
| Île-du-Prince-Édouard | 20,8 | 31,5 | 1,1 | 53,3 | 7,7 | 74,7 | 2,8 | 85,2 |
| Nouvelle-Écosse | 21,8 | 36,6 | 1,6 | 60,1 | 7,2 | 74,1 | 3,6 | 84,9 |
| Nouveau-Brunswick | 19,2 | 26,7 | 1,3 | 47,1 | 6,5 | 71,1 | 2,8 | 80,4 |
| Québec | 19,9 | 29,5 | 1,9 | 51,3 | 6,1 | 70,8 | 3,6 | 80,5 |
| Ontario | 17,7 | 33,5 | 2,0 | 53,2 | 10,1 | 59,8 | 3,3 | 73,3 |
| Manitoba | 17,9 | 46,4 | 5,8 | 70,1 | 10,4 | 62,9 | 8,9 | 82,2 |
| Saskatchewan | 18,8 | 37,5 | 1,7 | 58,0 | 10,4 | 66,0 | 3,3 | 79,7 |
| Alberta | 17,6 | 39,7 | 3,4 | 60,7 | 9,0 | 63,5 | 5,1 | 77,6 |
| Colombie-Britannique | 25,0 | 29,0 | 3,6 | 57,6 | 11,0 | 65,7 | 5,7 | 82,4 |
|
||||||||
| Nombre de variables imputées Tableau 3B Note 1 (parmi 188) |
Nombre de variables imputées Tableau 3B Note 2 (parmi 193) |
|||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 à 9 | 10 ou plus | Total | 1 | 2 à 9 | 10 ou plus | Total | |
| pourcentage | ||||||||
| Capitales des territoires | 24,2 | 37,0 | 2,6 | 63,8 | 18,0 | 51,3 | 3,6 | 72,9 |
| Whitehorse | 20,1 | 37,3 | 2,9 | 60,3 | 15,2 | 54,9 | 3,4 | 73,5 |
| Yellowknife | 27,5 | 39,0 | 3,5 | 70,0 | 17,5 | 56,0 | 5,5 | 79,0 |
| Iqaluit | 25,7 | 32,7 | 0,0 | 58,4 | 24,8 | 34,7 | 0,0 | 59,4 |
|
||||||||
Les utilisateurs des estimations sur les dépenses reliées aux services de communication, de télévision, de radio par satellite ou de sécurité résidentielle doivent donc tenir compte du taux élevé d’imputation pour ces dépenses lorsqu’ils examinent ces services individuels. Une mesure de l’effet de l’imputation sur chacun des services individuels est présentée au tableau E1 de l’appendice E pour les provinces et au tableau H4 de l’appendice H pour les capitales des trois territoires. Elle représente la proportion de la valeur totale de l’estimation provenant de données imputées.
Pour les dépenses recueillies à partir du journal, l’imputation est utilisée principalement pour attribuer une valeur lorsque le coût d’une dépense rapportée est manquant, pour assigner une liste d’items de dépenses (et leur coût individuel) lorsque seulement un total a été fourni (par exemple, pour assigner des items d’épicerie et leur coût individuel lorsque le répondant a fourni uniquement le coût total de l’épicerie), ou pour assigner un code de dépense plus détaillé que ce qui a pu être attribué à partir de l’information du répondant (par exemple, le type de produit de boulangerie). Les taux d’imputation pour chacun de ces trois types d’imputation sont présentés au tableau F1 de l’appendice F pour le Canada et au tableau H5 de l’appendice H pour les capitales des trois territoires. Chacun de ces taux représente la proportion d’items imputés parmi l’ensemble des items de dépenses provenant des journaux.
Les risques de biais associés aux données imputées dépendent beaucoup du niveau de détail auquel les données de l’EDM sont utilisées. Par exemple, les dépenses alimentaires de l’EDM sont produites à un niveau très détaillé pour répondre aux besoins des utilisateurs de l’Enquête sur les dépenses alimentaires (effectuée la dernière fois en 2001). Les dépenses alimentaires sont classifiées selon un système de codes hiérarchiques comportant plus de 200 codes de dépenses. Pour certains items de dépenses déclarés, le type de produit alimentaire pouvait être connu (par exemple, produits laitiers ou même lait) mais le niveau de détail requis (par exemple, lait écrémé, 1 % ou 2 %) a dû être imputé. Ce type d’imputation engendre un risque de biais seulement pour les estimations des dépenses à un niveau très détaillé. Dans d’autres cas, presque aucune information sur le type de dépenses n’était disponible avant l’imputation (par exemple, on savait uniquement qu’il s’agissait d’un bien). Les risques de biais sur les estimations des différentes catégories de dépenses sont donc plus importants lorsqu’aussi peu d’information est disponible.
Les dépenses en restaurant sont déclarées sous un format un peu différent dans la deuxième section du journal. L’imputation est principalement utilisée pour attribuer une valeur lorsque le coût de la dépense totale en restaurant ou le coût en boissons alcoolisées est manquant, ou encore lorsque le type de repas (déjeuner, dîner, souper, ou collation et boisson) n’a pas été indiqué. Le taux d’imputation pour chacun de ces trois types d’imputation est présenté au tableau F2 de l’appendice F pour le Canada et au tableau H6 de l’appendice H pour les capitales des trois territoires.
Finalement, les ménages ont la possibilité de soit fournir leurs reçus ou de transcrire l’information au sujet de leurs dépenses dans le journal. Les tableaux 4a et 4b indiquent le pourcentage de dépenses pour chaque mode de déclaration pour les dépenses alimentaires, au restaurant, et pour les autres biens et services pour le Canada et les trois capitales du nord respectivement.
| Catégorie de dépenses | Transcriptions | Reçus |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Alimentaire | 23,1 | 76,9 |
| Restaurant | 84,2 | 15,8 |
| Autres biens et services | 46,6 | 53,4 |
|
||
| Catégorie de dépenses | Transcriptions | Reçus |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Alimentaire | 21,3 | 78,7 |
| Restaurant | 76,4 | 23,6 |
| Autres biens et services | 44,8 | 55,2 |
4.4. L’effet des valeurs extrêmes
Dans tout échantillon, la présence ou l’absence de valeurs extrêmes au sein de l’échantillon peut avoir une influence sur les estimations de totaux, de moyennes et d’erreurs types. Des valeurs extrêmes sont plus susceptibles d’être rencontrées au sein des populations affichant une répartition asymétrique positive. De telles valeurs sont observées avec l’EDM et sont prises en compte lors de la production des estimations finales.
5. Dérivation des tableaux de données
Cette section démontre comment sont dérivés les tableaux de données de l’EDM. Les calculs les plus souvent utilisés pour manipuler ces données sont ensuite expliqués. Il est conseillé aux utilisateurs de consulter cette section avant de procéder à des analyses de données.
Comme expliqué à la section 3.6, deux types de poids sont nécessaires pour l’EDM : un poids pour l’entrevue et un deuxième pour le journal. Ces deux poids sont utilisés pour dériver différents estimés à partir des données de l’enquête.
5.1. Estimation du nombre de ménages
Les estimations sont produites en utilisant deux séries de poids : l’une pour l’entrevue et l’autre pour le journal. Les ajustements effectués à la pondération garantissent que l’estimation du nombre de ménages produite à l’échelle provinciale est équivalente entre les deux séries de poids pour les domaines suivants :
- Les ménages de taille une personne, deux et trois ou plus. En 2015 deux exceptions sont faites. Tout d’abord pour l’Île-du-Prince-Édouard où deux tailles de ménage sont utilisées (une ou trois personnes ou plus, et deux personnes). Ensuite, pour Iqaluit, où le nombre de ménages estimé est équivalent entre les deux séries de poids seulement pour l’ensemble des ménages, toute taille confondue ;
- Les classes de revenu des ménages définies selon les quintiles provinciaux (pour les dix provinces seulement).
Par défaut, l’estimation du nombre de ménages pour toute agrégation de ces domaines est la même pour les deux séries de poids.
Pour tout autre domaine, l’estimation du nombre de ménages peut différer de plus ou moins un certain écart entre les deux séries de poids, dépendant de la fiabilité de ces estimations. L’estimation du nombre de ménages fournie dans les tableaux de l’EDM est celle produite à partir de la série de poids de l’entrevue, par opposition à celle du journal. La taille moyenne des ménages est également estimée à partir de la série de poids de l’entrevue.
Les estimations du nombre de ménages et de taille moyenne des ménages selon les différents domaines pour lesquels des estimations de dépenses sont produites dans les tableaux CANSIM sont présentées aux tableaux G1 et G2 de l’appendice G pour le Canada et les provinces et au tableau H7 de l’appendice H pour les capitales des trois territoires.
5.2. Estimation des dépenses moyennes par ménage
Les estimations basées à la fois sur les données de dépenses provenant de l’entrevue et celles provenant du journal sont produites en deux étapes : on produit premièrement des estimations pour les dépenses de l’entrevue et celles du journal séparément, puis on les additionne.
Pour les dépenses moyennes par ménage, on calcule d’abord les dépenses moyennes par ménage de l’entrevue en utilisant la somme pondérée des dépenses de l’entrevue divisée par la somme des poids de l’entrevue. De même, les dépenses moyennes par ménage du journal sont estimées en utilisant la somme pondérée des dépenses du journal divisée par la somme des poids du journal. On additionne ensuite ces deux composantes pour obtenir les dépenses moyennes par ménage. En utilisant cette approche, pour les domaines où cette estimation diffère entre l’entrevue et le journal, les dépenses moyennes par ménage combinant les données de l’entrevue et du journal ne correspondent pas exactement à la somme pondérée combinant les deux sources divisée par l’estimation du nombre de ménages (produite à partir de la série de poids de l’entrevue). Néanmoins, cette approche permet de s’assurer que la somme des dépenses moyennes par ménage pour toutes les catégories correspond au total des dépenses moyennes par ménage.
5.3. Exemples d’estimations de dépenses
Les tableaux de cette section présentent des exemples d’estimations produites séparément à partir de l’entrevue et du journal ainsi qu’un exemple d’estimations combinant des dépenses de l’entrevue et du journal.
5.3.1. Exemples d’estimations du nombre des ménages et des dépenses
Les tableaux CANSIM présentent des estimations des dépenses moyennes par ménage. Les estimations du nombre de ménages et de la taille moyenne des ménages sont aussi disponibles à l’échelon national, régional et provincial et pour les capitales des territoires. Les estimations du nombre de ménages et de la taille moyenne des ménages pour d’autres domaines ne sont pas incluses dans ces tableaux, mais sont fournies aux tableaux G1 et G2 de l’appendice G pour le Canada et les provinces et au tableau H7 de l’appendice H pour les capitales des trois territoires.
Dans cette section, des exemples d’estimations du nombre de ménages basées sur les poids de l’entrevue et sur les poids du journal (tableau 5) ainsi que d’estimations de dépenses moyennes par ménage obtenues des données de l’entrevue et des données du journal (tableau 6) sont présentées pour montrer comment différentes estimations (présentées dans la section 5.4) sont calculées à partir des données de l’EDM.Note 1
| Ensemble des ménages | Propriétaires avec hypothèque | Propriétaires sans hypothèque | Locataires | |
|---|---|---|---|---|
| nombre | ||||
| Estimation du nombre de ménages basée sur les poids de l’entrevue | 13 514 009 | 4 812 813 | 4 219 949 | 4 481 247 |
| Estimation du nombre de ménages basée sur les poids du journal | 13 514 009 | 4 785 857 | 4 214 778 | 4 513 374 |
| Ensemble des ménages | Propriétaires avec hypothèque | Propriétaires sans hypothèque | Locataires | |
|---|---|---|---|---|
| dollars | ||||
| Dépenses moyenne par ménage provenant de l’entrevue | ||||
| Logement | 15 210 | 23 712 | 9 643 | 11 320 |
| Ameublement et équipement ménager | 2 027 | 2 699 | 2 235 | 1 115 |
| Vêtements et accessoires | 3 360 | 4 289 | 3 268 | 2 448 |
| Transport | 11 229 | 14 505 | 12 389 | 6 638 |
| Dépenses moyenne par ménage provenant du journal | ||||
| Dépenses alimentaires | 7 795 | 9 234 | 8 465 | 5 642 |
| Aliments achetés au magasin | 5 588 | 6 583 | 6 053 | 4 098 |
| Aliments achetés au restaurant | 2 207 | 2 652 | 2 412 | 1 544 |
5.3.2. Exemples d’estimations combinant des dépenses de l’entrevue et du journal
Le tableau 7 présente les estimations du nombre de ménages et de la taille moyenne des ménages par mode d’occupation telles que fournies aux tableaux de l’appendice G (non disponibles sur CANSIM), alors que le tableau 8 représente un exemple typique de tableau de dépenses moyennes par ménage fournis aux utilisateurs à partir des tableaux CANSIM de l’EDM.
| Ensemble des ménages | Propriétaires avec hypothèque | Propriétaires sans hypothèque | Locataires | |
|---|---|---|---|---|
| nombre | ||||
| Estimation du nombre de ménages | 13 514 009 | 4 812 813 | 4 219 949 | 4 481 247 |
| Taille moyenne des ménages | 2,48 | 3,03 | 2,30 | 2,05 |
| Ensemble des ménages | Propriétaires avec hypothèque | Propriétaires sans hypothèque | Locataires | |
|---|---|---|---|---|
| dollars | ||||
| Total des dépensesTableau 8 Note 1 | 39 621 | 54 439 | 36 000 | 27 163 |
| Dépenses alimentaires | 7 795 | 9 234 | 8 465 | 5 642 |
| Aliments achetés au magasin | 5 588 | 6 583 | 6 053 | 4 098 |
| Aliments achetés au restaurant | 2 207 | 2 652 | 2 412 | 1 544 |
| Logement | 15 210 | 23 712 | 9 643 | 11 320 |
| Ameublement et équipement ménager | 2 027 | 2 699 | 2 235 | 1 115 |
| Vêtements et accessoires | 3 360 | 4 289 | 3 268 | 2 448 |
| Transport | 11 229 | 14 505 | 12 389 | 6 638 |
|
||||
Les tableaux intermédiaires 5 et 6 ci-dessus ne sont pas disponibles aux utilisateurs, mais la section suivante présente des exemples montrant comment extraire d’autres estimations à partir de tableaux comme les tableaux 7 et 8 ci-dessus.
5.4. Dérivation de différentes estimations
Les calculs les plus souvent utilisés pour manipuler les estimations de dépenses de l’EDM sont expliqués ci-dessous.
5.4.1. Dépenses moyennes par personne
Pour calculer les dépenses moyennes par personne pour une catégorie donnée, divisez les dépenses moyennes par ménage de cette catégorie (tableau 8) par la taille moyenne des ménages (indiquée à la seconde ligne du tableau 7). Par exemple, voici comment calculer les dépenses moyennes par personne en alimentation, pour les ménages locataires :
Exemple :
Au moment d’analyser les estimations des dépenses moyennes par personne, il ne faut pas oublier que la composition du ménage (nombre d’enfants et d’adultes) est un facteur non-négligeable dans bon nombre de profils de dépenses.
5.4.2. Pourcentage du total des dépenses moyennes par ménage (part du budget)
Pour calculer la part du budget qu’une catégorie de dépenses représente par rapport au total des dépenses moyennes par ménage, divisez les dépenses moyennes par ménage de cette catégorie par le total des dépenses moyennes par ménage, puis multipliez par 100. Par exemple, pour les ménages locataires, le pourcentage que représentent les dépenses moyennes par ménage en alimentation par rapport au total des dépenses moyennes par ménage est dérivé comme suit en utilisant le tableau 8 :
Exemple :
5.4.3. Combinaison des catégories de dépenses
On peut additionner les dépenses moyennes par ménage pour différentes catégories de dépenses dans une colonne pour obtenir de nouveaux totaux partiels. Par exemple, la dépense moyenne par ménage locataire, pour le logement et le transport combinés, est calculée comme suit :
Exemple :
5.4.4. Dépenses agrégées
Pour calculer les dépenses agrégées, multipliez les dépenses moyennes par ménage d’une colonne pour une catégorie de dépenses (tableau 8) par l’estimation du nombre de ménages de cette même colonne dans le tableau 7. Par exemple, la dépense agrégée en alimentation des ménages locataires est calculée comme suit :
Exemple :
Note : Puisque la variable de dépenses moyennes provient du journal et que l’estimation du nombre de ménages des domaines utilisés n’est pas exactement la même lorsqu’elle est produite avec les poids de l’entrevue et les poids du journal, l’estimation des dépenses agrégées est une approximation de la valeur qu’on aurait obtenue en ayant directement la somme pondérée de ces dépenses. En effet, si l’estimation du nombre de ménages basée sur les poids du journal du tableau 5 était utilisée (non disponible à partir des tableaux CANSIM) le résultat serait :
Les dépenses agrégées sont exactes pour tous les domaines dont la somme des poids de l’entrevue et la somme des poids du journal sont les mêmes (voir section 5.1), de même que pour toutes les variables qui proviennent uniquement de l’entrevue.
5.4.5. Dépenses agrégées en combinant des colonnes de données
Pour calculer les dépenses agrégées pour une catégorie de dépenses donnée pour plusieurs colonnes, calculez les dépenses agrégées pour cette catégorie de dépenses de chacune de ces colonnes puis additionnez-les.
Par exemple, la dépense agrégée en alimentation des ménages propriétaires (avec ou sans hypothèque) est calculée comme suit:
Exemple :
5.4.6. Dépenses moyennes par ménage en combinant des colonnes de données
Pour calculer les dépenses moyennes pour une catégorie donnée de dépenses pour plusieurs colonnes, calculez les dépenses agrégées pour cette catégorie de dépenses de chacune de ces colonnes, additionnez-les, puis divisez le tout par la somme des estimations du nombre de ménages de ces mêmes colonnes (tableau 7). Par exemple, la dépense moyenne par ménage propriétaire (avec ou sans hypothèque) en alimentation est calculée comme suit :
Exemple :
5.4.7. Part des dépenses d’un sous-groupe parmi l’ensemble des ménages
Ici, la part des dépenses d’un sous-groupe particulier de ménages représente le pourcentage des dépenses agrégées pour une catégorie de dépenses données qui appartient à ce sous-groupe de ménages (par exemple, le pourcentage de l’ensemble des dépenses en alimentation effectuées par ménage locataire). Ce pourcentage est calculé en dérivant les dépenses agrégées consacrées à la catégorie de dépenses par le sous-groupe particulier de ménages, qu’on divise par les dépenses agrégées engagées pour cette catégorie de dépenses par l’ensemble des ménages. Le résultat est ensuite multiplié par 100. Par exemple, voici comment calculer le pourcentage des dépenses consacrées à l’alimentation par les ménages locataires:
Exemple :
6. Produits et services connexes
6.1. CANSIM
CANSIM (le Système canadien d’information socio-économique) est une base de données sous forme de tableaux transversaux multidimensionnels.
Huit tableaux présentant les renseignements annuels de l’Enquête sur les dépenses des ménages sont disponibles pour le Canada et les provinces. Le tableau 203-0021 présente des estimations détaillées des dépenses des ménages, tandis que les tableaux 203-0022 à 203-0026 présentent des données selon le quintile de revenu du ménage, le type de ménage, le mode d’occupation du logement, la taille de la région de résidence et l’âge de la personne de référence, respectivement. Le tableau 203-0027 présente des données sur les caractéristiques du logement et l’équipement ménager. Finalement, le tableau 203-0028 fournit des estimations détaillées des dépenses alimentaires.
Deux tableaux sont disponibles avec des estimations de l’EDM 2015 pour les trois capitales territoriales. Le tableau 203-0032 présente les estimations des dépenses des ménages, alors que le tableau 203-033 présente de l’information sur les caractéristiques du logement et l’équipement ménager.
6.2. Totalisations personnalisées
Les clients ayant des besoins particuliers peuvent obtenir des totalisations personnalisées moyennant le recouvrement des coûts afférents aux termes d’un contrat (certaines restrictions reliées à la protection de la confidentialité des répondants s’appliquent). On peut également fournir sur mesure les données agrégées au niveau des dépenses détaillées des ménages.
7. Bibliographie
[1] Charlebois, J. et Dubreuil. G. 2011. Variance Estimation for the Redesigned Survey of Household Spending. Recueil de la Section des méthodes d’enquête, Assemblée annuelle de la Société Statistique du Canada, juin 2011.
Appendices
Appendice A
Taux de réponse au journal parmi les répondants à l’entrevue, Canada et provinces
Appendice B
Taux de réponse par mois de collecte, Canada
Appendice C
Taux de réponse par taille de la région de résidence et par type de logement, Canada
Appendice D
Taux de réponse au journal parmi les répondants à l’entrevue pour diverses caractéristiques des ménages, Canada
Appendice E
Impact de l’imputation des dépenses en services de communication, de télévision, de radio par satellite et de sécurité résidentielle, Canada
Appendice F
Taux d’imputation par type d’imputation et méthode de déclaration des dépenses au journal, Canada
Appendice G
Estimations du nombre de ménages et de la taille moyenne des ménages par domaine, Canada
Appendice H
Taux de réponse et imputation, Whitehorse, Yellowknife, Iqaluit, 2015
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