Logo StatCan et la COVID-19 : Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleurL’appui des Canadiens à l’égard du dépistage aléatoire de la COVID-19

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par Kristyn Frank et Rubab Arim

Actuellement, le dépistage des cas de COVID-19 se fait seulement auprès de personnes qui en font activement la demande, ce qui se traduit par un ensemble sélectif de cas qui, en grande partie, présentent des symptômes associés au virus. Cela empêche une mesure précise des taux d’infection par la COVID-19 au sein de la population en général, car les personnes asymptomatiques ne demandent généralement pas de subir un test de dépistage pour la COVID-19 (Hilborne et coll., 2020; Padula, 2020; Thunström et coll., 2020). Les tests de dépistage aléatoires de la COVID-19 ont été proposés comme un moyen utile et efficace d’obtenir un portrait plus complet de l’étendue de l’infection dans la population (Hilborne et coll., 2020; Padula, 2020). Cependant, on sait peu de choses sur l’appui des Canadiens relativement à cette stratégie.

Compte tenu de la nécessité de disposer de données précises et actuelles sur les répercussions de la COVID-19 dans la population en général, la connaissance des attitudes des Canadiens à l’égard d’une stratégie de dépistage aléatoire de la COVID-19 est une information utile pour les décideurs politiques et les responsables de la santé publique. Cette étude porte sur la mesure dans laquelle les participants au projet de collecte de données par approche participative sont favorables au dépistage aléatoire de la COVID-19. L’accent est mis sur les différences en fonction des caractéristiques sociodémographiques ainsi que sur les niveaux de confiance accordés aux gouvernements et aux autorités de santé publique. À noter que les données sur le projet de collecte de données par approche participative ne sont pas fondées sur un plan d’échantillonnage avec probabilités et qu’aucune conclusion ne doit être tirée quant à l'ensemble de la population canadienne sur la base de ces résultatsNote .

Au total, 4 participants sur 10 étaient favorables à un test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19

Dans l’ensemble, environ 4 personnes sur 10 ayant pris part au projet de collecte de données par approche participative étaient fortement d’accord ou d’accord que les Canadiens sélectionnés au hasard soient tenus de subir un test de dépistage de la COVID-19 (graphique 1). Plus d’un tiers des participants ont indiqué être en désaccord (20,8 %) ou fortement en désaccord (16,3 %) avec cette stratégie de dépistage, tandis qu’environ 2 participants sur 10 étaient incertains (ni d’accord ni en désaccord).

Graphique 1 Appui à l'égard du test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19 donné par les participants à la collecte de données par approche participative

Tableau de données pour le graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Degrés d’accord des participants à l’initiative d’approche participative (titres de rangée) et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Degrés d’accord des participants à l’initiative d’approche participative Pourcentage
Tout à fait d’accord 16,3
D’accord 25,5
Ni d’accord ni en désaccord 21,1
En désaccord 20,8
Entièrement en désaccord 16,3

De manière générale, les différents groupes sociodémographiques, y compris ceux répartis selon le genre, le niveau de scolarité, et le statut d’immigrant, ont manifesté un appui similaire à l’égard du test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19. Une exception notable a été observée concernant la répartition par groupe d’âge. Une proportion plus élevée de participants à la collecte de données par approche participative dans le groupe des plus âgés (65 ans et plus) a indiqué un niveau élevé d’appui aux tests de dépistage aléatoires et obligatoires par rapport aux participants plus jeunes âgés de 15 à 24 ans (48,5 % et 39,4 %, respectivement)Note .

L’appui des participants à l’égard du test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19 n’a pas varié en fonction de la confiance accordée aux autres, au gouvernement ou aux autorités de santé publique

L’appui des participants au projet de collecte de données par approche participative à l’égard du test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19 n’a pas varié en fonction des différents niveaux de confiance accordée aux autres (graphique 2). Environ 4 participants sur 10 sont favorables à un test de dépistage aléatoire et obligatoire, quel que soit leur niveau de confiance général aux autres.

Graphique 2 Appui à l'égard du dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19, selon la confiance générale accordée aux autres

Tableau de données pour le graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon D’une manière générale, diriez-vous que... (titres de rangée) et Total et Fortement d’accord ou d’accord avec le test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
D’une manière générale, diriez-vous que... Total Fortement d’accord ou d’accord avec le test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19
pourcentage
On peut faire confiance à la plupart des gens 75,7 40,8
On ne peut pas faire confiance à la plupart des gens 24,3 44,9

En outre, l’appui à l’égard des tests de dépistage aléatoires et obligatoires de la COVID-19 ne différait pas beaucoup entre les participants au projet de collecte de données par approche participative ayant indiqué des niveaux de confiance élevés et faibles dans les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux ou les autorités de santé publique (tableau 1). La différence la plus importante a été observée entre les participants ayant un niveau de confiance élevé et faible dans les autorités fédérales de santé publique. Plus de 4 participants sur 10 ayant un niveau de confiance élevé dans les autorités fédérales de santé publique appuyaient le test de dépistage aléatoire et obligatoire (43,7 %), contre 36,2 % des participants ayant un faible degré de confiance.


Tableau 1
Appui à l'égard du dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19, selon la confiance accordée au gouvernement et aux autorités de santé publique
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Appui à l'égard du dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19. Les données sont présentées selon Confiance accordée au gouvernement pour prendre de bonnes décisions sur le moment et la manière de rouvrir les lieux de travail et les espaces publics (titres de rangée) et Total et Fortement d’accord ou d’accord avec le test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Confiance accordée au gouvernement pour prendre de bonnes décisions sur le moment et la manière de rouvrir les lieux de travail et les espaces publics Total Fortement d’accord ou d’accord avec le test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19
Faible confiance Confiance élevée Faible confiance Confiance élevée
pourcentage pourcentage
Administration fédérale 38,5 61,5 37,6 44,4
Autorités fédérales de santé publique 25,6 74,4 36,2 43,7
Gouvernements provinciaux ou territoriaux 44,2 55,8 39,3 43,7
Autorités provinciales ou territoriales de santé publique 25,7 74,3 39,1 42,7
Administration municipale 45,3 54,7 39,8 43,5
Autorités sanitaires municipales 34,9 65,1 39,3 43,1

Résumé

Dans l’ensemble, environ 4 participants sur 10 au projet de collecte de données par approche participative ont indiqué qu’ils étaient favorables à un test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19. Peu de différences ont été observées entre les groupes sociodémographiques, bien que les participants âgés de 65 ans et plus aient indiqué un appui plus fort que les participants âgés de 15 à 24 ans. De plus, le niveau d’appui à l’égard de cette mesure de santé variait peu en fonction du niveau de confiance des participants envers les autres, les gouvernements ou les autorités de santé publique.

Il convient de souligner que les chiffres indiqués dans cette étude reflètent l’attitude des participants à l’égard des tests de dépistage aléatoires et obligatoires, comme mesuré à la fin du mois de mai et au début du mois de juin 2020, c’est-à-dire environ deux mois et demi après le début de l’arrêt des activités économiques. Reste à savoir si ces attitudes deviendront plus favorables aux tests de dépistage aléatoires et obligatoires si la pandémie persiste plus longtemps.

Méthodologie

Les résultats de cette étude ont été tirés de la série de données de Statistique Canada sur l’approche participative à la collecte de données, intitulée Répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens : Confiance à l’égard des autres. Du 26 mai au 8 juin 2020, plus de 36 000 participants ont volontairement rempli ce questionnaire en ligne qui portait sur le niveau de confiance des Canadiens dans le gouvernement, les entreprises et les autres, et sur leurs opinions concernant la réouverture des lieux de travail et des espaces publics. L’appui des participants à l’égard du test de dépistage aléatoire et obligatoire de la COVID-19 a été déterminé par leur réponse à la déclaration suivante : « Des Canadiens sélectionnés au hasard devraient être tenus de passer un test de dépistage de la COVID-19 ». Les réponses ont été mesurées sur une échelle de cinq points, allant de 1 (fortement d’accord) à 5 (fortement en désaccord).

Les lecteurs doivent noter que l’approche participative ne repose pas sur un plan de sondage s’appuyant sur un échantillonnage probabiliste. Par conséquent, les résultats ne peuvent pas être appliqués à l’ensemble de la population canadienne. Veuillez consulter Frank et Arim (2020) et Schellenberg et Fonberg (2020) pour des résultats supplémentaires de cette initiative de collecte de données.

Références

Frank, K., et R. Arim. 2020. « La volonté des Canadiens d’obtenir un vaccin contre la COVID-19 lorsqu’il sera disponible : quel rôle joue la confiance? ». Produit no 45-28-0001 au catalogue de Statistique Canada.

Hilborne, L.H., Z. Wagner, I. Cabreros, et R.H. Brook. 2020. « Linking statistics with testing policy to manage COVID-19 in the community ». American Journal of Clinical Pathology, DOI: 10.1093/AJCP/AQAA099.

Padula, W.V. 2020. « Why only test symptomatic patients? Consider random screening for COVID-19. » Applied Health Economics Health Policy, 8 avril, 1-2. DOI: 10.1007/s40258-020-00579-4.

Schellenberg, G., et J. Fonberg. 2020. « Confiance des participants à l’initiative d’approche participative envers les gouvernements, les autorités de la santé publique, les entreprises et les autres pendant la pandémie de COVID-19. » Le Quotidien, 26 juin 2020. Produit no 11-001-X au catalogue. Ottawa. Statistique Canada.

Thunström, L., M. Ashworth, J.F. Shogen, et S. Newbold. 2020. « Testing for COVID-19: willful ignorance or selfless behaviour? » Behavioural Public Policy, 8 mai, 1-18. DOI: 10.1017/bpp.2020.15.

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