Rapports économiques et sociaux
Travailleurs étrangers au sein de la population active : taux de rétention provincial après la transition vers la résidence permanente parmi les titulaires d’un permis de travail aux fins de travail

Date de diffusion : le 23 octobre 2024

DOI: https://doi.org/10.25318/36280001202401000002-fra

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Dans un contexte où le nombre de travailleurs étrangers temporaires augmente et où un plus grand nombre d’entre eux effectuent la transition vers la résidence permanente au Canada, les provinces et les territoires (en particulier celles et ceux dont la population est plus faible) ciblent activement les travailleurs étrangers par l’entremise de programmes d’immigration comme le Programme des candidats des provinces, une stratégie visant à attirer et à retenir de nouveaux immigrants (Picot, Hou et Crossman, 2024). Toutefois, les connaissances sont limitées en ce qui concerne le taux de rétention des anciens travailleurs étrangers temporaires dans la province ou le territoire où ils étaient employés avant d’immigrer, et la mesure dans laquelle ce taux de rétention varie selon les différents types de travailleurs étrangers temporaires et selon la province ou le territoire. Ces renseignements sont utiles pour les considérations de politique liées à la régionalisation de l’immigration et au rôle de la transition de la résidence temporaire à la résidence permanente.

Dans le présent article, nous examinons le taux de rétention par région géographique des résidents permanents qui ont déjà travaillé au Canada en vertu d’un permis de travail aux fins de travail et qui sont devenus des immigrants reçus (ci-après désignés « anciens titulaires d’un permis de travail ») entre 2011 et 2020. L’analyse commence par une évaluation de la proportion de ces anciens titulaires d’un permis de travail qui sont demeurés dans la province ou le territoire où ils travaillaient juste avant d’obtenir le statut de résident permanent. S’en suit une comparaison de leur taux de rétention à la destination prévue avec celui des immigrants de la catégorie économique qui n’avaient pas d’expérience antérieure au Canada (voir la section Données et définitions pour obtenir des renseignements détaillés).

La plupart des travailleurs étrangers temporaires avaient l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de leur dernier emploi après leur immigration

Au moment de l’obtention de leur résidence permanente, la majorité (97 %) des anciens titulaires d’un permis de travail avaient l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de leur dernier emploi (tableau 1). Cette proportion est demeurée constante dans l’ensemble des cohortes d’admission de 2011 à 2015 et de 2016 à 2020. Elle variait légèrement entre les principaux programmes de permis de travail, allant de 93 % pour les programmes agricoles à 99 % pour d’autres accords ou arrangements internationaux dans la cohorte d’admission de 2016 à 2020.

Un an après être devenus résidents permanents, 92 % des anciens titulaires d’un permis de travail de la cohorte d’admission de 2011 à 2015 résidaient dans la province ou le territoire où ils travaillaient avant leur immigration. Le taux de rétention présenté dans cet article doit être considéré comme la limite inférieure du taux de rétention réel. Cela s’explique par le fait que certaines personnes ne sont pas observées dans les fichiers T1 et T4 (p. ex. 3 % un an après l’immigration pour la cohorte de 2011 à 2015), de sorte que leur lieu de résidence est inconnuNote .

Entre les deux grands programmes de permis de travail, les participants au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) étaient 4 points de pourcentage plus susceptibles de rester dans la même province ou le même territoire de travail (94 %) que les participants au Programme de mobilité internationale (PMI) (90 %).

L’écart entre les taux de rétention des participants au PTET et au PMI dans la cohorte de 2011 à 2015 s’est élargi cinq ans après l’immigration. Certains participants au PMI, comme ceux de la catégorie des accords et des arrangements internationaux (à l’exception des accords de libre-échange [ALE]), les conjoints d’étudiants étrangers et les participants au Programme d’emploi postdiplôme, affichaient des taux de déménagement dans d’autres provinces ou territoires supérieurs à la moyenne. En revanche, on n’a pas observé de proportions beaucoup plus élevées des travailleurs assujettis à des ALE (17 %), des personnes mutées à l’intérieur d’une entreprise (13 %) et des participants à Expérience internationale Canada (15 %) dans les fichiers de données fiscales cinq ans après l’immigration au Canada.

Le taux global de rétention un an après l’immigration dans la cohorte d’admission de 2016 à 2020 n’était que légèrement inférieur à celui de la cohorte de 2011 à 2015. Toutefois, le taux de rétention des participants aux programmes agricoles et des autres participants au PTET moins qualifiés a diminué de 5 à 7 points de pourcentage entre les deux cohortes d’admission. À titre de comparaison, les variations du taux de rétention parmi les sous-volets du PMI étaient relativement faibles.

Le taux de rétention dans la province ou le territoire de travail différait d’une province et d’un territoire à l’autre. Un an après l’immigration, les taux de rétention pour la cohorte d’admission de 2011 à 2015 étaient considérablement plus faibles dans les provinces de l’Atlantique et les trois territoires (81 % ou moins) que dans les autres provinces (86 % ou plus). Cinq ans après l’immigration, environ la moitié ou un peu moins de la moitié des personnes de la cohorte qui travaillaient à Terre-Neuve-et-Labrador (46 %) et à l’Île-du-Prince-Édouard (50 %) étaient demeurées dans la même province, comparativement à 80 % ou plus pour celles qui travaillaient dans les quatre plus grandes provinces.

De la cohorte de 2011 à 2015 à la cohorte de 2016 à 2020, le taux de rétention enregistré au cours de la première année a diminué de 6 à 13 points de pourcentage à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba, en Saskatchewan et dans les territoires. Il n’y a qu’en Ontario que le taux de rétention a augmenté, de 2 points de pourcentage.

Tableau 1
Taux de rétention dans la province ou le territoire d’emploi Tableau 1 Note 1 avant la transition vers la résidence permanente, parmi les anciens titulaires d’un permis de travail aux fins de travail ayant des revenus selon le feuillet T4 Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de rétention dans la province ou le territoire d’emploi avant la transition vers la résidence permanente, parmi les anciens titulaires d’un permis de travail aux fins de travail ayant des revenus selon le feuillet T4 Nombre de personnes3, Absents des fichiers de données fiscales, Restés, Cohorte d’admission de 2011 à 2015 , Cohorte d’admission de 2016 à 2020, Même province ou territoire de destination prévue, Déménagés, Nombre de personnes, Restés2, Cinq ans après l’admission et Un an après l’admission, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Cohorte d’admission de 2011 à 2015 Cohorte d’admission de 2016 à 2020
Nombre de personnes Tableau 1 Note 3 Même province ou territoire de destination prévue Un an après l’admission Cinq ans après l’admission Nombre de personnes Même province ou territoire de destination prévue Un an après l’admission
Restés Tableau 1 Note 2 Déménagés Absents des fichiers de données fiscales Restés Déménagés Absents des fichiers de données fiscales Restés Déménagés Absents des fichiers de données fiscales
nombre pourcentage pourcentage pourcentage nombre pourcentage pourcentage
Note 1

Lorsqu’un ancien titulaire d'un permis de travail possède des dossiers d’emploi rémunéré dans plusieurs provinces ou territoires, c’est celui de la province ou du territoire où il est resté qui est conservé (le cas échéant).

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Note 2

« Restés » désigne le fait de travailler ou de résider dans la même province ou le même territoire, « déménagés » désigne le fait de ne pas déclarer la même province ou le même territoire d’emploi ou de résidence (y compris les valeurs manquantes), et « absents des fichiers de données fiscales » désigne le fait de ne pas avoir de fichier T1 ou T4 au cours de l’année.

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Note 3

Les chiffres de population sont arrondis à la dizaine près. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre à 100 %.

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Sources : Statistique Canada, Fichier des résidents non permanents et Fichier de données longitudinales sur la main-d’œuvre.
Dans l’ensemble 190 450 96,9 91,9 4,9 3,2 81,7 10,8 7,5 283 480 97,1 90,8 6,2 3,0
Programme de permis de travail  
Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) 80 060 97,2 93,9 4,2 1,9 85,8 9,3 4,9 59 120 97,4 92,5 5,7 1,7
Programmes agricoles 2 800 96,5 95,1 4,0 0,9 89,6 7,8 2,6 2 690 93,8 87,6 10,9 1,4
Programme des aides familiaux résidants 21 280 98,1 96,3 2,9 0,8 92,7 5,4 1,9 18 870 98,6 96,9 2,7 0,4
Autres participants au PTET plus qualifiés 42 440 97,4 93,1 4,2 2,8 83,3 9,5 7,2 29 150 97,8 91,7 5,5 2,7
Autres participants au PTET moins qualifiés 13 540 95,6 92,5 6,6 0,9 82,1 15,2 2,7 8 410 94,5 87,2 11,6 1,2
Programme de mobilité internationale 110 390 96,6 90,4 5,4 4,2 78,8 11,8 9,4 224 370 97,0 90,3 6,3 3,3
Accords de libre-échange 2 730 97,3 91,7 2,9 5,4 75,5 7,2 17,3 3 860 97,5 93,1 3,1 3,8
Autres accords ou arrangements internationaux 15 350 98,6 90,1 7,0 2,8 73,3 18,3 8,5 23 780 99,1 86,6 11,0 2,5
Personnes mutées au sein d’une même entreprise 6 770 95,1 88,8 4,6 6,6 78,6 8,3 13,1 11 910 94,1 90,5 4,5 5,0
Expérience internationale Canada 13 650 95,3 88,8 5,1 6,1 77,0 7,7 15,3 24 480 96,7 90,1 4,4 5,5
Conjoints ou conjointes ou partenaires en union libre de travailleurs qualifiés 16 530 97,1 92,5 4,5 3,1 81,9 9,5 8,6 28 230 97,0 91,6 5,9 2,5
Conjoints ou conjointes ou partenaires en union libre d’étudiants 2 630 94,1 89,0 7,2 3,8 76,0 15,6 8,5 6 160 95,3 90,9 7,3 1,8
Programme d’emploi postdiplôme 40 490 96,4 89,2 6,2 4,6 77,7 14,1 8,2 114 620 97,1 90,7 6,3 3,1
Autres programmes pour les intérêts canadiens 12 240 97,0 94,3 3,2 2,5 88,4 6,0 5,6 11 330 95,9 90,4 4,8 4,7
Province ou territoire du dernier emploi  
Terre-Neuve-et-Labrador 1 330 94,1 80,7 16,1 3,1 46,0 46,0 8,1 2 170 94,3 73,0 25,4 1,6
Île-du-Prince-Édouard 600 91,8 74,2 22,7 3,2 49,8 42,7 7,5 1 810 97,7 61,5 36,8 1,7
Nouvelle-Écosse 3 060 94,4 79,5 16,6 3,9 58,2 33,2 8,6 6 000 96,9 79,5 17,0 3,5
Nouveau-Brunswick 1 890 90,9 80,0 18,0 2,0 58,7 35,2 6,1 3 360 96,1 79,4 18,8 1,7
Québec 21 730 96,7 90,7 4,3 5,0 80,2 8,0 11,8 28 330 92,4 90,0 6,1 3,9
Ontario 56 650 97,2 92,5 3,5 4,0 86,2 5,8 8,1 104 370 97,9 94,3 2,6 3,2
Manitoba 6 360 97,5 86,0 11,1 2,9 63,2 30,0 6,7 11 910 98,3 80,1 16,7 3,2
Saskatchewan 12 570 97,5 86,5 12,1 1,4 62,8 32,7 4,6 12 470 97,8 79,2 18,9 1,8
Alberta 49 050 96,6 94,5 3,7 1,9 86,8 8,3 4,9 49 790 96,5 89,9 7,5 2,5
Colombie-Britannique 36 360 97,4 91,9 4,6 3,5 82,3 9,0 8,7 62 210 98,2 91,9 5,0 3,1
Territoires 850 93,0 81,3 16,0 2,7 62,5 32,8 4,7 1 060 94,4 74,9 23,2 2,0

Les anciens titulaires d’un permis de travail sont plus susceptibles de rester dans leur province ou territoire de destination prévue que les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada

Le tableau 1 montre le taux de rétention des anciens titulaires d’un permis de travail dans la province ou le territoire où ils travaillaient avant d’obtenir la résidence permanente, tandis que le tableau 2 propose une comparaison de leur taux de rétention dans la province ou le territoire de destination prévue avec celui des immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada. Dans l’ensemble, les anciens titulaires d’un permis de travail étaient beaucoup plus susceptibles de rester dans leur province ou territoire de destination prévue que les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada, au cours de la première année et de la cinquième année suivant l’immigration. Ces résultats laissent supposer que les anciens titulaires d’un permis de travail ont peut-être été mieux informés de leur choix de destination prévue au moment de leur immigration, ce qui a peut-être entraîné la hausse de leur taux de rétention par la suiteNote .

Tableau 2
Taux de rétention dans la province ou le territoire de résidence prévue, parmi les anciens titulaires d’un permis de travail aux fins de travail ayant des revenus selon le feuillet T4 et parmi les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de rétention dans la province ou le territoire de résidence prévue, parmi les anciens titulaires d’un permis de travail aux fins de travail ayant des revenus selon le feuillet T4 et parmi les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada Absents des fichiers de données fiscales, Restés, Cohorte d’admission de 2011 à 2015 , Nombre de personnes1, Cohorte d’admission de 2016 à 2020, Déménagés, Nombre de personnes, Cinq ans après l’admission et Un an après l’admission, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Cohorte d’admission de 2011 à 2015 Cohorte d’admission de 2016 à 2020
Nombre de personnes Tableau 2 Note 1 Un an après l’admission Cinq ans après l’admission Nombre de personnes Un an après l’admission
Restés Déménagés Absents des fichiers de données fiscales Restés Déménagés Absents des fichiers de données fiscales Restés Déménagés Absents des fichiers de données fiscales
nombre pourcentage pourcentage nombre pourcentage
Note x

confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique

Note 1

Les chiffres de population sont arrondis à la dizaine près. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre à 100 %.

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Sources : Statistique Canada, Fichier des résidents non permanents et Fichier de données longitudinales sur la main-d’œuvre.
Anciens titulaires d’un permis de travail  
Terre-Neuve-et-Labrador 1 290 83,8 13,7 2,5 47,2 44,9 7,8 2 120 75,5 23,1 1,4
Île-du-Prince-Édouard 610 75,7 21,5 2,8 51,4 41,5 7,1 1 970 59,6 38,6 1,8
Nouvelle-Écosse 3 030 81,8 14,3 3,9 59,7 32,0 8,3 6 070 80,2 16,4 3,4
Nouveau-Brunswick 1 780 83,4 14,6 2,0 61,3 32,8 5,9 3 400 80,6 17,9 1,5
Québec 21 890 90,4 4,7 4,8 80,1 8,3 11,6 26 890 92,3 4,1 3,6
Ontario 56 830 92,7 3,4 3,9 86,3 5,7 8,0 105 660 94,0 2,9 3,1
Manitoba 6 450 86,1 11,2 2,7 63,3 30,1 6,6 11 930 80,5 16,3 3,1
Saskatchewan 12 900 86,6 12,0 1,3 62,8 32,8 4,3 12 820 79,2 19,0 1,8
Alberta 48 370 95,6 2,7 1,7 87,7 7,5 4,8 49 210 91,0 6,6 2,4
Colombie-Britannique 36 480 92,5 4,1 3,4 82,7 8,7 8,6 62 350 92,4 4,6 3,0
Territoires 830 84,3 13,1 2,6 64,9 30,9 4,2 1 050 76,2 21,9 1,9
Total 190 450 91,4 5,5 3,1 77,9 11,7 10,4 283 480 90,1 6,9 2,9
Immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada  
Terre-Neuve-et-Labrador 470 62,0 22,7 15,3 42,5 46,1 11,5 540 56,3 33,3 10,5
Île-du-Prince-Édouard 2 700 41,9 41,6 16,5 15,3 67,7 17,0 3 240 60,0 23,8 16,2
Nouvelle-Écosse 2 600 51,1 29,0 19,9 40,3 45,0 14,7 6 680 61,3 23,5 15,2
Nouveau-Brunswick 3 440 54,5 28,9 16,6 30,2 56,9 12,9 6 330 59,8 25,3 15,0
Québec 90 190 68,5 15,9 15,5 64,8 21,9 13,3 51 030 63,2 21,7 15,2
Ontario 101 750 68,5 8,1 23,4 72,5 11,4 16,1 112 610 67,6 10,2 22,3
Manitoba 27 340 84,7 8,2 7,1 75,1 18,5 6,4 19 760 77,1 13,9 9,0
Saskatchewan 14 450 82,2 11,1 6,7 68,3 25,1 6,6 19 140 59,4 24,4 16,2
Alberta 34 640 75,7 9,4 15,0 73,4 15,4 11,2 20 840 66,2 20,4 13,4
Colombie-Britannique 32 950 64,8 11,5 23,6 65,2 16,8 17,9 23 170 51,9 23,0 25,1
Territoires 260 81,4 x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 65,5 x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 160 61,9 x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique x confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique
Total 310 800 70,5 11,7 17,8 68,3 18,1 13,6 263 490 64,9 16,6 18,6

Même si le taux de rétention était généralement plus élevé chez les anciens titulaires d’un permis de travail, il a également diminué dans une plus grande mesure au cours des années suivant l’immigration. Pour la cohorte de 2011 à 2015, le taux global de rétention des anciens titulaires d’un permis de travail a baissé, passant de 91 % au cours de la première année à 78 % au cours de la cinquième année suivant l’immigration. Cette diminution de 13 points de pourcentage est en partie attribuable à une augmentation de la proportion de personnes déménageant dans une autre province ou un autre territoire (6 points de pourcentage) et à une hausse de la proportion de personnes ne figurant pas dans les fichiers de données fiscales (7 points de pourcentage). Par ailleurs, le taux de rétention chez les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada a reculé de 2 points de pourcentage, passant de 70 % à 68 %. Pour ce groupe, l’augmentation de la proportion de personnes déménageant dans une autre province ou un autre territoire a été en grande partie compensée par la baisse de la proportion de personnes ne figurant pas dans les fichiers de données fiscales.

En résumé, au moment de leur transition vers la résidence permanente, la grande majorité des anciens titulaires d’un permis de travail avaient l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de leur dernier emploi. Leur expérience de travail antérieure a également permis d’améliorer leur taux de rétention par la suite. Parmi les anciens titulaires d’un permis de travail ayant reçu la résidence permanente entre 2011 et 2015, 97 % d’entre eux avaient l’intention de s’établir dans la province ou le territoire de leur dernier emploi, et 82 % sont demeurés dans la même province ou le même territoire cinq ans après l’immigration. De plus, la proportion de personnes étant restées dans leur province ou territoire de destination prévue était beaucoup plus élevée chez les anciens titulaires d’un permis de travail que chez les immigrants de la catégorie économique sans expérience antérieure au Canada, même si la différence s’amenuisait après plusieurs années d’immigration.

Parmi les anciens titulaires d’un permis de travail, les taux de rétention étaient généralement plus élevés chez les participants au PTET que chez les participants au PMI. Ces différences peuvent découler de variations entre les programmes de permis de travail quant au degré d’attachement à des employeurs particuliers ou à des marchés du travail régionaux. D’autres analyses quantitatives sont nécessaires pour examiner ces différences.

Données et définitions

Les données sur les titulaires d’un permis de travail aux fins de travail sont tirées du Fichier des résidents non permanents, qui contient des renseignements sur tous les résidents temporaires ayant reçu un permis temporaire (à l’exclusion des permis de visiteur) pour entrer au Canada entre 1980 et 2022. Ce fichier est couplé au Fichier de données longitudinales sur la main-d’œuvre, qui contient actuellement les données des particuliers tirées des fichiers administratifs T1 et T4 jusqu’à 2021. Occuper un emploi signifie avoir des gains positifs d’après un feuillet T4 avant l’année de transition vers la résidence permanente.

La présente analyse porte sur les titulaires d’un permis de travail aux fins de travail qui ont déjà occupé un emploi au Canada, qui ont effectué leur transition vers la résidence permanente entre 2011 et 2020 et qui étaient âgés de 25 à 54 ans au moment de leur immigration. Les titulaires d’un permis de travail du PMI aux fins d’études, de demande de résidence permanente au Canada ou pour des raisons humanitaires sont exclus de cette étude. En ce qui concerne les personnes ayant plusieurs dossiers d’emploi, l’analyse est fondée sur les renseignements relatifs au dernier emploi observé avant leur transition. De plus, toute expérience de travail acquise plus de cinq ans avant la période de transition n’a pas été prise en compte; environ 4 000 (0,9 %) de ces personnes sont exclues de l’analyse.

Le groupe de comparaison comprend les immigrants de la catégorie économique arrivés entre 2011 et 2020, âgés de 25 à 54 ans au moment de l’immigration et n’ayant jamais reçu le statut de résident temporaire (permis de travail, permis d’études ou demande d’asile) avant leur immigration.

Auteurs

Yuqian Lu et Feng Hou travaillent à la Division de l’analyse sociale et de la modélisation de la Direction des études analytiques et de la modélisation de Statistique Canada.

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier René Morissette pour ses conseils et ses commentaires concernant une version antérieure de l’article.

Bibliographie

Choi, Y., E. Crossman et F. Hou. (2021) Les étudiants étrangers comme source de main-d’œuvre : rétention dans leur province d’études.

Picot, G., F. Hou et E. Crossman. (2024). Programme des candidats des provinces : variations provinciales.

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