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Bulletin d'analyse – Régions rurales et petites villes du Canada
Utilisation domestique de l'eau : dans quelle mesure la ruralité détermine-t-elle la quantité utilisée et la perception de la qualité
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Encadré 1 Source des données
La présente analyse repose sur deux sources de données : l'Enquête sur l'utilisation de l'eau potable et les eaux usées des municipalités (EEPEUM) de 2004 d'Environnement Canada (Environnement Canada, 2007b) et l'Enquête sur les ménages et l'environnement de 2006 (Statistique Canada, 2006).
L'Enquête sur l'utilisation de l'eau potable et les eaux usées des municipalités (EEPEUM) de 2004, produite par Environnement Canada était fondée sur la précédente Enquêtesur l'utilisation de l'eau par les municipalités (MUD). Contrairement à ce qui fut le cas pour l'enquête précédente, on a apporté plusieurs modifications au questionnaire pour l'EEPEUM de 2004 et on a, pour la première fois, inclus les réponses des déclarations de 660 municipalités rurales et de petites villes constituées comptant moins de 1 000 habitants (Environnement Canada, 2007a). Comme l'a indiqué Environnement Canada (2007a), la base d'enquête utilisable totale pour 2004 comporte 1 418 municipalités représentant quelque 28,9 millions de Canadiens (soit environ 90 % de la population canadienne estimative pour cette année). Cependant, près de la moitié des municipalités ont été incluses dans la base de données seulement après imputation et correction des données précédentes de la MUD. Le taux de réponse de la MUD de 2004 variait considérablement selon la question (Environnement Canada, 2007a).
Pour la base de données utilisée pour les calculs dans ce document, nous avons conservé 1 009 municipalités pour lesquelles des données sur les variables présentant un intérêt étaient disponibles. L'annexe tableau A.1 montre le compte et la répartition de la population de ces municipalités selon le type de région. Nous avons également écarté de l'analyse multivariable quelques observations supplémentaires comportant des réponses invalides à l'égard de variables particulières. Nous avons pondéré les variables de l'EEPEUM de 2004 en fonction de la population desservie par le réseau municipal afin d'obtenir des statistiques sommaires.
L'Enquête sur les ménages et l'environnement (EME) de 2006, effectuée par Statistique Canada, prenait appui sur la base de sondage de l'Enquête sur la population active, et la taille de l'échantillon était de 28 334 ménages. Les ménages étaient classés par région métropolitaine de recensement (RMR), agglomération de recensement (AR) et région non RMR/AR (encadré 2). Les ménages ruraux étaient définis comme tout ménage qui ne se trouve pas dans une RMR ou une AR. Toutes les variables de l'EME de 2006 utilisées dans cette analyse étaient pondérées au moyen des poids de l'enquête, tant pour ce qui est des statistiques sommaires que de l'analyse de régression. Compte tenu de la conception complexe de l'échantillonnage de l'EME de 2006, les erreurs types et les niveaux de signification pour les estimations ont été calculés au moyen de la méthode bootstrap de rééchantillonnage (encadré 3).
Pour obtenir plus de détails sur ces sources de données, voir Environnement Canada (2007a et 2007b) et Statistique Canada (2006).
Encadré 2 Définitions : géographie et types de régions
Dans notre analyse, nous utilisons, pour les régions rurales, la définition de régions rurales et petites villes (RRPV) qui établit une distinction entre les régions métropolitaines de recensement, les agglomérations de recensement et les régions rurales et petites villes; ceci est complété par le classement des régions rurales en zones d'influence métropolitaine (ZIM) (du Plessis et coll., 2002). Les villes et les municipalités constituées (subdivisions de recensement ou SDR) sont les éléments de base pour la délimitation des RMR, des AR et des ZIM. Nous avons donc appliqué cette typologie aux SDR dans la base de données de l'EEPEUM de 2004.
Il convient de noter que l'EEPEUM de 2004 élargit l'enquête aux municipalités rurales dont la population est inférieure à 1 000 habitants (la précédente MUD ne comprenait que les municipalités ayant une population de plus de 1 000 habitants). Cependant, dans la base de données que nous utilisons pour notre analyse, les SDR ne représentent qu'environ 5 % de l'échantillon. Par conséquent, les statistiques correspondant à « rural » devraient être interprétées principalement comme valant pour les municipalités comptant 1 000 habitants et plus des régions rurales et des petites villes, qui ne font pas partie d'une RMR ou d'une AR. On trouvera à l'annexe tableau A.1 davantage de détails sur la répartition des municipalités dans la base de données selon le type de région.
Une région métropolitaine de recensement (RMR) compte une population de 100 000 habitants et plus dans le noyau urbain. Dans le présent document, les RMR ont été divisées en trois groupes en fonction de la taille de la population : 1) les grandes RMR, ayant une population supérieure à 1,5 million d'habitants (il s'agit de Toronto, Montréal et Vancouver); 2) les RMR moyennes, ayant une population de 0,5 à 1,5 million d'habitants; et 3) les petites RMR, ayant une population de moins de 0,5 million d'habitants. Une agglomération de recensement (AR) a une population de 10 000 habitants à moins de 100 000 habitants dans le noyau urbain. Les RMR et les AR comprennent toutes les municipalités voisines dans lesquelles 50 % ou plus de la population active font la navette vers le noyau urbain.
Les régions rurales et petites villes (RRPV) sont des villes ou municipalités qui se trouvent hors de la zone de navettage des RMR et des AR. Les RRPV sont désagrégées en quatre zones d'influence métropolitaine (ZIM) fondées sur l'importance du navettage de la population active vers une RMR ou une AR quelconque. La catégorie des ZIM forte comprend toute région dont la proportion de navetteurs est de 30 % et plus. La catégorie des ZIM modérée comporte les régions dans lesquelles la proportion de navetteurs se situe entre 5 % et moins de 30 %. La catégorie des ZIM faible englobe les régions dans lesquelles la proportion de navetteurs est supérieure à 0 % et inférieure à 5 %. La catégorie des ZIM nulle comprend les régions dans lesquelles personne ne fait la navette vers une RMR/AR; cette catégorie est fusionnée avec le groupe des ZIM faible en raison du faible nombre d'observations dans la base de données.
Afin de demeurer cohérents dans la présentation de nos résultats, nous avons également présenté les résultats de l'Enquête sur les ménages et l'environnement en termes de RMR, AR et ZIM.
Nous nous rendons compte qu'il y a des résidents urbains de recensement (dans des agglomérations de 1 000 habitants et plus) et des résidents ruraux de recensement (dans la campagne et dans les agglomérations comptant moins de 1 000 habitants) dans chaque RMR, AR et ZIM (du Plessis et coll., 2002). Par conséquent, notre utilisation des subdivisions de recensement comme unités géographiques d'analyse comprendra parfois des résidents d'une ville ayant un fournisseur d'eau municipal en plus des résidents de la campagne voisine qui obtiennent leur eau d'origine privée.
Définitions : consommation de l'eau et mesure
Les définitions clés relatives à l'utilisation de l'eau figurent ci-après. Pour obtenir de plus amples renseignements, voir également Environnement Canada (1999 et 2007b) et Statistique Canada (2006).
Destination de l'eau. Trois destinations ou « secteurs » figurent dans la base de données de l'EEPEUM : domestique (c.-à-d. tous les ménages utilisateurs); commerciale/industrielle (c.-à-d. toutes les utilisations à des fins de fabrication et commerciales); et autres, ce qui comprend les pertes du réseau et les utilisations non recensées (qui, selon Environnement Canada (1999), sont réputées être sous-déclarées). L'utilisation totale de l'eau est la somme de ces trois destinations.
Mesure de la consommation d'eau. L'utilisation totale quotidienne moyenne d'eau par habitant (également appelée utilisation d'eau totale par jour, par habitant) est calculée en divisant la consommation d'eau quotidienne totale dans chaque région (par exemple, RMR ou ZIM forte) par le nombre d'habitants desservis. L'utilisation domestique quotidienne moyenne d'eau par habitant (également appelée utilisation domestique d'eau par jour, par habitant) est l'eau qui traverse les réseaux d'adduction d'eau municipaux et qui est consommée par des utilisateurs domestiques ou des ménages. Ces estimations sont produites en divisant la consommation d'eau domestique de chaque réseau municipal par le nombre d'habitants desservis.
Origine de l'eau pour la consommation domestique. Les réseaux municipaux sont des centres de distribution de l'eau exploités par les municipalités qui approvisionnent en eau les résidents qui sont reliés au réseau. Les puits privés sont des dispositifs individuels (habituellement payés par le propriétaire du terrain) que le propriétaire privé utilise pour s'approvisionner en eau.
Compteurs d'eau. Le degré de mesure désigne le pourcentage de la consommation d'eau totale qui est mesuré aux fins de suivi de l'utilisation d'eau (utilisé pour déterminer les droits d'utilisation d'eau). Elle est estimée par les gestionnaires municipaux. Les régions classées comme « compteurs nombreux » sont des réseaux municipaux dans lesquels plus de 90 % des ménages desservis sont équipés d'un compteur. Les régions classées comme « quelques compteurs » ont déclaré avoir installé des compteurs chez 10 % à 90 % des ménages desservis. Les régions classées comme « peu de compteurs » ont déclaré que moins de 10 % des ménages desservis sont équipés d'un compteur.
Traitement de l'eau. Dans l'EME de 2006, toute activité qu'un ménage entreprend pour traiter son approvisionnement en eau est considérée comme un traitement de l'eau. Un filtre ou un purificateur installé sur le robinet d'un ménage est un appareil qui se pose sur un robinet afin de traiter l'eau. Un filtre autonome est tout appareil qui n'est pas connecté à un système d'adduction d'eau (réseau municipal ou puits privé) et qui a pour objet de traiter l'eau. Ceci peut aller d'un simple filtre au charbon ordinaire à un système de filtration par osmose plus complexe.
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