Sources des données et méthodologie

Le CSBOR est fondé sur deux principaux produits de données de Statistique Canada, soit l’Enquête annuelle sur les industries manufacturières et de l’exploitation forestière (EAMEF)[4] et les données sur les douanes et la balance des paiements de la Division du commerce et des comptes internationaux (DCCI). Les renseignements de l’EAMEF servent de base à l’établissement des industries du CSBOR (sauf les industries de la construction), tandis que les données de la DCCI sont utilisées pour produire des estimations sur les importations et les exportations internationales.

Pour produire les estimations des industries du CSBOR, les données de l’EAMEF doivent être transformées et harmonisées aux concepts macroéconomiques. Cela donne lieu à des écarts entre les données publiées dans les statistiques principales de l’EAMEF[5] et celles qui sont saisies dans le compte satellite. Sur le plan conceptuel, le compte satellite couvre les activités d’exploitation, alors que plusieurs des statistiques principales de l’EAMEF incluent les revenus et dépenses autres que ceux d’exploitation. De plus, des ajustements de valeur sont apportés aux stocks dans les comptes nationaux, mais pas aux données d’enquête. Sur le plan méthodologique, certains articles sont combinés et présentés différemment. Par exemple, les variations des stocks de biens finis sont déduites des recettes des ventes dans le calcul de la production dans le compte satellite. Le montant des acquisitions de biens aux fins de revente est également déduit du montant des ventes de ces biens et désigné en tant que « marge de production » dans le TRE.

Le compte satellite intègre les données publiées de l’EAMEF et de la DCCI pour toutes les années de référence. Pour les années de référence 2013 et 2014, les données des TREC de référence ont été utilisées comme points d’ancrage pour déterminer les estimations et pour fournir les renseignements contextuels pour l’ensemble de l’économie. Pour les années de référence 2015 et 2016, les TREC de référence n’étaient pas disponibles. Des données agrégées sur le PIB provenant des comptes économiques provinciaux et territoriaux ont donc été utilisées comme points d’ancrage pour déterminer les totaux pour l’ensemble de l’économie[6].

Une fois que les estimations des industries sont produites et que les données de référence sur le PIB ont été rassemblées, les éléments d’information restants sur les ressources et les emplois sont ajoutés, c.-à-d. les marges de commerce et de transport et les taxes sur les produits; les importations et exportations internationales et interprovinciales; la consommation des ménages et des administrations gouvernementales et l’investissement. Pour chacun de ces éléments d’information, on utilise d’abord les données sources, qu’on associe ensuite aux produits au moyen de concordances. Par exemple, les données sur le commerce international proviennent principalement des données sur les douanes tirées du Système harmonisé (SH). Puisque le SH présente un niveau de détail encore plus précis que les produits du compte satellite, le processus consiste essentiellement à agréger les données.

Une fois que les estimations initiales ont été produites et que les données ont été harmonisées aux concepts de la comptabilité macroéconomique internationale, celles-ci sont intégrées au cadre des ressources et emplois et deux identités clés des comptes macroéconomiques sont rapprochées :

  1. Ressources = emploi, pour l’ensemble des produits
  2. Sorties = entrées pour chaque industrie

Concrètement, les données sources et les méthodes d’estimation ne produisent pas des estimations qui satisfont à ces contraintes. Celles-ci sont plutôt satisfaites au moyen d’un processus itératif que l’on appelle l’équilibrage des produits[7]. Dans le cadre de ce processus, les forces et faiblesses de chacune des sources de données sont évaluées et des corrections sont apportées afin de rapprocher les différentes sources d’information. Ainsi, le processus permet de relever les incohérences, de transmettre une rétroaction aux fournisseurs de données sources et de satisfaire aux contraintes. Le résultat obtenu est un ensemble de données entièrement cohérentes sur les industries et les produits recueillis.

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