Contexte
La superficie des terres boisées du Canada le classe au troisième pays en importance à ce chapitre à l’échelle mondiale. La forêt soutient des centaines de milliers d’emplois et représente une contribution de nombreux milliards de dollars au PIB et aux exportations[1]. En ce sens, les forêts canadiennes constituent l’épine dorsale d’une importante part de l’activité économique du pays. L’activité du secteur forestier commence par la récolte, c.-à-d. l’extraction des matières premières des forêts, qui nécessite la participation des exploitants forestiers, des transporteurs, des experts en sylviculture et des fermes forestières. Les produits passent ensuite par des chaînes d’approvisionnement complexes regroupant les producteurs de bois d’œuvre, les fabricants de granules de bois, les fabricants de panneaux de particule et de contreplaqué et les usines de pâtes et papier. Les utilisateurs finaux dans l’ensemble du pays et de la planète tirent profit de cette industrie. Le bois d’œuvre canadien est utilisé pour la construction de nos maisons, les déchets ligneux canadiens pour chauffer nos résidences, et la pulpe de bois canadienne pour le papier et les fournitures d’emballage de tous les jours.
Les chaînes d’approvisionnement du secteur forestier canadien ont évolué de sorte à réduire au minimum les déchets rejetés lors de la récolte, en attribuant une fin précise à chaque bille. Ainsi, une « bille de sciage » diffère d’une « bille à pâte ». La sciure de bois diffère de la raboture, qui elle diffère des copeaux de bois. Dans le même ordre d’idée, la pâte fabriquée à partir de bois résineux présente des caractéristiques différentes de celle qui provient de bois de feuillus. Les billes de bois peuvent être transformées en bois d’œuvre (dont il existe différentes classes selon son utilisation prévue), en poteaux téléphoniques ou en poteaux de clôture. La sciure de bois peut être utilisée dans les chaudières pour le chauffage ou encore transformée en panneaux de particules. Les copeaux de bois sont acheminés aux usines de pâtes, tandis que la raboture peut être utilisée pour servir de litière aux animaux. Le secteur canadien a évolué de sorte que ses industries déploient tous les efforts nécessaires pour s’assurer de tirer le meilleur profit des ressources récoltées.
La gestion des forêts canadiennes relève des gouvernements provinciaux. Chaque province a une approche légèrement distincte quant à la façon de gérer ses forêts, bien que la majorité ait en place des « systèmes de tenure forestière », c.-à-d. des mécanismes d’impartition des droits d’accès à une région donnée en vue d’y récolter du bois. Les utilisateurs finaux du secteur de la fabrication dans chaque province ont aussi adopté différentes méthodes pour acquérir leur produit. Par exemple, en Nouvelle-Écosse, les terres privées jouent un rôle important dans l’approvisionnement des produits[2]. En Colombie-Britannique, près de 100 % des produits récoltés proviennent des terres publiques de la province. Toutefois, l’entreprise BC Timber Sales gère près de 20 % de la possibilité annuelle de coupe, ce lui permet d’accéder relativement facilement aux forêts pour des utilisations restreintes à court terme.
Le fait que l’on tire divers produits des différentes forêts du Canada, combiné à une forte réglementation de l’extraction, fait du secteur canadien un secteur très compliqué au chapitre de la production de statistiques.
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