2. Motivation
Andrés Gutiérrez, Leonardo Trujillo et
Pedro Luis do Nascimento Silva
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2.1 Plans d’échantillonnage et estimateurs
Considérons
une population finie comme un ensemble de
unités, où
, pour former l’univers de l’étude.
est connu comme la taille de
la population. Chaque élément appartenant à la population peut être identifié
par un indice
Supposons que
soit l’ensemble des indices donné par
La sélection d’un échantillon
est effectuée selon un plan
d’échantillonnage défini comme la répartition de la probabilité multivariée par
rapport au soutien
de manière à ce que
pour chaque
et
Selon un plan d’échantillonnage
, une probabilité d’inclusion est attribuée à chaque élément dans la
population afin de désigner la probabilité que l’élément appartienne à
l’échantillon. Pour l’élément
dans la population, cette
probabilité est représentée par
et est connue comme la
probabilité d’inclusion de premier ordre donnée par
où
est une variable aléatoire
indiquant l’appartenance de l’élément
à l’échantillon, et le
sous-indice
indique la somme par rapport à
tous les échantillons possibles renfermant l’élément
De façon analogue,
est appelé la probabilité
d’inclusion de deuxième ordre et indique la probabilité que les éléments
et
appartiennent à l’échantillon et
est donnée par
L’objectif de
l’enquête-échantillon consiste à étudier une caractéristique d’intérêt
associée à chaque sous-section
de la population et à estimer une fonction d’intérêt
appelée paramètre :
Cette
approche inférentielle s’appelle l’inférence fondée sur le plan. Selon cette
approche, les estimations des paramètres et de leurs propriétés dépendent
directement de la mesure de la probabilité discrète liée au plan d’échantillonnage
choisi et ne tiennent pas compte des propriétés de la population finie. De
plus, les valeurs
sont prises comme l’observation
pour la personne
pour la caractéristique
d’intérêt
. De plus,
est considérée comme une quantité
fixe au lieu d’une variable aléatoire.
Alors,
l’estimateur Horvitz-Thompson (HT) peut être défini comme suit :
où
est la réciproque de la probabilité d’inclusion
de premier ordre et s’appelle facteur d’expansion ou poids de base
selon le plan. L’estimateur HT est sans biais pour la population totale
, (en supposant que toutes les probabilités d’inclusion de premier
ordre soient supérieures à zéro) et sa variance est donnée par :
où
. Si toutes les probabilités d’inclusion de deuxième ordre sont
supérieures à zéro, un estimateur sans biais de (2.1) est donné par :
Gambino et
Silva (2009) suggèrent que dans une enquête-ménage, le principal intérêt est de
se concentrer sur les caractéristiques pour des membres particuliers du ménage
qui pourraient être liées aux variables sur la santé, aux variables sur la
scolarité, au revenu et aux dépenses, à la situation d’emploi, etc. En général,
les plans d’échantillonnage utilisés pour ce genre d’enquête sont complexes et
utilisent des techniques comme la stratification, la mise en grappes ou les
probabilités inégales de sélection. Certains des résultats d’enquêtes
répétées tiennent compte de l’estimation du niveau à un moment particulier, de
l’estimation des variations entre deux cycles d’enquête et de l’estimation des
paramètres du niveau moyen au fil de plusieurs cycles répétés d’une enquête.
Différents plans de rotation et la fréquence de l’enquête peuvent avoir une
incidence considérable sur la précision des estimateurs.
2.2. Pseudo-vraisemblance
Certains
auteurs, comme Fuller (2009), Chambers et Skinner (2003, p. 179), et Pessoa et
Silva (1998, chapitre 5) considèrent le problème où l’estimation du maximum de
vraisemblance est appropriée pour les échantillons aléatoires simples, comme
c’est le cas dans Stasny (1987), mais pas pour les échantillons découlant d’un
plan de sondage complexe. Selon cette classification, on suppose que la
fonction de densité de la population est
où le paramètre d’intérêt est
. Si l’on a accès à l’information pour la population au complet, au
moyen d’un recensement, l’estimateur de maximum de vraisemblance de
peut être obtenu en maximisant
par rapport à
. Nous indiquerons
comme la valeur maximisant la
dernière expression. Les équations de vraisemblance pour la population sont
données par
Les valeurs
sont appelées scores et sont
définies comme suit :
L’approche de
pseudo-vraisemblance considère que
est le paramètre d’intérêt
d’après l’information recueillie dans un échantillon complexe. Si
est considéré comme le paramètre
d’intérêt, il est possible de l’estimer au moyen d’un estimateur linéaire
pondéré
où
est un poids d’échantillonnage
comme l’inverse de la probabilité d’inclusion de la personne
Alors, il est possible d’obtenir
un estimateur pour
satisfaisant le système
d’équations obtenu.
Définition 2.1 Un estimateur du maximum de pseudo-vraisemblance
pour
correspond à la solution des équations de la
pseudo-vraisemblance données par
Au moyen de
la méthode de linéarisation de Taylor, la variance asymptotique d’un estimateur
du maximum de pseudo-vraisemblance fondé sur le plan de sondage est donnée par
où
est la variance de l’estimateur
pour la population totale des scores fondé sur le plan de sondage et
Un estimateur
pour
est donné par
où
est un estimateur constant de la
variance de l’estimateur du total de la population des scores et
Alors, d’après Binder (1983), la répartition
asymptotique de
est normale puisque
Ces définitions offrent des renseignements de base
solides pour la bonne inférence lorsque l’on utilise de gros échantillons comme
c’est le cas dans les enquêtes sur la population active.
2.3. Non-réponse
Särndal et Lundström (2005) soutiennent que la
non-réponse est un sujet qui intéresse de plus en plus les bureaux de
statistique nationaux ces dernières décennies. De plus, dans la documentation
sur les enquêtes par sondage, l’attention accordée à ce sujet s’est beaucoup intensifiée.
La non-réponse est un problème fréquent associé à l’élaboration d’une enquête
qui peut effriter considérablement la qualité des estimations.
Lohr (2000) décrit les différents types de mécanismes
de non-réponse :
- Le
mécanisme de non-réponse est ignorable lorsque la probabilité qu’une personne
réponde à l’enquête ne dépend pas de la caractéristique d’intérêt. Soulignons
que le qualificatif « ignorable » s'applique au modèle expliquant le
mécanisme.
- Par
ailleurs, le mécanisme de non-réponse est non ignorable lorsque la
probabilité qu’une personne réponde à l’enquête dépend de la caractéristique
d’intérêt. Par exemple, dans une enquête sur le travail, la possibilité de
réponse peut dépendre de la classification de la population active selon l’activité
des membres d’un ménage.
Lumley (2009, chapitre 9) analyse la non-réponse
individuelle au moyen de données partielles pour un répondant qui envisage une
approche fondée sur le plan rajustant le poids d’échantillonnage. Fuller (2009,
chapitre 5) considère certaines techniques d’imputation pour le traitement
de la non-réponse au moyen de modèles probabilistes et de poids
d’échantillonnage. Särndal (2011) considère une approche fondée sur les données
au moyen d’ensembles équilibrés afin d’assurer une haute représentativité des
estimations. De la même manière, Särndal et Lundström (2010) proposent un
ensemble d’indicateurs afin d’évaluer l’efficacité de l’information auxiliaire
afin de contrôler le biais généré par la non-réponse. Särndal et Lundström (2005)
donnent un grand nombre de références au sujet de la non-réponse. Ces
références examinent deux principaux aspects complémentaires d’une
enquête : prévention du problème de non-réponse (avant qu’il survienne) et
techniques d’estimation afin de tenir compte de la non-réponse dans le
processus d’inférence. Ce deuxième aspect s’appelle correction de la
non-réponse.
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