2. Répliques des différences successives
Stephen Ash
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2.1 Définition de la méthode des répliques des
différences successives
F et T présentent une méthode
qu'ils nomment successive difference replication (SDR), c.-à-d.
répliques des différences successives, qui permet d'estimer la variance sous échantillonnage
en imitant
ce qui signifie que
l'estimateur SDR est équivalent ou quasi équivalent à
. Nous montrons comment la méthode SDR peut être
appliquée pour produire les facteurs et les poids de rééchantillonnage pour un estimateur
de variance par rééchantillonnage général qui est équivalent à l'estimateur SD2.
Avant de définir l'estimateur SDR dans le premier théorème, nous établissons
certains termes et fournissons un lemme qui est utilisé dans le théorème.
Un schéma d'attribution de lignes, ou
plus simplement schéma AL, correspond à l'attribution de deux lignes d'une matrice
à chaque unité de l'échantillon. Nous désignons habituellement la paire de lignes
par
pour l'unité
Une boucle
connectée est un schéma AL qui ne répète aucune des lignes, c.-à-d.
et
pour tous
et
dans la boucle connectée, et qui
est circulaire, c.-à-d.
pour tout
et
Un exemple de boucle
connectée pour trois observations est (1,2), (2,3), (3,1).
Une matrice de décalage
peut être utilisée pour
déplacer les lignes ou les colonnes d'une matrice. Nous expliquons le processus
de déplacement des lignes, qui est similaire au processus de déplacement des colonnes.
Une matrice de décalage est une matrice carrée dont tous les éléments valent 0,
à l'exception d'une valeur 1 unique dans chaque colonne. Si nous voulons
déplacer la ligne
jusqu'à la
ligne
nous plaçons une
valeur 1 dans la
ligne de la
colonne et des 0 ailleurs. Nous
insistons sur le fait que l'ordre est important lorsqu'on applique une matrice
de décalage à une autre matrice. L'application de
à une autre matrice carrée
sous la forme
déplace les colonnes de
mais sous la forme
elle déplace les lignes de
Lemme : Soit
les matrices de décalage, alors
Preuve. Nous commençons par définir une matrice
diagonale par blocs générale
qui est formée par les matrices
carrées
comme
On peut montrer que, si
et
sont toutes deux des matrices
diagonales par blocs et que les matrices carrées
ont les mêmes dimensions que
respectivement, alors
Pour une matrice de décalage
donnée, nous savons aussi que
puisque le décalage d'une ligne
vers le bas d'une matrice de décalage est
Le lemme découle des deux
éléments qui précèdent.
Nous définissons aussi une matrice de
décalage d'une ligne comme étant une matrice de décalage qui décale toutes les lignes
d'une autre matrice d'une ligne vers le bas et transfère la dernière ligne à la
première ligne, ou qui décale toutes les lignes d'une autre matrice d'une ligne
vers le haut et transfère la première ligne à la dernière ligne. Si
est une matrice de décalage d'une
ligne qui déplace les lignes vers le bas, tous les éléments de la diagonale
supérieure et l'élément inférieur gauche de la matrice ont une valeur de 1,
par exemple
De même, si
est une matrice de décalage d'une
ligne qui déplace les lignes vers le haut, tous les éléments de la diagonal inférieure
et l'élément supérieur droit de la matrice ont une valeur de 1, par
exemple la matrice
subséquemment définie. Notons la propriété que
et
donc,
Nous présentons maintenant le
théorème principal de l'article qui établit les conditions sous lesquelles l'estimateur
SDR est équivalent à l'estimateur SD2.
Théorème 1 : Soit
la taille d'un échantillon
donné et
, le vecteur
d'observations pondérées de dimension
, où l'ordre des observations reflète
l'ordre de tirage de l'échantillon
- (a) Choisir
une matrice de Hadamard d'ordre
où
- (b) Choisir
un schéma d'attribution de lignes (AL) qui assigne deux lignes
à chaque unité
de l'échantillon. Poser que le
schéma AL définit
boucles connectées
contenant
chacune
unités.
- (c) Choisir
les
lignes de
correspondant au schéma AL pour créer
la matrice
de dimensions
. L'ordre des lignes
de
doit correspondre à la première
ligne du schéma AL. Par exemple, la première ligne de
doit être la ligne
de
la deuxième ligne doit être la
ligne
de
etc. Ensuite, définir la matrice de décalage de
dimensions
comme étant
, où les matrices
de décalage d'une ligne
de dimensions
sont définies en vue d'identifier
la position de la deuxième ligne
du schéma AL dans
En général, chaque matrice de
décalage
sera une matrice de décalage vers
le haut, une matrice de décalage vers le bas ou une matrice de décalage de
dimensions
(voir la matrice
subséquemment définie).
Définir l'estimateur du total
pour chaque réplique comme
où la matrice des facteurs de
rééchantillonnage est
et les valeurs individuelles dans la matrice sont
définies pour chaque unité
(lignes de
) de la réplique
(colonnes de
) comme étant
est une matrice identité de dimensions
et
est un vecteur de dimension
de 1. Alors, l'estimateur
de variance SDR
est équivalent à la somme des
différents estimateurs SD2.
Preuve. L'estimateur SDR peut s'écrire en
notation matricielle sous la forme
Comme
, on peut montrer
que
Partant de ce résultat, la variance
devient
La dernière ligne découle du lemme et
a une valeur constante pour tout choix de
En notant la structure diagonale
par blocs de
nous pouvons écrire l'estimateur
sous la forme
où
correspond au vecteur des observations
pondérées dans la boucle connectée
qui est un résultat de la
partition du vecteur d'observations pondérées pour donner
Le choix du schéma AL ne modifie
pas le résultat, puisque nous savons que
est
constant pour une matrice de décalage d'une ligne vers le haut ou vers le bas
Note 1 : Le théorème 1 définit l'estimateur
SDR en fonctions des facteurs de rééchantillonnage, mais nous pouvons aussi
l'exprimer en fonction des poids de rééchantillonnage sous la forme
Ici,
est la matrice de dimensions
des poids de rééchantillonnage définie
comme étant
où
est le vecteur de poids de
sondage pour les
unités de l'échantillon et l'opérateur
multiplie les éléments du vecteur
par chacune des colonnes de
c.-à-d. que, si
et
sont des entrées de
et
respectivement, les entrées de
sont définies comme étant
Note 2 : Huang et Bell (2009) définissent
similairement l'estimateur SDR sous une forme quadratique et l'utilisent pour
établir certaines propriétés générales de l'estimateur quand
est
Nous souhaitons interpréter la
façon dont l'estimateur SDR fonctionne et la qualité de son fonctionnement. Définir
la forme quadratique avec des matrices de décalage et des boucles connectées permet
de mieux comprendre les attributions de lignes et l'efficacité de l'estimateur.
Pour un échantillon de grande taille, il
n'est habituellement pas pratique d'utiliser une matrice
où
Le deuxième théorème offre un
moyen d'utiliser
en prenant
pour produire une plus grande
matrice de Hadamard
où
qui résultera en un estimateur
SDR équivalent à l'estimateur SD2. Le deuxième théorème étoffe et clarifie
aussi les instructions données par F et T pour le cas où
Dans leurs instructions, F et T
utilisent le mot cycle pour désigner chaque tranche de
unités de l'échantillon. Le théorème 2 n'impose pas de contraintes
sur le schéma AL, mais suit à part cela les conditions établies par F et T.
Théorème 2 : Soit
la taille d'un échantillon
donné.
- (a) Choisir une matrice de Hadamard
d'ordre
où
- (b) Choisir un schéma AL qui assigne les lignes de
à l'échantillon. En gardant l'ordre original,
répartir les
unités de l'échantillon en
cycles. Chaque cycle
comprend
unités. Dans chaque cycle, le
schéma AL définit une ou plusieurs boucles connectées.
- (c) Choisir une matrice
de Hadamard semi-normale
d'ordre
et l'utiliser
pour définir une plus grande matrice de Hadamard
d'ordre
générée à partir de la
matrice
originale. Cela peut se faire
en appliquant une construction de Welsch à
c.-à-d.
- (d) Choisir les
lignes de
qui correspondent au schéma AL
pour créer la matrice
de dimensions
. L'ordre des lignes de
doit correspondre à la
première ligne du schéma AL. Ensuite, définir la matrice de décalage de
dimensions
comme étant
où les matrices
de dimensions
identifient la position de la
deuxième ligne
du schéma AL dans
Dans ces conditions, l'estimateur SDR est
défini comme
et est équivalent à la somme d'au moins
estimateurs SD2.
Preuve. Le résultat découle de l'application
du théorème 1. La valeur particulière de
découle du fait que chacun des
cycles peut posséder une ou plusieurs boucles
connectées, de manière à avoir un total d'au moins
boucles connectées.
Exemple 1 : Soit
et choisissons la matrice
de Hadamard non normale
d'ordre
Le nombre de cycles
est
et le schéma AL dans chaque
cycle est donné dans la deuxième colonne du tableau 2.1 pour chaque unité.
Définissons
d'ordre
16 en
utilisant une construction de Welsh de la matrice de Hadamard normale originale
comme il suit
où
En utilisant
nous pouvons calculer les facteurs
de rééchantillonnage pour 16 répliques comme au tableau 2.1. En
notation matricielle,
englobe toutes les lignes de
sauf les lignes 13 et 16. Les
lignes de
sont ordonnées par
la première ligne assignée dans le
schéma AL. La matrice de décalage est définie comme
où les matrices de décalage
correspondant à chaque cycle sont
Tableau 2.1
Matrice des facteurs de rééchantillonnage
pour l'exemple 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats des matrice des facteurs de rééchantillonnage
. Les données sont présentées selon Unité # (titres de rangée) et AL
, AL
, Cycle, Réplique (figurant comme en-tête de colonne).
| Unité # |
AL
|
AL
|
Cycle |
Réplique |
| 1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
11 |
12 |
13 |
14 |
15 |
16 |
| 1 |
(1,2) |
(1,2) |
1 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
| 2 |
(2,3) |
(2,3) |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
| 3 |
(3,4) |
(3,4) |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
| 4 |
(4,1) |
(4,1) |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
| 5 |
(1,3) |
(5,7) |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
| 6 |
(3,1) |
(7,5) |
2 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
| 7 |
(2,4) |
(6,8) |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
| 8 |
(4,2) |
(8,6) |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
| 9 |
(1,4) |
(9,12) |
1,0 |
0,3 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
| 10 |
(4,3) |
(12,11) |
3 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
| 11 |
(3,2) |
(11,10) |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
| 12 |
(2,1) |
(10,9) |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
0,3 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
1,7 |
1,0 |
| 13 |
(2,3) |
(14,15) |
4 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
| 14 |
(3,2) |
(15,14) |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
0,3 |
1,0 |
1,0 |
1,7 |
1,7 |
1,0 |
1,0 |
0,3 |
Étant donné les facteurs de rééchantillonnage du tableau 2.1, l'estimateur SDR est
équivalent à la somme de cinq estimateurs SD2 différents, un pour chaque boucle
connectée du schéma AL, c.-à-d.
Il convient de souligner quelques
éléments concernant l'exemple 1. Premièrement, le nombre de répliques nécessaires
est supérieur à la taille de l'échantillon. Cela se produit lorsque
n'est pas constant dans tous les
cycles. Le quatrième cycle ne comprend que deux unités d'échantillon, mais nous
avons dû utiliser quatre répliques de chaque
parce qu'au moins un des cycles utilisait
quatre lignes.
Pour rendre l'exemple plus intéressant,
nous avons choisi une matrice de Hadamard non normale
pour
Cette matrice de Hadamard non
normale a été construite en partant de la matrice de Hadamard normale
et en inversant la procédure décrite par Hedayat
et Wallis (1978) pour trouver une matrice de Hadamard normale.Ici nous avons simplement changé le
signe de tous les éléments de la deuxième ligne, puis nous avons changé le
signe de tous les éléments de la deuxième colonne.
Si nous avions utilisé la matrice de
Hadamard normale
pour
ainsi que
les facteurs de
rééchantillonnage pour les répliques 1, 5, 9 et 13 auraient tous été égaux
à 1,0. Nous disons qu'une
réplique est « morte » quand chaque élément reçoit une valeur de 1,0
et que l'estimation basée sur la réplique est donc égale à l'estimation originale.Dans l'estimateur SDR, les répliques
mortes sont tout à fait valables et dues simplement à la façon dont les facteurs
de rééchantillonnage sont répartis par la matrice de Hadamard.En cas de réplique morte, de
nombreuses valeurs 1,0 se trouvent dans celle-ci, et la composition des
autres répliques est plus mélangée, avec des valeurs de 1,7 et de 0,3.Cependant, toutes les répliques, même
les répliques mortes, sont nécessaires pour l'estimation.
La
valeur réelle du théorème 2 tient au fait qu'il permet de comprendre la
prescription originale de F et T pour l'estimateur SDR quand
Dans F et T,
le schéma AL est appliqué de manière répétée aux
lignes de
(en sautant la première ligne de
), où
est
choisie comme une matrice de Hadamard normale. Les répliques sont ensuite
formées en utilisant les
colonnes de
Si nous
appliquons le cadre plus vaste du théorème 2, nous dirions qu'ils ont
utilisé implicitement une matrice normale
qui donne
et n'inclut que les
premières répliques dans l'estimateur
de variance.
Puisqu'un sous-ensemble des répliques nécessaires pour que l'estimateur SDR soit
équivalent à l'estimateur SD2 est utilisé, nous disons que l'estimateur résultant
est une approximation de l'estimateur SD2.
Exemple 1 (suite) : Si nous
utilisons seulement les quatre premières répliques du tableau 2.1, l'estimateur
SDR sera équivalent à (2.1) plus le terme de reste
qui est
défini comme
Notons que
comprend le même nombre de
termes positifs et négatifs, qui ne s'annulent pas exactement, mais qui font
que la valeur de
est
habituellement proche de zéro. De
même, utiliser les répliques 1 à
où
donne un reste
comprenant un nombre égal de
termes positifs et de termes négatifs. Ce n'est qu'en utilisant toutes les répliques
de
que le terme de reste
est nul.
Exemple 2 : La taille de l'échantillon
mensuel de la Current Population Survey (CPS) est de
72 000 ménages
par mois (U.S. Census Bureau 2006). La CPS est réalisée selon un plan de
sondage à deux degrés comprenant la sélection d'un échantillon de premier degré
formé d'unités primaires d'échantillonnage (UPE), qui sont habituellement des
comtés ou des groupes de comtés, puis le tirage de l'échantillon de deuxième
degré de ménages à partir de l'échantillon d'UPE. Certaines UPE, généralement les régions métropolitaines, sont
sélectionnées avec certitude, c.-à-d. que
leur probabilité de sélection au premier degré est 1,0. Dans le cas des UPE sélectionnées avec certitude, l'échantillon
peut être traité comme le plan
de sondage de premier degré dans l'estimation de la variance, c.-à-d. que la
méthode SDR est appliquée pour produire les répliques. Dans le cas des UPE sélectionnées sans certitude, la méthode des
répliques équilibrées répétées (BRR pour Balanced
Repeated Replication) [McCarthy 1966] est appliquée pour produire les répliques.
Environ 75 % de l'échantillon ou 54 000 unités sont comprises dans
les UPE autoreprésentatives, auxquelles est appliquée la méthode SDR.
L'application de la méthode SDR à la
CPS comprend l'utilisation d'une matrice de Hadamard d'ordre
160 dont sont exclues deux lignes,
c.-à-d. que
158. Les poids de
rééchantillonnage sont produits pour 160 répliques. Même s'il peut sembler qu'il s'agit d'une conclusion logique du
présent article, nous ne suggérons pas que l'on utilise pour la CPS une matrice
de Hadamard d'ordre
54 000 ni que l'on
produise 54 000 jeux de poids de rééchantillonnage.Cela donnerait en effet un nombre irraisonnable
de répliques. Nous sommes plutôt
d'avis que le sous-ensemble de 160 répliques utilisé pour la CPS est grand
et fournit par conséquent une approximation raisonnable de l'estimateur SD2.Plus loin, dans les exemples empiriques,
nous examinons l'effet de l'utilisation d'un jeu réduit de répliques.
2.2 Attribution de lignes quand
Jusqu'ici, nous avons supposé qu'un
schéma AL était donné et nous n'avons pas discuté de la façon de générer ce
schéma pour un échantillon particulier, où
À la présente section, nous
examinons deux schémas AL et formulons certains commentaires au sujet de
l'attribution de lignes en général. Le premier schéma AL est similaire à celui
décrit par Sukasih et Jang (2003) et est destiné à être utilisé quand
et avec le théorème 2.
AL1 : Ce schéma AL attribue une paire de lignes
et
à chaque tranche de
unités de l'échantillon, que
nous appelons cycle
où
Après
cycles, le schéma AL est répété
jusqu'à ce qu'une paire de lignes ait été attribuée à chacune des unités de
l'échantillon.
Étape 1 : Trier l'échantillon
dans l'ordre dans lequel il était trié avant la sélection de l'échantillon.
Étape 2 : Initialiser le
numéro du cycle par
et le nombre de boucles connectées par
Étape 3 : Commencer l'AL au
début d'un cycle ou d'une boucle connectée en prenant
Étape 4 : Répéter le schéma
AL suivant :
et
jusqu'à ce que chacune des
lignes du cycle ait été utilisée
ou que l'AL devienne une boucle connectée. Ici, la fonction modulo ou
est définie comme étant le reste
de la division de
par
Si les
lignes du cycle ont toutes été
utilisées, commencer un nouveau cycle : poser que
et retourner à l'étape 3.Sinon (fin d'une boucle connectée, mais
non la fin d'un cycle), commencer une nouvelle boucle connectée : poser
que
et retourner à l'étape 3.
Étape 5 : À la fin de
cycles, recommencer au premier cycle
retourner à
l'étape 2.
Le schéma AL1 possède les
caractéristiques suivantes :
- - Chacun des cycles
de l'AL attribue
paires de lignes. Cela crée
un total de
paires de lignes.
- - Le schéma d'AL se répète après
cycles. F et T suggèrent
de redémarrer l'AL après 10 cycles. Nous recommandons d'utiliser chacun
des
cycles avant de redémarrer l'AL.
- - Les valeurs de
et
sont toujours espacées de
unités.
- - Au milieu de la séquence, le schéma se répète en ordre inverse.
Si
est un nombre pair, les
cycles avant et après le
cycle se répètent en ordre
inverse.
Le schéma AL1 diffère de du schéma AL
de Sukasih et Jang (2003), en ce sens que nous ne suggérons pas de sauter la
ligne 1 ni de répéter le schéma AL après 10 cycles et nous n'exigeons
pas que
soit un nombre premier.Premièrement, une ligne dont tous les
éléments valent 1 peut paraître étrange, mais cela ne pose pas de problème.Comme dans le cas d'une colonne dont tous
les éléments valent 1 dans
, ce qui donne une réplique morte, une ligne ne
contenant que des 1 n'aura d'effet que sur la distribution des facteurs de
rééchantillonnage. Une unité
à laquelle a été attribuée la
ligne 1 (soit
ou
) possédera
un plus grand nombre de facteurs de rééchantillonnage valant 1,0 qu'autrement.Cela n'est pas incorrect; il s'agit
simplement de la façon dont les facteurs de rééchantillonnage sont distribués
par
La deuxième différence est que nous
suggérons de répéter l'attribution après
cycles, c'est-à-dire au moment
où le schéma se répète, plutôt qu'après un nombre fixé de 10 cycles.Enfin, nous n'exigeons pas que
soit un nombre premier, mais notons
que si
et que
est un nombre premier, il est
garanti que chaque cycle ne possédera qu'une seule boucle connectée.
Nous fournissons un deuxième schéma AL
plus facile à mettre en œuvre, appelé AL2, que nous comparons au schéma AL1 dans
les exemples empiriques.
AL2 : Pas de mélange des attributions de
lignes. Répéter la même AL simple toutes les
unités, c.-à-d.
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