De la recherche aux connaissances : l’économie canadienne dans le contexte des récents développements du commerce entre le Canada et les États-Unis
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À propos de la série De la recherche aux connaissances
La série de présentations De la recherche aux connaissances présente un large éventail de résultats sur des sujets de recherche sélectionnés. Chaque présentation s’inspire des données probantes de nombreuses études qui utilisent des données et des méthodes novatrices et de grande qualité et les intègre pour mieux comprendre des questions stratégiques pertinentes et complexes.
Fondée sur la recherche appliquée de données précieuses, la série vise à fournir aux décideurs, et plus largement aux Canadiens et aux Canadiennes, une vision globale et horizontale des enjeux sociaux, économiques et de santé actuels auxquels nous sommes confrontés dans un monde en évolution.
Contexte
- Cette présentation fournit un résumé intégré des récents changements survenus dans l’économie, soulignant les principaux mouvements observés dans les données économiques durant le conflit commercial en cours. Elle est axée sur l’évolution de la conjoncture économique à mesure que les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis continuent de s’intensifier.
- Le ralentissement du commerce entre le Canada et les États-Unis a sévèrement touché les fabricants canadiens qui dépendent grandement de la demande américaine. La production dans le secteur de la fabrication a reculé au printemps, les volumes d’exportation et les investissements dans les machines et le matériel ayant diminué. Certaines entreprises ont commencé à transférer à leurs clients les augmentations de coûts attribuables aux droits de douane, et beaucoup ont mis en place des stratégies d’atténuation pour réduire l’incidence des perturbations causées par les droits de douane. Les répercussions globales du conflit commercial sur les prix à la consommation restent difficiles à mesurer.
- Le marché du travail canadien a ralenti, les entreprises devant s’adapter à une incertitude accrue. Même si les taux de mises à pied sont restés comparables aux taux observés avant le conflit commercial, les intentions d’embauche se sont quant à elles affaiblies et de nombreux travailleurs au chômage peinent à trouver du travail. Les jeunes travailleurs et les étudiants ont connu un marché du travail particulièrement difficile.
- Les tensions politiques entre le Canada et les États-Unis continuent d’avoir une incidence sur les plans de voyage des Canadiens, les voyages discrétionnaires en automobile aux États-Unis continuant d’afficher une baisse de plus du tiers.
Le commerce et les investissements des entreprises diminuent, tandis que les ménages continuent de dépenser
- Les volumes d’exportation ont augmenté à mesure que les menaces de droits de douane s’intensifiaient au début de 2025, ce qui a contribué à la croissance économique observée au premier trimestre.
- Les volumes d’exportation ont diminué de 7,5 % au deuxième trimestre, soit la plus forte baisse enregistrée depuis 2009 (si l’on exclut la période de la pandémie de COVID-19).
- Le produit intérieur brut réel a reculé de 0,4 %, après six trimestres de croissance.
- La productivité du travail des entreprises a diminué de 1,0 %.
- Les volumes d’importation ont baissé au deuxième trimestre, les entreprises ayant réduit leurs investissements dans les machines et le matériel (-9,4 %).
- Près de la moitié des dépenses en immobilisations liées aux machines et au matériel dépendent des importations en provenance des États-Unis.
- Au troisième trimestre, environ 1 exportateur sur 6 prévoyait reporter ses plans d’investissement ou d’expansion.
- La hausse des dépenses des ménages, notamment des dépenses consacrées aux véhicules neufs, a en partie atténué la baisse des échanges commerciaux et des investissements des entreprises.

Tableau de données du graphique 1
| Premier trimestre de 2025 | Deuxième trimestre de 2025 | |
|---|---|---|
| contribution en points de pourcentage | ||
| Notes : Les données sur le produit intérieur brut sont des variations trimestrielles en pourcentage. Toutes les autres données sont des contributions en points de pourcentage à la variation trimestrielle du produit intérieur brut réel.
Source : Statistique Canada, tableau 36-10-0104-01. |
||
| Produit intérieur brut aux prix du marché | 0,504 | -0,398 |
| Dépenses de consommation finale des ménages | 0,070 | 0,595 |
| Investissement des entreprises — structures résidentielles | -0,248 | 0,115 |
| Investissement des entreprises — structures non résidentielles | -0,053 | 0,082 |
| Investissement des entreprises — machines et matériel | 0,077 | -0,306 |
| Investissement des entreprises — produits de propriété intellectuelle | -0,009 | -0,003 |
| Dépenses générales de consommation finale des gouvernements | -0,023 | 0,276 |
| Investissement en stocks | 0,528 | 0,806 |
| Exportations — biens et services | 0,467 | -2,462 |
| Importations — biens et services | -0,293 | 0,434 |
Ralentissement de la croissance des salaires : La croissance globale des salaires a ralenti (+0,2 %) au deuxième trimestre, enregistrant son rythme le plus lent depuis 2016 (si l’on exclut la période de la pandémie). Selon les données de l’Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada, au deuxième trimestre, de nombreuses entreprises prévoyaient une baisse de la croissance des salaires en raison de la faiblesse de la demande et du ralentissement de l’inflation, tandis que les pressions sur les coûts liées au conflit commercial persistaient.
Augmentation du déficit du commerce de marchandises en raison de la baisse des expéditions du Canada et des États-Unis
- Les exportations du Canada vers les États-Unis ont chuté de près de 16 % au cours du mois d’avril 2025 et étaient inférieures de 26 % au niveau observé au début de l’année, période à laquelle les expéditions à destination des États-Unis ont augmenté en prévision de l’imposition de droits de douane.
- La baisse observée en avril s’est fait sentir à grande échelle, en raison de la diminution des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles, de biens de consommation, de produits énergétiques, et de machines et matériel industriels.
- Les exportations vers les États-Unis ont affiché une reprise partielle au cours des mois suivants. Cependant, en août, les expéditions vers les États-Unis ont chuté et elles étaient encore inférieures de 10 % au niveau enregistré à la fin de 2024, avant que les exportations n’augmentent en raison des droits de douane imminents.
- En août, les exportations d’aluminium et d’alliages d’aluminium sous forme brute ont diminué de 26 % par rapport aux niveaux observés en novembre dernier, tandis que les expéditions de formes primaires et de produits semi-ouvrés de fer et d’acier ont reculé de 40 %.

Tableau de données du graphique 2
| Exportations | Importations | |
|---|---|---|
| indice (janvier 2024 = 100) | ||
| Source : Statistique Canada, tableau 12-10-0011-01. | ||
| 2024 | ||
| janvier | 100,0 | 100,0 |
| février | 104,5 | 102,6 |
| mars | 101,6 | 101,5 |
| avril | 103,8 | 103,5 |
| mai | 104,0 | 102,1 |
| juin | 104,9 | 104,2 |
| juillet | 106,3 | 100,9 |
| août | 101,4 | 102,0 |
| septembre | 102,5 | 102,3 |
| octobre | 100,3 | 102,7 |
| novembre | 107,2 | 107,0 |
| décembre | 112,9 | 106,5 |
| 2025 | ||
| janvier | 120,0 | 108,1 |
| février | 115,4 | 111,4 |
| mars | 105,0 | 107,5 |
| avril | 88,4 | 97,4 |
| mai | 88,9 | 97,3 |
| juin | 91,4 | 98,9 |
| juillet | 96,6 | 96,7 |
| août | 93,3 | 95,3 |
Gains issus du commerce : L’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est rétréci pour passer de 31,7 milliards de dollars au premier trimestre à 10,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. Parallèlement, le déficit du commerce de marchandises du Canada avec le monde s’est creusé pour passer de 0,3 milliard de dollars à 18,7 milliards de dollars.
Dépendance à l’exportation vers les États-Unis : En 2024, 76 % des exportations de marchandises du Canada étaient destinées aux États-Unis. La part des exportations destinées aux États-Unis est passée sous la barre des 70 % en avril et en mai 2025, avec l’escalade du conflit commercial, avant de remonter pour s’établir à 73 % en juillet. Après avoir atteint un niveau record en mai, les exportations vers des pays autres que les États-Unis ont diminué au cours des derniers mois. Au mois d’août, elles étaient en baisse de 0,5 % par rapport au niveau observé à la fin de 2024.
La production à l’échelle de l’économie diminue légèrement compte tenu de la pression exercée par les droits de douane sur les fabricants et les grossistes
- La production à l’échelle de l’économie a diminué légèrement de façon constante d’avril à juin; il s’agit de la première période de trois mois de baisses consécutives depuis la fin de 2022.
- Après avoir progressé au premier trimestre, la production dans le secteur de la fabrication et l’activité du commerce de gros ont diminué au cours du deuxième trimestre, les droits de douane ayant freiné le commerce transfrontalier. Plus de la moitié des fabricants et le tiers des grossistes s’attendent à ce que l’augmentation du coût des intrants pour la main-d’œuvre, les matières premières ou l’énergie soit un obstacle dans les mois à venir.
- Les répercussions étaient généralisées : en avril, 54 % des fabricants ont déclaré avoir été touchés par les droits de douane, tout comme 44 % des grossistes. En mai et en juin, la part des entreprises touchées par les droits de douane a légèrement diminué.
- La baisse enregistrée dans l’extraction de pétrole et de gaz a elle aussi eu des répercussions sur l’activité économique au deuxième trimestre, la production ayant été touchée par les incendies de forêt et les activités d’entretien. Les diminutions observées dans la production, le transport et la distribution d’électricité ont également été un facteur.

Tableau de données du graphique 3
| Tous les secteurs | Industries de biens | Industries de services | |
|---|---|---|---|
| indice (janvier 2023 = 100) | |||
| Source : Statistique Canada, tableau 36-10-0434-01. | |||
| 2023 | |||
| janvier | 100 | 100 | 100 |
| février | 100 | 100 | 100 |
| mars | 100 | 101 | 100 |
| avril | 100 | 101 | 100 |
| mai | 101 | 100 | 101 |
| juin | 100 | 100 | 101 |
| juillet | 100 | 100 | 101 |
| août | 101 | 100 | 101 |
| septembre | 101 | 99 | 101 |
| octobre | 101 | 100 | 101 |
| novembre | 101 | 100 | 101 |
| décembre | 101 | 100 | 101 |
| 2024 | |||
| janvier | 101 | 99 | 102 |
| février | 102 | 100 | 102 |
| mars | 102 | 100 | 102 |
| avril | 102 | 100 | 103 |
| mai | 102 | 100 | 103 |
| juin | 102 | 100 | 103 |
| juillet | 102 | 100 | 103 |
| août | 102 | 100 | 103 |
| septembre | 103 | 100 | 104 |
| octobre | 103 | 101 | 104 |
| novembre | 103 | 100 | 104 |
| décembre | 103 | 100 | 104 |
| 2025 | |||
| janvier | 103 | 101 | 104 |
| février | 103 | 101 | 104 |
| mars | 103 | 101 | 104 |
| avril | 103 | 100 | 104 |
| mai | 103 | 100 | 104 |
| juin | 103 | 100 | 104 |
| juillet | 103 | 100 | 104 |
Les dépenses liées au commerce de détail augmentent : Bien qu’environ le tiers des détaillants aient déclaré être touchés par les droits de douane au deuxième trimestre, les volumes de ventes au détail se sont accrus sous l’effet de hausses généralisées dans tous les types de magasins. Les volumes de ventes au détail ont augmenté de façon constante pendant cinq trimestres consécutifs.
La croissance de l’emploi stagne en raison de l’incertitude qui pèse sur les intentions d’embauche
- L’emploi a augmenté de 22 000 (+0,1 %) au cours des neuf premiers mois de 2025, après avoir affiché une hausse nette de 217 000 (+1,0 %) au cours des neuf derniers mois de 2024.
- Depuis la fin de 2024, l’emploi a diminué dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (-59 000) et dans l’information, la culture et les loisirs (-22 000), tandis qu’il a progressé dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (+57 000).
- Aucune croissance nette de l’emploi n’a été observée au cours de la période allant de février à août 2025. De même, le nombre d’emplois salariés enregistré en juin 2025 était inférieur au niveau observé au début de l’année.
- Selon les données de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada pour le troisième trimestre, un peu plus de la moitié des entreprises canadiennes prévoient pouvoir maintenir leur niveau actuel de personnel au cours de la prochaine année ou plus si la situation actuelle liée aux droits de douane persiste.

Tableau de données du graphique 4
| Employés du secteur public | Private sector employees | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Source : Statistique Canada, tableau 14-10-0288-01. | ||
| 2022 | ||
| janvier | 5,7 | 6,4 |
| février | 5,1 | 6,7 |
| mars | 4,0 | 5,4 |
| avril | 5,2 | 7,3 |
| mai | 6,0 | 7,8 |
| juin | 5,0 | 5,5 |
| juillet | 4,5 | 5,1 |
| août | 4,5 | 4,2 |
| septembre | 2,9 | 3,4 |
| octobre | 4,1 | 3,3 |
| novembre | 3,0 | 2,8 |
| décembre | 1,9 | 2,9 |
| 2023 | ||
| janvier | 2,6 | 5,4 |
| février | 2,2 | 3,4 |
| mars | 2,4 | 3,5 |
| avril | 2,5 | 3,0 |
| mai | 1,1 | 3,5 |
| juin | 1,3 | 4,1 |
| juillet | 2,2 | 3,8 |
| août | 2,6 | 3,8 |
| septembre | 2,5 | 3,9 |
| octobre | 2,5 | 3,4 |
| novembre | 2,4 | 3,7 |
| décembre | 3,3 | 3,2 |
| 2024 | ||
| janvier | 4,0 | 2,3 |
| février | 4,4 | 1,9 |
| mars | 4,2 | 1,6 |
| avril | 4,1 | 2,0 |
| mai | 4,1 | 1,8 |
| juin | 3,7 | 1,4 |
| juillet | 4,4 | 1,0 |
| août | 3,9 | 1,3 |
| septembre | 2,5 | 1,4 |
| octobre | 1,7 | 1,4 |
| novembre | 3,1 | 1,0 |
| décembre | 3,5 | 1,2 |
| 2025 | ||
| janvier | 2,4 | 1,6 |
| février | 2,3 | 1,7 |
| mars | 2,1 | 1,3 |
| avril | 2,4 | 0,7 |
| mai | 2,0 | 1,1 |
| juin | 2,5 | 1,3 |
| juillet | 1,4 | 1,3 |
| août | 1,1 | 1,0 |
| septembre | 2,4 | 0,9 |
Le rythme de la croissance de l’emploi dans le secteur privé, mesurée d’une année à l’autre, a ralenti avant le conflit commercial et a été inférieur à 2 % au cours des 17 derniers mois. La croissance de l’emploi chez les employés du secteur public a considérablement ralenti en 2025.
Le chômage suit une tendance à la hausse, les travailleurs sans emploi peinant à trouver du travail
- Le taux de chômage a augmenté pour atteindre 7,1 % en août 2025, en hausse de 0,5 point de pourcentage par rapport à janvier 2025. Le taux de chômage est demeuré stable en septembre. Il s’agit du taux le plus élevé enregistré depuis mai 2016 (si l’on exclut la période de la pandémie).
- Les étudiants retournant aux études ont été à nouveau confrontés à un marché du travail difficile cet été, le taux de chômage se situant en moyenne à 17,9 % au cours de la période allant de mai à août. Si l’on exclut la période de la pandémie, il s’agit du taux de chômage le plus élevé chez les étudiants retournant aux études enregistré depuis l’été 2009 (18,0 %).
- Bien que les taux agrégés de mises à pied soient restés semblables à ceux observés avant le conflit commercial, les intentions d’embauche se sont atténuées. Parmi les personnes qui étaient en chômage en juillet, 15,2 % ont trouvé un emploi en août, ce qui est inférieur à la proportion (23,3 %) enregistrée pour les mêmes mois au cours de la période allant de 2017 à 2019.

Tableau de données du graphique 5
| 15 à 24 ans | 25 à 54 ans | 55 ans et plus | |
|---|---|---|---|
| indice (février 2020 = 100) | |||
| Source : Statistique Canada, tableau 14-10-0342-01. | |||
| 2020 | |||
| février | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| mars | 86,9 | 92,3 | 77,2 |
| avril | 75,4 | 88,4 | 67,0 |
| mai | 94,2 | 98,3 | 73,4 |
| juin | 100,4 | 120,4 | 90,6 |
| juillet | 159,2 | 142,6 | 133,0 |
| août | 176,9 | 143,6 | 122,5 |
| septembre | 269,6 | 183,1 | 142,1 |
| octobre | 277,7 | 252,0 | 201,4 |
| novembre | 287,3 | 243,1 | 219,3 |
| décembre | 315,0 | 292,3 | 239,4 |
| 2021 | |||
| janvier | 317,7 | 309,9 | 215,3 |
| février | 268,8 | 289,8 | 248,5 |
| mars | 244,6 | 299,6 | 236,7 |
| avril | 254,2 | 295,5 | 256,0 |
| mai | 281,2 | 274,2 | 263,1 |
| juin | 219,6 | 294,4 | 256,1 |
| juillet | 211,2 | 258,8 | 242,2 |
| août | 191,2 | 242,9 | 233,0 |
| septembre | 141,9 | 242,5 | 227,3 |
| octobre | 140,8 | 213,6 | 230,1 |
| novembre | 122,7 | 169,8 | 181,5 |
| décembre | 96,5 | 170,6 | 183,8 |
| 2022 | |||
| janvier | 120,0 | 136,8 | 162,2 |
| février | 91,2 | 121,2 | 125,5 |
| mars | 109,2 | 126,7 | 126,7 |
| avril | 101,2 | 128,5 | 117,3 |
| mai | 65,0 | 131,7 | 93,6 |
| juin | 76,9 | 119,7 | 89,8 |
| juillet | 53,8 | 109,6 | 93,2 |
| août | 60,4 | 114,8 | 103,2 |
| septembre | 61,5 | 97,1 | 99,8 |
| octobre | 63,8 | 99,7 | 96,6 |
| novembre | 85,8 | 99,4 | 87,9 |
| décembre | 53,1 | 98,6 | 86,3 |
| 2023 | |||
| janvier | 92,3 | 90,8 | 88,9 |
| février | 61,2 | 103,8 | 70,2 |
| mars | 77,7 | 109,4 | 72,2 |
| avril | 117,3 | 90,4 | 78,1 |
| mai | 139,2 | 105,4 | 74,5 |
| juin | 97,7 | 90,1 | 86,8 |
| juillet | 103,5 | 99,5 | 87,9 |
| août | 61,5 | 104,7 | 82,5 |
| septembre | 96,9 | 104,8 | 89,5 |
| octobre | 131,2 | 123,6 | 89,5 |
| novembre | 124,2 | 120,0 | 88,4 |
| décembre | 150,4 | 124,8 | 92,7 |
| 2024 | |||
| janvier | 113,8 | 142,8 | 81,3 |
| février | 155,8 | 154,7 | 76,8 |
| mars | 157,3 | 166,2 | 83,6 |
| avril | 165,8 | 157,6 | 80,2 |
| mai | 150,8 | 161,7 | 102,3 |
| juin | 190,0 | 158,4 | 92,7 |
| juillet | 186,9 | 166,4 | 101,2 |
| août | 246,2 | 178,0 | 113,9 |
| septembre | 240,4 | 178,9 | 103,4 |
| octobre | 246,9 | 198,6 | 108,6 |
| novembre | 218,5 | 209,8 | 131,0 |
| décembre | 278,5 | 196,5 | 115,2 |
| 2025 | |||
| janvier | 240,4 | 211,9 | 135,5 |
| février | 293,5 | 202,0 | 129,6 |
| mars | 279,6 | 227,5 | 123,5 |
| avril | 285,4 | 216,4 | 120,0 |
| mai | 276,5 | 230,0 | 117,6 |
| juin | 230,0 | 221,1 | 121,9 |
| juillet | 317,3 | 237,1 | 114,3 |
| août | 286,2 | 238,4 | 116,4 |
| septembre | 274,6 | 226,7 | 134,0 |
Les périodes de chômage plus longues augmentent : La part des jeunes travailleurs qui étaient des chômeurs de longue durée (au chômage depuis 27 semaines ou plus) s’est accrue pour passer de 14,5 % au début de 2025 à 16,3 % en août. Au cours de la même période, la proportion de chômeurs de longue durée parmi les travailleurs du principal groupe d’âge actif a augmenté de 1 point de pourcentage.
Les entreprises adoptent des stratégies d’atténuation pour faire face aux effets perturbateurs des droits de douane
- Le tiers des entreprises qui vendaient des biens ou des services aux États-Unis ont déclaré que leurs produits spécifiquement étaient visés par des droits de douane, et un peu plus de la moitié ont indiqué que les droits de douane avaient des répercussions négatives sur leurs activités.
- Dans le secteur de la fabrication, 9 entreprises sur 10 qui exportent vers les États-Unis prévoient prendre des mesures au cours des 12 prochains mois, et 1 entreprise sur 3 recherche de nouveaux clients à l’extérieur des États-Unis.
- Environ 4 entreprises sur 5 qui importent des États-Unis prévoient prendre des mesures au cours des 12 prochains mois.
- La moitié des fabricants qui importent des États-Unis prévoient rechercher de nouveaux fournisseurs à l’extérieur des États-Unis, et près de la moitié prévoient augmenter leur approvisionnement national.

Tableau de données du graphique 6
| Biens exportés aux États-Unis | Biens importés des États-Unis | |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises. Pour plus d'informations, consulter Sood (2025). | ||
| Licenciement d’employés | 9,6 | 6,0 |
| Report de plans d’investissement ou d’expansion canadiens | 12,5 | 13,6 |
| Report de dépenses ou d'investissements majeurs | 16,5 | 17,9 |
| Mesures prévues au cours des 12 prochains mois par les entreprises et les organisations à la suite de l’imposition de droits de douane par les États-Unis sur les importations en provenance du Canada, inconnues | 18,0 | 11,8 |
| Augmentation de l'approvisionnement national | 23,7 | 32,6 |
| Recherche de nouveaux fournisseurs à l’extérieur des États-Unis | 23,8 | 35,9 |
| Recherche de nouveaux clients à l’extérieur des États-Unis | 24,2 | 14,2 |
| Augmentation des prix des biens ou des services | 24,5 | 28,5 |
| Mesures prévues au cours des 12 prochains mois par les entreprises et les organisations à la suite de l’imposition de droits de douane par les États-Unis sur les importations en provenance du Canada, aucune | 25,5 | 18,6 |
La situation actuelle liée aux droits de douane entre les États-Unis et le Canada représente un défi de taille pour de nombreuses entreprises canadiennes. En 2024, environ 46 000 établissements ont exporté des biens vers les États-Unis, tandis qu’environ 115 600 ont importé des produits des États-Unis.
Le fret en provenance d’embranchements ferroviaires des États-Unis diminue après la mise en œuvre des droits de douane
- En juin 2025, le fret en provenance des États-Unis, mesuré d’une année à l’autre, a diminué de 17,3 % (-651 000 tonnes) pour s’établir à 3,1 millions de tonnes. Il s’agit du cinquième mois consécutif de baisse d’au moins 10 %.
- En juillet 2025, les exportations de marchandises par chemin de fer vers les États-Unis ont reculé de 27 % d’une année à l’autre, sous l’effet de la baisse des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile (-29 %) et des expéditions de produits en métal et de produits minéraux non métalliques (-40 %).
- En juillet 2025, les importations de marchandises par chemin de fer en provenance des États-Unis ont reculé de 16,7 % d’une année à l’autre. La diminution des importations est, une fois de plus, attribuable à la baisse des expéditions de véhicules automobiles et de pièces pour véhicule automobile (-16,2 %) et de produits chimiques de base et industriels, de produits en plastique et en caoutchouc (-17,2 %).

Tableau de données du graphique 7
| Fret total transporté | Fret total reçu en provenance des États-Unis | |
|---|---|---|
| variation en pourcentage d’une année à l’autre | ||
| Source : Statistique Canada, tableau 23-10-0216-01. | ||
| 2024 | ||
| janvier | -6,9 | -7,0 |
| février | 6,3 | 1,0 |
| mars | -2,8 | 2,9 |
| avril | 4,1 | 11,0 |
| mai | 5,3 | 8,9 |
| juin | 7,0 | 5,4 |
| juillet | 5,1 | 10,2 |
| août | -7,2 | -11,1 |
| septembre | 1,2 | 2,1 |
| octobre | 1,7 | -7,8 |
| novembre | -4,5 | -10,7 |
| décembre | -0,8 | -3,4 |
| 2025 | ||
| janvier | 8,3 | 9,0 |
| février | -12,7 | -26,1 |
| mars | 1,9 | -15,1 |
| avril | -0,9 | -22,0 |
| mai | 0,9 | -11,8 |
| juin | -2,8 | -16,4 |
| juillet | -0,4 | -19,2 |
En 2023 et 2024, le fret en provenance d’embranchements des États-Unis représentait en moyenne 12,0 % du volume total des marchandises transportées sur le réseau ferroviaire canadien chaque mois. Au cours du premier semestre de 2025, les volumes de marchandises en provenance des États-Unis ont représenté 10,6 % du volume total des marchandises transportées.
Les voyages des résidents canadiens aux États-Unis effectués à bord d’une automobile diminuent de plus du tiers, tandis que les voyages intérieurs augmentent
- En juillet 2025, le nombre de voyages à l’étranger des résidents canadiens a diminué; il s’agit d’une sixième baisse mensuelle consécutive d’une année à l’autre. En juillet, le nombre de voyages de retour des États-Unis effectués par des résidents canadiens par avion ou à bord d’une automobile était en baisse de 32,4 %, tandis que le nombre de voyages au Canada effectués par des résidents des États-Unis avait reculé de 3,0 %.
- Pour la deuxième fois depuis juin 2006 (si l’on exclut la période de la pandémie), le nombre de résidents des États-Unis qui ont voyagé au Canada était supérieur à celui des résidents canadiens ayant voyagé aux États-Unis.
- Les données provisoires indiquent qu’en septembre, le nombre de voyages des résidents canadiens aux États-Unis effectués à bord d’une automobile, mesuré d’une année à l’autre, avait affiché neuf baisses mensuelles consécutives. Dans l’ensemble, le nombre total de voyages de retour effectués par des résidents canadiens à bord d’une automobile au cours des neuf premiers mois de 2025 a diminué de 31,1 % par rapport au niveau enregistré au cours de la même période en 2024.

Tableau de données du graphique 8
| Excursionnistes (voyages de même jour) | Touristes (voyages avec nuitées) | |
|---|---|---|
| year-over-year percentage change | ||
| Note : La ligne rouge indique le début de la nouvelle administration des États-Unis.
Source : Statistique Canada, tableau 24-10-0057-01. |
||
| 2024 | ||
| janvier | 13,4 | 8,2 |
| février | 25,7 | 10,5 |
| mars | 26,3 | 19,0 |
| avril | 16,5 | -2,1 |
| mai | 18,7 | 2,8 |
| juin | 11,5 | 14,5 |
| juillet | 4,8 | 2,4 |
| août | 6,6 | 3,4 |
| septembre | 7,1 | 9,8 |
| octobre | 7,9 | -2,6 |
| novembre | 9,9 | -1,9 |
| décembre | 1,8 | 17,8 |
| 2025 | ||
| janvier | 4,3 | -10,0 |
| février | -25,6 | -16,9 |
| mars | -36,0 | -25,6 |
| avril | -40,5 | -26,2 |
| mai | -40,3 | -34,3 |
| juin | -35,0 | -29,5 |
| juillet | -34,7 | -39,6 |
| août | -32,4 | -35,6 |
| septembre | -32,9 | -37,7 |
Le tourisme intérieur augmente : Le nombre de voyages intérieurs au Canada a augmenté de 2,2 % d’une année à l’autre pour atteindre 67,6 millions au premier trimestre de 2025. Les dépenses touristiques intérieures se sont chiffrées à 13,8 milliards de dollars, en hausse de 4,4 % par rapport au premier trimestre de 2024. Au cours du même trimestre, les résidents des États-Unis ont effectué 3,4 millions de voyages au Canada (+1,2 % d’une année à l’autre), tandis que les dépenses se sont élevées à 2,5 milliards de dollars (+27,3 %).
L’activité des entreprises poursuit sa tendance à la baisse dans les secteurs dépendant fortement de la demande américaine
- Bien que, dans l’ensemble, l’activité des entreprises dans les secteurs dépendant moins du commerce soit demeurée relativement stable, les entreprises exerçant des activités dans des secteurs qui dépendent davantage de la demande américaine, comme le secteur de la fabrication et celui de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière, et de l’extraction de pétrole et de gaz, ont enregistré des baisses.
- De janvier 2024 à juin 2025, le nombre d’entreprises actives a reculé de 1,9 % dans les secteurs dépendant fortement de la demande américaine, alors qu’il a baissé de 0,6 % dans les autres secteurs.
- Des diminutions constantes étaient déjà observées dans les secteurs étroitement liés à la demande américaine avant le conflit commercial actuel, ce qui laisse suggérer que d’autres facteurs, comme l’évolution de la demande mondiale ou la dynamique de l’industrie nationale, pourraient également être en jeu. La poursuite des baisses en 2025 pourrait être due aux pressions supplémentaires découlant de l’évolution du contexte commercial.

Tableau de données du graphique 9
| Secteurs dépendant de la demande américaine | Autres secteurs | |
|---|---|---|
| indice (janvier 2024 = 100) | ||
| Source : Statistique Canada, tableau 33-10-0270-01. | ||
| 2024 | ||
| janvier | 100,0 | 100,0 |
| février | 100,0 | 99,9 |
| mars | 99,9 | 99,9 |
| avril | 99,9 | 99,9 |
| mai | 99,8 | 99,9 |
| juin | 99,6 | 99,8 |
| juillet | 99,5 | 99,8 |
| août | 99,4 | 99,7 |
| septembre | 99,2 | 99,7 |
| octobre | 99,1 | 99,6 |
| novembre | 98,8 | 99,3 |
| décembre | 98,9 | 99,6 |
| 2005 | ||
| janvier | 98,7 | 99,5 |
| février | 98,4 | 99,4 |
| mars | 98,2 | 99,3 |
| avril | 98,2 | 99,4 |
| mai | 98,2 | 99,4 |
| juin | 98,1 | 99,4 |
Les secteurs dépendant de la demande américaine étaient définis comme ceux au sein desquels 35 % ou plus de la valeur ajoutée proviennent de la demande américaine pour les exportations canadiennes.
Les répercussions globales des droits de douane sur les prix à la consommation sont difficiles à mesurer dans un contexte où consommateurs et entreprises doivent composer avec les tensions commerciales
- L’inflation globale est restée inférieure à 2 % au cours de la période allant d’avril à août 2025, ce qui s’explique en grande partie par l’élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs. Si l’on exclut les prix de l’énergie, la croissance des prix à la consommation s’est établie en moyenne à 2,7 % au cours de cette période.
- Les prix de divers biens de consommation ont été directement ou indirectement touchés par les droits de douane, notamment les automobiles neuves, les vêtements et les chaussures, certains appareils ménagers, un éventail d’articles d’épicerie et les services de voyage.
- Au troisième trimestre de 2025, le quart des entreprises ont déclaré avoir transféré à leurs clients les augmentations de coûts attribuables aux droits de douane au cours des six derniers mois, tandis que près des deux cinquièmes (39,4 %) ont indiqué qu’il était très probable ou plutôt probable qu’elles le fassent au cours des 12 prochains mois.

Tableau de données du graphique 10
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| indice (2002 = 100) | |||
|
|||
| janvier | 103 | 104 | 104 |
| février | 103 | 104 | 105 |
| mars | 104 | 104 | 105 |
| avril | 105 | 104 | 106 |
| mai | 104 | 104 | 106 |
| juin | 105 | 103 | 106 |
| juillet | 105 | 103 | 106 |
| août | 105 | 103 | 106 |
| septembre | 104 | 103 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| octobre | 105 | 104 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| novembre | 105 | 103 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| décembre | 104 | 103 | ... n'ayant pas lieu de figurer |
La Banque du Canada a fait remarquer que la mesure dans laquelle les droits de douane américains et les contre-mesures canadiennes se répercutent sur les prix à la consommation dépend de la demande et des attentes d’inflation. Selon l’analyse faite par la Banque au sujet du conflit tarifaire de 2018 entre le Canada et les États-Unis, « la transmission des hausses de coûts sur les prix des biens de consommation a été forte, mais incomplète ».
Les investisseurs canadiens augmentent leur exposition aux titres américains, tandis que l’investissement étranger dans les titres canadiens recule
- Les investisseurs étrangers ont réduit de façon constante leur exposition aux titres canadiens de février à mai 2025, ce qui a entraîné un désinvestissement de 22,4 milliards de dollars au cours de la première moitié de 2025. Ce désinvestissement est en partie attribuable à la diminution des avoirs canadiens détenus par des investisseurs américains.
- Parallèlement, les investisseurs canadiens ont augmenté de façon constante leur exposition aux titres étrangers de février à juin, ce qui a mené à un investissement de 63,3 milliards de dollars à l’étranger au cours de la première moitié de l’année. Cette évolution s'explique par les acquisitions d'actions et de parts de fonds américains ainsi que d'obligations américaines.
- Prises ensemble, ces opérations de placement ont généré une sortie nette de fonds de 85,9 milliards de dollars de l’économie canadienne au cours de la première moitié de 2025.
- En 2024, les opérations internationales en valeurs mobilières ont généré une entrée nette de fonds de 79,9 milliards de dollars dans l’économie canadienne.
- Les investisseurs étrangers ont acquis pour 52,6 milliards de dollars de titres canadiens en juillet et août, tandis que les investisseurs canadiens ont ajouté 36,9 milliards de dollars de titres étrangers à leur portefeuille.

Tableau de données du graphique 11
| 2025 | Acquisitions nettes de titres canadiens par des investisseurs étrangers | Acquisitions nettes de titres américains par des investisseurs canadiens | Acquisitions nettes de titres étrangers non américains par des investisseurs canadiens |
|---|---|---|---|
| millions de dollars | |||
| Source : Statistique Canada, tableau 36-10-0028-01. | |||
| janvier | 8 913 | -9 139 | 6 151 |
| février | -10 533 | 32 142 | -8 291 |
| mars | -4 227 | 15 447 | 180 |
| avril | -11 273 | 7 895 | -3 590 |
| mai | -6 300 | 13 690 | -240 |
| juin | 1 049 | 1 938 | 7 107 |
| juillet | 26 660 | 18 958 | -1 593 |
| août | 25 916 | 13 931 | 5 576 |
Points à retenir
- Les exportations ont fortement reculé à la suite de la mise en œuvre des droits de douane américains sur l’acier, l’aluminium, les automobiles et les marchandises d’origine canadienne qui ne sont pas conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. Les exportations ont diminué de 7,5 % au deuxième trimestre, soit la plus forte baisse depuis 2009 (si l’on exclut la période de la pandémie). Le produit intérieur brut réel s’est contracté de 0,4 %, après six trimestres de croissance.
- Après avoir progressé au premier trimestre, la production dans le secteur de la fabrication et l’activité du commerce de gros ont diminué au cours du deuxième trimestre, les droits de douane ayant freiné le commerce transfrontalier. En avril, 54 % des fabricants ont déclaré avoir été touchés par les droits de douane, tout comme 44 % des grossistes. En mai et juin, la part des entreprises touchées par les droits de douane a diminué légèrement de façon constante. De nombreuses entreprises qui participent au commerce transfrontalier adoptent des stratégies d’atténuation pour faire face aux effets perturbateurs des droits de douane.
- Aucune croissance nette de l’emploi n’a été observée au cours de la période allant de février à août 2025. Le rythme de la croissance de l’emploi dans le secteur privé, mesurée d’une année à l’autre, a ralenti avant le conflit commercial et a été inférieur à 2 % au cours des 17 derniers mois. La croissance de l’emploi chez les employés du secteur public a considérablement ralenti en 2025.
- En 2023 et 2024, le fret en provenance d’embranchements des États-Unis représentait en moyenne 12,0 % du volume total des marchandises transportées sur le réseau ferroviaire canadien chaque mois. Au cours du premier semestre de 2025, les volumes de marchandises en provenance des États-Unis ont représenté 10,6 % du volume total des marchandises transportées.
- Dans un contexte où le sentiment « Achetez Canadien » s’intensifiait en réponse aux droits de douane, le nombre de voyages intérieurs au Canada a augmenté de 2,2 % d’une année à l’autre pour atteindre 67,6 millions au premier trimestre de 2025. Les dépenses touristiques intérieures se sont chiffrées à 13,8 milliards de dollars, en hausse de 4,4 % par rapport au premier trimestre de 2024.
- Les investisseurs étrangers ont réduit de façon constante leur exposition aux titres canadiens de février à mai 2025, ce qui a entraîné un désinvestissement de 22,6 milliards de dollars au cours de la première moitié de 2025. Ce désinvestissement est en partie attribuable à la diminution des avoirs canadiens détenus par des investisseurs américains. Parallèlement, les investisseurs canadiens ont augmenté de façon constante leur exposition aux titres étrangers de février à juin, ce qui a mené à un investissement de 63,3 milliards de dollars à l’étranger au cours de la première moitié de l’année. Cette activité est principalement attribuable à l’acquisition d’instruments du marché monétaire américain, d’obligations et d’actions.
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