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Section K : Indices des prix

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A.D. Holmes, (retraité), Division des prix, Statistique Canada

Indices des prix de dtail (sries K1-32)


Indices des prix de gros (sries K33-55)


Indice des prix des exportations et des importations (sries K56-67)


Indices des prix de vente dans l'industrie (sries K68-107)


Indices des prix de la construction (sries K108-159)


Indices implicites des prix des stocks bruts de capital fixe (sries K160-171)


Indices implicites des prix de la dpense nationale brute (sries K172-183)


Les indices des prix qui figurent dans ce chapitre ont été groupés en sept sous-sections, à savoir: (1) indices des prix à la consommation, séries K1-32, (2) indices des prix de gros, séries K33-55, (3) indices des prix des exportations et des importations, séries K56-67, (4) indices des prix de vente dans l'industrie, séries K68-107, (5) indices des prix de la construction, séries K108-159, (6) indices implicites des prix des stocks de capital fixe, séries K160-171, et (7) indices implicites des prix de la dépense nationale brute, séries K172-183.

Les indices du groupe (1) portent sur les achats de consommation par des groupes particuliers de la population, tandis que les groupes (2) à (5) concernent la production et la distribution des biens et services. Le groupe (6) reflète les prix du stock de capital fixe au Canada destiné à la production ou à la consommation, et le groupe (7) présente des indices de prix pour les grands agrégats récapitulatifs de l'activité économique dans le cadre de la comptabilité nationale.

Dans la présente édition de cet ouvage, les séries qui avaient été publiées dans l'édition antérieure (1965) et qui se terminaient avant 1961 n'ont pas été reprises. Les séries discontinuées non reprises ici, les séries continuées et les nouvelles séries ajoutées dans cette édition sont résumées sous forme de tableau dans la partie descriptive du texte présentée ci-après pour chaque groupe. Pour ce qui concerne les données, l'exposé descriptif et l'indication des sources se rapportant aux séries non reproduites dans le présente édition, les utilisateurs peuvent consulter la Section J: «Price Indexes», édition de 1965, p. 281-305. Pour ce qui est des séries qui se continuent dans la présente édition et des nouvelles séries présentées ici pour la première fois, l'indication des sources fait partie intégrante de la description ci-après relative à chaque série. On signale également les publications renfermant les indices qui se continuent actuellement.

Seules les données annuelles figurent ici. A quelques exceptions près, cependant, on peut trouver des chiffres infra-annuels, généralement mensuels, sauf pour les périodes très reculées. En outre, les indices présentés ne portent que sur les grands agrégats et leurs principaux éléments. Des indices au niveau des sous-éléments et à des niveaux encore plus détaillés sont publiés régulièrement, et on peut obtenir des séries historiques de ces indices sur d'assez longues périodes en s'adressant à Statistique Canada, Ottawa (Ont.). Il faut noter toutefois que les changements de classification et autres difficultés affectant la comparabilité des séries sur de longues périodes sont généralement plus accentués aux niveaux inférieurs d'agrégation, et c'est pourquoi on recommande aux utilisateurs de consulter Statistique Canada pour ce qui concerne l'uniformité, la comparabilité et la pertinence de séries particulières détaillées pour des fins précises.

Il y a lieu de signaler que les indices retenus dans la présente édition ont été calculés, à quelques exceptions près, sur la base de 1971, c'est-à-dire 1971 = 100. L'emploi de cette base ne modifie pas les mouvements annuels des séries publiées auparavant dans l'édition de 1965, mais il modifie les valeurs des nombres-indices. La base de référence des prix est simplement la période pour laquelle un indice est établi comme étant égal à 100. On peut faire la conversion arithmétique d'un indice en fonction d'une autre base de référence en multipliant chaque nombre-indice de la série par «100 ÷ le nombre-indice de la période de référence préférée».

Les tableaux sont offerts en format CSV (fichier de valeurs séparées par des virgules). Une variété de logiciels permettent leur visualisation. Il se peut que vous deviez créer une association entre votre application logicielle et les fichiers CSV. Servez-vous des fichiers PDF pour vérifier les formats des tableaux. Par exemple, les notes de bas de page apparaissent dans une colonne située à droite de la cellule à laquelle elles se rapportent dans les fichiers CSV. Quant aux fichiers PDF, les notes de bas de page y apparaissent sous forme d'exposants.

Note générale

Pour reprendre la définition donnée dans l'édition de 1965, «un nombre-indice des prix est un nombre qui indique la variation des prix d'un groupe de produits et services par rapport à une période de base pour laquelle l'indice est établi comme étant égal à 100». La notion d'indice de prix peut être considérée sous deux angles différents. Elle peut être envisagée comme étant une mesure de l'évolution de la valeur agrégative entre deux périodes d'un ensemble ou panier déterminé de biens et services, le panier étant évalué pour chaque période en fonction des prix de cette période. L'indice est donc la valeur pour une période donnée exprimée en pourcentage de la valeur pour une autre période prise comme base de référence. Comme le panier est identique entre les deux périodes, l'indice ne mesure que les variations de prix. Par ailleurs, un indice de prix peut être envisagé comme étant la moyenne des rapports de prix entre deux périodes pour un ensemble donné de biens et services, le rapport de prix exprimant le ratio entre le prix d'un produit pour la période observée et le prix pour la période de base. Il ressort plus clairement de cette dernière formulation qu'un indice de prix est une mesure de la variation des prix. Dans la pratique, la plupart des indices de prix sont des moyennes pondérées des rapports de prix des biens et services qu'ils recouvrent. Dans les deux cas, les prix des articles individuels visés par les indices de prix doivent pouvoir être comparés d'une période à l'autre, c'est-à-dire que les prix doivent se rapporter à des quantités et à des qualités identiques ou équivalentes de biens ou services.

Il existe divers types de nombres-indices reflétant la variation des types de moyennes en cause et des périodes de base utilisées pour la pondération. Le type le plus couramment employé pour les séries présentées dans cette édition est l'indice de prix de Laspeyres, qui est un indice fondé sur un panier déterminé et une période de base ou, si on veut l'exprimer autrement, un indice constituant une moyenne arithmétique pondérée. C'est le type employé pour toutes les séries des cinq premières sous-sections énumérées ci-haut, c'est-à-dire pour les séries K1-159, à l'exception de la série K146 qui est une moyenne géométrique non pondérée. Pour les séries restantes, K160-183, les indices s'apparentent aux indices de Paasche, c'est-à-dire que ce sont des indices de prix «implicites» dérivés des séries de valeurs en dollars constants. Ceux-ci sont décrits plus en détail dans le texte ci-après relatif aux séries K160-171 et K172-183.

La formule de Laspeyres peut s'exprimer comme suit en termes algébriques

où les «p» représentent prix, les «q» les quantités, et les indices «n» et «o» les périodes actuelle et de base respectivement. Le signe « Σ » indique la somme de tous les éléments individuels de biens et de services compris dans le panier de l'indice. Les «p» et les «q» se rapportent aux articles détaillés. Cette formule exprimée en fonction d'un panier peut être récrite sans modifier la valeur de l'indice (I) de la façon suivante

Dans cette formulation, l'indice est considéré comme étant la moyenne arithmétique pondérée des rapports de prix (pn/po) des articles détaillés individuels couverts par l'indice. Les coefficients de pondération des rapports de prix sont indiqués ici comme étant les valeurs pour la période de base des quantités de la période de base exprimées en pourcentage de la valeur agrégative pour la période de base du panier de l'indice. Dans la première formule, naturellement, les «q» sont en fait des coefficients de pondération des prix absolus. Dans la pratique, la première formule a été généralement employée pour les indices des périodes reculées, tandis que la deuxième formule a été généralement employée pour les périodes ultérieures et l'est encore pour les périodes actuelles. Il y a lieu de noter que les deux formulations produisent des indices identiques; le choix est dicté par des considérations d'ordre pratique au niveau des calculs.

Dans l'indice de base du type Laspeyres, la base de référence des prix et la période de base de la pondération sont identiques, et elles sont désignées par «o». Dans la pratique, les deux périodes peuvent être différentes si les quantités du panier se rapportent à une période autre que la période de référence des prix. Cependant, lorsque cette situation se produit, par exemple si les «q» se rapportent à une période antérieure, disons «0-2», il faut absolument que les coefficients de pondération dans la deuxième formule ci-dessus évaluent ces quantités en termes de prix pour la période de référence des prix. Dans l'exemple cité, les coefficients de pondération des valeurs attachés aux rapports de prix (pn/po) deviendraient

Si on ne procède pas ainsi, l'indice établi d'après la première formule sera différent de celui établi d'après la deuxième.

Une dernière considération technique concerne le fait que les séries historiques sur les indices de prix relatifs à une longue période sont composées d'indices du type Laspeyres qui se succèdent chronologiquement mais qui sont distincts, chaque indice ayant été calculé en fonction d'un panier et d'une base de référence des prix correspondant à l'époque plus courte à laquelle il se rapporte. Les indices successifs sont «raccordés» à certaines périodes de chevauchement pour produire une série historique de longue durée. Par exemple, l'indice des prix à la consommation au Canada pour 1913 à 1975 est un indice-chaîne du type Laspeyres établi par le raccordement de six indices distincts mais étroitement liés couvrant six périodes différentes à l'intérieur de la longue durée sur laquelle porte la série d'indices-chaînes.

Le raccordement s'impose du fait que les paniers des indices de prix des biens et services qui conviennent à une période donnée deviennent de moins en moins représentatifs des habitudes effectives de production, de distribution et de consommation à des périodes ultérieures, et que les indices calculés en fonction de systèmes de pondération autrefois valables ont tendance à devenir des mesures moins fiables des mouvements de prix actuels. Par conséquent, les systèmes de pondération des indices sont mis à jour périodiquement afin d'assurer la pertinence des indices vis-à-vis des conditions actuelles. De même, les périodes de base des prix sont mises à jour pour faciliter la comparaison des taux de variation entre les périodes actuelles et entre les indices. Pour assurer le maintien d'une série d'indices de longue durée, l'ancien indice et l'indice rajeuni sont raccordés, et le résultat est exprimé en fonction de la base de référence des prix officielle la plus récente.

Le raccordement peut être effectué par divers moyens mécaniques. Si l'on prend par exemple un nouvel indice calculé en fonction d'un panier mis à jour et d'une nouvelle base de référence des prix, il est courant de raccorder l'ancien indice au nouveau en multipliant les anciens nombres-indices par le ratio du nouvel indice par rapport à l'ancien sur une période donnée où il y a chevauchement entre les deux. De cette façon, l'ancien indice mesure la variation des prix jusqu'à la période de raccordement, et le nouvel indice mesure la variation des prix à partir de la période de raccordement. En outre, les anciens nombres-indices rectifiés et les nouveaux nombres-indices expriment tous deux les prix pour une année quelconque sous forme de pourcentage des prix pour la nouvelle période de référence des prix. Si l'année de référence des prix n'est pas mise à jour, le nouvel indice est alors raccordé à l'ancien en utilisant le ratio de l'ancien par rapport au nouveau à la période de raccordement (au lieu du nouveau par rapport à l'ancien). Il faut souligner que lorsqu'on raccorde des indices pour constituer des séries de longue durée, des raccordements individuels doivent être effectués à chaque niveau de détail d'un indice pour lequel on souhaite établir les séries d'indices-chaînes, au moyen du ratio entre les deux indices au niveau particulier de détail de l'indice visé par le raccordement.

Le choix de la période de raccordement est important. Pour obtenir le résultat souhaité, il faut qu'il y ait chevauchement entre l'ancien et le nouvel indice, c'est-à-dire une période commune pour laquelle on dispose des deux indices. Par conséquent, la période minimale de chevauchement doit être d'un an pour les indices annuels et d'une période infra-annuelle (un mois) pour les indices infra-annuels (mensuels). Il arrive souvent que la période de chevauchement soit plus longue que le minimum requis, et il faut alors choisir une année particulière (un mois particulier) ou un nombre d'années (de mois), et le coefficient de raccordement entre les deux indices doit être calculé pour cette période de raccordement. Étant donné que les mouvements ne sont généralement pas identiques pour les deux indices pendant toute la période de chevauchement, les coefficients de raccordement calculés sur des périodes différentes ne seront pas identiques. Il n'y a pas de réponse unique à la question de savoir quelle est la meilleure période de raccordement, mais on peut dire que le choix est facilité si les prix sont raisonnablement stables durant la période de chevauchement ou évoluent de façon uniforme pour les produits visés par les deux indices. Dans ce cas, les différences entre divers coefficients de raccordement sont minimes. Si les mouvements de prix ne sont pas tellement uniformes entre les éléments des indices à raccorder, un coefficient de raccordement basé sur une longue période éliminera au niveau de la moyenne les différences entre les coefficients établis sur de courtes périodes.

Dans les descriptions qui suivent des indices de prix présentés dans ce volume, les informations figurent dans l'ordre suivant: (a) note générale d'introduction, (b) source ou sources de base des séries historiques de l'indice de prix particulier présenté et publications actuelles renfermant des statistiques courantes sur les indices de prix, et (c) objectifs, champ d'application et concepts des indices et points essentiels de la méthodologie employée dans la construction des indices, notamment les principales sources d'information concernant la nature des indices et le processus détaillé de construction d'un indice. Il a fallu nécessairement limiter la longueur des résumés. Les utilisateurs qui ont besoin de plus amples renseignements pourront consulter les documents de base ou s'adresser aux producteurs des indices. Les indices de prix qui sont présentés ici sont établis par Statistique Canada, et les diverses séries relèvent de divisions particulières du Bureau: Division des prix: séries K1-55 et K68-159, Division du commerce extérieur: séries K56-67, Division de la construction: séries K160-171 et Division du produit national brut: séries K172-183.

Depuis la parution en 1965 de la première édition de cet ouvrage, un important système de référence pour les séries historiques et actuelles des indices de prix (et autres séries) a été élaboré par Statistique Canada. Il s'agit du Système canadien d'information socio-économique (CANSIM), qui est une banque de données entièrement automatisée. Il existe un Répertoire de concordance des matrices (CANSIM), distribué gratuitement sur demande, qui sert d'introduction au contenu de CANSIM, ainsi qu'un Manuel d'extraction et de manipulation des données (12-531 au catalogue) et un Répertoire des séries contenant les titres et une description détaillée des séries CANSIM. On peut se procurer ces publications en s'adressant à Statistique Canada, Ottawa, K1A 0Z8. Dans la description des indices qui suit, les numéros de matrice pour les séries stockées dans CANSIM sont indiqués à titre de référence pour les données historiques.

Indices des prix de dtail (sries K1-32)

Note générale

Les indices des prix de détail mesurent l'évolution du coût de certains biens et services à la charge du consommateur. Ils sont fondés sur les mouvements des prix payés par les consommateurs dans les points de vente au détail, notamment dans les magasins, bureaux et autres établissements de services au consommateur des secteurs privé et public. Les prix couverts par les indices comprennent les taxes de vente et d'accise dans la mesure où celles-ci font partie du coût que doit payer le consommateur pour l'acquisition de biens ou de services auprès de ces points de vente au détail.

Les indices des prix de détail présentés dans cette édition et ceux présentés dans l'édition de 1965 sont énumérés dans le tableau ci-après, avec indication des périodes visées dans chaque édition et des périodes de référence des prix. Le tiret (–) dans les colonnes (1) et (2) signifie que la série n'est pas comprise dans l'édition indiquée en tête.



N° de série

Période visée
Période de
référence des prix = 100


J128-131 Nombres-indices des prix d'un budget familial
(min. du Travail)


1900-39


1913
J132-138 Indices des prix de certains services de détail 1900-38 1913
K1-7 J139-146 Indice du coût de la vie 1913-52 1913-52 1935-39 1935-39
K8-18 J147-152 Indice des prix à la consommation 1913-75 1913-60 1971 1961
Nouvelles séries





K19-22 Indice des prix à la consommation pour le Canada, classé
par biens et services
1961-75 1971
K23-32 Indices des prix à la consommation dans certaines agglomérations urbaines 1940-75 1971



Pour ce qui concerne les séries J128-131 et J132-138, voir l'édition de 1965 de cet ouvrage (Section J) pour les valeurs des indices et un exposé sur le concept, le champ d'application et la méthodologie.

Il y a lieu de mentionner également que les séries J147-152 dans l'édition de 1965, qui ont été reprises et élargies dans la présente édition sous les numéros K8-18, ont été converties à une nouvelle base de référence des prix, soit 1971 = 100.

Tableau K1-7 Indice du coût de la vie, 1913 à 1952. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K1-7
Indice du coût de la vie, 1913 à 1952

Source : Statistiques historiques du Canada (édition de 1965), p. 304, séries J139-146.

Pour une description plus détaillée des méthodes que ce qu'on donne ici, voir les pages 288-289 de l'édition de 1965, et les autres sources mentionnées dans cette même édition.

Les nombres-indices du coût de la vie présentés ici sont repris de l'édition de 1965 parce que les indices pour la période de 1913 à janvier 1949 sont incorporés, par raccordement, dans les séries K8-18 relatives à une longue période (Indice des prix à la consommation pour le Canada) présentées ci-après. Pour comprendre ces séries d'indices relatifs à une longue période, il faut donc commencer par décrire les séries d'indices K1-7.

L'indice du coût de la vie de 1913 à 1952 est le produit du raccordement de trois indices distincts, à savoir (a) un indice pour la période de 1913 à 1926 (1913 = 100), (b) un pour la période de 1926 à janvier 1935 (1926 = 100) et (c) un pour la période de janvier 1935 à 1952 (1935-39 = 100). L'indice (b) est raccordé à l'indice (c) au moyen du ratio des deux indices pour janvier 1935. L'indice (a) est à son tour raccordé à cet indice-chaîne au moyen du ratio de l'indice-chaîne (b) et de l'indice (a) pour l'année 1926. On a d'abord raccordé les indices mensuels, puis on a fait la moyenne pour obtenir les indices annuels.

Le concept employé dans le cas de l'indice (a) couvrant la période de 1913 à 1926 (1913 = 100) était «la mesure du mouvement général des prix de détail et du coût de la vie dans l'ensemble du pays». On a utilisé la formule de Laspeyres pour la construction d'un indice pondéré en fonction d'une base de référence, et les coefficients de pondération étaient fondés sur la consommation totale de chaque produit en 1913. Les prix utilisés provenaient des données recueillies par le ministère du Travail pour les années reculées et d'enquêtes directes auprès des détaillants. Les prix du ministère du Travail ont été recueillis par des correspondants locaux de la Gazette du travail dans quelque 60 villes, et les prix pour le Canada ont été établis en faisant simplement les moyennes des prix des villes.

Dans l'indice (b) de la série unifiée de 1926 à janvier 1935, le concept de la période précédente a été maintenu. Les coefficients de pondération ont été mis à jour afin de refléter la situation en 1926, et là encore ils ont été établis d'après la consommation globale au Canada. Toutefois, le nombre des produits visés par l'indice a été considérablement augmenté.

Pour ce qui concerne l'indice (c) de 1935 à 1952, le concept et le champ d'application ont été modifiés. Les coefficients de pondération des produits, des sous-groupes et des groupes ont été établis d'après les résultats d'une enquête effectuée en 1938 sur les budgets des familles salariées urbaines dont les gains annuels se situaient entre $450 et $2,500. L'indice devait ainsi refléter l'évolution du coût de la vie dans le cas d'un groupe particulier, mais néanmoins important, de consommateurs par opposition à l'ensemble des consommateurs.

Tableau K8-18 Indice des prix à la consommation pour le Canada, classé par éléments principaux, 1913 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K8-18
Indice des prix à la consommation pour le Canada, classé par éléments principaux, 1913 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 429(A) pour les séries K8, 1913 à 1975; K9-18, 1949 à 1975. Fichiers de la section des prix de détail, Division des prix, Statistique Canada, pour les séries K9-14 et les séries unifiées 15-18, de 1926 à 1948. Les indices actuels paraissent dans Mouvements des prix à la consommation (62-001 au catalogue) et Prix et indices des prix (62-002 au catalogue), qui sont deux publications mensuelles.

L'indice des prix à la consommation pour le Canada, de 1913 à 1975, est un indice-chaîne du type Laspeyres obtenu en raccordant six indices distincts mais connexes couvrant six périodes différentes à l'intérieur de la longue période. Les indices des six périodes peuvent être résumés comme suit:



Désignation
de l'indice

Période
visée
Période
de base
de la
pondération
Période
de
référence
des prix

Période
de
raccordement

(a) 1913-25 1913 1913
(b) 1926-34 1926 1926 1926
(c) 1935-48 1938 1935-39 Janv. 1935
(d) 1949-60 1947-48 1949 Janv. 1949
(e) 1961-72 1957 1957 Janv. 1961
(f) 1973-75 1967 1967 Avril 1973



Les indices désignés par (a), (b) et (c) sont ceux qui sont décrits ci-haut à la rubrique des séries K1-7. Notez que la période de raccordement (dernière colonne) est la période pour laquelle le rapport entre l'indice désigné et l'indice qui le précède immédiatement est employé pour raccorder ce couple particulier d'indices. Par exemple, le rapport entre les indices (b) et (a) en 1926 est utilisé pour raccorder ce couple particulier d'indices. En outre, sauf dans le cas des indices (e) et (f), la période de raccordement correspond au point de départ de l'indice désigné, soit la période de référence des prix ou le premier mois de cette période. La raison pour laquelle on a changé de méthode et les conséquences qui en découlent sont explicitées ci-après dans les descriptions des indices (e) et (f).

L'indice (d) ci-dessus représentait une importante mise à jour du contenu de l'indice et du système de pondération de l'ancien indice du coût de la vie (voir L'indice des prix à la consommation, janvier 1949-août 1952, 62-502 au catalogue). Le titre a été remplacé par Indice des prix à la consommation pour éviter de sous-entendre que l'indice mesurait toutes les variations du coût de la vie. L'indice a été défini comme étant une mesure du «taux de variation dans le temps du coût d'achat d'un panier constant de biens et services représentant la consommation d'un groupe particulier de la population durant une période déterminée». Le «groupe cible» de l'indice a été modifié de façon à englober les familles (1) demeurant dans des villes de 30,000 habitants ou plus, (2) comptant entre deux adultes et deux adultes avec quatre enfants, et (3) dont les revenus se situaient entre $1,650 et $4,050. La pondération de l'indice a été établi d'après les données de l'enquête sur les budgets des familles (Canadian Non-farm Family Expenditures, 1947-1948, 62-513 au catalogue), et le contenu et les échantillons de prix ont été élargis de façon à refléter les habitudes et les sources d'achat de cette période. La base de référence des prix est devenue 1949 = 100, et les anciens indices-chaînes ont été raccordés au nouvel indice au moyen du coefficient de raccordement pour janvier 1949.

Les prix visés par l'indice à partir de 1949 ont été recueillis auprès des points de vente de détail à des intervalles allant de mensuels à annuels seulement suivant la volatilité et la sensibilité des prix. Lorsque la variation dans le temps de la qualité des articles dont on prélevait les prix a causé un problème d'ajustement pour assurer la comparabilité des prix d'une période à l'autre, on a limité la collecte à huit villes dans tout le Canada où se trouvaient des agents à temps plein chargés du prélèvement des prix. Lorsqu'il a été possible d'obtenir des résultats satisfaisants par la poste, le prélèvement des prix a été étendu à 33 villes. A l'intérieur de chaque ville, on choisissait au jugé des échantillons de points de vente au détail représentatifs, par type, pour effectuer le prélèvement des prix d'articles de l'indice normalement vendus dans ces endroits, et les prix étaient recueillis pour des qualités très précises d'articles vendus dans ces points de vente. Dans le cas de chaque article, on établissait les prix moyens pour les villes et les prix moyens pour le Canada à partir des prix relevés, au moyen d'un système de pondération interne reflétant l'importance relative des qualités, des points de vente et des villes. Des indices étaient ensuite calculés pour chaque article et pondérés suivant une formule apparentée à celle de Laspeyres de façon à obtenir des indices pour des groupes de plus en plus étendus d'articles, et finalement l'indice «total».

L'indice a été une fois de plus mis à jour à compter de janvier 1961, du point de vue du contenu, des points de vente observés et des coefficients de pondération (The Consumer Price Index for Canada (1949 = 100), Revision Based on 1957 Expenditures, 62-518 au catalogue), ce qui a produit l'indice (e) indiqué dans le tableau récapitulatif ci-dessus. Le critère du revenu pour un groupe de population retenu aux fins de l'indice a été révisé à la hausse pour se situer entre $2,500 et $7,000, de façon à refléter la hausse générale des revenus des familles urbaines. Le système de pondération a été révisé en fonction des habitudes de dépense des familles en 1957 (Budget alimentaire des familles urbaines, 1957, 62-516 au catalogue et City Family Expenditure, 1957, 62-517 au catalogue). Avec l'institution des régimes publics d'assurance-hospitalisation, les paiements directs effectués par les consommateurs au titre de ces services sont devenus négligeables, et les primes versées ne reflétaient pas le prix du service. Ce poste a donc été éliminé de l'indice. Le prélèvement des prix a continué d'être effectué essentiellement par des agents à temps plein dans huit grandes villes du Canada, pour la totalité des biens et services visés par l'indice. Dans sept autres villes, des agents à temps partiel prélevaient les prix d'un ensemble restreint mais important d'articles, entre autres des aliments. On a maintenu la collecte des prix par la poste pour les articles moins complexes dans les petites localités. Les loyers payés et les données sur la qualité du logement locatif correspondant ont été obtenus par le moyen d'enquêtes mensuelles auprès de quelque 10,000 ménages locataires des régions urbaines dans le cadre de l'enquête permanente sur la population active.

L'indice pondéré sur la base de 1957 a été raccordé à l'indice «officiel» des prix à la consommation en date de janvier 1961 au moyen du coefficient de raccordement pour ce mois. Bien que le nouvel indice pondéré remonta jusqu'à 1957, l'indice pondéré sur la base de 1947-1948 a été conservé à titre d'indice «officiel» pour la période de 1957 à 1960, afin d'éviter les énormes problèmes de révision du côté des utilisateurs dans les cas où l'indice officiel était utilisé dans les clauses d'indexation des salaires et autres formes de revenu. Pour ce qui concerne l'indice total et la plupart des indices des principaux éléments, l'indice pondéré sur base 1957 a accusé une augmentation beaucoup moins prononcée que les indices officiels. Dans le cas des transports et dans celui des loisirs et de la lecture, le mouvement à la hausse des indices pondérés sur base 1957 a été nettement plus faible.

Dans la dernière mise à jour périodique de l'indice des prix à la consommation (l'indice (f) ci-haut), on a utilisé un nouveau système de pondération fondé sur les régimes de dépense des familles en 1967 (Urban Family Expenditure, 1967, 62-530 au catalogue) et, à la rubrique de l'alimentation, les habitudes d'achat alimentaire en 1969 (Dépenses alimentaires des familles au Canada, 1969, 62-531 au catalogue). Le groupe de population retenu aux fins de l'indice a été élargi de façon à englober les familles urbaines comptant de deux à six personnes (adultes et enfants), et la tranche de revenu a été mise à jour et agrandie pour se situer désormais entre $4,000 et $12,000. Le contenu et les échantillons de prix ont été élargis et améliorés. Toutefois, les services des médecins et des opticiens ainsi que les soins médicaux déjà payés ont été éliminés de l'indice; étant donné l'institution des régimes fédéraux-provinciaux d'assurance-maladie, il était fort peu probable en effet qu'on puisse obtenir un tableau réaliste des prix dans le temps. L'indice pondéré sur base 1967 a été raccordé aux anciens indices-chaînes en date d'avril 1973, au moyen du coefficient de raccordement entre l'indice-chaîne officiel et l'indice pondéré sur base 1967 pour ce mois.

On trouvera une explication détaillée de la révision des coefficients de pondération sur base 1967 et un exposé sur les procédures de raccordement et la conversion des séries historiques en fonction de diverses périodes de référence des prix dans L'indice des prix à la consommation au Canada (1961 = 100): révision fondée sur les dépenses de 1967 (62-539 au catalogue).

La série d'indices-chaînes relatifs à une longue période, de 1913 à 1975 sur la base de référence des prix 1961 = 100, a été transposée sur base 1971 = 100 par conversion arithmétique. Les indices actuels sont publiés mensuellement sur la base de 1971.

Tableau K19-22 Indice des prix à la consommation pour le Canada, classé par biens et services, 1961 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K19-22
Indice des prix à la consommation pour le Canada, classé par biens et services, 1961 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 429(A) pour les séries K19 et K21, n° de matrice 431(A) pour K20 et K22. Les indices actuels sont publiés dans Indice des prix à la consommation (62-001 au catalogue) et Prix et indices des prix (62-002 au catalogue), qui paraissent chaque mois.

La série K19 est identique à la série K8 décrite ci-haut. Les séries K20-22 sont le produit de la reclassification des postes de l'indice des prix à la consommation pour le Canada en deux grandes catégories, à savoir biens et services, suivant «leur caractéristique prédominante». Les indices relatifs aux sous-groupes des «biens» classés par catégories de durée de vie utile prévue de l'article sont publiés dans les sources mentionnées ci-haut, de même que les indices pour les sous-groupes des «services» classés par grandes catégories fonctionnelles. Ce système de classification n'est pas une simple fusion des classifications traditionnelles de l'indice parent, mais bien une réorganisation détaillée des postes de l'indice.

Le contenu des classifications par biens et services et des sous-groupes à l'intérieur de ces dernières est explicité dans l'appendice II(a) de L'indice des prix à la consommation au Canada, Révision fondée sur les dépenses de 1967 (62-539 au catalogue). L'appendice II(b) à la page 41 de la même publication présente le système sous forme de graphique.

Tableau K23-32 Indices des prix à la consommation dans certaines agglomérations urbaines, 1940 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K23-32
Indices des prix à la consommation dans certaines agglomérations urbaines, 1940 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 7116 pour K23 (1952 à 1975), K24-29 et K32 (1949 à 1975). Fichiers de la Section des prix de détail, Division des prix, Statistique Canada, K24-29 et K32 (1940 à 1949) et K30-31 (1940 à 1975). Les indices actuels sont publiés chaque mois dans Indices des prix à la consommation dans certaines agglomérations urbaines (62-009 au catalogue), Statistique Canada.

Les indices des prix à la consommation dans certaines agglomérations urbaines s'apparentent, du point de vue du concept et de la méthodologie, à l'indice des prix à la consommation pour le Canada (séries K8-18), le groupe de population auquel se rapporte l'indice d'une ville donnée étant un ensemble particulier de familles demeurant dans cette ville. En général, les groupes de population des villes sont analogues au groupe qui sert à établir l'indice du Canada pour ce qui concerne la tranche de revenu ainsi que la taille et la composition des familles. L'indice pour une agglomération urbaine mesure les effets de la variation des prix dans cette ville sur le coût d'achat d'un panier constant (ou équivalent) de biens et services représentatif des habitudes de dépense de consommation du groupe de population observé dans l'agglomération. Les indices reflètent donc le mouvement moyen des prix à la consommation dans les différentes agglomérations. Cependant, ils ne peuvent pas être utilisés pour comparer les niveaux des prix d'une agglomération à l'autre, les niveaux ayant été établis par convention, comme étant égaux à 100 dans toutes les agglomérations pour l'année de référence des prix (1971 = 100). Les séries historiques sont des indices-chaînes du type Laspeyres.

Les indices des agglomérations urbaines ont été élaborés pour la première fois en 1941 relativement à huit agglomérations, soit Halifax, Saint-Jean (N.-B.), Montréal, Toronto, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton et Vancouver (voir Regional Changes in Living Costs, Canada, August 1939 to April 1941, 62-D-91 au catalogue). Le contenu et les coefficients de pondération dans chaque ville ont été déterminés d'après les résultats de l'enquête de 1938 sur les budgets des familles urbaines salariées dont les gains annuels se situaient entre $450 et $2,500. La base de référence des prix était août 1939 = 100. Les prix utilisés dans les indices étaient les prix des agglomérations recueillis dans les échantillons de prix de l'indice pour le Canada.

Les indices ont été transposés sur la base de référence 1949 = 100, et les nouveaux indices présentant un contenu mis à jour et des coefficients de pondération établis d'après l'enquête sur les budgets des familles de 1947-1948 (Canadian Non-farm Family Expenditure, 62-513 au catalogue) ont été raccordés aux anciens en date de septembre 1953 au moyen du coefficient de raccordement pour ce mois (voir Prices and Price Indexes, octobre 1953, p. 4-5, 62-002 au catalogue). Pour ce qui concerne les indices pondérés sur 1947-1948, le groupe de population visé par l'indice a été révisé, comme dans le cas de l'indice pour le Canada, de façon à englober les familles comptant entre deux adultes et deux adultes avec quatre enfants, et ayant un revenu se situant entre $1,650 et $4,050. L'indice était désormais désigné par «Indice des prix à la consommation». Les indices des agglomérations à compter de septembre 1953 ont été calculés de la même façon que l'indice du Canada, sauf pour ce qui concerne le logement. Dans les indices des agglomérations le coefficient de pondération pour la possession d'une maison était imputé au loyer, c'est-à-dire que les mouvements des prix pour la possession d'une maison étaient mesurés par les variations des loyers, tandis que dans le cas de l'indice du Canada l'élément de l'indice du logement relatif à la possession d'une maison était mesuré directement par les facteurs prix et coût de la possession et de l'entretien. Les effets de cette différence dans le mode de prélèvement des prix étaient négligeables jusqu'à tout récemment.

Les indices pour deux autres agglomérations, Ottawa et Saint-Jean (T.-N.), ont été ajoutés au début des années 50. L'indice d'Ottawa a été publié en octobre 1953. Il a d'abord été construit sur la base de référence août 1939 = 100, puis converti à 1949 = 100. Les coefficients de pondération utilisés étaient ceux de l'indice pour le Canada et non ceux de la ville d'Ottawa. Les prix d'Ottawa portaient sur les aliments, le chauffage et l'éclairage, le loyer, les fournitures et services ménagers et des postes divers, tandis que ceux de Toronto concernaient l'habillement et l'ameublement ménager (Prices and Price Indexes, octobre 1953, p. 5). Un indice pondéré sur base 1947-1948 établi d'après les habitudes de dépense des familles à Ottawa et les prix à Ottawa a été raccordé à l'ancien indice en date de septembre 1953, comme dans le cas des indices des autres villes.

L'indice de Saint-Jean (T.-N.) a été construit sur la base de référence juin 1951 = 100 et publié en 1951 (St-John's, Newfoundland, Cost-of-Living Index, June 1951 = 100, document de référence n° 28, 62-D-94 au catalogue, 1951). Le contenu et les coefficients de pondération de l'indice ont été déterminés d'après un ensemble de données sur la production, les importations et la consommation provenant de plusieurs sources, et ils reflétaient les habitudes de consommation d'une famille moyenne à Saint-Jean de 1948 à 1950. Les prix utilisés dans l'indice ont été relevés par des agents à Saint-Jean. Lors de la révision des indices des autres agglomérations en septembre 1953, on n'a fait que modifier des titres et fusionner certaines catégories d'éléments dans le cas de l'indice de Saint-Jean..

Les indices des agglomérations urbaines ont été une fois de plus mis à jour du point de vue du contenu, de la pondération et des échantillons de prix à compter de février 1962. Lors de cette révision, les coefficients de pondération ont été déterminés d'après les habitudes de dépense des familles en 1957 (Budget alimentaire des familles urbaines, 1957, 62-516 au catalogue, et City Family Expenditure, 1957, 62-517 au catalogue) dans les différentes agglomérations. Là où le relevé direct des prix des services hospitaliers était irréaliste à cause du régime public d'assurance-hospitalisation, la catégorie des soins hospitaliers a été éliminée des indices. Comme pour l'indice du Canada, la tranche de revenu du groupe cible de population a été relevé pour se fixer entre $2,500 et $7,000, et l'année de référence des prix est demeuré 1949 = 100. L'indice pondéré sur 1957 a été raccordé à la série d'indices-chaînes précédente en date de février 1962 au moyen du coefficient de raccordement pour ce mois.

La plus récente mise à jour du contenu et de la pondération des indices a été effectuée en avril 1973. Auparavant, les indices des agglomérations urbaines avaient été convertis par formule arithmétique à l'année de référence des prix 1961 = 100. Les coefficients de pondération des nouveaux indices ont été déterminés d'après les habitudes de dépense dans les villes observées en 1967 (Urban Family Expenditure, 1967, 62-530 au catalogue) et, sur le plan alimentaire, d'après les habitudes de dépense en 1969 (Dépenses alimentaires des familles au Canada, 1969, 62-531 au catalogue). Le groupe cible de population a été modifié de manière à englober les familles urbaines de deux à six personnes composées de proportions diverses d'adultes et d'enfants et dont le revenu se situait entre $4,000 et $12,000. A cause de la généralisation des régimes fédéraux-provinciaux d'assurance-maladie et des difficultés de prélèvement direct des prix qui en ont résulté, les services dispensés par les médecins et les opticiens ainsi que les soins médicaux payés au préalable ont été éliminés des indices des agglomérations urbaines. Les indices pondérés sur base 1967 ont été raccordés aux séries historiques d'indices-chaînes précédentes basées sur 1961 = 100 pour chaque agglomération urbaine en date d'avril 1973 au moyen du coefficient de raccordement pour ce mois. L'ensemble des séries historiques a ensuite été converti par formule arithmétique à la nouvelle année de référence des prix 1971 = 100, pour chaque agglomération urbaine. Environ 300 postes de dépense sont couverts par les indices des prix à la consommation pour le Canada et pour les agglomérations urbaines.

Les indices actuels sont publiés chaque mois et peuvent être obtenus pour d'autres villes au Canada. Des séries historiques de plus courte durée peuvent également être obtenues sur demande pour d'autres villes et séparément dans le cas de Saskatoon, Regina, Edmonton et Calgary. Des indices pour les principaux éléments de chaque indice des agglomérations urbaines sont publiés régulièrement et, de même que des indices élémentaires plus détaillés couvrant diverses périodes historiques, ils peuvent être obtenus sur demande auprès de la Division des prix de Statistique Canada à Ottawa.

Indices des prix de gros (sries K33-55)

Note générale

L'expression «indices des prix de gros» peut être ambiguë. Les indices représentent les prix à diverses étapes de la production et de la distribution des matières brutes et produits travaillés, des produits semi-finis et finis. Les prix se rapportent à des transactions en quantités industrielles. Il ne faut donc pas interpréter les indices comme reflétant les prix des «grossistes» ou le «commerce de gros». Il faut plutôt les considérer comme une mesure des mouvements des prix d'un ensemble très considérable mais peu défini de matières et de produits au-dessous du niveau de la vente au détail.

Les indices des prix de gros présentés dans cette édition et ceux présentés dans l'édition de 1965 sont indiqués dans le tableau ci-après, de même que les périodes couvertes dans chaque édition et les périodes de base des prix. Le tiret (–) dans les colonnes (1) et (2) signifie que la série n'est pas comprise dans l'édition indiquée en tête.



N° de série

Période visée
Période de
référence des
prix = 100

Présente
édition
Édition
de 1965

Titre
Présente
édition
Édition
de 1965
Présente
édition
Édition
de 1965

J1-14 Indices des prix de gros, par groupes de
produits (Mitchell)
1868-1925 1900
J15-33 Indices des prix de gros, par groupes de
produits (min. du Travail)
1890-1924 1890-99
K33-43 J34-44 Indices des prix de gros, classification par
groupes de produits principaux
1867-1975 1867-1960 1935-39 1935-39
J45-61 Indices des prix de gros, classés suivant l'origine
et le degré de fabrication
1890-1948 1926
J62-69 Indices des prix de gros, classés suivant
la destination des produits
1890-1948 1926
K44-46 J70-72 Indices des prix de gros, classés suivant
le degré de fabrication des matières
industrielles
1890-1975 1890-1960 1935-39 1935-39
K137 J73-74
140
Indices des prix de gros, classés suivant
l'usage, résidentiel ou non résidentiel, des
matériaux de construction
1926-75 1926-60 1971 1935-39,
1949
K47-55 J75-83 Indices des prix de gros des produits
agricoles canadiens
1890-1974 1890-1960 1935-39,
1913
1935-39,
1913



Pour ce qui concerne les nombres-indices de l'édition de 1965 qui ne sont pas repris ici, à savoir J1-14, J15-33, J45-61 et J62-69, ainsi que les descriptions qui s'y rapportent, les lecteurs peuvent consulter la Section J: Price Indexes (qui commence à la page 281) dans l'édition de 1965. Il faut noter également que les anciennes séries J73-74 sont reprises dans cette édition-ci sous les numéros K137 et 140, à la rubrique «Indices des prix de la construction» qui figure plus loin.

Tableau K33-43 Indice général des prix de gros, classé par groupes de produits principaux, 1867 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K33-43
Indice général des prix de gros, classé par groupes de produits principaux, 1867 à 1975

Source : Statistiques historiques du Canada (édition de 1965), p. 293-294 pour la période de 1867 à 1960; Prix et indices des prix (62-002 au catalogue), livraisons successives pour la période de 1961 à 1975; CANSIM, n° de matrice 262. Les indices actuels sont publiés dans le bulletin mensuel intitulé Indices des prix de l'industrie (62-011 au catalogue).

L'indice général des prix de gros est une série d'indices-chaînes constituée de cinq indices distincts, chacun couvrant une époque particulière de la longue période, et chacun ayant un schéma de pondération unique qui correspond à une mise à jour des coefficients de pondération visant à refléter les compositions différentes de matières et de produits des périodes successives de l'indice. Les cinq indices peuvent être résumés comme suit:



Désignation
de l'indice

Période
visée
Base de
pondération
Période de
référence
des prix = 100
Période de
raccordement


(a) 1867-1889 aucune 1890

(b) 1890-1912 aux environs
de 1900
1890 1890 Coefficients
de pondération
nets
(c) 1913-1925 1913 1913 1913
(d) 1926-1934 1926 1926 1926
(e) 1935-1975 1935-39 1935-39 déc. 1934



La description et les méthodes de construction des indices données ci-après ont été condensées pour la période de 1867 à 1960 à partir de l'exposé plus détaillé présenté dans l'édition de 1965 de cet ouvrage (p. 281-284).

Les nombres-indices portant la désignation (a) dans le tableau récapitulatif ci-haut et visant la période de 1867 à 1889 sont le résultat de la moyenne géométrique non pondérée des rapports de prix de 89 produits. Les prix étaient extraits de journaux et revues commerciales. Les indices élémentaires à l'intérieur de l'indice général (total) n'étaient tout au plus que des indicateurs approximatifs des mouvements de prix pour chaque groupe, à cause du faible nombre des prix relevés, qui portaient en majeure partie sur les groupes de produits végétaux et animaux. Les indices ont été calculés rétroactivement sur la base de référence des prix 1890 = 100, et raccordés à l'indice (b) au moyen du coefficient de raccordement entre les articles observés pour l'année 1890.

Pour ce qui concerne l'indice (b), de 1890 à 1912, on a utilisé une formule de pondération analogue à celle de Laspeyres. Les coefficients de pondération représentaient les quantités «nettes» vendues durant une période allant jusqu'à 1900, c'est-à-dire aux environs de 1900. Le concept de ventes «nettes» exigeait que les quantités vendues d'un produit, par exemple le blé, excluent les quantités utilisées par la suite pour la production au Canada d'un autre produit, par exemple la farine. De cette manière, on évitait la surpondération du prix des produits aux premières étapes de la production, lequel serait autrement multiplié par deux si l'on utilisait le prix à des étapes ultérieures. Les prix étaient extraits de journaux et revues commerciales, notamment de la collection du ministère du Travail provenant surtout de revues commerciales. On comptait entre 203 et 247 séries de prix. Comme on l'a indiqué ci-haut, les indices (a) et (b) ont été raccordés au moyen du coefficient de raccordement pour 1890.

Dans le cas de l'indice (c), pour 1913 à 1925, on a encore utilisé un indice pondéré du type Laspeyres, et les coefficients de pondération des produits ont été mis à jour en fonction de la valeur nette des ventes en 1913. Les séries de prix utilisées étaient au nombre de 236. Les journaux et revues commerciales ont perdu de leur importance comme source d'informations sur les prix, en faveur des entreprises commerciales et organismes publics. L'indice a été raccordé à l'indice précédent, soit l'indice (b), au moyen du coefficient de raccordement pour 1913.

L'indice (d), pour 1926 à 1934, a été basé sur un schéma de pondération mis à jour, établi d'après les ventes nettes de produits en 1926. Le nombre des séries de prix était presque deux fois plus élevé (502), et la collecte des prix s'effectuait davantage au moyen d'enquêtes par la poste auprès des entreprises. L'indice (d), produit sur la base de référence des prix 1926 = 100, a été raccordé à la série d'indices-chaînes au moyen du coefficient de raccordement pour 1926.

L'indice (e), pour 1935 à 1975 (1935-39 = 100), est fondé sur la dernière mise à jour officielle du schéma de pondération pour l'indice général des prix de gros. Le concept des coefficients de pondération a été rattaché cette fois-ci à la valeur «brute» des ventes, c'est-à-dire qu'on n'a pas rectifié les ventes totales d'un produit à l'étape des premières transformations pour tenir compte des quantités employées pour la production au Canada d'autres produits. Les coefficients de pondération ont été déterminés d'après les ventes entre 1935 et 1939. Le schéma de pondération englobait des coefficients de pondération pour les produits, les sous-groupes et les groupes. Le nombre des séries de prix contenues dans l'indice a été porté à 604. La définition des transactions aux fins du relèvement des prix a été améliorée, et la principale source des prix était les entreprises industrielles et organismes publics ayant des contacts directs sur les marchés. Les prix ont été en majeure partie recueillis par la poste sur une base mensuelle, au 15 du mois. L'indice (e) a été raccordé à la série d'indices-chaînes précédente (1867 à 1934) au moyen du coefficient entre la nouvelle et l'ancienne série en décembre 1934. Cette démarche plaçait automatiquement la série entière 1867 à 1975 sur la base de référence des prix 1935-39 = 100.

Depuis 1960 le contenu et la pondération de l'indice sont demeurés essentiellement inchangés par rapport à la description présentée dans l'édition de 1965 de cet ouvrage. Aucune modification n'a été apportée aux coefficients de pondération relatifs des principaux groupes (K35-39, K41-43) de l'indice. A l'intérieur des principaux groupes, un certain nombre de modifications ont été apportées, soit directement, soit implicitement. Dans le groupe des métaux non ferreux, série K41, le poids relatif de l'or a été réduit considérablement au début des années 70 pour tenir compte des changements survenus dans la production minérale depuis 1961. En outre, avec la création des indices des prix de vente dans l'industrie relativement au secteur manufacturier (voir ci-après, séries K68-107), il était désormais possible d'obtenir des séries de prix des produits fondées sur des échantillons de prix élargis dans ce système d'indices. Lorsque ces nouvelles séries étaient appropriées du point de vue du contenu et de la pondération interne, elles étaient incorporées dans l'indice général des prix de gros par voie de raccordement au niveau des produits. Cette démarche a été effectuée dans le cas du groupe principal «fer et produits du fer» au début des années 70, et les pondérations relatives du contenu en termes de produits à l'intérieur du groupe principal se sont trouvées implicitement modifiées. Du point de vue de la pondération, seulement 10% environ de l'indice général des prix de gros a été affecté par cette substitution des indices des prix de l'industrie. La plupart des substitutions de cette nature ont été effectuées ces dernières années, de sorte qu'à la fin de 1977 on peut dire que le tiers environ de l'indice général des prix de gros, considéré du point de vue de la pondération, était représenté par les indices des prix de vente de l'industrie.

L'indice général des prix de gros est un indice établi en fonction du produit. C'est un indice «général», couvrant un ensemble hétérogène de transactions et par le fait même incapable d'association avec un agrégat de valeurs quelconque bien défini. Sa caractéristique principale est sa continuité sur une longue période, qualité utile dans les analyses cycliques sur nombre d'années. Son utilité est douteuse cependant lorsqu'il s'agit d'analyses courantes portant sur de courtes périodes, et c'est pourquoi on lui préfère actuellement d'autres indices bien définis, par exemple les indices des prix de vente dans l'industrie et les indices des prix de la construction.

Tableau K44-46 Indice général des prix de gros, classé par degré de fabrication, 1890 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K44-46
Indice général des prix de gros, classé par degré de fabrication, 1890 à 1975

Source : la même que pour les séries K33-43.

Ces deux séries sont de simples regroupements des indices des groupes principaux (K35-43) des indices généraux des prix de gros décrits ci-dessus, et le groupement est effectué en fonction des deux degrés de fabrication indiqués en tête de colonne. Les coefficients de pondération utilisés dans le regroupement des indices sont ceux qui sont attachés aux indices élémentaires dans l'indice général, K34.

K46. Trente matières industrielles (indice des prix), 1926 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 131. Les indices actuels sont publiés tous les mois dans Indices des prix de l'industrie (62-011 au catalogue).

Cet indice figurait dans l'édition de 1965 de cet ouvrage à la série J72 (p. 285), pour la période de 1926 à 1960.

La série a été présentée pour la première fois dans un document de référence publié en 1939 (Canadian Index Numbers of Industrial Material Prices, 62-D-71 au catalogue). Elle a pour objet de fournir une mesure statistique précoce et fréquente (à la semaine) du comportement des prix sur le marché des matières de base requises par l'industrie. Elle constituait et constitue encore une moyenne géométrique non pondérée des rapports de prix de 30 produits. La sélection initiale, fondée sur un examen en profondeur de la volatilité, de la sensibilité aux fluctuations économiques et de l'importance des industries, comprenait 18 produits sensibles aux fluctuations économiques et 12 de nature plus stable. Les produits retenus sont énumérés à la page 21 du document de référence mentionné ci-haut (62-D-71 au catalogue). Sur les 30, cinq sont des produits alimentaires et 25 sont des produits manufacturiers.

La sélection intiale de produits est demeurée la même, mais les indices des prix de vente dans l'industrie ont remplacé récemment certaines séries de prix de produits individuels. Les matières qui sont devenues importantes à titre de facteurs de production industrielle depuis la Second Guerre mondiale, notamment les matières plastiques et autres matières synthétiques modernes, ne sont pas représentées dans l'indice.

L'indice est actuellement publié chaque mois. Des séries d'indices pour des produits particuliers peuvent être obtenus sur demande auprès de Statistique Canada.

Tableau K47-55 Indices des prix de gros des produits agricoles canadiens, 1890 à 1974. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K47-55
Indices des prix de gros des produits agricoles canadiens, 1890 à 1974

Source : Statistiques historiques du Canada (édition de 1965 pour la période de 1890 à 1958), sauf pour les révisions indiquées par la lettre «r»). CANSIM, n° de matrice 953, pour la période de 1959 à 1974 et révisions portant un renvoi de 1926 à 1958. Indices des prix de l'industrie (62-011 au catalogue) pour la période de 1971 à 1974 (1971 = 100). Les indices mensuels actuels sont publiés dans Indices des prix de l'industrie. (Nota: les indices actuels sont susceptibles de révision à cause du retard des déclarations de paiements provisoires et finals relativement à certains produits.)

Ces indices mesurent les mouvements des prix des produits agricoles canadiens aux marchés «finals» tels que les parcs à bestiaux, les crémeries et les usines de transformation. Les prix peuvent englober des frais de transport, d'entreposage et certains frais de manutention et de transformation, suivant le marché final où une transaction commerciale est enregistrée. Ces indices diffèrent des indices des prix «à la production» fournis par les agriculteurs (voir série M88 dans cette édition, Section M, Agriculture), lesquels reflètent les prix à la ferme de produits définis de façon plus générale.

Les indices sont présentés ici en trois segments de temps, soit pour (1) la période de 1890 à 1934 (1913 = 100), (2) la période de 1926 à 1974 (1935-39 = 100) et (3) la période de 1971 à 1974 (1971 = 100). Les indices pour les deux premières périodes sont une répétition de ceux présentés dans l'édition de 1965, à l'exception de l'indice sur base 1935-39 = 100 jusqu'à 1974. La nouvelle série sur la nouvelle base de référence 1971 = 100 est présentée ici pour la première fois.

Les indices pour le segment de temps 1890 à 1934 (1913 = 100) sont identiques à ceux présentés et décrits dans l'édition de 1965. Ils sont composés de trois séries d'indices-chaînes couvrant les périodes successives de 1890 à 1913, de 1913 à 1926 et de 1926 à 1934, chaque indice de période étant un indice pondéré du type Laspeyres dont les coefficients de pondération se rapportent aux périodes respectives. Les coefficients de pondération pour la période de 1890 à 1913 étaient des quantités fondées sur la production moyenne des produits de l'indice d'après les recensements décennaux de la production pour les années 1890, 1900 et 1910. Dans le cas des indices pour la période de 1913 à 1926, les coefficients de pondération des produits étaient fondés sur les quantités totales vendues en 1913, et dans le cas des indices de 1926 à 1934, sur les quantités vendues en 1926. Les trois indices de période ont été raccordés en date de 1913 et 1926 au moyen des coefficients de raccordement pour ces années. Une description complète des séries de 1890 à 1934, y compris un exposé sur les méthodes de construction, a paru dans Wholesale Price Index Numbers of Canadian Farm Products, 1890 à 1933 (62-504 au catalogue). Les prix utilisés dans les indices portaient sur des qualités particulières de produits à des marchés particuliers. Le nombre des séries de prix utilisées est passé de 24 pour la période de 1890 à 1913 à 33 de 1913 à 1926, et à 36 de 1926 à 1934, et ces séries représentaient les mouvements de prix pour 10 produits végétaux et neuf produits animaux.

Les indices pour le segment de temps 1926 à 1974 (1935-39 = 100) comportent un certain nombre de révisions indiquées par un renvoi, pour la plupart de faible envergure, apportées aux chiffres publiés dans l'édition de 1965 pour 1926 à 1960. Ces séries sont également des indices-chaînes du type Laspeyres, l'indice de 1926 à 1934 décrit ci-haut étant raccordé aux indices rajeunis sur base 1935-39 = 100 et couvrant la période de 1935 à 1974 (Wholesale Price Index Numbers of Canadian Farm Products, 62-504 au catalogue, 1947). Dans le cas du nouvel indice, les coefficients de pondération correspondaient à la valeur moyenne des quantités de l'indice vendues au cours de la période de cinq ans allant de 1935 à 1939, et comportaient une pondération régionale au niveau du produit et au niveau du groupe à l'intérieur de l'indice total. Les fruits et légumes saisonniers ont été exclus à cause de la difficulté d'obtenir des prix qui pourraient être comparés dans le temps. Les séries de prix utilisés dans l'indice étaient au nombre de 86, dont 46 pour les marchés de l'Est (17 végétaux, 29 animaux) et 40 pour les marchés de l'Ouest (14 végétaux, 26 animaux). Cette version des séries allait jusqu'à 1974.

En 1975, les indices ont été révisés sur 1971 comme base de référence des prix et base de pondération. Les nouveaux coefficients de pondération ont été déterminés en fonction des recettes monétaires des exploitations agricoles en 1971 fournies par la Division de l'agriculture de Statistique Canada, et on s'est servi pour le calcul des indices d'une pondération régionale et au niveau du groupe de produits. Plus de 90% des recettes agricoles monétaires sont représentées dans le nouvel indice. Les principaux produits exclus sont les betteraves sucrières, les fruits et légumes saisonniers, et les produits de l'érable et de la forêt. On ne dispose pas encore de source de référence.

Indice des prix des exportations et des importations (sries K56-67)

Note générale

Les indices des prix des exportations et des importations ont pour objet de mesurer les mouvements des prix des produits du commerce extérieur du Canada. Outre les indices de prix pour la totalité des exportations et la totalité des importations, il existe des indices de prix pour les principales classifications de groupes de produits à l'intérieur des totaux. Jusqu'à 1964, les groupements de produits correspondaient aux classifications des exportations et des importations établies pour le tarif douanier. Le système de classification a par la suite été remplacé par la Classification des marchandises pour le commerce du Canada (CMCC). Les indices fondés sur les classifications tarifaires ont été arrêtés en 1964. Les indices classés d'après le système de la CMCC ont été rétropolés jusqu'à 1960. Les indices relatifs aux catégories de produits à l'intérieur des exportations totales et des importations totales présentés dans cette édition couvrent la période de 1960 à 1975 seulement, et ce sont des indices basés sur la CMCC.

Les indices des prix des exportations et des importations sont caractérisés entre autres par l'emploi généralisé des séries de «valeurs unitaires» de préférence aux séries de «prix spécifiques» pour les produits individuels contenus dans les indices. Une série de prix spécifiques est constituée d'une suite de prix dans le temps d'un produit de quantité et de qualité strictement définies où la dimension quantité-qualité demeure constante ou équivalente pour toute la période de la série. Une série de valeurs unitaires est une suite de valeurs unitaires dans le temps d'un produit défini de façon plus générale, où le choix de quantités et de qualités implicitement spécifiées peut varier d'une période à l'autre. Le mouvement des séries de valeurs unitaires peut donc refléter à la fois les variations de prix et les variations de quantité-qualité, l'effet des changements de quantité étant fonction de l'homogénéité dans le temps de la composition interne de la catégorie de produits.

Jusqu'à tout récemment, les indices des exportations et des importations canadiennes étaient fondés avant tout sur les séries de valeurs unitaires établies à partir des statistiques commerciales sur les quantités et les valeurs de catégories de produits. On s'est efforcé progressivement de réduire au minimum les variations de quantité implicites à ces séries, notamment par l'emploi de séries de prix spécifiques lorsque celles-ci devenaient disponibles et qu'elles étaient appropriées. Ces dernières années, l'ordinateur a permis d'examiner plus en détail le contenu des catégories, et d'améliorer ainsi le rôle instrumental des valeurs unitaires dans l'établissement des prix spécifiques.

Les indices des prix des exportations et des importations présentés dans cette édition et ceux présentés dans l'édition de 1965 sont énumérés dans le tableau ci-dessous, avec indication des périodes visées dans chaque édition et des périodes de référence des prix. Le tiret (–) dans les colonnes (1) et (2) signifie que la série n'est pas comprise dans l'édition indiquée en tête.



N° de série

Période visée
Période de
référence des
prix = 100

Présente
édition
Édition
de 1965

Titre
Présente
édition
Édition
de 1965
Présente
édition
Édition
de 1965

J84-95 Indices des prix des exportations (Taylor) 1869-1915 1900
J96-107 Indices des prix des importations (Taylor) 1869-1915 1900


Indices des prix des exportations, 1913-1960



K56 J108-117 Panel A 1926-70 1926-60 1948 1948
J118-127 Panel B 1913-34 1913


Indices des prix des importations, 1913-1960



K62 J118-127 Panel A 1926-70 1926-60 1948 1948
J118-127 Panel B 1913-34 1913
Nouvelles séries







Indices des prix des exportations, 1926-75



K56-61 Panel A 1968-75 1971
K57-61 Panel B 1960-70 1948


Indices des prix des importations, 1926-75



K62-67 Panel A 1968-75 1971
K61-67 Panel B 1960-70 1948



Pour ce qui est des séries de nombres-indices de l'édition de 1965 qui ne sont pas répétées ici, à savoir J84-127 (exception faite de J108 et J118) et des descriptions de ces séries, les lecteurs pourront consulter la Section J: Price Indexes (qui commence à la page 281) dans l'édition de 1965.

Tableau K56-61 Indices des prix des exportations, Classification des marchandises pour le commerce du Canada, 1926 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K56-61
Indices des prix des exportations, Classification des marchandises pour le commerce du Canada, 1926 à 1975

Tableau K62-67 Indices des prix des importations, Classification des marchandises pour le commerce du Canada, 1926 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K62-67
Indices des prix des importations, Classification des marchandises pour le commerce du Canada, 1926 à 1975

Source : Panel B: pour les séries K56 et 62, de 1926 à 1959, Macmillan, Statistiques historiques du Canada, édition de 1965, p. 301-302; pour les séries K56-61 et K62-67, de 1960 à 1970, fichiers de la Division du commerce extérieur, Statistique Canada. Panel A: pour les séries K56-61 et K62-67, de 1971 à 1975, Statistique Canada, Les indices de prix et de volume de base 1971 du commerce extérieur du Canada (65-001 au catalogue, supplément, décembre 1976); de 1968 à 1970, fichiers de la Division du commerce extérieur, Statistique Canada. Les indices actuels sont publiés chaque mois dans Sommaire du commerce extérieur (65-001 au catalogue). Voir également CANSIM, n° de matrice 3716 pour les exportations et n° de matrice 3681 pour les importations. Des indices de prix du type Paasche peuvent également être obtenus à partir de 1971 (1971 = 100) et sont publiés dans les livraisons actuelles de Sommaire du commerce extérieur. On voudra bien noter que les indices de Paasche sont différents des indices du type Laspeyres présentés dans cette édition de Statistiques historiques du Canada.

Panel B. La série historique, de 1926 à 1970 (1948 = 100), dans le Panel B, pour les exportations totales, série K56, et pour les importations totales, série K62, est le produit du raccordement de deux indices de période, le premier couvrant de 1926 à 1945 (1935-39 = 100), et le second de 1946 à 1970 (1948 = 100). Chacun de ces indices est un indice à coefficient de pondération fixe, et ces coefficients correspondent à la valeur des exportations (des importations dans le cas des indices des importations) pour les périodes de base 1935-39 et 1948 respectivement. Les séries des rapports de prix pour certains produits classés dans le tarif douanier ont été établies surtout à partir des séries de valeurs unitaires, mais certaines ont été fondées sur les séries de prix établies d'après les prix de gros et de détail au Canada et aux États-Unis. Les rapports de prix individuels ont été pondérés par le pourcentage de leur valeur, pour les périodes respectives à pondération fixe, en fonction de la valeur totale des grands groupes du tarif auxquels ils appartenaient. Les indices de groupe ont été à leur tour pondérés par leur pourcentage de la valeur totale des exportations (importations). Les indices de 1926 à 1945 ont été raccordés à ceux de 1946 à 1970 au moyen du coefficient de raccordement de la deuxième série par rapport à la première en 1946. Les séries K57-61 et K63-67 ont été construites pour les cinq niveaux à un chiffre du système de la CMCC, par regroupement et repondération (coefficients de pondération établis d'après la valeur en pourcentage sur base 1948) de la série des rapports de prix pour les marchandises classées dans le tarif douanier. Il y a lieu de signaler aux utilisateurs des indices la validité douteuse des séries K56-61 pour les années de guerre 1941 à 1945, période durant laquelle les échanges internationaux de marchandises ne présentaient pas les mêmes caractéristiques que pour la période de base de la pondération (1948) établie en temps de paix.

Panel A. Les nouveaux nombres-indices du commerce des marchandises ont été publiés pour la première fois dans Sommaire du commerce extérieur, juillet 1975, et les schémas de pondération se rapportaient alors aux valeurs de 1971 et à la base de référence des prix 1971 = 100. Les indices ont été calculés en remontant jusqu'à 1968 et sont classés d'après le système de la CMCC. Un exposé détaillé sur la nature des indices et les méthodes de construction est présenté dans Les indices de prix et de volume de base 1971 du commerce extérieur du Canada. On a élaboré à la fois des indices de Paasche (coefficients de pondération sur une année d'observation variable) et des indices de Laspeyres (coefficients de pondération sur une année de base fixe, 1971). Les indices de prix du type Paasche, qui ne sont pas présentés ici, sont publiés actuellement dans le bulletin mensuel Sommaire du commerce extérieur. Les indices de prix du type Laspeyres, qui sont présentés ici, peuvent être obtenus auprès de la Division du commerce extérieur. Dans les nouveaux indices, on a utilisé une sélection élargie et mise à jour de rapports de prix élémentaires au niveau à cinq chiffres de la CMCC. Dans le cas des indices des exportations, on s'est servi des séries de valeurs unitaires pour 57% des catégories de produits (par coefficient de pondération de la valeur), des séries de prix spécifiques pour 29%, et 14% des catégories n'étaient pas directement couvertes par le rapport de prix. Dans le cas des indices des importations, les séries de valeurs unitaires et de prix spécifiques ont été utilisées pour 23% et 50% respectivement des catégories, par coefficient de pondération, et 27% n'étaient pas directement couvertes. Les séries de prix spécifiques dans le cas des exportations provenaient pour la plupart des indices des prix de vente dans l'industrie et portaient sur les «produits finals non comestibles», série K61. Dans le cas des importations, elles provenaient surtout des indices des prix de gros établis par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis et portaient en majeure partie sur les «produits finals non comestibles», série K67. Tous les indices non canadiens ont été rectifiés pour tenir compte des variations du taux de change dans le temps.

Des indices de prix relatifs à une courte période, ayant comme base de pondération et base de référence des prix 1968, ont été produits et publiés pour la période de 1967 à mars 1975. La pondération reflète des variations importantes des mouvements du commerce extérieur résultant de la signature du pacte de l'automobile avec les États-Unis en 1965. Ces indices n'ont pas été inclus dans cette section supplémentaire à cause de la courte période qu'ils recouvrent, et parce que les indices sur base 1971, qui remontent jusqu'à 1968, sont les indices permanents actuels. Les indices sur base 1968 peuvent être obtenus sur demande auprès de la Division du commerce extérieur de Statistique Canada.

Une série d'indices de prix relatifs à une longue période, de 1956 à 1975 (1971 = 100), portant sur les exportations totales, série K56, et les importations totales, série K62, est présentée dans cette édition à la Section G: Balance des paiements. Les utilisateurs qui désirent des conseils sur le raccordement des séries concernant les indices des prix des exportations et des importations de manière à obtenir des séries sur une longue période peuvent s'adresser à la Division du commerce extérieur.

Indices des prix de vente dans l'industrie (sries K68-107)

Note générale

Un nouveau système d'indices de prix classés par industrie à été lancé en janvier 1961 par Statistique Canada sous forme de publication d'un ensemble d'indices intitulé Indices des prix de vente dans l'industrie pour 1956-59 (62-515 au catalogue). Les indices mesurent le mouvement des prix de vente des produits d'une centaine d'industries manufacturières.

Dans le nouveau système, chaque indice concerne exclusivement une industrie particulière de la Classification des activités économiques (CAÉ). Dans la CAÉ, chaque établissement commercial au Canada est rattaché à une, et à une seule, industrie au plus fin niveau de classification des industries. Il s'agit d'un système de classification hiérarchique dans lequel les groupes de catégories industrielles aux niveaux inférieurs s'excluent mutuellement, à des niveaux progressivement plus élevés. Au plus haut niveau d'agrégation, les industries manufacturières représentent une division industrielle sur 12 (en 1970). A l'intérieur du secteur manufacturier, les industries sont divisées en 20 groupes principaux (niveau à deux chiffres), et chacun est subdivisé à son tour en catégories industrielles à trois chiffres et, dans certains cas, à quatre chiffres. Par conséquent, quel que soit le niveau de classification, chaque établissement manufacturier est rattaché à une seule industrie.

Dans le cadre de la CAÉ, les indices de prix classés par industrie peuvent être définis de façon spécifique du point de vue du champ et du contenu. En outre, ils sont directement liés à des agrégats de valeurs importantes des catégories d'industries individuelles, par exemple à la valeur des expéditions, et ils sont compatibles aux fins de l'analyse avec d'autres séries statistiques importantes comme celles concernant la production, l'emploi, les heures-personnes et les gains horaires, lesquelles sont également classées par branche d'activité économique. On peut citer à titre d'exemples d'analyses les études de la croissance, de la productivité et de l'emploi. Ces indices ne remplacent pas les séries existantes d'indices relatifs à une longue période portant sur les prix de gros classés par produit. Au contraire, il s'agit d'indices de prix classés différemment pour des usages auxquels ne convenaient pas les indices classés par produit.

Les indices de prix classés par industrie ne figuraient pas dans l'édition de 1965, et c'est pourquoi on n'a pas eu à dresser un tableau des indices présentés dans cette édition et dans l'édition antérieure.

Tableau K68-107a Indices des prix de vente dans l'industrie, par catégorie d'industries, Classification des activités économiques (CAÉ), 1956 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K68-107a
Indices des prix de vente dans l'industrie, par catégorie d'industries, Classification des activités économiques (CAÉ), 1956 à 1975

Tableau K68-107b Indices des prix de vente dans l'industrie, par catégorie d'industries, Classification des activités économiques (CAÉ), 1956 à 1975 (fin). Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K68-107b
Indices des prix de vente dans l'industrie, par catégorie d'industries, Classification des activités économiques (CAÉ), 1956 à 1975 (fin)

Source : Prix et indices des prix (62-002 au catalogue), diverses livraisons mensuelles, 1961 à 1975. CANSIM: n° de matrice 675 à 693, qui correspondent aux industries des groupes principaux de la CAÉ 01 à 20, à l'exclusion du groupe 11 (voir le Panel A du tableau de données pour les séries K69-87); n° de matrice 694 pour la série K68. Les indices actuels sont publiés chaque mois dans Indices des prix de l'industrie (62-011 au catalogue). Des exposés détaillés sur les concepts, le champ d'observation, le contenu et les méthodes figurent dans: Industry Selling Price Indexes, 1956-59 (62-515 au catalogue) et Indices des prix de vente dans l'industrie, 1956-68 (62-528 au catalogue).

Les indices lancés en 1961 ont été maintenus, et on a effectué des mises à jour périodiques des pondérations et des classifications. Les séries historiques présentées dans cette édition-ci pour la première fois sont des séries d'indices-chaînes du type Laspeyres dont les prix ont été pondérés en fonction d'une période de base et qui portent sur trois segments de temps successifs à l'intérieur de la période historique des séries d'indices-chaînes. Les trois indices de segment de temps sont les indices sur base 1956 pour la période de 1956 à 1960, les indices sur base 1961 pour 1960 à 1970 et les indices sur base 1971 pour la période à partir de 1971. Les coefficients de pondération utilisés dans les indices successifs représentaient les valeurs des expéditions de produits spécifiques de l'industrie, à savoir les expéditions en 1958 pour les indices sur base 1956, les expéditions en 1961 pour les indices sur base 1961, et les expéditions en 1971 pour les indices sur base 1971. Les méthodes d'observation des prix et les méthodes de calcul propres aux indices sont exposées ci-dessous, après un aperçu de la sélection des indices industriels présentés dans les tableaux de données sous la forme des séries K68-87 (Panel A) et K88-107 (Panel B).

Dans le Panel A, les indices composites sont présentés pour les groupes principaux (niveau à deux chiffres de la Classification des activités économiques) et pour les industries manufacturières (niveau à un chiffre). Ces indices sont les moyennes pondérées des indices de l'industrie produits au niveau de la classification à trois chiffres, et dans certains cas à quatre chiffres. Ils sont pondérés en valeur brute en ce sens que les expéditions intra-industrielles de produits à l'intérieur de la catégorie sont prises en compte dans les coefficients de pondération de l'industrie utilisés pour établir la moyenne. La valeur brute des coefficients entraîne donc une surpondération de l'effet sur les indices des groupes principaux (K69-87), et sur les indices composites des industries manufacturières (K68) des mouvements de prix des produits expédiés à d'autres industries du même groupe pour servir de facteurs de production de leurs expéditions. Par exemple, les mouvements de prix du sucre brut se reflètent d'abord dans les prix de vente des raffineurs, et ensuite dans les prix des expéditions des fabricants de confiseries, de boissons gazeuses et de biscuits, qui appartiennent tous au groupe «industries des aliments et boissons» (K69). L'effet de ces doubles comptes sur les indices composites des prix pondérés en valeur brute, effet qui varie d'une industrie à l'autre, est loin d'être négligeable, mais on estime que les avantages que représente pour les utilisateurs l'existence d'indices composites pour des groupes d'industries à des niveaux plus élevés servent de compensation. Il n'a pas été possible jusqu'à présent d'obtenir à cette fin des pondérations en valeur nette, ce qui serait préférable.

On notera que le Panel A comprend des colonnes pour les groupes principaux où aucun indice composite ou aucun indice pour de très courtes périodes seulement n'est présenté. Dans ces cas, des indices à des niveaux inférieurs de classification sont présentés dans le Panel B. Lorsqu'il s'agit des groupes principaux dans le Panel A, le numéro de groupe officiel de la CAÉ est indiqué en tête de colonne. Dans le Panel B, les deux premiers chiffres du numéro de la CAÉ désignent le groupe principal auquel appartient l'industrie, les trois suivants, la catégorie d'industries au niveau de la classification à trois chiffres, et le dernier chiffre, le niveau de la classification à quatre chiffres. Si le dernier chiffre est «0», il s'agit d'une industrie du niveau de classification à trois chiffres. Les indices ont été indiqués au plus haut niveau d'agrégation pour lequel ils sont disponibles. Ils existent pour une centaine d'industries au niveau de la classification à trois ou à quatre chiffres, par mois, et les indices annuels sont de simples moyennes des indices mensuels.

Les indices des industries sont construits au départ pour les catégories d'industries à trois ou à quatre chiffres, en utilisant les valeurs brutes des expéditions comme coefficients de pondération des produits visés par l'indice. A ce niveau, les établissements de la catégorie sont suffisamment homogènes pour que le fait d'employer des valeurs brutes de pondération n'entraîne guère de doubles emplois des mouvements de prix des produits. Les prix sont choisis pour chaque industrie par un processus d'échantillonnage à phases multiples qui effectue la sélection des produits, puis des établissements, et enfin des spécifications détaillées des transactions pour lesquelles des cotations de prix sont recueillies chaque mois au 15 du mois. L'échantillonnage s'effectue à chaque phase par choix raisonné et non au hasard. Les prix sont les prix des nouvelles commandes franco usine, abstraction faite des escomptes de volume ou de transaction, des subventions, des taxes de vente et taxes d'accise fédérales au niveau des fabricants. Les séries sur les rapports de prix spécifiques élaborées à partir des prix ainsi recueillis sont exprimées sous forme de moyennes pour produire des indices de prix composites à des niveaux progressivement plus élevés par renversement des étapes du processus d'échantillonnage, en utilisant à chaque étape les valeurs relatives des expéditions à titre de coefficients de pondération. On établit ensuite la moyenne des indices de produits ainsi obtenus pour déterminer les indices de l'industrie. Les coefficients de pondération proviennent des recensements des manufactures pour les périodes de pondération de base précisées ci-haut.

Une attention particulière est accordée à la comparabilité des prix dans le temps pour chaque spécification dont on observe le prix. Lorsqu'il faut modifier une spécification parce qu'il n'est plus possible d'obtenir de cotation ou parce qu'une autre spécification est devenue plus importante dans les expéditions actuelles, on a recours à un ensemble de techniques d'ajustement du nouveau prix de façon à assurer la constance ou l'équivalence de la dimension quantité-qualité dans les séries sur les rapports de prix.

Un document de référence exposant en détail le champ d'observation et les méthodes de mise à jour des indices sur base 1971 est en cours de préparation et doit paraître sous peu.

Indices des prix de la construction (sries K108-159)

Note générale

Un certain nombre d'indices de prix concernant la construction et les immobilisations au Canada ont été élaborés depuis 1960 et sont présentés ici pour la première fois. Dans l'édition de 1965, on ne trouvait que trois indices concernant la construction, soit un indice des prix des matériaux de construction de bâtiments et d'ouvrages de génie (J68), un indice des prix des matériaux de construction résidentielle (J73) et un indice des prix des matériaux de construction non résidentielle (J74). Les indices J73 et J74 sont repris et prolongés jusqu'à 1975 dans la présente édition sous les désignations K137 et K140 respectivement. L'indice J68 n'a pas été repris.

Le retard dans l'élaboration d'indices de prix pour les biens d'équipement provient de la grande difficulté d'obtenir des prix comparables dans le temps. Les biens d'équipement sont en général uniques, ils ont une fonction bien déterminée, et les entités qui en résultent sont à leur tour des combinaisons uniques de structures et de machines et matériels installés. Il arrive rarement que des aménagements identiques soient réalisés à des périodes successives et, par conséquent, il est rarement possible d'observer des prix à des périodes successives pour des aménagements qui ont même une étroite ressemblance. La difficulté d'observation des prix se retrouve également au niveau des éléments dans la mesure où ceux-ci ne sont pas des éléments standards, produits à répétition. Par conséquent, les indices des prix de la construction et des immobilisations élaborés jusqu'à présent sont essentiellement des moyennes pondérées en valeur globale des prix sur le marché d'entrées spécifiées dans la construction de bâtiments et de structures, des prix sur le marché de machines et matériels standards, et des «prix modèles» de machines et matériels non standards. Une exception importante à signaler est la série sur les indices des prix de la construction routière (K150-159), pour laquelle on utilise les «prix en place» des éléments.

On entend par «prix en place» les prix d'unités identifiables d'ouvrages achevés et en place. Dans le cas de ces unités de travail (par exemple, une quantité spécifiée de gravier d'une dimension spécifiée mise en place sur une route de type spécifié), les coûts de tous les facteurs de production tels que les matériaux, la main-d'oeuvre, les machines utilisées, et les frais généraux et bénéfices des entrepreneurs, ainsi que les effets des variations de la productivité dans le temps sur le coût total sont pris en compte dans le prix en place. Ce dernier diffère ainsi des prix composites des facteurs de production en soi, où les marges bénéficiaires et les effets des variations de la productivité sont exclus.

On entend par «prix modèles» les prix de modèles spécifiés de machines et matériels. Suivant cette technique d'observation des prix, on établit des spécifications détaillées de modèles après consultation avec les acheteurs et les fabricants. Les fabricants déterminent ensuite le prix des modèles annuellement comme s'ils soumissionnaient pour des contrats, en tenant compte de la variation des coûts des facteurs de production, des marges bénéficiaires et de la productivité dans leurs opérations de fabrication.

Les indices des prix de la construction présentés ici et ceux présentés dans l'édition de 1965 sont énumérés dans le tableau ci-dessous, avec indication des périodes visées dans chaque édition et des périodes de référence des prix. Le tiret (–) dans les colonnes (1) et (2) signifie que la série n'est pas comprise dans l'édition indiquée en tête.



N° de série

Période visée
Période de
référence des
prix = 100

Présente
édition
Édition
de 1965

Titre
Présente
édition
Édition
de 1965
Présente
édition
Édition
de 1965

J68 Indices des prix de gros, classés par emploi 1890-1948 1926
K137
K140
J73
J74
Indices des prix de gros, classés par usage
résidentiel ou non résidentiel, des matériaux
de construction
1926-75
1935-75
1926-60
1935-60
1971
1971
1935-39
1949
Nouvelles séries





K108-135 Indices des taux de salaire syndicaux,
principaux métiers de la construction dans les
grandes villes
1950-75 1971
K136-141 Indices des prix des entrées dans la
construction de bâtiments
1926-75 1971
K142-144 Indices des prix des machines et matériels de
construction
1951-75 1968
K145-149 Indices des prix de construction des
installations électriques
1956-75 1971
K150-159 Indices des prix de la construction routière 1956-75 1971



Tableau K108-135 Indices des taux de salaire syndicaux, principaux métiers de la construction, dans certaines grandes villes, par métier et par ville, 1950 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K108-135
Indices des taux de salaire syndicaux, principaux métiers de la construction, dans certaines grandes villes, par métier et par ville, 1950 à 1975

Source : «Indices de salaires syndicaux dans la construction, 1971 = 100», dans Statistiques des prix de la construction, octobre 1976 (62-007 au catalogue), pour 1971 à 1975. Fichiers de la Section des dépenses d'investissement, Division des prix, pour 1950 à 1970. CANSIM: n° de matrice 961. Les indices actuels sont publiés dans Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel (62-007 au catalogue) et bulletin trimestriel (62-008).

Les indices des taux de salaire syndicaux visent à mesurer les effets des contrats de travail et des modifications qui y sont apportées sur les taux de salaire de base des syndicats et sur certains avantages salariaux des principaux métiers de la construction dans les grandes régions métropolitaines du Canada. Les indices ne reflètent pas les variations des taux de salaire non syndicaux, ni les effets des variations des taux syndicaux dans les régions non métropolitaines. Pour ce qui est des taux de base des salaires syndicaux, les indices composites sont présentés ici pour chaque métier (K110-121), pour chaque ville (Kl22-135) et pour l'ensemble des métiers et des villes (K109) de 1950 à 1975. En outre, on trouvera un indice composite pour l'agrégat métier-ville, qui comprend les taux de salaire et certains avantages salariaux (K108). Les indices mesurent les variations dans le temps. Ils ne mesurent pas les différences de niveau des taux de salaire d'un métier à l'autre ou d'un endroit à l'autre.

La série historique se compose d'indices-chaînes du type Laspeyres, où les indices pour la période de 1961 à 1970 (1961 = 100) pondérés sur 1961 ont été raccordés aux indices pondérés sur 1971 et couvrant la période de 1971 à 1975 (1971 = 100). Dans les deux cas, les coefficients de pondération pour chaque métier dans chaque ville ont été établis d'après les données du recensement de la population sur les professions en 1961 et 1971 respectivement, à savoir les effectifs occupés par métier et les gains moyens dans la construction par province. Les indices ont été établis en remontant jusqu'à la période de 1950 à 1960 dans une étude spéciale effectuée pour le Conseil économique du Canada d'après les données des fichiers de la Division des prix de Statistique Canada.

Les taux retenus pour les indices concernent surtout la classe des manoeuvres dans chaque métier de la construction, et pour les périodes plus récentes ils ont été établis surtout d'après la publication de l'Association canadienne de la construction (ACC) intitulée Construction Collective Agreement Survey Service, qui est un recueil de conventions collectives. Pour les périodes plus reculées, on s'est servi également des taux recueillis par le ministère fédéral du Travail et des informations provenant des syndicats et entrepreneurs locaux. Les taux de base des syndicats utilisés représentent la rémunération horaire en temps normal. Les suppléments salariaux retenus et compris dans K108 correspondent à des paiements explicitement stipulés dans les contrats et exprimés en cents par heure ou en pourcentage des taux de base des salaires. Ils couvrent les congés annuels, les jours fériés, les cotisations aux régimes de pensions (cotisation de l'employeur aux régimes privés), les cotisations aux régimes d'assurance médicale et sociale (contribution de l'employeur) et la contribution de l'employeur au fonds de promotion industrielle et à la caisse de formation. En 1971, le nombre des métiers pris en compte a été porté à 16, et le nombre des régions métropolitaines à 22.

Il existe des indices et des taux en dollars, avec et sans les avantages, qui sont publiés pour chaque métier dans chaque région métropolitaine, ainsi que des (moyennes) composites pour l'ensemble des métiers et des villes retenues aux fins de l'indice.

Des descriptions complètes des indices figurent dans les documents de référence suivants: Statistiques des prix de la construction, bulletin de service (62-006 au catalogue), vol. 1, n° 2, «Taux syndicaux de salaire de base et indices dans les principaux corps de métier de la construction dans certaines villes canadiennes, 1961 = 100»; vol. 1, n° 5, «Indices des salaires syndicaux de base et indices comprenant certains avantages salariaux, pour les métiers de la construction les plus importants et certaines villes, 1961 à 1971 annuellement, 1961 = 100»; et Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel (62-007 au catalogue), octobre 1976, «Indices de salaires syndicaux dans la construction, 1971 = 100».

Tableau K136-141 Indices des prix des entrées dans la construction de bâtiments, 1926 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K136-141
Indices des prix des entrées dans la construction de bâtiments, 1926 à 1975

Source : CANSIM: n° de matrice 3781 pour les séries K136-138 (construction résidentielle) de 1926 à 1975; n° de matrice 967 pour les séries K139-141 (construction non résidentielle) de 1935 à 1975. Les indices actuels sont publiés dans Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel (62-007 au catalogue) et bulletin trimestriel (62-008).

Dans cet ensemble d'indices de prix, les séries relatives aux matériaux de construction de bâtiments, K137 (construction résidentielle) et K140 (construction non résidentielle), sont une continuation des séries J73 et J74 respectivement déjà présentées dans l'édition de 1965 de cet ouvrage pour la période de 1926 à 1960. Dans l'édition actuelle, ces séries ont été mises à jour et prolongées jusqu'à 1975 et converties à la période de référence des prix 1971 = 100. Les indices des matériaux sont présentés ici avec les séries correspondantes des taux de salaires ouvriers (K138 et K141) dans le cadre des entrées dans la construction résidentielle et non résidentielle, et des indices composites de la main-d'oeuvre et des matériaux sont fournis pour chacune des deux catégories de construction. Des indices annuels pour les périodes antérieures remontant jusqu'à 1890 peuvent être obtenus sur demande auprès de la Division des prix de Statistique Canada.

Les indices mesurent les effets des variations de prix des matériaux et des taux de salaires ouvriers sur le coût de paniers déterminés d'entrées dans la construction de bâtiments. Les séries historiques sont des séries d'indices-chaînes élémentaires et d'indices composites du type Laspeyres couvrant des périodes distinctes mais successives dans les séries de longue durée. La nature des indices de périodes successives est décrite ci-après séparément pour les séries sur la construction résidentielle (K136-138) et pour celles sur la construction non résidentielle (K139-141).

Il faut souligner que les indices ne mesurent pas les effets des variations de prix sur les coûts de construction de bâtiments achevés. Certains coûts d'entrée ne sont pas couverts par les indices, par exemple les coûts des machines et matériels utilisés dans la construction. En outre, il n'est pas tenu compte des variations de la productivité dans la construction ou des variations des marges bénéficiaires des entrepreneurs.

K136-138. Indices des prix des entrées dans la construction résidentielle, 1926 à 1975.

La série des indices de prix pour les matériaux de construction résidentielle (K137) se compose de trois indices de période couvrant de 1926 à 1960, de 1961 à 1970 et de 1971 à 1975. Chaque indice de période est un indice du type Laspeyres qui utilise des coefficients de pondération fixes pour la période couverte par l'indice. Pour ce qui concerne l'indice de 1926 à 1960, le contenu et les coefficients de pondération sont fondés sur «les unités de matériaux nécessaires évalués aux prix de 1946 pour l'objectif national de cette année en matière de logement». Les prix des matériaux contenus dans l'indice sont autant que possible les prix de vente aux grands entrepreneurs, franco chantier, mais dans bien des cas on utilise les prix de gros. Les 90 séries d'indices des prix des produits sont pondérées de façon à constituer neuf indices de groupes de produits, et à l'intérieur des groupes on utilise autant que possible des coefficients de pondération et des prix régionaux. On trouvera une description complète dans Price Index Numbers of Residential Building Materials, 1926 à 1948 (1935-39 = 100) (62-505 au catalogue). Pour ce qui est de l'indice de 1961 à 1970, les coefficients de pondération des groupes de produits sont les mêmes que ceux de l'indice précédent. A l'intérieur des groupes, cependant, le contenu des produits est mis à jour de manière à refléter les matériaux de construction en usage depuis 1961. De même, les séries de prix établies d'après les indices des prix de vente dans l'industrie, additionnés des taxes de vente fédérales le cas échéant, sont substituées dans une grande mesure aux prix de gros utilisés antérieurement (Prix et indices des prix, mai 1970, 62-002 au catalogue).

L'indice pour la période de 1971 à 1975 incorpore des révisions importantes du groupe témoin, c'est-à-dire pour ce qui concerne le type de construction résidentielle représenté par l'indice, le contenu et la pondération des produits et la classification employée («Indices de prix des entrées dans la construction résidentielle, 1971 = 100», Statistiques des prix dans la construction, bulletin de service, 62-006 au catalogue, vol. 1, n° 7). Le groupe témoin n'est constitué que de maisons individuelles. Les nouveaux coefficients de pondération sont fondés sur l'enquête de 1969 effectuée par la Société centrale d'hypothèques et de logement sur les matériaux employés dans la construction résidentielle au Canada et sur une étude des coûts en 1971, ce qui donne les besoins unitaires en matériaux évalués aux coûts de 1971 pour chaque métier de la construction dans chaque grande ville. On utilise les indices des prix de vente dans l'industrie, mais on effectue des ajustements pour tenir compte de la taxe de vente fédérale. Les indices de prix sont calculés pour diverses valeurs composites sous forme de moyennes pondérées de séries détaillées sur les prix des matériaux, par exemple, indices régionaux, indices pour les principales activités de construction, ainsi que pour l'ensemble des matériaux.

La série d'indices des taux de salaire pour les entrées de main-d'oeuvre dans la construction résidentielle (K138) résulte du raccordement de deux indices de période, l'un couvrant de 1926 à 1970, l'autre de 1971 à 1975. L'indice de 1935 à 1970 est établi d'après les données sur les taux de salaire recueillis par le ministère fédéral du Travail dans des enquêtes annuelles sur les taux de salaire équitables effectuées auprès des employeurs de la construction dans certaines villes du Canada. Les taux incorporés dans l'indice sont des taux de base, abstraction faite des avantages sociaux, représentant les taux minimum dans les contrats de l'administration fédérale, pour huit métiers de la construction. L'indice composite des taux de salaire est calculé sous forme de moyenne des indices des métiers, en utilisant des coefficients de pondération relatifs fournis par le ministère du Travail, d'après les besoins en matériaux et en main-d'oeuvre dans une centaine de bâtiments ayant fait l'objet d'une enquête après la Seconde Guerre mondiale. Du point de vue de la pondération, deux corps de métier, soit les charpentiers et les manoeuvres, figurent pour 76% de l'indice. Le deuxième indice de période, de 1971 à 1975, incorpore une révision importante du contenu, de la pondération et de la série sur les taux de salaire, ainsi qu'une classification interne par métier et par endroit pour ce qui concerne l'indice des matériaux (ci-dessus). Les taux utilisés dans le nouvel indice sont les taux de salaire de base des syndicats (voir l'exposé ci-haut relatif aux séries K108-135) pour des métiers particuliers de la construction résidentielle dans les grandes villes. Les coefficients de pondération correspondent aux besoins de main-d'oeuvre en 1969 évalués aux coûts de 1971 pour chacune des activités particulières de construction dans chacune des grandes villes, et sont fondés sur les études de la Société centrale d'hypothèques et de logement. Les moyennes pondérées des indices par ville et par métier sont raccordées à l'indice de 1926 à 1970 en date de janvier 1971 pour constituer la série historique chaîne.

L'indice total (ou composite) des entrées dans la construction résidentielle (K136) a été publié pour la première fois à titre de série officielle dans Prix et indices des prix, mai 1970 (62-002 au catalogue). Les coefficients de pondération utilisés pour combiner les éléments matériaux et main-d'oeuvre pour la période de 1926 à 1970 sont 62.5 et 37.5% respectivement, ils ont été établis d'après les enquêtes déjà mentionnées sur la construction résidentielle effectuées après la Seconde Guerre mondiale. Les coefficients de pondération des matériaux et de la main-d'oeuvre dans l'indice de 1971 à 1975 sont 64.1 et 35.9%.

A cause du remaniement des classifications employées dans les indices à compter de 1971, la série historique de longue durée n'est maintenue actuellement que pour l'ensemble des matériaux, l'ensemble de la main-d'oeuvre et le total des deux.

K139-141. Indices des prix des entrées dans la construction non résidentielle, 1935 à 1975.

La série sur les matériaux de construction non résidentielle (K140) est une série d'indices-chaînes constituée par trois indices de périodes successives, de 1935 à 1960, de 1961 à 1970 et de 1971 à 1975. Le contenu et la pondération des matériaux dans l'indice de 1935 à 1960 ont été établis d'après les données sur les coûts provenant d'un échantillon de 99 bâtiments construits entre 1948 et 1950. Les prix dans l'indice représentent les prix payés par les entrepreneurs sur le chantier ou, lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles, les prix des fabricants ou des distributeurs de gros. On utilise la formule de Laspeyres, qui emploie des coefficients de pondération en valeur relative, pour combiner les séries de rapports de prix (1949 = 100) et obtenir des indices moyens pondérés pour 12 groupes de matériaux, et on fait ensuite la moyenne de ces indices pour obtenir l'indice total des matériaux (Non-Residential Building Materials Price Index, 1935-1952, 62-506 au catalogue). Les coefficients de pondération des groupes demeurent inchangés dans l'indice de 1961 à 1970. A l'intérieur des groupes, cependant, le contenu et les coefficients de pondération sont modifiés de manière à représenter les matériaux importants utilisés dans la construction non résidentielle dans les années 60. Les prix de vente des producteurs, rectifiés pour tenir compte des taxes de vente fédérales le cas échéant, sont largement utilisés à titre de substituts des prix de gros et des prix des distributeurs utilisés auparavant (Prix et indices des prix, 62-002 au catalogue, mai 1970). Dans l'indice de 1971 à 1975, le contenu et les coefficients de pondération ont été mis à jour, en se fondant sur l'analyse de trois catégories types de constructions non résidentielles dans quatre grandes villes évaluées aux coûts de 1971, et on a incorporé une restructuration en profondeur du détail des matériaux et des sous-indices d'après une classification des métiers de la construction dans les régions métropolitaines du Canada. Les séries de prix utilisées représentent les prix des producteurs et fabricants de matériaux de construction provenant de la collection de données sur les prix de vente dans l'industrie. La série historique est maintenue pour l'ensemble des matériaux seulement par raccordement en janvier 1971, sur la base de référence 1971 = 100. Aucun document de référence sur l'indice de 1971 à 1975 n'a encore été publié.

L'indice des taux de salaire syndicaux dans la construction non résidentielle est une série d'indices-chaînes constituée de deux indices de période, l'un couvrant de 1935 à 1970, l'autre de 1971 à 1975. L'indice de 1935 à 1970 est celui qui est utilisé pour les entrées dans la construction résidentielle et qu'on a décrit ci-haut (voir le paragraphe pertinent sous K136-138). Dans l'indice de 1971 à 1975, on a incorporé une restructuration en profondeur du contenu de l'indice, qui comprend entre autres une classification des entrées de main-d'oeuvre par métier dans l'industrie de la construction, au niveau des régions métropolitaines. Les taux de salaire équitables utilisés auparavant sont remplacés par les taux de base des syndicats (voir K108-135 ci-haut, 2e paragraphe). Les coefficients de pondération de base par métier dans les villes découlent de l'analyse déjà mentionnée des bâtiments non résidentiels types évalués aux coûts de 1971. L'indice est une moyenne pondérée des taux par métier et par ville calculés à des étapes successives d'agrégation de la série sur les taux.

L'indice total des prix des entrées dans la construction non résidentielle (K139) a été publié pour la première fois dans la livraison de mai 1970 de Prix et indices des prix, sous forme de moyenne pondérée des indices des matériaux et de la main-d'oeuvre. Les coefficients de pondération dans l'indice de 1935 à 1970 étaient 65% et 35% respectivement pour les matériaux et la main-d'oeuvre. Ceux-ci ont été modifiés pour la période de 1971 à 1975 d'après les statistiques sur les matériaux et la main-d'oeuvre provenant de La construction au Canada (64-201 au catalogue). Les indices ne concernent pas les ouvrages de génie, et ils ne représentent pas les prix de bâtiments achevés.

La série historique n'est maintenue actuellement que pour l'ensemble des matériaux, l'ensemble de la main-d'oeuvre et le total des deux.

Tableau K142-144 Indices des prix des machines et matériels de construction, 1961 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K142-144
Indices des prix des machines et matériels de construction, 1961 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 84 pour les indices annuels, n° de matrice 1787 pour les indices mensuels. Prix et indices des prix, juin 1971 (62-002 au catalogue) pour les indices annuels de 1961 à 1970. Statistiques des prix de la construction, bulletin trimestriel (62-008 au catalogue), diverses livraisons pour les indices annuels de 1970 à 1975. Les indices actuels sont publiés dans Statistiques des prix de la construction, bulletin trimestriel (62-008 au catalogue).

Les indices mesurent les mouvements des prix au Canada d'un panier déterminé de machines et matériels utilisés dans la construction, c'est-à-dire qu'ils représentent les dépenses annuelles à ce titre des entrepreneurs en construction. L'indice est le premier d'un programme d'élaboration d'indices de prix classés par industrie et portant sur les additions brutes de biens d'équipement tels que les machines et matériels. Les prix utilisés dans l'indice sont surtout les prix de vente des fabricants, au Canada et aux États-Unis, après rectification pour tenir compte des droits d'importation et de la taxe de vente fédérale le cas échéant. Ces prix sont utilisés au lieu des prix d'achat des entrepreneurs, qui théoriquement sont préférables, et on estime que leurs mouvements correspondent dans une mesure raisonnable aux mouvements des prix d'achat.

Les prix portent sur des quantités et des qualités déterminées, compte tenu des conditions de vente, et des rectifications sont apportées lorsque les spécifications ont dû être modifiées. Les indices des prix de vente des fabricants produits par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis relativement aux machines et matériels de type correspondant aux importations canadiennes sont incorporés dans l'élément importation de l'indice canadien s'il y a lieu, et des ajustements sont effectués pour tenir compte des droits de douane et de la taxe de vente.

Quinze types de machines et matériels sont soumis à l'observation des prix aux fins de l'indice. Deux types, soit les tracteurs sur chenille et les chargeuses à benne frontale (sur roues), figurent pour 50.1% du point de vue de la pondération, les premiers étant exclusivement des importations, les deuxièmes étant à la fois d'origine canadienne et d'origine américaine. Les coefficients de pondération de valeurs relatives pour chaque type sont établis d'après les données du recensement du commerce de 1967 et 1969, auxquelles on ajoute les statistiques sur les importations pour ces années. Le contenu et les schémas de pondération figurent dans Prix et indices des prix, juin 1971 (62-002 au catalogue). Les indices sont calculés au moyen de la formule de Laspeyres à pondération sur l'année de base, avec des coefficients de pondération des valeurs relatives.

Tableau K145-149 Indices des prix de la construction des services d'électricité, 1956 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K145-149
Indices des prix de la construction des services d'électricité, 1956 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 118 pour les indices annuels des séries K145-149. Statistiques des prix de la construction, bulletin trimestriel (62-008 au catalogue), troisième trimestre, 1977 pour la période de 1971 à 1975 relativement à K145-148 et pour la période de 1966 à 1975 relativement à K149. Les indices actuels sont publiés en détail dans le bulletin trimestriel mentionné ci-haut (62-008 au catalogue) et sous forme récapitulative dans Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel (62-007 au catalogue).

Les indices des prix de la construction des services d'électricité visent à mesurer l'effet de la variation des prix sur le coût de construction et d'équipement des installations de production, transformation, transport et distribution de l'énergie électrique. Les premiers indices mis au point sont ceux qui portent sur les réseaux de distribution, les lignes de transport, et les postes de transformation et de commutation. Une description complète en a été donnée du point de vue du concept, du champ, des méthodes, des emplois et des limites lors de la publication des indices annuels de chacun (K145, 146 et 147) pour la période de 1956 à 1965 dans Price Indexes of Electric Utility Construction, 1956-1965 (62-526 au catalogue). Les indices pour les centrales hydroélectriques (K148) ont été publiés la première fois pour la période de 1961 à 1970, accompagnés d'une description complète dans Construction Price Indexes for Hydro-Electric Generating Stations, 1961-1970, 1961 = 100 (62-533 au catalogue). La série relative aux centrales thermiques à combustibles fossiles (Kl49), qui est la plus récente, a été publiée accompagnée d'une description complète en juin 1976 dans Indices des prix de la construction de centrales thermiques à combustibles fossiles, 1971 = 100, à l'intérieur de Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel, mai 1976 (62-007 au catalogue).

Les installations des services d'électricité sont des combinaisons uniques et très particulières de structures, de machines et de matériels. Les indices de prix qui s'y rapportent sont nécessairement des indices composites du type Laspeyres pondérés sur l'année de base pour ce qui concerne les machines et matériels installés d'une part, et les entrées utilisées dans la construction des structures et l'installation du matériel d'autre part. Au moyen des enquêtes effectuées par Statistique Canada en collaboration avec l'Association canadienne de l'électricité et couvrant les principaux projets d'équipement des services d'électricité sur un certain nombre d'années, le contenu et les coefficients de pondération des éléments dans chacune des cinq catégories d'indices (Kl45-149) sont établis au niveau de détail auquel on peut obtenir des séries de prix comparables dans le temps.

Une grande variété de sources est exploitée pour ce qui concerne les séries de prix, qu'on se serve de collections existantes ou qu'on établisse de nouvelles séries. Pour ce qui est des matériaux, machines et matériels standards produits à répétition, des séries de prix sont constituées à partir des séries qui existent déjà sur les prix de vente dans l'industrie et sur les prix de gros, après ajustement pour tenir compte des taxes de vente s'il y a lieu, et de nouvelles séries sont établies d'après les données fournies par les fabricants lorsque les séries existantes ne conviennent pas. Des séries de prix pour des modèles déterminés de matériels plus complexes non standards tels que des générateurs, des turbines, des chauffe-eau et des pompes et condensateurs, s'ajoutent au champ d'observation du matériel standard. Pour ce qui concerne la main-d'oeuvre, on utilise des sous-indices provenant des séries sur les taux de salaire syndicaux (K108-135, ci-haut) pour les travaux de construction à contrat, et les taux de salaire déclarés par les services d'électricité pour les travaux de construction que ceux-ci effectuent à leur compte. Les séries sur les salaires provenant du Bureau fédéral de recherches sur les traitements sont utilisées pour les frais généraux, et les séries sur les gains horaires moyens établies par Statistique Canada, lorsqu'on ne dispose pas des séries sur les taux de salaire, pour les travaux de fabrication internes, l'érection sur place et le fonctionnement des chantiers de construction. On utilise un certain nombre de séries sur les prix des installations en place provenant des indices de prix de la construction routière (K150-159, ci-après), à savoir les sous-indices du déblaiement, de l'excavation et du nivellement. Des indices de prix en provenance de pays étrangers sont également incorporés dans les indices lorsque les importations de produits standards sont suffisamment importantes, après ajustement pour tenir compte des taux de change, des droits de douane et de la taxe de vente fédérale. Cet exposé général ne couvre pas la totalité des sources ou des séries sur les prix.

Le contenu et les coefficients de pondération des éléments ainsi que le type et la provenance des séries sur les prix pour ce qui concerne les éléments sont indiqués en détail dans les publications descriptives mentionnées ci-haut pour chacune des cinq séries. Depuis la première élaboration des indices, des améliorations ont été apportées aux séries sur les prix. En outre, dans le cas des séries K145-147, pour la période de 1971 à 1975, le contenu des indices a été révisé de façon à inclure les coûts indirects de construction (ingénierie, bureau central et administration), le coût des intérêts durant la construction, pour K146 et 147, et les coûts initiaux de nivellement et de déblaiement pour la série K146. Les coefficients de pondération ont également été mis à jour, et on a accordé une plus grande place à l'observation des prix pour les installations en place dans K146 et K147. Il n'existe pas de document publié sur cette mise à jour. Les séries historiques pour K145-147 sont donc des indices-chaînes du type Laspeyres, les indices jusqu'à 1970 ayant été raccordés à ceux de 1971 à 1975. La série K148 est le produit de la conversion arithmétique sur la base 1971 = 100 de l'indice initial pondéré en fonction de la période de base. La série K149 est la série pondérée en fonction de la période de base produite initialement sur la base de référence 1971 = 100.

Les utilisateurs doivent bien se rendre compte que les indices ne sont pas des indices des prix d'achat ou des prix de vente des appareils et du matériel des services d'électricité. Les indices relatifs à un grand nombre de biens d'équipement à l'intérieur des indices sont des indices des prix d'achat, ou qui se rapprochent des prix d'achat, tandis que ceux relatifs aux structures sont essentiellement des indices des prix des entrées qui ne reflètent pas les variations des marges bénéficiaires ou de la productivité dans la construction.

Tableau K150-159 Indices des prix de la construction routière, 1956 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K150-159
Indices des prix de la construction routière, 1956 à 1975

Source : CANSIM, n° de matrice 120. Également, Statistiques des prix de la construction, bulletin trimestriel, troisième trimestre, 1977 (62-008 au catalogue). Les indices actuels sont publiés dans Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel (62-007 au catalogue) sous forme récapitulative et dans Statistiques des prix de la construction, bulletin trimestriel (62-008 au catalogue) sous forme détaillée.

Ces indices de prix mesurent les mouvements des prix payés par les administrations provinciales pour un programme constant ou équivalent de construction routière représenté par les contrats adjugés par les administrations publiques respectives durant une période déterminée pour des travaux de construction neuve, de reconstruction et d'amélioration des grandes artères et des routes secondaires. Sont exclus du programme (panier) les travaux relatifs aux ponts et les travaux courants d'entretien et de réparation. Les prix utilisés dans les indices sont les prix soumissionnés par les entrepreneurs pour des unités de travail achevé en place, par exemple, une acre de déblaiement, une verge cube d'excavation, une tonne de gravier mise en place, une tonne de revêtement bitumineux chaud mise en place, et les prix payés par les administrations provinciales pour les matériaux qu'elles fournissent à l'entrepreneur. On peut donc décrire les indices comme étant des indices des prix de vente des entrepreneurs. Les séries historiques sont les indices-chaînes du type Laspeyres, où les indices pour la période jusqu'à 1970 ont été raccordés à ceux de 1971 à 1975.

Les indices pour sept provinces ont été élaborés la première fois en 1961, et une description complète en a été publiée dans Price Indexes of Highway Construction in Canada, base-weighted and current-weighted, 1956 = 100 (62-520 au catalogue), septembre 1962. Les éléments et leurs coefficients de pondération dans les indices ont été déterminés d'après les contrats de construction routière d'une valeur de $50,000 ou plus adjugés par les administrations provinciales respectives au cours des années financières 1956 à 1959. Dans ces contrats, les unités détaillées de travaux de construction à réaliser ou mettre en place sont indiquées par l'administration provinciale, et pour chaque unité de quantité ainsi indiquée, le prix offert et le coût total doit être stipulé par l'entrepreneur qui soumissionne pour le contrat. Sont comprises les quantités, prix et valeurs des matériaux fournis par les administrations publiques aux entrepreneurs pour chaque unité de travail dans chaque contrat. Les prix soumissionnés pour chacune des unités en place ainsi établies ont été calculés sous forme de moyennes des prix soumissionnés dans des catégories de contrat finement stratifiées. A cause de facteurs tels que la taille du contrat, le situation de la route, le genre de matériaux à niveller (terre, roche) ou à mettre en place, les prix varient entre les divers contrats pour une même période et d'une période à l'autre, représentant une différence pour ce qui concerne la quantité-qualité des unités de travail auxquelles se rapportent les prix. Afin de réduire au minimum ces effets au niveau de la quantité, les contrats sont stratifiés de manière que les prix moyens à l'intérieur des catégories se rapportent toujours à une unité de travail en place essentiellement constante du point de vue de la quantité et de la qualité.

Les indices ont été révisés pour toute la période de 1956 à 1966, comme on le décrit dans Prix et indices des prix, décembre 1967 (62-002 au catalogue). Des raffinements supplémentaires ont été apportés à la stratification des contrats en vue d'améliorer la comparabilité des moyennes des prix soumissionnés dans le temps au niveau des éléments. Les coefficients de pondération dans les indices pour l'Ontario et la Colombie-Britannique ont été mis à jour jusqu'à 1964 (d'après les prix de 1956), mais dans les cinq autres provinces ils sont demeurés inchangés. L'indice relatif à une courte période pour les contrats de construction routière adjugés par l'administration fédérale a été abandonné, et l'indice composite a été modifié en conséquence. La base de référence des prix 1956 = 100 a été retenue.

Un indice annuel pour la province de Québec portant sur la période de 1964 à 1969 (1964 = 100) a été présenté pour la première fois et décrit dans Prix et indices des prix, mars 1971. Les concepts, le champ d'observation et les méthodes étaient essentiellement les mêmes que pour les autres indices provinciaux. Le contenu et les coefficients de pondération ont été établis d'après les contrats adjugés au cours des années financières 1964 à 1967, et réévalués en fonction des prix de 1964.

Les indices de 1971 à 1975 sont fondés sur un contenu et des coefficients de pondération mis à jour d'après les contrats de construction routière d'une valeur de $25,000 ou plus adjugés par les administrations provinciales durant les années financières 1970 à 1972. Les indices annuels pour la province de l'Alberta sont également présentés pour cette période. Les coefficients de pondération pour la conversion des indices provinciaux en moyennes composites sont établis d'après les données sur les dépenses de construction routière effectuée sous contrat provenant des recensements de la construction pour 1970 à 1972. On trouvera une description des indices de cette période, y compris des schémas de pondération détaillés, dans Indices des prix de la construction routière, 1971 = 100, à l'intérieur de Statistiques des prix de la construction, bulletin mensuel, mars 1977 (62-007 au catalogue). Les schémas de pondération présentent jusqu'à deux douzaines d'éléments d'unités de travail en place et de fournitures. Ceux-ci sont groupés en trois éléments principaux de construction routière, soit le nivellement, la couche de base granuleuse et le revêtement. Les indices sont publiés actuellement au niveau de l'ensemble des éléments principaux et au niveau des différents éléments.

Indices implicites des prix des stocks bruts de capital fixe (sries K160-171)

Note générale

Des indices des prix des stocks de capital fixe sont présentés pour la première fois dans la présente édition de cet ouvrage. Ils ne figuraient pas dans l'édition de 1965.

Les indices de prix sont qualifiés d'implicites parce qu'ils sont établis indirectement sous forme de rapports de pourcentage de deux séries de valeurs, soit la série chronologique des valeurs annuelles en dollars courants des stocks de capital fixe et la série correspondante des valeurs annuelles en dollars constants. Les mouvements dans le temps de la série en dollars courants (>= pnqn) résultent à la fois des variations des prix et des variations des quantités, tandis que les mouvements de la série en dollars constants (>= poqn) résultent théoriquement de la seule variation des quantités. Les rapports annuels entre les deux séries reflètent donc de manière implicite les mouvements de prix représentés dans la série de valeurs en dollars courants.

La formule algébrique des indices de prix implicites est la suivante

où les «p» et les «q» correspondent respectivement aux prix et aux quantités, et où les indices «o» et «n» représentent respectivement l'année de référence des prix et une année quelconque observée. Le symbole «>=» signifie la somme des éléments de l'agrégat. L'indice (Ip) est un indice de prix du type Paasche, d'où «p». Dans cet indice pondéré sur l'année observée, les coefficients de pondération (qn) sont les quantités de l'année observée, et ils varient pour différentes années observées. C'est donc dire que si le mouvement de l'indice entre l'année de base «o» et une année quelconque observée est strictement le résultat des variations de prix, les mouvements de l'indice entre toutes autres années de la série sont attribuables à la variation des prix et à certaines variations des quantités. L'indice diffère sur ce point de l'indice de Laspeyres pondéré sur l'année de base (décrit ci-haut dans cette section), où les mouvements de l'indice des prix dans toute la série traduisent strictement des variations de prix parce que les quantités (le panier) demeurent constantes.

Un des principaux avantages de l'indice des prix de Paasche est que son emploi pour dégonfler les indices de valeurs produit des indices de quantités de type Laspeyres. Le rapport sous forme algébrique se présente comme suit

où le premier rapport (indice) représente la série de valeurs, le deuxième l'indice des prix de Paasche, et le troisième l'indice de quantités du type Laspeyres. Pour un grand nombre d'usages, c'est l'indice de quantités de Laspeyres qui convient le mieux, par exemple pour les études de la productivité et de la croissance. Dans ces cas, cependant, c'est souvent la série même en dollars constants (>= poqn) qui est le plus utile, et elle peut être obtenue directement en dégonflant (divisant) la série en dollars courants par l'indice des prix, soit

ce qui montre que l'indice des prix peut découler implicitement de séries en dollars courants et en dollars constants.

Malheureusement, en pratique on dispose rarement d'indices de prix de Paasche, et ce sont les indices de prix de Laspeyres pondérés sur l'année de base qui sont employés. Cependant, la déflation s'effectue au plus bas niveau possible d'éléments d'un agrégat. Les valeurs des éléments en dollars constants obtenues sont ensuite additionnées pour chaque période (une année, par exemple) à des niveaux plus élevés d'agrégation. Les indices de prix implicites établis en divisant la série en dollars courants par la série en dollars constants obtenue sont (1) des indices de prix de Laspeyres au niveau élémentaire auquel s'est effectuée la première déflation et (2) des indices de prix du type quasi-Paasche aux niveaux plus élevés d'agrégation. Dans les indices de niveaux supérieurs, les éléments sont pondérés implicitement par les valeurs actuelles relatives des éléments. C'est dans ce sens qu'ils sont en partie des indices pondérés sur l'année de base et en partie des indices pondérés sur l'année observée, et qu'on les appelle par conséquent indices de prix du type quasi-Paasche.

Tableau K160-171 Indices (implicites) des prix des stocks de capital fixe, par industrie et par genre de stock, 1926 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K160-171
Indices (implicites) des prix des stocks de capital fixe, par industrie et par genre de stock, 1926 à 1975

Source: pour 1926 à 1975, Flux et stocks de capital fixe, 1926-1978 (13-568 au catalogue). Outre les indices implicites de prix, cette publication hors série présente les séries sur les stocks de capital en dollars courants et en dollars constants et les indices des prix de base utilisés dans le calcul. Les indices actuels peuvent être obtenus sur demande auprès de la Division de la construction de Statistique Canada.

Les indices des prix des stocks bruts de capital fixe sont présentés pour les principales classes de stocks, soit le bâtiment, les travaux de génie, et les machines et matériels, et pour l'ensemble des éléments, à l'intérieur des catégories des industries manufacturières, des industries non manufacturières et de l'ensemble des activités de la Classification des activités économiques. Ce sont des indices implicites de prix calculés sous forme de rapports de pourcentage entre la valeur en dollars courants et la valeur en dollars constants, sur une base annuelle, des stocks bruts de capital fixe au milieu de l'année.

Les séries de valeurs en dollars courants et en dollars constants couvrent les stocks de capital fixe tangible produit par l'homme. Elles ne tiennent pas compte des ressources naturelles. La série sur la valeur brute des stocks en dollars constants est élaborée par la méthode de «l'inventaire perpétuel». Suivant cette méthode, les additions brutes annuelles au stock (formation brute de capital) pour chaque genre détaillé de stock sont réévaluées en termes de prix d'une année de référence des prix donnée. On établit ensuite annuellement le montant cumulatif des additions annuelles réévaluées, en déduisant chaque année du total cumulatif les additions précédentes dont les durées de vie estimées sont expirées. Dans la série sur les stocks bruts, on ne fait pas de déductions pour l'amortissement progressif, mais seulement une déduction pour le retrait complet à la fin de la durée de vie prévue de l'avoir. On établit ensuite la somme des séries par genre de stock à l'intérieur des groupes d'activités à des niveaux supérieurs d'agrégation.

La série en dollars courants est établie à partir de la série en dollars constants en gonflant cette dernière aux prix des années observées respectives, au moyen des indices de prix au plus bas niveau élémentaire possible à l'intérieur de la série. On peut ensuite faire la somme des séries annuelles en dollars courants ainsi obtenues pour les éléments détaillés aux niveaux supérieurs d'agrégation souhaités.

Les indices de prix utilisés pour la déflation sont surtout des indices de prix du type Laspeyres pondérés sur l'année de base. Dans le cas de la construction, ces déflateurs sont surtout des indices des matériaux et de la main-d'oeuvre assortis d'une pondération convenant aux types de structures, et la déflation s'effectue au niveau du type de structure. Aucun ajustement n'est effectué pour tenir compte de la variation des marges bénéficiaires (y compris le produit du capital employé dans la construction) ou de la productivité dans la construction. Pour les périodes plus récentes, les indices de prix en place disponibles sont incorporés dans les déflateurs. Pour ce qui concerne les machines et matériels, les déflateurs sont en général des indices des prix de la production, particulièrement pour les années plus récentes. La série historique de valeurs en dollars constants est une série d'indices-chaînes dont chaque segment est déflaté par des indices de prix en utilisant des bases de référence des prix qui conviennent aux segments de temps respectifs.

Le principal document de référence concernant les méthodes utilisées dans l'estimation des stocks de capital fixe est Fixed Capital Flows and Stocks, Manufacturing, Canada, 1926-1960: Methodology (13-522 au catalogue). Des séries historiques de valeurs en dollars courants et en dollars constants peuvent être obtenues annuellement auprès de CANSIM, par activité et par groupe d'activités. Les numéros de matrice pour chaque activité et groupe sont indiqués dans le tableau 3, page XV de Flux et stocks de capital fixe (13-211 au catalogue). Voir également le texte descriptif et les séries historiques F183-224 dans le présent ouvrage.

Indices implicites des prix de la dpense nationale brute (sries K172-183)

Note générale

Pour une explication du concept, de l'interprétation et des méthodes appliquées en principe aux indices «implicites» de prix, voir la note générale relative aux séries K160-171 ci-haut.

Les séries K172-183 présentées dans cette édition correspondent exactement aux séries J153-164 dans l'édition de 1965. Elles ont été prolongées pour couvrir la période de 1926 à 1975 et converties à la base de référence des prix 1971 = 100. Dans l'édition de 1965 la base de référence est 1949 = 100. De même, dans le cas des séries K176-K177, elles remontent de 1949 à 1926 dans la présente édition.

Tableau K172-183 Indices implicites des prix de la dépense nationale brute, 1926 à 1975. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira

Tableau K172-183
Indices implicites des prix de la dépense nationale brute, 1926 à 1975

Source: CANSIM: n° de matrice 529, sauf pour K173 et K175 (les deux dernières proviennent des fichiers de la Division du revenu et de la dépense nationale, Statistique Canada). Les indices actuels sont publiés dans Comptes nationaux des revenus et des dépenses (13-001 au catalogue), bulletin trimestriel et (13-201), bulletin annuel.

Ces indices sont calculés sous forme de rapports de pourcentage des valeurs annuelles en dollars courants et des valeurs annuelles en dollars constants (en dollars de 1971) des catégories respectives de dépense nationale brute au Canada. Les concepts, le champ et le contenu de ces deux séries de valeurs et des méthodes employées pour les construire sont décrites ailleurs dans cet ouvrage (voir le texte descriptif et les tableaux relatifs aux séries E14-32 et E33-35).

La série en dollars constants (E33-35) est fondée sur la déflation de la série en dollars courants au moyen surtout des indices de prix de Laspeyres pondérés sur l'année de base à des niveaux détaillés de désagrégation des éléments de dépense. La déflation est effectuée séparément pour cinq segments de temps successifs des séries historiques, les déflateurs et les séries en dollars constants obtenues pour chaque segment ayant des bases de référence des prix différentes suivant les périodes respectives. On effectue le raccordement arithmétique de ces séries pour obtenir les séries historiques de valeurs en dollars constants. Les indices implicites de prix sont ensuite calculés pour chaque année en divisant la série en dollars courants par la série en dollars constants (et en multipliant par 100) à chaque niveau d'agrégation pour lequel on désire établir un indice de prix. On peut donc dire que la série historique d'indices de prix est composée des indices de prix suivants par segment de temps: 1920 à 1946, 1947 à 1955, 1956 à 1960, 1961 à 1970 et 1971 à 1975.

Une des caractéristiques des déflateurs employés pour la construction non résidentielle (K180) depuis 1949 est le fait qu'ils comportent un ajustement annuel des indices des prix des matériaux et de la main-d'oeuvre pour les taux estimés de variation de la productivité de la main-d'oeuvre dans la construction. Un ajustement analogue est effectué pour les déflateurs des entrées dans la construction résidentielle (K179) pour la période de 1949 à 1970, tandis que pour la période à compter de 1971 on utilise des évaluations directes en dollars de 1971. On peut prévoir que les indices implicites de ces deux séries évolueront de façon différente des indices des prix des entrées dans la construction de bâtiments indiqués précédemment (ci-haut) aux séries K136 et K139.


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