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Le Canada connaît un accroissement de sa population âgée, un phénomène qui se poursuit depuis plusieurs décennies. En 2007, la population de 65 ans et plus était estimée à 4,4 millions de personnes. Les aînés représentaient 13 % de l’ensemble de la population, comparativement à 11 % en 1987 et à 8 % en 1972.
Malgré le vieillissement, population canadienne est parmi les plus jeunes des pays membres du G8. En 2006, seuls les États-Unis présentaient une proportion inférieure de personnes âgées.
Le vieillissement s’accélérera au cours des prochaines années alors que les baby-boomers commenceront à atteindre 65 ans. Selon un scénario de croissance moyenne, la proportion d’aînés dans la population canadienne atteindrait 27 % en 2056. Ce sont les segments plus âgés de la population qui augmenteraient le plus rapidement. En 2007, 3 % de la population avait 80 ans et plus. Ce groupe pourrait représenter 10 % de l’ensemble de la population en 2056. Le faible taux de fécondité et l’augmentation de l’espérance de vie contribuent à la hausse constante de la population des aînés.
De façon générale, les aînés se portent mieux qu’il y a un quart de siècle : ils sont en meilleure situation financière et mènent une vie plus active que celle de leurs prédécesseurs. Toutefois, à mesure qu’ils avancent en âge, ils sont plus susceptibles d’être atteints d’une incapacité les empêchant de vaquer normalement à leurs activités quotidiennes.
L’espérance de vie à 65 ans a augmenté ces vingt dernières années. En 1985, une personne de 65 ans pouvait s’attendre à vivre encore 17 ans de plus; en 2005, une personne du même âge pouvait espérer vivre 20 ans de plus. L’accroissement a été plus important chez les hommes que chez les femmes.
Bien qu’ils soient moins susceptibles de déclarer un état de santé positif que les personnes plus jeunes, la plupart des aînés se disent en très bonne ou excellente santé. En 2005, 44 % des personnes de 65 à 74 ans ont décrit leur santé comme étant très bonne ou excellente, tandis que 34 % l’ont qualifiée de bonne. À titre de comparaison, 70 % des personnes de 20 à 34 ans, l’un des groupes d’âge les plus positifs quant à l’autoévaluation de la santé, l’on décrite comme étant très bonne ou excellente et 25 %, comme bonne. Par ailleurs, environ 6 aînés sur 10 ont dit que leur vie n’était pas du tout stressante ou très peu stressante, comparativement à environ 3 personnes sur 10 de 25 à 54 ans.
Bon nombre d’aînés pratiquent une activité physique. En 2005, 52 % des hommes de 65 à 74 ans étaient actifs ou modérément actifs physiquement, soit presque autant que les hommes de 25 à 34 ans (53 %) et plus que ceux de 35 à 64 ans (48 %). Quant aux femmes de 65 à 74 ans, 44 % d’entre elles étaient actives ou modérément actives.
En 2006, 43 % des personnes de 65 ans et plus avaient une incapacité, une proportion nettement plus élevée que celle de 12 % observée chez les personnes de 15 à 64 ans. La proportion était encore plus élevée pour les personnes de 75 ans et plus (56 %).
La prévalence de la plupart des types d’incapacité — incapacités associées à la mobilité, à l’agilité, à l’ouïe, à la vision et à la douleur — augmente avec l’âge. Par exemple, en 2006, l’incapacité associée à la mobilité se manifestait chez moins de 2 % des Canadiens de 15 à 24 ans, mais elle affectait environ 33 % des personnes de 65 ans et plus. La proportion grimpait à 44 % lorsqu’on ne considérait que les personnes de 75 ans et plus. En ce qui concerne les troubles de la mémoire et de la parole, le pourcentage de Canadiens présentant ces limitations était de 1 % pour les adultes de 15 à 24 ans et de 5 % pour ceux de 75 ans et plus.
La prévalence de l’incapacité associée à des problèmes émotionnels, psychologiques ou psychiatriques diminue avec l’âge. En 2006, 3 % des adultes de 45 à 64 ans avaient une incapacité liée à l’un de ces problèmes; pour ceux de 75 ans et plus, la proportion était de 2 %.
En 2005, les Canadiens de 65 à 74 ans consacraient la plus grande partie de leur journée aux loisirs : 7,8 heures pour les hommes et 7,2 heures pour les femmes. Les hommes de plus de 75 ans s’adonnaient à leurs loisirs 8,0 heures par jour et les femmes, 7,9 heures.
Plusieurs aînés participent à des activités sociales ou font du bénévolat. Un peu plus de la moitié des aînés de 65 à 74 ans faisaient partie d’un groupe ou d’un organisme, et 39 % faisaient du bénévolat en 2004.
Les aînés fournissent aussi de l’aide informelle. Par exemple, en 2004, 26 % des aînés de 65 à 74 ans ont aidé une personne de l’extérieur de leur foyer à faire des travaux ménagers, de l’entretien ou des tâches à l’extérieur. En outre, 22 % des aînés du même groupe d’âge ont aidé à garder des enfants.
Les aînés emploient Internet de plus en plus fréquemment. En 1997, seulement 3 % des ménages dont le chef était une personne âgée avaient accès à Internet. En 2004, cette proportion atteignait 23 %.
De 2000 à 2003, la proportion de personnes de 65 à 74 ans utilisant Internet a plus que doublé, passant de 11 % à 28 %. La même tendance à la hausse s’observait chez les 75 ans et plus, bien qu’à un moindre degré. Malgré cette progression, les plus jeunes demeurent plus susceptibles d’utiliser Internet. En 2003, 80 % des personnes de 25 à 54 ans l’utilisaient.
De 1996 à 2006, le revenu moyen après impôts des couples d’aînés mariés a augmenté de 18 %, passant de 40 900 $ à 48 300 $.
L’augmentation du revenu a été profitable pour les aînés dans les catégories de revenu les plus faibles et a contribué au déclin de l’incidence de faible revenu dans ces groupes. De 1996 à 2006, la part des aînés ayant un faible revenu après impôt a été ramenée de 10 % à 5 %. Malgré cette diminution, l’incidence du faible revenu demeure plus élevée chez les femmes aînées vivant seules (16 %). Le Québec et la Colombie-Britannique sont les provinces qui affichent les niveaux les plus élevés de faible revenu chez les aînés.
La mesure dans laquelle les aînés maintiennent leur revenu après la retraite varie en fonction de l’âge et du niveau de revenu selon des données recueillies de 1983 à 2004. Ainsi, pour les travailleurs à revenu moyen, le revenu familial baisse de 60 ans jusqu’à 68 ans, puis se stabilise pour s’établir à environ 80 % du niveau de revenu à 55 ans.
Par contre, le revenu des personnes à faible revenu, celles se situant dans le cinquième de revenu inférieur, varie peu après l’âge de 55 ans et au fil des années de retraite. Après la retraite, ces personnes ont maintenu environ 100 % de leur revenu disponible puisque leurs gains des années antérieures ont été remplacés par le revenu du Régime de pensions du Canada (RPC) ou du Régime de rentes du Québec (RRQ), la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Supplément de revenu garanti (SRG).
Les travailleurs les mieux nantis, ceux se situant dans le cinquième de revenu supérieur, ont remplacé en moyenne 70 % de leur revenu d’avant la retraite après l’âge de 70 ans. Le revenu familial moyen de ces personnes à l’âge de 75 ans s’élevait néanmoins à 90 000 $ après impôt pour une famille de deux personnes. Environ 40 % de ce revenu provenait de régimes de pension privés ou de régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), 28 %, de gains de placements et de gains en capital, et 18 %, de régimes de pension publics ou de la Sécurité de la vieillesse.