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Gagner de l’argent, acheter une maison, une voiture et d’autres biens sont autant d’activités centrales dans la vie des familles. Grâce à une croissance économique, la situation financière de plusieurs Canadiens s’est améliorée sensiblement cette décennie. Avec l’augmentation des revenus, les dépenses ont presque atteint des niveaux records et la valeur nette des familles a augmenté.
De 1997 à 2006, le revenu familial médian après impôt des familles de deux personnes ou plus a augmenté de 18 %, passant de 49 400 $ à 58 300 $ (mesuré en dollars constants de 2006). Cette période de croissance soutenue a suivi deux décennies au cours desquelles ce revenu a très peu progressé ou a même reculé.
Le revenu des familles de personnes âgées, des couples mariés et des familles biparentales avec enfants a augmenté à un taux comparable à la croissance médiane après impôts globale de 18 % des dix dernières années. D’autres familles ont connu des hausses plus importantes en 2006 : le revenu médian après impôt des personnes hors famille a augmenté de 24 % pour passer à 22 800 $ — celui des femmes non âgées a crû de 36 %. Malgré cette croissance, les femmes seules non âgées gagnaient 22 % de moins que leurs homologues masculins.
Le revenu médian après impôt des hommes et des femmes âgés seuls a connu le plus faible taux d’augmentation de 1997 à 2006, soit 11 % et 14 % respectivement. Les familles monoparentales ont enregistré la plus forte croissance du revenu au cours des dix dernières années, en hausse de près de la moitié, soit de 23 800 $ en 1997 à 34 900 $ en 2006.
Les revenus suivant les tendances économiques régionales, les familles de différentes régions du pays ont connu divers niveaux de croissance depuis 1997. L’essor économique des provinces de l’Ouest, particulièrement depuis 2003, a entraîné une hausse de 31 % des revenus familiaux albertains. En 2006, l’Alberta a affiché le plus haut revenu familial médian après impôt pour une troisième année consécutive. De 2005 à 2006 seulement, le revenu médian y a augmenté de 4 600 $.
En 2006, après l’Alberta, les revenus médians les plus élevés s’observaient en Ontario (62 400 $) et en Colombie‑Britannique (60 300 $); ceux des autres provinces étaient inférieurs à la moyenne nationale de 58 300 $.
Les transferts gouvernementaux peuvent constituer une part importante du revenu familial. De 2005 à 2006, le transfert médian aux personnes hors famille et aux familles de deux personnes ou plus sont passés de 3 100 $ à 3 500 $.
Les programmes de prestations fiscales pour enfants ont été modifiés et de nouvelles prestations fédérales et provinciales ont vu le jour en 2006, augmentant non seulement les montants transférés aux familles, mais aussi la proportion de familles admissibles. En 2006, 7,9 millions de familles (88 % des familles) et 3,8 millions de personnes hors famille (83 %) en bénéficiaient.
Même si les programmes de transferts gouvernementaux ont aidé à réduire l’inégalité du revenu, 633 000 familles, soit 7 % d’entre elles, demeuraient sous le seuil de faible revenu après impôt en 2006. Cette proportion a peu varié par rapport à 2005.
Vers la fin des années 1970, les familles de personnes âgées étaient celles les plus susceptibles d’avoir un faible revenu; environ 20 % se situaient sous le seuil de faible revenu. Grâce à la forte diminution de ce taux, attribuable en partie aux réformes des programmes de pension à cette époque, les familles âgées enregistraient en 2006 l’incidence de faible revenu la moins élevée (2,3 %).
Les familles monoparentales dirigées par une femme ont toujours affiché une incidence de faible revenu élevée. Cependant, celle‑ci a chuté, passant d’un sommet de 53 % en 1996 à 28 % en 2006.
Qui dit revenu, dit impôt sur le revenu. En 2006, l’impôt représentait la dépense la plus importante du budget des ménages. L’ensemble des ménages ont payé en moyenne 13 634 $ en impôt (environ 20 % de toutes leurs dépenses). Venaient ensuite les coûts d’habitation (19 %) et les frais de transport (14 %). De 2005 à 2006, les dépenses reliées au logement ont augmenté de 5 %, atteignant en moyenne 12 986 $, hausse largement attribuable à l’effervescence du marché dans l’Ouest. Les locataires ont aussi vu ces coûts augmenter d’environ 10 % au cours de l’année. Les dépenses des familles allouées au transport local — allers-retours au travail ou déplacements en ville — ont augmenté de 4 %, soit une moyenne de 9 240 $.
Malgré les coûts d’habitation et les frais de transport, les Canadiens n’ont pas ménagé leurs dépenses. La hausse des revenus et la vigueur de l’économie ont stimulé les dépenses des ménages au titre des communications sans fil, de l’habillement et de l’équipement ménager.
Les dépenses des Canadiens dépendent largement de leur situation financière. En 2006, le cinquième des ménages ayant le revenu le plus élevé ont consacré 28 % de leur budget aux aliments, au logement et à l’habillement et 29 % à l’impôt sur le revenu des particuliers. En revanche, le cinquième des ménages ayant le revenu le plus faible y ont consacré 50 % et 3 % de leur budget respectivement.
En 2006, les Canadiens n’ont pas dépensé tous leurs revenus dans les centres commerciaux : ils ont investi dans des actions et des programmes financiers. En hausse pour une troisième année consécutive, le nombre de personnes ayant indiqué des revenus de placements a atteint 8,2 millions. L’année a été profitable pour les investisseurs, dont le revenu total tiré de placements a augmenté de 16 % pour atteindre 40,9 milliards de dollars.
Les régimes enregistrés d’épargne‑retraite étaient également populaires en 2006 : 6,2 millions de Canadiens ont versé des cotisations totalisant 32,4 milliards de dollars, un montant record. Au pays, la cotisation médiane était de 2 730 $.
Les Albertains ont profité de leurs revenus élevés en 2006 pour verser la cotisation provinciale médiane la plus élevée, soit 3 010 $. Historiquement, les Canadiens des trois territoires contribuent beaucoup plus aux régimes d’épargne‑retraite. En 2006, la cotisation médiane au Nunavut était de 4 350 $.
Environ 5,8 millions de personnes ont également cotisé à des régimes de pension agréés d’employeur (RPA), dont 77 700 nouveaux participants en 2006. Les cotisations aux RPA ont augmenté de 17 %, atteignant un nouveau sommet de 43,8 milliards de dollars. Les cotisations des employeurs représentaient 72 % des cotisations totales.
Même si les RPA accueillent de nouveaux participants chaque année, leur nombre a augmenté plus lentement que le nombre de travailleurs rémunérés, diminuant ainsi la proportion de travailleurs rémunérés cotisant à un RPA.
La croissance des revenus, des dépenses et de l’épargne ainsi que l’augmentation de la valeur des maisons au cours des dernières années ont engendré une hausse constante de la valeur nette des familles canadiennes. La valeur nette médiane de l’ensemble des familles est passée de 120 500 $ en 1999 à 148 400 $ en 2005.