Consulter la version la plus récente.
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Au cours des cinq dernières années, l’économie a changé. Depuis 2003, l’augmentation des prix du pétrole, des métaux et d’autres produits de base, entre autres, a amorcé une transformation. En 2007, la finance et les assurances, le commerce de détail et de gros ainsi que la construction étaient les principaux secteurs ayant contribué à la croissance économique. L’Ouest du Canada remplaçait le Centre du Canada comme moteur de la croissance économique nationale, le dollar canadien égalait le dollar américain, le secteur de la fabrication était en plein essor et les dépenses de consommation étaient fortes.
La croissance a ralenti graduellement en 2007, en raison de la demande chancelante aux États‑Unis. Toutefois, le produit intérieur brut (PIB) était plus élevé de 2,7 % en 2007 qu’en 2006. Le PIB annuel est passé d’environ 1,0 billion en 2003 à 1,2 billion de dollars en 2007, une hausse de 12,1 %.
Le PIB, qui mesure la valeur de tous les biens et services produits, sert à évaluer la taille et le rendement de l’économie. Le PIB du Canada, mesuré sur une basse mensuelle, trimestrielle et annuelle, a connu 18 hausses consécutives d’un trimestre à l’autre après le deuxième trimestre de 2003, quand la crise du SRAS s’est produite.
La croissance du PIB au pays a été généralisée : depuis 2003, la majorité des industries ont vu leur production augmenter. Le secteur des services, représentant plus des deux tiers du PIB du Canada, a été particulièrement vigoureux. Les services ont progressé de 14 % de 2003 à 2007, surtout grâce au commerce de gros (23 %); au commerce de détail (20 %); et à la finance, aux assurances et aux services immobiliers (16 %).
Le secteur producteur de biens a crû moins vite de 2003 à 2007, soit d’environ 8 %. Cette croissance s’établissait à 3 % en 2004 et a ensuite ralenti chaque année, jusqu’à 0,8 % en 2007, et certaines industries ont constamment affiché des baisses. Après une croissance spectaculaire en 2003 et en 2004, l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse ont reculé en 2006 et en 2007. Le secteur de la fabrication, confronté à la concurrence féroce et à la hausse du huard, n’a pas vu croître sa production depuis 2005.
La construction a été l’industrie qui a connu la croissance la plus rapide de 2003 à 2007 : sa production s’est accrue de 29 % (59,9 milliards de dollars à 76,9 milliards de dollars). La vigueur de l’économie dans l’Ouest du Canada a soutenu le secteur florissant de la construction. Toutefois, en 2007, la construction non résidentielle et résidentielle a ralenti.
L’augmentation des prix des marchandises a favorisé l’expansion des industries primaires ayant une forte présence dans l’Ouest du Canada, comme l’agriculture, l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz. La croissance du PIB a été très élevée dans les provinces de l’Ouest, à l’exception d’une baisse en Saskatchewan en 2006. L’extraction minière a aidé à la croissance du PIB à Terre‑Neuve‑et‑Labrador (9,1 %), dans les Territoires du Nord‑Ouest (13,1 %) et au Nunavut (13,0 %).
L’économie de l’Alberta a progressé de 3,3 % en 2007, soit la moitié du taux de 2006, mais a dépassé toutes les provinces et tous les territoires de 2004 à 2006. Même si l’exploration pétrolière et gazière a été freinée en 2006 et en 2007, l’extraction a augmenté. Les Canadiens ont continué d’affluer en Alberta en 2007, attirés par le faible taux de chômage, ce qui a stimulé l’investissement résidentiel et non résidentiel.
Même si la croissance a ralenti à 3,1 % en Colombie‑Britannique, 2007 est la sixième année consécutive pendant laquelle le taux de croissance de la province a dépassé la moyenne nationale. L’augmentation de la population, la construction en vue des Jeux olympiques de 2010 et les gains énormes des services financiers ainsi que du commerce de gros et de détail ont été les principales sources de cette croissance.
L’économie de l’Ontario (2,1 %) et du Québec (2,4 %) ont crû plus lentement que la moyenne nationale, comme chaque année depuis 2003. En 2007, la hausse du dollar et le ralentissement de l’économie américaine ont nui à leurs industries de fabrication axées sur les exportations.
Même si Terre‑Neuve‑et‑Labrador était en tête des provinces pour la croissance du PIB en 2007, le reste de l’Atlantique a affiché une croissance sous la moyenne nationale.
Les portefeuilles et les comptes bancaires ont gonflé avec la vigueur de l’économie. Les revenus que les Canadiens tirent des salaires, des investissements, des prestations gouvernementales et des entreprises non constituées en société ont augmenté de 39 % de 2000 à 2007. Les gains des particuliers au Canada ont totalisé 1,17 billion de dollars en 2007.
Les Canadiens ont été plus prompts à dépenser qu’à épargner : les dépenses, y compris les taxes, ont augmenté de 43 % de 2000 à 2007 et l’épargne a diminué de 20 %. En 2007, les dépenses des consommateurs ont bondi de 4,5 %. Il s’agit de la hausse la plus forte depuis 1997.
Les entreprises profitent aussi de la vigueur de l’économie. Depuis 2002, la hausse constante des bénéfices d’exploitation leur a permis de réinvestir dans leurs opérations. Les entreprises ont obtenu près de 75 milliards de dollars en 2007 grâce à des emprunts auprès des banques et à la vente d’obligations et d’actions, somme qu’ils ont investie dans des usines, des machines et du matériel ainsi que des projets d’ingénierie.
Toutefois, les particuliers canadiens ont emprunté plus que les entreprises.
Depuis 2003, ils ont emprunté davantage chaque année : un peu moins de 120 milliards de dollars en 2007. Environ les deux tiers de ces fonds allaient aux hypothèques, la majeure partie de l’autre tiers représentant les programmes de crédit à la consommation comme les cartes de crédit.
La croissance économique (particulièrement celle du secteur des ressources) a fait en sorte que le Canada est demeuré attrayant pour les investisseurs directs étrangers. Les rentrées de fonds des entreprises étrangères au pays ont augmenté de 14,4 % en 2007, soit l’une des hausses les plus fortes depuis 1985. Cela a été principalement le fait d’acquisitions d’entreprises canadiennes.
Pour la deuxième année consécutive, la croissance des investissements des entreprises étrangères au Canada n’est pas venue principalement des États‑Unis qui, traditionnellement, étaient le plus grand investisseur direct étranger. En 2007, la croissance la plus forte est venue du Royaume-Uni, des Pays‑Bas, de la France, de la Suisse et de l’Allemagne.
La position du Canada en matière d’investissement direct étranger au Canada a atteint le demi‑billion de dollars à la fin de 2007. Les États-Unis représentaient près de 58 % de l’investissement direct étranger au Canada, avec des actifs de 288,6 milliards de dollars en 2007. Cet investissement touchait surtout le secteur de la fabrication ainsi que le pétrole et le gaz.
Les investisseurs directs canadiens sont aussi actifs à l’étranger, même si la valeur des investissements qu’ils détiennent a diminué de 15,4 milliards de dollars de 2006 à 2007. Il s’agit seulement de la deuxième baisse annuelle depuis 1986. Les deux fois, la hausse du huard a joué un rôle significatif.
La finance, les assurances et les services de gestion représentaient près de la moitié des investissements directs canadiens détenus à l’étranger en 2007 : la fabrication, l’extraction minière et l’extraction de pétrole et de gaz constituaient la majeure partie du reste. Environ 44 % des 514,5 milliards de dollars d’investissement direct étranger du Canada étaient placés dans des entreprises des États-Unis.