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Construction

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La construction, secteur d’activité dominant au Canada, est un acteur essentiel de la santé et de la prospérité économiques de la nation, comprenant plus de 260 000 entreprises — dont plus de 65 000 dans la construction résidentielle — et 150 000 entrepreneurs spécialisés.

Ce secteur est demeuré relativement vigoureux en 2007, malgré certains aspects du marché qui exerçaient une forte pression vers le bas, dont le ralentissement économique aux États‑Unis et la valeur plus élevée du dollar canadien.

En 2007, la construction a contribué pour 76,9 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) du Canada, ayant généré 20,4 % du PIB des industries productrices de biens, et 6,3 % du PIB de l’ensemble des industries. Le taux de croissance annuel de son PIB depuis 2002 a constamment dépassé celui des industries productrices de biens et de l’ensemble des industries, ce qui démontre l’importance de ce secteur pour l’économie.

Toutefois, le secteur commence à ressentir les effets de la conjoncture défavorable. De 2006 à 2007, le taux de croissance de son PIB a été de 3,8 %, mais il avait atteint 8,1 % de 2005 à 2006. Chacune des trois industries de la construction — construction de bâtiments résidentiels, construction de bâtiments non résidentiels et travaux de génie, réparations et autres activités de construction — a connu une tendance similaire de croissance annuelle continue depuis 2003, suivie d’un ralentissement de 2006 à 2007.

La valeur des permis de bâtir — autorisations gouvernementales pour construire de nouveaux immeubles ou améliorer des structures existantes — constitue une mesure importante de l’état du secteur de la construction. De 2006 à 2007, cette valeur a augmenté de 12,2 %, s’établissant à 74,4 milliards de dollars, hausse alimentée par la demande en Ontario, au Québec et dans les centres urbains en plein essor de l’Ouest du Canada. En Ontario, la valeur des permis de bâtir a grimpé de 14,7 %, atteignant 26,7 milliards de dollars; au Québec, elle a augmenté de 9,2 %, se fixant à 13,0 milliards de dollars. La Saskatchewan a affiché le pourcentage de croissance le plus élevé parmi toutes les provinces, soit 44,6 %. En Alberta, la valeur des permis de bâtir a connu une hausse de 13,4 %, et en Colombie‑Britannique, elle a connu une croissance stable de 8,7 %.

Chef de file de la croissance de l’emploi

En 2007, la croissance de l’emploi en construction a été de 5,9 %, une augmentation supérieure à celle des autres industries productrices de biens, sauf les services publics. L’emploi a affiché une croissance annuelle d’au moins 5 % depuis 2003 et employé 1 133 500 personnes en 2007.

Cette croissance a exercé une pression sur l’offre de travailleurs qualifiés, lesquels ont su s’adapter à la demande plus forte, même si les pénuries ont parfois causé le retard ou la diminution des activités. Le profil d’âge des travailleurs qualifiés continue d’être problématique, vu le besoin croissant de remplacer ceux approchant de l’âge de la retraite.

Investissement dans les logements neufs

L’économie canadienne a commencé à ralentir au dernier trimestre de 2007, malgré la force du marché du logement en cours d’année. La croissance de la construction résidentielle est causée par des facteurs comme la vigueur de l’emploi, l’augmentation des revenus et les taux hypothécaires relativement faibles.

Les dépenses liées aux maisons unifamiliales neuves ont augmenté de 10,5 %, et celles pour les appartements et logements en copropriété, de 14,0 % au quatrième trimestre de 2007, par rapport au quatrième trimestre de 2006.

Les mises en chantier ont été élevées en 2007, atteignant 228 343 unités, une légère hausse par rapport à 2006. L’investissement en logements neufs a progressé de 8,7 %, se fixant à 43,3 milliards de dollars. Cette hausse a été principalement attribuable aux investissements dans les maisons unifamiliales, qui ont augmenté de 7,3 %, pour s’établir à 27,4 milliards de dollars, et dans les appartements ou logements en copropriété, qui ont progressé de 9,7 %, pour s’établir à 10,3 milliards de dollars. L’Alberta et le Québec sont les provinces ayant affiché les hausses les plus importantes en dollars.

L’augmentation des prix des logements neufs a continué de faire augmenter l’investissement à ce chapitre. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), en décembre 2007, le prix moyen des maisons dans les régions métropolitaines s’est établi à 439 860 $, une hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. À Toronto, le prix moyen en décembre était de 682 551 $, en hausse légère par rapport aux 650 666 $ au même mois en 2006. À Calgary et Edmonton, les prix ont grimpé en décembre, s’établissant en moyenne à 467 889 $ et 426 512 $ respectivement, et à Vancouver pour s’établir à 862 780 $. Le prix moyen le plus faible d’une maison neuve dans une région métropolitaine a été noté à Moncton, soit 171 064 $.

Rénovations

Les Canadiens ont entrepris des rénovations pour 37,0 milliards de dollars en 2007, soit 42 % de l’investissement total en construction résidentielle, une hausse de 10 % par rapport aux 33,7 milliards de dollars dépensés en 2006.

Selon l’Enquête sur la rénovation et l’achat de logements de la SCHL, 37 % des ménages propriétaires dans 10 des grands centres du Canada ont rénové leur résidence principale en 2007, une légère baisse par rapport à la proportion de 39 % de 2006. Le taux de ménages ayant rénové a été le plus important à Winnipeg (44 %), à Halifax (43 %), à St. John’s (42 %) et à Ottawa (40 %); il a été le plus faible à Calgary et au Québec (35 %) en 2007.

Construction non résidentielle

Grâce aux hausses importantes dans la construction d’immeubles à bureaux en Alberta et en Colombie‑Britannique, l’investissement dans la construction non résidentielle a atteint un septième record annuel consécutif en 2007. L’investissement dans les projets commerciaux, industriels et institutionnels a été de 39,5 milliards de dollars, en hausse de 12,3 % par rapport à 2006.

La robustesse de l’économie dans l’Ouest canadien a continué de jouer un rôle : l’Alberta et la Colombie‑Britannique ont été à l’origine de plus de 75 % de l’augmentation de l’investissement dans la construction non résidentielle au pays. Dans ces deux provinces, les projets commerciaux ont dominé les investissements. D’autres facteurs ont contribué à cette hausse : les faibles taux de vacance des immeubles à bureaux, la forte demande des consommateurs pour des biens durables et les bénéfices élevés des sociétés, plus particulièrement ceux desbanques et du secteur du pétrole et du gaz.

La valeur des permis de bâtir non résidentiels était de 28,8 milliards de dollars en 2007, en hausse de 14,4 % par rapport à 2006. L’Ontario, la Saskatchewan et l’Alberta ont affiché les hausses les plus élevées en dollars et ont représenté presque 65 % de la valeur totale de ces permis au Canada. Les permis pour la construction commerciale ont augmenté de 17,6 %, s’établissant à 17 milliards de dollars, et ceux pour la construction industrielle ont bondi de 10 %, passant de 4,5 milliards de dollars à 5,0 milliards de dollars.