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Le Canada figure parmi les plus grands producteurs d’énergie au monde; il est en situation d’autosuffisance énergétique et constitue le principal fournisseur d’énergie des États‑Unis. Presque toutes les exportations énergétiques canadiennes vont aux États‑Unis : ces deux pays font le commerce du pétrole, du gaz naturel, du charbon et de l’électricité. Notre excédent commercial dans le secteur énergétique — pétrole brut, produits pétroliers raffinés et autres produits, gaz naturel, charbon et électricité — a atteint 55,9 milliards de dollars en 2007, une hausse de près de 29 % par rapport à 2004.
Le pétrole injecte annuellement des milliards de dollars dans l’économie canadienne. En 2007, l’industrie énergétique a représenté 5,6 % du produit intérieur brut et près de 20 % (90,0 milliards de dollars) de la valeur totale des exportations canadiennes. Elle a aussi permis l’emploi de 372 200 personnes, soit 2,2 % de la population active.
Les exportations de pétrole brut ont atteint à elles seules 41,8 milliards de dollars, chiffre en hausse par rapport aux 25,2 milliards de dollars de 2004 et près de quatre fois supérieur au chiffre observé dix ans plus tôt. Ces exportations représentaient 9,3 % du commerce total de marchandises en 2007, soit plus du double du pourcentage observé en 1995 (3,7 %).
Le volume des ventes d’essence a grimpé de 3,9 % de 2006 à 2007, malgré la montée des prix à la pompe. Les conducteurs canadiens ont consommé 42,5 milliards de litres d’essence en 2007, soit 21,3 % de plus qu’en 1995 (35,1 milliards de litres). Les produits pétroliers raffinés constituent 40 % des produits énergétiques consommés au Canada, pourcentage stable depuis 1990.
En 2007, le Canada a produit 160,5 millions de mètres cubes de pétrole brut (hausse de 4,2 % depuis 2006), soit 2,8 millions de barils par jour. (Un mètre cube contient 1 000 litres et correspond à 6,3 barils.)
L’Alberta a produit un peu plus des deux tiers du pétrole brut extrait en 2007 alors que la Saskatchewan (16 %) s’est classée au deuxième rang. Les plateformes de forage en mer de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador ont représenté près de 14 % de la production. Des puits de pétrole sont exploités dans sept provinces canadiennes.
Les découvertes de nouveaux gisements de pétrole et de gaz classiques ayant diminué ces dernières années, l’industrie se tourne de plus en plus vers l’exploitation d’autres types de gisements (dont le pétrole exploité en mer et les sables bitumineux) pour répondre à la demande. Les prix élevés du pétrole et l’importante demande mondiale ont favorisé l’expansion du secteur des sables bitumineux en Alberta.
L’investissement dans le secteur des sables bitumineux a atteint 18 milliards de dollars en 2007, en hausse de 17 % par rapport à 2006. Il y a seulement dix ans, ce secteur représentait moins du dixième de l’investissement dans le secteur de la fabrication. En 2008, les producteurs prévoient investir 19,7 milliards de dollars dans l’exploitation des sables bitumineux, montant qui dépassera à lui seul les 19,6 milliards de dollars d’investissement prévus pour tout le secteur de la fabrication.
Les sables bitumineux sont une ressource importante : les gisements contiennent 27,4 milliards de mètres cubes de pétrole rentable, une quantité pouvant répondre aux besoins actuels du pays pendant 500 ans.
En 2007, le Canada a exporté en moyenne 294 411 mètres cubes de pétrole brut par jour. Depuis 1995, les États‑Unis ont reçu 99 % des exportations de pétrole canadien.
L’Alberta est la principale province exportatrice. Toutes les exportations de pétrole sont destinées aux États‑Unis, l’acheminement étant facilité par un réseau de pipelines de plus de 16 000 kilomètres dont le principal bénéficiaire est le Midwest américain. En 2007, 61,7 millions de mètres cubes de pétrole brut ont été exportés dans des États comme l’Illinois, le Minnesota et l’Oklahoma.
La demande de pétrole brut canadien est grandissante dans la région des Rocheuses, qui comprend le Wyoming, le Colorado et l’Utah. Cette région a importé plus de 19,7 millions de mètres cubes de pétrole brut canadien en 2007, soit plus de deux fois la quantité de 1995.
De 1995 à 2007, la production canadienne de pétrole brut a augmenté en moyenne de 3,4 % par année, hausse attribuable à la forte demande extérieure — provenant presque exclusivement des États-Unis — puisque la demande intérieure est demeurée assez stable. En volume, les exportations de pétrole canadien ont crû en moyenne de 5,6 % par année depuis 1995.
En 2007, le Canada a exporté 104,8 millions de mètres cubes de pétrole vers les États‑Unis, soit plus que l’Arabie saoudite, le Venezuela et le Mexique, ses exportations ont comblé 10 % des vastes besoins de ce pays en pétrole.
La demande du Canada en pétrole brut a atteint 106 960 millions de mètres cubes en 2007. Selon l’Office national de l’énergie, le Canada compte 19 raffineries d’une capacité quotidienne totale de 324 500 mètres cubes; 16 d’entre elles produisent une gamme complète de produits pétroliers raffinés.
En 2006, les raffineries canadiennes ont fonctionné à 90 % de leur capacité en moyenne. En 2007, 60 % du pétrole brut de l’Ontario provenait de l’Ouest canadien, 3 % de l’Est du Canada et 36 % d’autres pays. Les raffineries de l’Ouest transforment exclusivement la production de leur région, dont le pétrole brut extrait des sables bitumineux.
Le commerce de l’électricité est important entre le Canada et les États‑Unis; leurs réseaux électriques sont d’ailleurs fortement reliés, comme la panne dans le Nord-Est américain l’a démontré en août 2003. En 2007, les exportations nettes d’électricité vers les États-Unis ont presque doublé la moyenne de 15,7 terawatt‑heures des cinq dernières années, générant des recettes de 3,1 milliards de dollars. Les importations d’électricité des États-Unis ont plus que triplé de 1995 à 2006, mais elles ne répondent qu’à une petite partie de la demande canadienne.
Le temps doux qui a fait baisser la demande pendant la saison froide et le repli du secteur de la fabrication ont freiné la production d’électricité de sources primaires (l’eau, la vapeur, l’énergie nucléaire, les turbines à combustion, le vent et l’énergie marémotrice), qui a diminué de 0,6 % de 2005 à 2006, pour s’établir à 444 299,9 gigawatt‑heures. De 1995 à 2006, la production d’électricité de sources primaires a augmenté de 4,5 %.
La production nucléaire s’est accrue de 6,4 % de 2005 à 2006, après le redémarrage du réacteur 1 de la centrale Pickering en Ontario, province où l’énergie nucléaire représente 52 % de la production totale d’électricité, soit assez pour alimenter tous les foyers de la province. En 2006, l’énergie nucléaire constituait 16 % de la production totale d’électricité au Canada.
Les services publics parviennent à répondre à la demande intérieure d’électricité, mais des installations de transport d’électricité devront être construites ou modernisées pour répondre aux besoins futurs de la population et de l’économie.
La production éolienne, solaire et marémotrice d’électricité a continué de croître, mais elle représente moins de 0,5 % de la production totale. De 2005 à 2006, les projets éoliens ont doublé leur capacité, laquelle a atteint 1 460 mégawatts, l’Ontario y ajoutant une capacité de 400 mégawatts. Selon l’Association canadienne de l’énergie éolienne, à la fin de 2006, le Canada se classait 12e au monde au chapitre de l’énergie éolienne.