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Vivre après la crise de l’ESB

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Les pires effets de la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) semblent être du passé pour les producteurs de bovins du Canada. Maintenant que la frontière américaine est rouverte aux animaux vivants du Canada (mais uniquement ceux de moins de 30 mois dont l’engraissement est terminé ou en cours), les producteurs expédient des centaines de milliers d’animaux vers les États-Unis, ramenant ainsi leurs troupeaux à des niveaux plus pratiques. Cependant, les animaux plus âgés ne peuvent toujours pas passer la frontière vers les États-Unis.

La frontière a été rouverte en juillet 2005. Dans l’année qui a suivi, les troupeaux nationaux sont passés d’un sommet de 17,1 millions à 16,2 millions de têtes en juillet. La taille des troupeaux a diminué partout au pays, mais les trois quarts de la diminution de 810 000 têtes de 2006 sont survenus dans les Prairies.

Avant la fermeture de la frontière en mai 2003 à la suite d’un seul cas d’ESB, plus de 1 million de bovins vivants, notamment beaucoup d’animaux plus âgés, étaient exportés chaque année aux États-Unis. Lorsque les États-Unis et d’autres pays ont fermé leur frontière, les troupeaux de bovins du Canada ont pris de l’ampleur. Le pays ne disposait pas de la capacité nécessaire pour abattre ces animaux supplémentaires.

Les éleveurs faisaient face à des choix déchirants : vendre le plus d’animaux possible au Canada à faibles prix, ou les garder dans l’exploitation et acheter des aliments n’ajoutant aucune valeur à leur produit.

En 2004 et au premier semestre de 2005, les éleveurs ont envoyé un nombre record de bovins à l’abattoir. La capacité d’abattage du Canada a été augmentée, la demande intérieure de bœuf est demeurée forte et on a exporté de la viande emballée vers les États-Unis et d’autres pays.

Les restrictions d’âge permettent d’exporter de jeunes animaux destinés directement à l’abattoir ou à un engraissement d’un ou deux mois avant l’abattage. Toutefois, l’interdiction d’exporter des animaux plus âgés, entre autres des reproducteurs, a nui aux producteurs habitués de vendre des bovins de reproduction au sud de la frontière.