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L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle générative parmi les travailleurs canadiens, mars 2026

Diffusion : 2026-07-30

Les outils d'intelligence artificielle (IA) générative, comme ceux utilisés pour générer du texte, des images et des codes informatiques, ont connu un essor rapide et transforment de plus en plus la façon dont les tâches sont réalisées en milieu de travail partout au Canada. Malgré l'évolution constante des capacités de ces technologies, leur adoption dans les pratiques de travail quotidiennes demeure inégale.

Statistique Canada publie aujourd'hui les premiers résultats d'une série portant sur l'utilisation de l'IA par les travailleurs canadiens. Les résultats présentés aujourd'hui s'appuient sur des questions supplémentaires posées lors de l'Enquête sur la population active de mars 2026, auprès de travailleurs âgés de 15 à 69 ans.

La vaste majorité des travailleurs sont au courant des outils d'intelligence artificielle générative, et environ la moitié d'entre eux sont familiers avec les applications possibles de ces outils dans le cadre de leur emploi

En mars 2026, la vaste majorité (93,4 %) des travailleurs ont déclaré être au courant des outils d'IA générative. Parmi ces derniers, un peu plus de la moitié (51,5 %) ont indiqué être familiers avec la manière dont ces outils pourraient être appliqués dans le cadre de leur emploi actuel, dont 15,0 % qui ont déclaré être très familiers. Cependant, 11,1 % des travailleurs n'étaient pas familiers avec les applications possibles de ces outils. Par ailleurs, 37,4 % ont déclaré être familiers avec les outils d'IA générative, mais ne croyaient pas qu'ils pouvaient être appliqués à leur travail.

Un peu plus de 1 travailleur sur 3 a utilisé des outils d'intelligence artificielle générative au travail au cours des 12 mois précédents

En mars 2026, 41,6 % des travailleurs ont déclaré avoir utilisé au moins une technologie d'IA ou d'automatisation dans le cadre de leur emploi principal ou de leur entreprise principale au cours des 12 mois précédents. Les outils d'IA générative étaient de loin les technologies d'IA ou d'automatisation le plus couramment citées, ayant été utilisés par un peu plus de 1 travailleur sur 3 (35,9 %).

Parmi les industries, l'utilisation des outils d'IA générative était plus fréquente dans les services professionnels, scientifiques et techniques (65,6 %), la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (59,2 %) et les services d'enseignement (53,0 %). À titre de comparaison, c'est dans les services d'hébergement et de restauration (16,3 %), l'agriculture (17,5 %) et le transport et l'entreposage (21,1 %) que l'utilisation des outils d'IA générative était la moins fréquente.

Exposition professionnelle potentielle à l'intelligence artificielle et complémentarité avec celle-ci

Les professions peuvent être regroupées en trois catégories selon leur niveau d'exposition potentielle à l'intelligence artificielle (IA) et leur complémentarité avec celle-ci : 1) forte exposition et grande complémentarité (FEGC); 2) forte exposition et faible complémentarité (FEFC); et 3) faible exposition (FE) (indépendamment du niveau de complémentarité).

Les professions à FEGC (p. ex. médecins, infirmières, enseignants, ingénieurs) sont associées à des tâches présentant un plus grand potentiel de complémentarité avec l'IA et, par conséquent, sont plus susceptibles de tirer profit de ces technologies. En revanche, les professions à FEFC (p. ex. vente au détail, soutien administratif, développement de logiciels, comptabilité) pourraient être plus exposées au remplacement de certaines tâches par l'IA. Quant aux emplois à FE (p. ex. métiers spécialisés, services, premiers intervenants), ceux-ci pourraient être moins susceptibles d'être touchés par les transformations découlant de l'IA.

En mars 2026, 31,2 % des travailleurs âgés de 15 à 69 ans occupaient des emplois à FEGC, 29,6 % occupaient des emplois à FEFC et 39,3 % occupaient des emplois à FE.

Pour obtenir plus de renseignements sur les plus récentes tendances en matière d'emploi en fonction de ces regroupements, consultez le rapport intitulé « Tendances de l'emploi au Canada à l'ère de l'intelligence artificielle générative : premiers résultats ».

Les travailleurs occupant un emploi à forte exposition et grande complémentarité sont les plus susceptibles d'utiliser des outils d'intelligence artificielle générative, et des différences marquées sont observées entre les âges et les genres

En mars 2026, c'est dans les emplois à forte exposition et grande complémentarité (FEGC) à l'IA que l'utilisation de l'IA générative était la plus courante (voir l'encadré intitulé « Exposition professionnelle potentielle à l'intelligence artificielle et complémentarité avec celle-ci »).

Plus de la moitié (53,8 %) des travailleurs occupant un emploi à FEGC ont déclaré utiliser des outils d'IA générative au travail. Venaient ensuite les travailleurs occupant un emploi à forte exposition et faible complémentarité (FEFC) (45,9 %). La proportion de travailleurs utilisant des outils d'IA générative était significativement inférieure chez ceux occupant un emploi à faible exposition (FE) (14,2 %).

L'utilisation de l'IA générative au travail variait selon le groupe d'âge. Parmi les travailleurs occupant un emploi à FEGC, le taux d'utilisation était plus élevé chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif de 25 à 54 ans (56,9 %) que chez les travailleurs de 55 ans et plus (45,3 %) et les jeunes travailleurs de 15 à 24 ans (39,1 %).

De manière similaire, un peu plus de la moitié (51,9 %) des travailleurs du principal groupe d'âge actif occupant un emploi à FEFC ont déclaré utiliser des outils d'IA générative, comparativement au tiers (33,2 %) des jeunes travailleurs et au tiers (31,5 %) des travailleurs plus âgés. Au sein des emplois à FE, alors que le taux d'utilisation des outils d'IA générative était relativement faible, il était le plus bas chez les travailleurs plus âgés : 6,7 % des travailleurs de 55 ans et plus ont déclaré utiliser des outils d'IA générative au travail, comparativement à 15,3 % des travailleurs plus jeunes et à 16,3 % des travailleurs du principal groupe d'âge actif.

Graphique 1  Graphique 1: Proportion de travailleurs de 15 à 69 ans ayant utilisé l'intelligence artificielle (IA) générative dans le cadre de leur emploi au cours des 12 mois précédents, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci ainsi que par âge, mars 2026
Proportion de travailleurs de 15 à 69 ans ayant utilisé l'intelligence artificielle (IA) générative dans le cadre de leur emploi au cours des 12 mois précédents, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci ainsi que par âge, mars 2026

Au sein de chacun des groupes d'exposition professionnelle potentielle à l'IA et de complémentarité avec celle-ci, les hommes étaient en moyenne plus susceptibles que les femmes d'utiliser des outils d'IA générative au travail. Parmi les emplois à FEGC, 57,0 % des hommes ont déclaré utiliser ces outils, comparativement à 50,9 % des femmes. Une différence plus prononcée a été observée dans les emplois à FEFC, où le taux d'utilisation d'outils d'IA générative était de 11,7 points de pourcentage plus élevé chez les hommes (52,9 %) que chez les femmes (41,2 %). Pratiquement aucune différence entre les genres n'a été enregistrée dans les emplois à FE, où 14,1 % des hommes et 14,4 % des femmes ont indiqué utiliser ces outils au travail.

L'utilisation des outils d'intelligence artificielle générative est la plus élevée au sein des emplois de gestion et dans les sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés

En mars 2026, le taux d'utilisation de l'IA générative était le plus élevé chez les travailleurs occupant un emploi de gestion (75,1 %) ou un emploi en sciences naturelles et appliquées (67,5 %), et le plus faible chez les travailleurs des métiers, du transport et de la machinerie (14,7 %) et du domaine des ressources naturelles, de l'agriculture et des domaines apparentés (17,0 %). Ces résultats concordent avec les différences dans l'exposition professionnelle potentielle à l'IA, étant donné que les emplois de gestion et les emplois scientifiques sont plus susceptibles d'être considérés comme fortement exposés à l'IA, alors que les emplois dans le domaine de l'agriculture et dans les métiers sont moins susceptibles de l'être.

Graphique 2  Graphique 2: Proportion de travailleurs de 15 à 69 ans ayant utilisé l'intelligence artificielle générative dans le cadre de leur emploi au cours des 12 mois précédents, par grande catégorie professionnelle, mars 2026
Proportion de travailleurs de 15 à 69 ans ayant utilisé l'intelligence artificielle générative dans le cadre de leur emploi au cours des 12 mois précédents, par grande catégorie professionnelle, mars 2026

L'utilisation de l'IA générative au cours des 12 mois précédents était plus faible chez les employés du secteur privé (33,4 %) que chez les employés du secteur public (41,2 %) et les travailleurs autonomes (39,6 %).

Cette différence est partiellement attribuable à la proportion plus élevée d'emplois à forte exposition potentielle à l'IA au sein du secteur public. Dans les emplois à FEGC, les travailleurs du secteur privé (54,9 %) et du secteur public (54,5 %) présentaient des taux comparables d'utilisation des outils d'IA générative. De même, dans les emplois à FEFC, l'écart entre les travailleurs du secteur privé (45,8 %) et du secteur public (43,1 %) était faible.

Près des deux tiers des utilisateurs se servent d'outils d'intelligence artificielle générative pour certaines tâches liées à leur emploi, mais ils sont peu nombreux à s'en servir pour la plupart de leurs tâches

En mars 2026, parmi les répondants ayant déclaré avoir utilisé des outils d'IA générative dans le cadre de leur emploi au cours des 12 mois précédents, la plupart les utilisaient de façon modérée, c'est-à-dire pour certaines de leurs tâches, mais pas pour la plupart d'entre elles. Près des deux tiers (63,5 %) des travailleurs qui utilisaient les outils d'IA en faisaient une utilisation modérée, alors que le quart (24,9 %) en faisaient une utilisation limitée, c'est-à-dire pour presque aucune de leurs tâches.

Une utilisation importante, c'est-à-dire pour presque toutes les tâches ou la plupart d'entre elles, demeure relativement rare. Parmi les utilisateurs d'outils d'IA générative au travail, 8,0 % ont déclaré s'en servir pour la plupart de leurs tâches et 3,6 %, pour presque toutes leurs tâches, ce qui correspond à un total combiné de 11,6 %.

Parmi tous les groupes d'exposition professionnelle potentielle à l'IA et de complémentarité avec celle-ci, l'utilisation modérée prévalait. En mars 2026, les deux tiers des utilisateurs occupant un emploi à forte exposition ont déclaré utiliser l'IA générative pour certaines de leurs tâches, mais pas pour la plupart d'entre elles (67,6 % pour les emplois à FEGC et 63,6 % pour les emplois à FEFC), comparativement à la moitié (50,7 %) des utilisateurs occupant un emploi à FE.

Parmi les utilisateurs de l'IA générative, une utilisation importante était plus fréquente chez les travailleurs occupant un emploi à FEFC (15,4 %) que chez ceux occupant un emploi à FEGC (9,2 %) ou à FE (9,9 %).

Graphique 3  Graphique 3: Mesure dans laquelle l'intelligence artificielle (IA) générative est utilisée au travail parmi les travailleurs de 15 à 69 ans, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci, mars 2026
Mesure dans laquelle l'intelligence artificielle (IA) générative est utilisée au travail parmi les travailleurs de 15 à 69 ans, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci, mars 2026

Un peu plus de 3 utilisateurs sur 10 se servent d'outils d'intelligence artificielle générative chaque jour, et près de 4 utilisateurs sur 10 s'en servent quelques fois par semaine

La plupart des travailleurs qui utilisent des outils d'IA générative le font de façon régulière, et la majorité d'entre eux, de façon quotidienne ou hebdomadaire. En mars 2026, un peu plus de 3 utilisateurs sur 10 (31,4 %) ont déclaré utiliser ces outils tous les jours, alors que 38,3 % ont indiqué les utiliser quelques fois par semaine. À titre de comparaison, un peu plus de 1 utilisateur sur 5 (21,7 %) a déclaré utiliser des outils d'IA quelques fois par mois et 8,7 %, quelques fois par année.

Au sein de la plupart des groupes professionnels, l'utilisation d'outils d'IA générative quelques fois par semaine était la fréquence la plus rapportée par les utilisateurs. En mars 2026, l'utilisation quotidienne d'outils d'IA générative au travail était concentrée dans certaines professions. Notamment, 45,6 % des utilisateurs du domaine des sciences naturelles et appliquées ont déclaré les utiliser chaque jour, comparativement à 18,6 % des travailleurs de la fabrication et des services d'utilité publique et à 18,2 % des travailleurs du domaine des ressources naturelles, de l'agriculture et de la production connexe. Cette tendance concorde avec les différences dans l'exposition professionnelle potentielle à l'IA, puisque l'utilisation quotidienne était plus fréquente dans les emplois à forte exposition — tant pour les emplois à faible complémentarité (37,1 %) que pour ceux à grande complémentarité (31,1 %) — que dans les emplois à faible exposition (18,2 %).

Graphique 4  Graphique 4: Fréquence d'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) générative au travail parmi les travailleurs de 15 à 69 ans, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci, mars 2026
Fréquence d'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) générative au travail parmi les travailleurs de 15 à 69 ans, selon l'exposition professionnelle potentielle à l'IA et la complémentarité avec celle-ci, mars 2026

Près de la moitié des non-utilisateurs estiment que les outils d'intelligence artificielle générative ne s'appliquent pas à leur travail

En mars 2026, parmi les travailleurs n'ayant pas utilisé d'outils d'IA générative dans le cadre de leur principal emploi ou principale entreprise au cours des 12 mois précédents, lesquels représentaient près des deux tiers (64,1 %) de tous les travailleurs, la plupart ont indiqué que ces outils ne s'appliquaient pas à leur travail (56,0 %). Ce motif était plus courant parmi les employés du secteur privé (59,8 %) que parmi les employés du secteur public (47,7 %) et les travailleurs autonomes (48,6 %).

Par ailleurs, 1 travailleur sur 5 (21,6 %) a indiqué n'avoir aucun intérêt à utiliser les outils d'IA générative. Les travailleurs autonomes (26,9 %) étaient plus susceptibles de citer cette raison que les employés du secteur public (21,4 %) et les employés du secteur privé (20,8 %).

Près de 1 travailleur sur 10 (9,8 %) a déclaré ne pas utiliser d'outils d'IA générative en raison de préoccupations en matière de sécurité ou de protection de la vie privée, ou de soucis éthiques. Les employés du secteur public (16,9 %) étaient plus susceptibles que les employés du secteur privé (7,4 %) et les travailleurs autonomes (11,1 %) de donner cette raison pour expliquer leur non-utilisation de l'IA générative.

Des barrières liées aux compétences, à la formation et à l'accès ont été signalées par une plus petite part de non-utilisateurs. Notamment, 5,8 % ont indiqué ne pas utiliser d'outils d'IA générative en raison de connaissances ou de compétences insuffisantes; cependant, les travailleurs autonomes (10,7 %) étaient plus susceptibles de mentionner cette barrière que les employés du secteur public (6,7 %) et ceux du secteur privé (4,7 %).

Environ 5,0 % des non-utilisateurs ont indiqué que les politiques de leur compagnie ou organisation limitaient leur utilisation d'outils d'IA générative. Cette raison a été le plus souvent invoquée par les employés du secteur public (8,9 %), suivis des employés du secteur privé (4,2 %) et des travailleurs autonomes (1,8 %).



  Note aux lecteurs

Suivant l'annonce dans le budget de 2025, Statistique Canada a investi dans un nouveau programme de mesure des technologies, appelé TechStat, en vue de produire des données, des renseignements et des analyses sur l'adoption et l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA), et ses répercussions sur les entreprises, les particuliers et la main-d'œuvre.

Le présent communiqué constitue la première publication des données de TechStat concernant l'utilisation de l'IA par les travailleurs. Il s'appuie sur les données recueillies au moyen d'un supplément à l'Enquête sur la population active (EPA) de mars 2026. Des données additionnelles seront recueillies au moyen d'un autre supplément à l'EPA prévu pour septembre 2026, et dans le cadre de collectes périodiques par la suite. Cela permettra de surveiller les tendances et de produire davantage d'analyses et de données désagrégées à l'aide des données combinées.

Une analyse complémentaire distincte a été publiée le 17 juin 2026. Celle-ci porte sur les caractéristiques socioéconomiques et les caractéristiques liées à l'emploi associées à l'utilisation de l'IA en milieu de travail, et elle s'appuie sur les données de l'Enquête canadienne sur les conditions de travail de 2024-2025. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le rapport intitulé « Utilisation de l'intelligence artificielle en milieu de travail : profil des caractéristiques sociodémographiques et de celles liées à l'emploi ».

Supplément à l'Enquête sur la population active

Le présent rapport s'appuie sur les données tirées du supplément à l'EPA de mars 2026, lequel portait sur l'utilisation de l'IA en milieu de travail.

La population visée par le supplément à l'EPA de mars 2026 est composée des personnes âgées de 15 à 69 ans vivant dans les provinces canadiennes. Les personnes vivant dans les réserves, les membres à temps plein des Forces armées régulières ainsi que les personnes vivant dans des établissements sont exclus de l'échantillon.

Pour obtenir plus de renseignements ou accéder au questionnaire, veuillez consulter le programme des Indicateurs du marché du travail. Pour en savoir davantage sur l'EPA, veuillez consulter le Guide de l'Enquête sur la population active.

Les données du programme des Indicateurs du marché du travail pour mars 2026 sont maintenant accessibles.

Définitions et renseignements aux fins d'interprétation

La profession renvoie au genre de travail que faisaient les répondants pendant la semaine de référence, d'après le type d'emploi occupé et la description des principales tâches s'y rattachant. Les professions sont codées selon la Classification nationale des professions (CNP) 2021.

Le présent communiqué s'appuie sur l'indice d'exposition professionnelle à l'IA ajusté en fonction de la complémentarité (EPIAC), qui classe les professions ou groupes de la CNP selon la mesure dans laquelle ils peuvent être touchés par l'IA. L'indice d'EPIAC attribue deux scores à chaque profession : un score qui mesure l'exposition potentielle de l'emploi à l'IA (mesure dans laquelle l'IA peut influencer, transformer ou exécuter les tâches) et un autre score qui détermine la complémentarité (mesure dans laquelle l'IA peut améliorer le travail humain ou augmenter son volume). Les professions sont ensuite regroupées en trois catégories en fonction des scores médians d'exposition et de complémentarité de l'ensemble des professions : 1) forte exposition et faible complémentarité; 2) forte exposition et forte complémentarité; et 3) faible exposition. L'indice doit être interprété comme une indication du potentiel qu'a l'IA de transformer les tâches, et non comme une prédiction directe de la perte d'emplois, car les répercussions réelles de l'adoption de l'IA dépendent de multiples facteurs économiques, institutionnels et technologiques. Mis au point par Felten, Raj et Seamans (2021) (lien en anglais seulement) et perfectionné par Pizzinelli et coll. (2023) (lien en anglais seulement), l'indice d'EPIAC a été adapté au contexte canadien par Mehdi et Morissette (2024), Mehdi et Frenette (2024, 2026), et d'autres.

L'industrie renvoie à la nature générale des activités exercées par l'employeur pour qui l'employé travaille (emploi principal seulement) ou de l'activité exercée par le travailleur autonome (entreprise principale seulement). Les estimations relatives à l'industrie dans ce communiqué sont fondées sur le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord 2022.

Les estimations tirées de l'EPA reposent sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. L'analyse s'intéresse aux différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 95 %.

En raison de l'arrondissement, les estimations et les pourcentages peuvent varier légèrement entre différents produits de Statistique Canada, tels que les documents analytiques et les tableaux de données.

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