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Nouveaux contacts avec la police chez les enfants et les jeunes victimes de crimes violents, 2010 à 2024

Diffusion : 2026-04-29

La majorité des enfants et des jeunes victimes d'un crime violent déclaré par la police ont eu un ou des contacts subséquents avec la police, soit en tant que victimes d'un crime violent, soit en tant qu'auteurs présumés d'un crime, ou les deux. Parmi les 59 636 enfants et jeunes victimes d'un crime violent en 2010, près de 6 sur 10 (58 %) ont eu au moins un contact subséquent avec la police avant la fin de 2024.

L'article de Juristat intitulé « Nouveaux contacts avec la police chez les enfants et les jeunes victimes de crimes violents, 2010 à 2024 », diffusé aujourd'hui, porte sur les contacts subséquents avec la police d'une cohorte d'enfants et de jeunes qui ont été victimes d'un crime violent déclaré par la police en 2010. L'analyse traite de la prévalence et de la nature des nouveaux contacts des victimes avec la police jusqu'à la fin de 2024, ainsi que des caractéristiques de la victime et de l'affaire de violence survenue en 2010, affaire considérée comme le premier contact. Certains membres de la cohorte, en particulier les jeunes plus âgés, pourraient avoir été victimes d'un crime violent ou auteurs présumés d'un crime avant 2010.

Il y a souvent des chevauchements entre les nouveaux contacts en tant que victimes et en tant qu'auteurs présumés chez les victimes

Chez les enfants et les jeunes qui ont été victimes d'un crime violent en 2010, des chevauchements s'observaient souvent entre les nouveaux contacts en tant que victimes et en tant qu'auteurs présumés. Par exemple, 3 victimes sur 10 (30 %) avaient eu des contacts subséquents avec la police aussi bien en tant que victimes qu'en tant qu'auteurs présumés, tandis que des proportions plus faibles avaient eu de nouveaux contacts en tant qu'auteurs présumés seulement (17 %) ou en tant que victimes seulement (11 %).

La prévalence et la nature des nouveaux contacts avec la police variaient selon le groupe d'âge de la victime au moment de la première affaire. Les jeunes (c.-à-d. âgés de 12 à 17 ans) qui ont été victimes d'un crime en 2010 étaient les plus susceptibles (62 %) d'avoir eu un contact subséquent avec la police pendant la période à l'étude. La moitié (51 %) des jeunes qui ont été victimes d'un crime violent en 2010 sont plus tard devenus auteurs présumés d'au moins une affaire criminelle avant la fin de 2024. Plus précisément, un peu plus du tiers (35 %) des jeunes victimes ont plus tard été auteurs présumés d'un crime violent au cours de cette période, et ceux-ci comptaient en moyenne 3,8 contacts de ce type.

La prévalence des nouveaux contacts est influencée par l'âge de la personne au moment du premier contact, et de ce fait, par les âges couverts par la période de suivi de 14 ans. Par exemple, les personnes qui ont été victimes d'un crime violent alors qu'elles étaient des enfants en bas âge (c.-à-d. âgées de 0 à 5 ans) en 2010 étaient moins susceptibles (31 %) d'avoir eu des contacts subséquents avec la police pendant la période de suivi. Parmi celles qui en ont eu, la plupart ont eu de nouveaux contacts en tant que victimes. Pour les jeunes, la période de suivi comprend le début de l'âge adulte, une période de la vie où les taux de victimisation ainsi que les taux de délinquance pourraient être plus élevés. Pour les enfants en bas âge, bon nombre des années comprises dans la période à l'étude remontent à bien avant qu'ils atteignent cette tranche d'âge.

Les garçons ont plus souvent de nouveaux contacts en tant qu'auteurs présumés, et les filles, en tant que victimes

Des proportions semblables de garçons (29 %) et de filles (31 %) victimes d'un crime violent en 2010 ont eu de nouveaux contacts avec la police aussi bien en tant que victimes qu'en tant qu'auteurs présumés durant la période de suivi. Toutefois, on observe un écart notable entre les genres pour ce qui est des nouveaux contacts en tant qu'auteurs présumés seulement ou en tant que victimes seulement.

Les garçons victimes d'un crime violent étaient plus susceptibles d'avoir de nouveaux contacts en tant qu'auteurs présumés seulement (22 % des garçons par rapport à 10 % des filles), tandis que les filles victimes d'un crime violent étaient plus susceptibles d'avoir de nouveaux contacts en tant que victimes seulement (15 % des filles par rapport à 8 % des garçons).

Les nouveaux contacts sont moins courants lorsque l'auteur présumé de la première affaire est un étranger

La proportion de nouveaux contacts chez les enfants et les jeunes victimes était la plus faible lorsque l'auteur présumé de la première affaire en 2010 était un étranger, et ce, quel que soit le groupe d'âge de la victime. Par exemple, 52 % des jeunes qui ont initialement été agressés par un étranger ont eu de nouveaux contacts avec la police, une proportion inférieure à celle des jeunes victimes d'un crime dont l'auteur présumé était un membre de la famille (65 %) ou une autre personne connue de la victime (65 %).

Parmi les jeunes qui ont été victimes de violence familiale, ceux qui ont initialement été agressés par un parent avaient généralement tendance à être moins susceptibles d'avoir de nouveaux contacts (62 %) que ceux ayant été agressés par un autre membre de leur famille immédiate (68 %) ou élargie (74 %).

  Note aux lecteurs

Cet article de Juristat repose sur les données du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC), qui vise à mesurer les affaires criminelles qui ont été signalées aux services de police fédéraux, provinciaux et municipaux au Canada. L'analyse porte sur une cohorte d'enfants et de jeunes (âgés de 0 à 17 ans) qui ont été victimes d'un crime violent en 2010, lequel est considéré comme le premier contact avec la police.

Une affaire peut comprendre plus d'une infraction. Afin d'assurer la comparabilité des données, les chiffres figurant dans cet article sont fondés sur l'infraction la plus grave dans l'affaire, qui est déterminée d'après une règle de classification normalisée utilisée par tous les services de police.

Le Programme DUC permet également de recueillir des renseignements sur les caractéristiques des victimes, des auteurs présumés et des affaires criminelles déclarées par la police. À l'aide d'un fichier couplé, la cohorte sélectionnée d'enfants et de jeunes victimes fait l'objet d'un suivi à compter de la date de la victimisation initiale en 2010 jusqu'à la fin de 2024. Cet article traite de la prévalence et de la nature des nouveaux contacts avec la police — en tant que victimes d'un crime violent; en tant qu'auteurs présumés d'un crime violent, d'un crime contre les biens ou d'une autre infraction au Code criminel (sauf les délits de la route); ou les deux — pendant la période à l'étude.

Aux fins de l'analyse, le premier contact désigne la première affaire ayant été déclarée à la police en 2010. Certains membres de la cohorte pourraient avoir été auteurs présumés d'un crime avant leur première expérience en tant que victimes. Par ailleurs, certains membres de la cohorte pourraient également avoir été victimes d'un crime violent avant 2010; cela n'est pas pris en compte dans l'analyse. Un contact subséquent ou un nouveau contact désigne tout contact officiel avec la police qui survient après la première affaire, soit en tant que victime d'un crime violent, soit en tant qu'auteur présumé d'un crime.

La victimisation chez les jeunes enfants est reconnue comme étant fortement sous-signalée à la police. De plus, il est possible que la police n'enregistre pas toutes les infractions commises avant l'âge de 12 ans, soit l'âge de la responsabilité criminelle au Canada. Ce facteur peut avoir une incidence sur la prévalence des contacts subséquents avec la police en tant qu'auteurs présumés d'un crime déclaré par la police, en particulier chez les enfants en bas âge visés par l'analyse, car une bonne partie de la période de suivi comprend des années durant lesquelles ces enfants étaient trop jeunes pour être inculpés d'une infraction criminelle.

Produits

L'article de Juristat intitulé « Nouveaux contacts avec la police chez les enfants et les jeunes victimes de crimes violents, 2010 à 2024 » (Numéro au catalogue85-002-X) est maintenant accessible.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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