Estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises, octobre 2022
Consulter la version la plus récente.
Information archivée dans le Web
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Diffusion : 2023-01-30
En octobre 2022, le nombre d'entreprises actives a diminué de 0,3 % (-2 563), après trois mois de croissance nulle ou négative. Si l'on exclut le début de 2020, période du début de la pandémie de COVID-19, il s'agit de la toute première fois que le nombre d'entreprises actives n'a pas affiché de croissance positive pendant quatre mois consécutifs. La diminution du nombre d'entreprises actives observée en octobre 2022 est attribuable au recul du taux d'ouvertures, qui est passé de 4,6 % en septembre à 4,2 % en octobre, combiné à une légère hausse de 0,1 point de pourcentage du taux de fermetures (4,8 %).
Dans tous les secteurs, le nombre d'entreprises actives a diminué ou peu changé en octobre. La diminution du nombre global d'entreprises actives est principalement attribuable aux baisses enregistrées dans les secteurs du commerce de détail (taux de croissance de -0,5 %; -432 en variation au chapitre des entreprises actives) et des services d'hébergement et de restauration (-0,5 %; -338). Venaient ensuite les secteurs des autres services (sauf les administrations publiques) (-0,5 %; -322) et de la construction (-0,2 %; -301).
La variation du nombre d'entreprises actives en octobre concorde avec les attentes des entreprises en ce qui a trait aux obstacles qu'elles anticipaient pour le quatrième trimestre de 2022. Selon l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises, les principaux obstacles auxquels les entreprises s'attendent à rencontrer au quatrième trimestre étaient la hausse de l'inflation (58,4 %), l'augmentation du coût des intrants (48,1 %) et le recrutement et le maintien en poste d'employés qualifiés (41,7 %). Les entreprises du commerce de détail (74,6 %) et des services d'hébergement et de restauration (71,3 %) étaient plus susceptibles que les autres de percevoir l'inflation comme un problème potentiel. Le secteur de la construction est venu au quatrième rang des secteurs comptant la plus grande part d'entreprises qui s'attendaient à devoir composer avec des obstacles liés à la hausse de l'inflation (61,3 %) et au deuxième rang pour ce qui est des entreprises qui anticipaient des obstacles liés au recrutement et au maintien en poste d'employés qualifiés (52,0 %).
La diminution du taux d'ouvertures d'entreprises observée en octobre s'explique en grande partie par la diminution du taux de réouvertures (-0,3 point de pourcentage), le taux d'entrées étant demeuré relativement stable. Pour un deuxième mois consécutif, le taux d'ouvertures d'entreprises est resté en deçà de la moyenne historique de 4,7 %, enregistrée pour la période de 2015 à 2019. La diminution est attribuable en grande partie au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques (-0,4 point de pourcentage en variation du taux d'ouvertures; -477 en variation du nombre d'ouvertures), suivis des secteurs de la construction (-0,2 point de pourcentage; -302), du transport et de l'entreposage (-0,6 point de pourcentage; -291) et du commerce de détail (-0,3 point de pourcentage; -274).
Octobre a été le troisième mois consécutif durant lequel le taux de fermetures d'entreprises s'est élevé au-dessus de sa moyenne historique. De septembre à octobre, le taux de fermetures a peu varié dans la plupart des secteurs. Les secteurs des services d'hébergement et de restauration (+0,3 point de pourcentage en variation du taux de fermetures; +168 en variation du nombre de fermetures), de la construction (+0,2 point de pourcentage; +155), des services professionnels, scientifiques et techniques (+0,1 point de pourcentage; +128) et des autres services (sauf les administrations publiques) (+0,1 point de pourcentage; +100) ont contribué à une légère augmentation du taux global de fermetures d'entreprises.
La série portant sur les fermetures temporaires et les disparitions d'entreprises (ou « fermetures permanentes ») a été mise à jour afin d'y inclure les données allant jusqu'à avril 2022. Le taux de disparition a légèrement reculé, en baisse de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 1,6 % en avril 2022, un niveau légèrement inférieur à sa moyenne historique de 1,7 %. Il s'agit de la première baisse du taux de disparitions observée depuis novembre 2021 (-0,2 point de pourcentage).
Le taux de disparitions a reculé ou était inchangé dans tous les secteurs à l'exception de celui des arts, spectacles et loisirs (taux de disparitions de 1,8 %), qui a affiché une hausse de 0,2 point de pourcentage de mars à avril 2022. La plupart des secteurs ont enregistré des taux de disparitions se situant à moins de 0,2 point de pourcentage de leurs moyennes historiques respectives. Les secteurs pour lesquels ces taux étaient les plus éloignés des moyennes historiques et les plus élevés par rapport à celles-ci étaient ceux du transport et de l'entreposage (taux de disparitions de 2,7 % par rapport à une moyenne historique de 1,5 %); des services immobiliers et de location et location à bail (2,4 % par rapport à 2,0 %); des services professionnels, scientifiques et techniques (2,0 % par rapport à 1,7 %); et des arts, spectacles et loisirs (1,8 % par rapport à 1,5 %). Les taux de disparitions étaient inférieurs aux moyennes historiques dans les secteurs de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz (taux de disparitions de 1,5 % par rapport à une moyenne historique de 1,9 %) et des services d'hébergement et de restauration (1,2 % par rapport à 1,6 %).
Note aux lecteurs
Les emplacements géographiques de juin 2022 et ceux des mois suivants sont fondés sur la géographie du Recensement de la population de 2021.
En présence des valeurs aberrantes générées par la réponse à la pandémie de COVID-19, un nouveau processus de désaisonnalisation a été mis en place à compter de la diffusion du mois d'avril 2022. Le nouveau processus comporte un plus grand nombre de valeurs aberrantes qui sont explicitement reconnues dès le début du processus de désaisonnalisation. Ainsi, un plus grand nombre de valeurs aberrantes sont prises en compte que par le passé. Les examens des données désaisonnalisées effectués au moyen du nouveau processus produisent des résultats plus stables au fil du temps et donnent lieu à des révisions de moins grande ampleur.
Chaque nouvelle diffusion de données mensuelles donne lieu à une révision des données précédemment diffusées en raison de différents facteurs, comme le processus de désaisonnalisation et la publication d'une nouvelle version du Fichier générique de l'univers de l'enquête (ou la version du Registre des entreprises). Par conséquent, les estimations peuvent varier lorsqu'elles sont comparées avec celles tirées d'une diffusion antérieure.
On parle d'ouverture d'entreprise lorsqu'une entreprise compte des employés durant le mois en cours, alors qu'elle n'en comptait aucun le mois précédent. À l'inverse, on parle de fermeture d'entreprise lorsqu'une entreprise comptait des employés au cours du mois précédent, mais n'en compte plus aucun durant le mois en cours. Les entreprises en exploitation continue sont celles qui comptent des employés au cours des deux mois, et la population d'entreprises actives pour un mois donné représente le nombre de nouvelles entreprises et d'entreprises en exploitation continue enregistré au cours de ce mois. Les réouvertures d'entreprises désignent les ouvertures d'entreprises qui étaient également actives au cours d'un mois antérieur (c.-à-d. celles qui ont fermé au cours d'un mois donné et dont la croissance de l'emploi a été positive au cours d'un mois subséquent). En revanche, les nouvelles entreprises désignent des ouvertures d'entreprises qui n'étaient pas actives au cours d'un mois antérieur.
La définition de disparition est fondée sur les disparitions annuelles tirées du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE). Étant donné que la définition du PALE peut exiger jusqu'à 24 mois de données pour qu'une entreprise soit dénombrée parmi les cas d'entreprises disparues, les projections sur les cas de disparition effectuées au moyen des taux de croissance prévus sont mises en œuvre à l'aide d'un modèle de régression des cas de disparition pour les fermetures survenues depuis plus de six mois. Par conséquent, aucune disparition n'a été publiée au cours des six derniers mois. Une fermeture temporaire d'entreprise est la différence entre les fermetures et les disparitions. Pour plus de renseignements sur les fermetures temporaires d'entreprises et sur les disparitions, voir « Définir et mesurer les disparitions d'entreprises à l'aide des séries mensuelles d'ouvertures et de fermetures d'entreprises ».
Par « entreprise », on entend une entreprise en exploitation dans une région géographique donnée et dans un secteur particulier.
La grande majorité des entreprises exercent leurs activités dans un seul secteur et à un seul endroit ou dans une seule région géographique. Ces entreprises seront comptées une seule fois à l'échelle nationale et provinciale dans les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises. Par exemple, un détaillant de Windsor, en Ontario, sera dénombré comme une entreprise active dans les estimations de l'Ontario et une seule fois dans les estimations nationales.
Certaines entreprises peuvent exercer de nombreuses activités qui peuvent être réalisées dans différents secteurs et différentes régions géographiques. Dans ce cas, elles peuvent être dénombrées plus d'une fois dans les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures parce qu'elles sont actives dans de multiples secteurs ou régions géographiques. Par exemple, un détaillant exerçant des activités en Alberta et en Ontario sera dénombré comme une entreprise active dans les deux provinces, mais comme une seule entreprise à l'échelle nationale parce qu'il ne représente qu'une seule entreprise active. Dans le même ordre d'idées, une entreprise qui exerce des activités de commerce de détail et de commerce de gros sera dénombrée dans les deux secteurs lorsque les secteurs sont examinés individuellement. Cependant, au moment de l'examen du secteur des entreprises, l'entreprise n'est dénombrée qu'une seule fois parce que, à cet échelon, elle ne représente qu'une seule entreprise active.
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
- Date de modification :
