Estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises, septembre 2022
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Diffusion : 2022-12-20
En septembre, le taux d'ouverture d'entreprises (4,4 %) a reculé pour un deuxième mois consécutif pour s'établir en deçà de sa moyenne historique enregistrée de 2015 à 2019 (4,7 %). Par ailleurs, le taux de fermeture d'entreprises (4,9 %) a augmenté pour un troisième mois consécutif et s'est situé à 0,3 point de pourcentage au-dessus de sa moyenne historique. Les fermetures d'entreprises ont légèrement augmenté ou sont demeurées relativement stables dans toutes les industries.
Le nombre d'entreprises actives a diminué de 0,3 % (-2 464) en septembre 2022, alors que le nombre de fermetures d'entreprises est demeuré supérieur à celui des ouvertures. Le nombre d'entreprises actives, lequel augmente généralement d'un mois à l'autre, n'a pas affiché de croissance depuis mai. Selon l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE), de nombreuses entreprises s'attendaient à devoir composer avec des obstacles liés à la hausse de l'inflation et des coûts liés aux intrants, au transport et aux assurances au cours du troisième trimestre.
En septembre, la diminution du taux d'ouverture d'entreprises a été attribuable à la baisse de 0,1 point de pourcentage des taux de réouverture (2,7 %) et d'ouverture de nouvelles entreprises (1,7 %). Le taux de réouverture a reculé ou s'est maintenu pour un cinquième mois consécutif et s'est établi à un niveau inférieur à sa moyenne historique pour un troisième mois consécutif. Le taux d'entrée a été relativement stable depuis juin 2021 et il est demeuré à plus ou moins 0,1 point de pourcentage de sa moyenne historique de 1,8 %.
Dans tous les secteurs, l'augmentation du taux de fermeture d'entreprises observée en septembre 2022 n'a pas été aussi généralisée que lors des deux mois précédents. Le taux de fermeture est resté stable ou a peu changé (+0,1 point de pourcentage) dans la plupart des secteurs. Le taux de fermeture a diminué dans l'industrie de l'information et l'industrie culturelle (-0,6 point de pourcentage; -68 fermetures), dans les arts, les spectacles et les loisirs (-0,4 point de pourcentage; -63), dans le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz (-0,3 point de pourcentage; -22) ainsi que dans les services d'enseignement (-0,2 point de pourcentage; -17), mais ces baisses n'ont pas suffi à neutraliser les augmentations enregistrées dans les autres industries.
La baisse du taux d'ouverture d'entreprises enregistrée en septembre a été généralisée dans l'ensemble des secteurs. La baisse a été principalement attribuable au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques (-0,5 point de pourcentage; -585 ouvertures). Venaient ensuite les secteurs de la construction (-0,2 point de pourcentage; -378), des services immobiliers et des services de location et de location à bail (-0,6 point de pourcentage; -238) et des services d'hébergement et de restauration (-0,3 point de pourcentage; -236). Selon les données de l'ECSE, ces trois secteurs faisaient partie des cinq principaux secteurs comptant les plus fortes proportions d'entreprises qui s'attendaient à ce que la hausse des taux d'intérêt et des coûts liés à la dette soit un obstacle majeur au cours du troisième trimestre. Depuis mars, la Banque du Canada a continuellement haussé son taux directeur.
En septembre 2022, le taux d'ouverture d'entreprises a diminué dans toutes les provinces et tous les territoires. L'Ontario (-0,4 point de pourcentage; -1 574 ouvertures) a enregistré la baisse la plus prononcée, suivi de la Colombie-Britannique (-0,3 point de pourcentage; -562) et de l'Alberta (-0,4 point de pourcentage; -465). De plus, le taux d'ouverture s'est établi à un niveau inférieur à sa moyenne respective de 2015 à 2019 dans l'ensemble des provinces et des territoires.
La série portant sur les fermetures temporaires et sur les disparitions d'entreprises (ou « fermetures permanentes ») a été mise à jour afin d'inclure les données allant jusqu'à mars 2022. Le taux de disparition est resté inchangé et s'est établi à 1,7 % de février à mars 2022, ce qui correspond à la moyenne historique enregistrée de 2015 à 2019.
Dans le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière et de l'extraction de pétrole et de gaz, le taux de disparition a fléchi pour passer de 2,3 % en février à 1,7 % en mars 2022. Pour la première fois depuis septembre 2021, le taux de disparition s'est établi à un niveau inférieur à sa moyenne historique. Le seul autre secteur ayant enregistré une baisse du taux de disparition était celui des arts, des spectacles et des loisirs (passant de 1,7 % à 1,5 %). À l'exception du secteur de la foresterie, de la pêche et de la chasse (passant de 1,5 % à 1,8 %), le taux de disparition est resté stable ou a peu changé dans toutes les autres industries. Les taux de disparition se sont situés à plus ou moins 0,2 point de pourcentage de leurs moyennes historiques respectives dans tous les secteurs, à l'exception des secteurs du transport et de l'entreposage (taux de disparition de 2,9 % par rapport à la moyenne historique de 1,5 %), des services immobiliers et des services de location et de location à bail (2,4 % par rapport à 2,0 %) et des services d'hébergement et de restauration (1,2 % par rapport à 1,6 %).
Note aux lecteurs
Les emplacements géographiques de juin 2022 et ceux des mois suivants sont basés sur la géographie du Recensement de la population de 2021.
La diffusion d'avril 2022 a introduit un nouveau processus de désaisonnalisation en présence des valeurs aberrantes générées par la réponse à la pandémie de COVID-19. Le nouveau processus comporte un plus grand nombre de valeurs aberrantes qui sont explicitement reconnues au début du processus de désaisonnalisation. Cela conduit à prendre en compte d'un plus grand nombre de valeurs aberrantes que celles prises en compte précédemment. L'examen des données désaisonnalisées à l'aide du nouveau processus montre des résultats plus stables dans le temps et produit des révisions plus petites.
Chaque nouvelle diffusion de données mensuelles donne lieu à une révision des données précédemment diffusées en raison de différents facteurs, comme le processus de désaisonnalisation et la publication d'une nouvelle version du Fichier générique de l'univers de l'enquête (ou la version du Registre des entreprises). Par conséquent, les estimations peuvent varier lorsqu'elles sont comparées avec celles tirées d'une diffusion antérieure.
On parle d'ouverture d'entreprise lorsqu'une entreprise compte des employés durant le mois en cours, alors qu'elle n'en comptait aucun le mois précédent. À l'inverse, on parle de fermeture d'entreprise lorsqu'une entreprise comptait des employés au cours du mois précédent, mais n'en compte plus aucun durant le mois en cours. Les entreprises en exploitation continue sont celles qui comptent des employés au cours des deux mois, et la population d'entreprises actives pour un mois donné représente le nombre de nouvelles entreprises et d'entreprises en exploitation continue enregistré au cours de ce mois. Les réouvertures d'entreprises désignent les ouvertures d'entreprises qui étaient également actives au cours d'un mois antérieur (c.-à-d. celles qui ont fermé au cours d'un mois donné et dont la croissance de l'emploi a été positive au cours d'un mois subséquent). En revanche, les nouvelles entreprises désignent des ouvertures d'entreprises qui n'étaient pas actives au cours d'un mois antérieur.
La définition de disparition est fondée sur les disparitions annuelles tirées du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi (PALE). Étant donné que la définition du PALE peut exiger jusqu'à 24 mois de données pour qu'une entreprise soit dénombrée parmi les cas d'entreprises disparues, les projections sur les cas de disparition effectuées au moyen des taux de croissance prévus sont mises en œuvre à l'aide d'un modèle de régression des cas de disparition pour les fermetures survenues depuis plus de six mois. Par conséquent, aucune disparition n'a été publiée au cours des six derniers mois. Une fermeture temporaire d'entreprise est la différence entre les fermetures et les disparitions. Pour plus de renseignements sur les fermetures temporaires d'entreprises et sur les disparitions, voir « Définir et mesurer les disparitions d'entreprises à l'aide des séries mensuelles d'ouvertures et de fermetures d'entreprises ».
Par « entreprise », on entend une entreprise en exploitation dans une région géographique donnée et dans une industrie particulière.
La grande majorité des entreprises exercent leurs activités dans une seule industrie et à un seul endroit ou dans une seule région géographique. Ces entreprises seront comptées une seule fois à l'échelle nationale et provinciale dans les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises. Par exemple, un détaillant de Windsor, en Ontario, sera dénombré comme une entreprise active dans les estimations de l'Ontario et une seule fois dans les estimations nationales.
Certaines entreprises peuvent exercer de nombreuses activités qui peuvent être réalisées dans différentes industries et différentes régions géographiques. Dans ce cas, elles peuvent être dénombrées plus d'une fois dans les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures parce qu'elles sont actives dans de multiples industries ou régions géographiques. Par exemple, un détaillant exerçant des activités en Alberta et en Ontario sera dénombré comme une entreprise active dans les deux provinces, mais comme une seule entreprise à l'échelon national parce qu'il ne représente qu'une seule entreprise active. Dans le même ordre d'idées, une entreprise qui exerce des activités de commerce de détail et de commerce de gros sera dénombrée dans les deux industries lorsque les industries sont examinées individuellement. Cependant, au moment de l'examen du secteur des entreprises, l'entreprise n'est dénombrée qu'une seule fois parce que, à cet échelon, elle ne représente qu'une seule entreprise active.
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