Produit intérieur brut par industrie, décembre 2021
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Diffusion : 2022-03-01
Décembre 2021
0,0 % 
(variation mensuelle)
Le produit intérieur brut (PIB) réel était essentiellement inchangé en décembre après avoir augmenté pendant six mois consécutifs.
La croissance observée dans les industries productrices de services (+0,1 %) a été contrebalancée par la baisse enregistrée dans les industries productrices de biens (-0,1 %), sous l'effet des hausses enregistrées dans 14 des 20 secteurs d'activité en décembre.
Les renseignements anticipés indiquent que le PIB réel devrait augmenter de 0,2 % en janvier 2022. Les secteurs du commerce de détail, de la construction, de la finance et des assurances ainsi que celui des services professionnels, scientifiques et techniques ont été principalement à l'origine de la croissance. Des baisses notables ont été enregistrées dans le secteur de la fabrication et le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, de l'extraction de pétrole et de gaz ainsi que dans les industries de services à la clientèle et les services de transport aérien, en raison des restrictions continues en matière de santé publique mises en place à la fin de 2021. En raison de sa nature provisoire, cette estimation sera révisée le 31 mars au moment où les données officielles du PIB seront diffusées pour le mois de référence de janvier 2022.
La propagation du variant Omicron freine la croissance de certaines industries traitant directement avec le public en décembre
En réaction à l'augmentation du nombre de cas du variant Omicron de la COVID-19 au Canada en décembre, tous les ordres de gouvernement ont réinstauré certaines restrictions afin de ralentir la propagation du virus. Le poids de la vague Omicron a été principalement ressenti dans les industries traitant directement avec le public.
Le commerce de détail diminue
Le commerce de détail a reculé de 2,7 % en décembre, ce qui a entièrement eu pour effet de contrebalancer les hausses observées au cours de la deuxième moitié de l'année. Les perturbations de la chaîne d'approvisionnement et la réinstauration de restrictions par divers ordres de gouvernement peu avant la période la plus occupée des achats de dernière minute pour les Fêtes ont contribué au recul mensuel le plus marqué depuis mai 2021.
Dans l'ensemble, 11 des 12 sous-secteurs se sont repliés. Seul le sous-secteur des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles a enregistré une hausse (+0,6 %), en raison principalement de l'augmentation de l'activité dans les magasins de pièces, de pneus et d'accessoires pour véhicules automobiles. Si l'on exclut les concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, le commerce de détail a fléchi de 3,3 %.
L'activité réduite dans les magasins généralement associés à la période des Fêtes a été à l'origine de la majeure partie de la baisse enregistrée en décembre. Les magasins de vêtements et d'accessoires vestimentaires ont enregistré une diminution de 8,9 %, tandis que les magasins de marchandises diverses ont affiché un recul de 1,8 %. Les magasins d'alimentation ont enregistré une baisse de 1,0 %, puisque les rassemblements moins grands pour le Temps des Fêtes ont eu pour effet de diminuer en partie la demande de biens vendus par les épiceries et les magasins de bière, de vin et de spiritueux.
En décembre, les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage (-5,9 %) ont affiché une baisse pour la première fois en cinq mois, et l'activité dans les magasins de meubles et d'accessoires de maison a diminué de 11,5 %.
Les services d'hébergement et de restauration enregistrent un recul en décembre
Les services d'hébergement et de restauration ont fléchi de 1,5 % en décembre, en baisse pour une troisième fois en quatre mois, en raison de la diminution de l'activité dans les services de restauration et les débits de boissons.
Le sous-secteur des services de restauration et des débits de boissons a reculé de 2,4 %. Tous les types d'établissements ont enregistré une baisse en décembre, les limites de capacité d'accueil dans les restaurants et dans les bars ayant fait diminuer l'activité dans le sous-secteur.
Les services d'hébergement ont augmenté de 0,9 % en décembre, en hausse pour un septième mois consécutif, mais le rythme de croissance a diminué vers la fin de 2021. L'augmentation observée dans l'hébergement des voyageurs a été contrebalancée en partie par la baisse de l'activité enregistrée dans les maisons de chambres et les pensions de famille ainsi que dans les parcs pour véhicules récréatifs et les camps de loisirs.
Le secteur des arts, des spectacles et des loisirs se replie
Après avoir progressé pendant six mois, le secteur des arts, des spectacles et des loisirs a diminué de 3,7 % en décembre, sous l'effet de baisses enregistrées dans les deux sous-secteurs.
Les arts d'interprétation, les sports-spectacles et les activités connexes ainsi que les établissements du patrimoine (-5,7 %) ont contribué le plus à la diminution en décembre. Le nombre de spectateurs pouvant assister à des événements sportifs était en baisse, les limites de capacité d'accueil et les autres restrictions concernant les rassemblements intérieurs réinstaurées au cours du mois ayant eu une incidence sur la production. Les ligues de sports professionnelles au Canada ont soit reporté les matchs, soit suspendu temporairement leurs saisons en raison du virus.
Le sous-secteur du divertissement, des loisirs, des jeux de hasard et des loteries (-2,3 %) a reculé pour la première fois en sept mois, l'activité dans les casinos, les salles de bingo et les autres installations de loisirs et de divertissement ayant enregistré une baisse, en raison en partie de la réinstauration de limites de capacité d'accueil en décembre.
Le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz baisse
Le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz a reculé de 2,2 % en décembre, sous l'effet des baisses enregistrées dans tous les sous-secteurs. Il s'agit des premières diminutions mensuelles consécutives dans le secteur depuis mars et avril 2020.
L'extraction de pétrole et de gaz a fléchi de 1,9 % en décembre, en baisse pour un deuxième mois consécutif. L'extraction de sables bitumineux a affiché un recul de 2,9 % en décembre. Les perturbations de la production à certaines installations de valorisation et d'extraction en Alberta ont contribué à la baisse de la production de pétrole brut bitumineux et de pétrole synthétique, et elles ont été accentuées davantage par le froid extrême observé dans l'Ouest canadien. L'extraction de pétrole et de gaz (à l'exception des sables bitumineux) s'est repliée de 0,4 %, sous l'effet d'un recul de l'extraction de pétrole brut et de l'extraction de gaz naturel.
Le sous-secteur de l'extraction minière et de l'exploitation en carrière (sauf l'extraction de pétrole et de gaz) a diminué de 3,8 % en décembre, sous l'effet des baisses enregistrées dans tous les types d'activité.
L'extraction de minerais métalliques a fléchi de 3,2 %, sous l'effet des replis enregistrés dans toutes les industries, sauf une. L'extraction de minerais de fer (-4,6 %) et l'extraction de minerais de cuivre, de nickel, de plomb et de zinc (-2,9 %) ont contribué le plus à la baisse, la demande internationale de ces produits ayant ralenti en décembre.
L'extraction de minerais non métalliques a fléchi de 2,3 %, principalement en raison des baisses enregistrées dans l'extraction de potasse et dans l'extraction de diamants. L'extraction de charbon a reculé de 11,0 %, après avoir baissé de 18,3 % en novembre, les exportations de charbon ayant diminué en raison des perturbations logistiques persistantes causées par les pluies abondantes, les inondations et les coulées de boue en Colombie-Britannique.
Les activités de soutien à l'extraction minière, pétrolière et gazière ont fléchi de 0,5 % en décembre, après avoir enregistré sept mois consécutifs de croissance.
La construction recule
Après avoir enregistré deux mois de hausse, le secteur de la construction a affiché un recul de 0,6 % en décembre, sous l'effet des baisses enregistrées dans la plupart des activités de construction.
La construction résidentielle s'est repliée de 2,5 % en décembre, en baisse pour la première fois en trois mois. Les modifications et améliorations domiciliaires ont contribué le plus à la diminution. La construction d'immeubles à appartements et de logements unifamiliaux, en hausse pour la première fois en huit mois, a contrebalancé une partie de la baisse.
La construction non résidentielle a enregistré une légère diminution de 0,1 %. Il s'agit du premier recul en six mois; la baisse survenue dans la construction de bâtiments institutionnels a été contrebalancée par les légères hausses enregistrées dans la construction de bâtiments industriels et commerciaux.
Après quatre mois de croissance, la construction (réparations) a reculé de 1,6 % en décembre. Les travaux de génie et les autres activités de construction (+2,1 %) ont contrebalancé une partie de la baisse, en hausse pour un septième mois consécutif.
Le commerce de gros poursuit sa croissance
Le secteur du commerce de gros a progressé de 0,9 % en décembre, en hausse pour un cinquième mois consécutif. Les hausses qui se sont concentrées dans trois sous-secteurs ont été à l'origine de toute la croissance et ont plus que contrebalancé les baisses enregistrées dans les six autres sous-secteurs.
Le sous-secteur des grossistes-marchands de véhicules automobiles, et de pièces et d'accessoires de véhicules automobiles (+6,7 %) a affiché une hausse pour un troisième mois consécutif, en raison surtout de l'augmentation de l'activité enregistrée par les grossistes-marchands de véhicules automobiles, et de nouvelles pièces de véhicules automobiles. Le sous-secteur des grossistes-marchands de machines, de matériel et de fournitures a augmenté de 1,8 %, tandis que le sous-secteur des grossistes-marchands d'articles personnels et ménagers a progressé de 1,1 %. Les trois sous-secteurs ont tiré parti de la hausse des importations et des exportations de produits liés à ces sous-secteurs en décembre.
La fabrication augmente dans les industries de biens non durables
La fabrication a augmenté de 0,5 % en décembre, en raison surtout de la fabrication de biens non durables. Il s'agit d'un troisième mois consécutif de hausse pour le secteur de la fabrication.
La fabrication de biens non durables a progressé de 1,0 %, sous l'effet des hausses enregistrées dans six des neuf sous-secteurs en décembre. La fabrication de produits en plastique et en caoutchouc (+6,1 %) et la fabrication de produits chimiques (+2,5 %) ont contribué le plus à la croissance. Les reculs enregistrés dans la fabrication de boissons et de produits du tabac (-4,6 %) et dans la fabrication d'aliments (-0,4 %) ont contrebalancé une partie de la croissance.
La fabrication de biens durables était essentiellement inchangée en décembre après avoir augmenté pendant deux mois. Les hausses enregistrées dans la fabrication de produits métalliques (+1,9 %), dans la fabrication de produits minéraux non métalliques (+3,0 %), et dans la fabrication de matériel de transport (+1,0 %) ont été contrebalancées par les baisses observées dans les activités diverses de fabrication (-7,5 %), dans la fabrication de machines (-0,7 %) et dans la fabrication de produits informatiques et électroniques (-1,4 %).
Autres industries
Les services publics ont augmenté de 1,4 % en décembre, sous l'effet des hausses observées dans la production, le transport et la distribution d'électricité (+1,2 %) et dans la distribution de gaz naturel (+3,5 %). Les températures inférieures à la moyenne saisonnière observées dans de nombreuses régions du pays, en particulier dans l'Ouest canadien, ont eu pour effet d'augmenter la demande à des fins de chauffage.
Le secteur du transport et de l'entreposage a progressé de 0,6 % en décembre, sous l'effet des hausses enregistrées dans 7 des 10 sous-secteurs. Le transport aérien (+10,9 %) a le plus contribué à la croissance, sous l'effet de l'augmentation des mouvements internationaux de passagers et de biens en décembre.
Quatrième trimestre de 2021
L'activité économique a poursuivi sa croissance au quatrième trimestre (+1,6 %), sous l'effet d'une augmentation de la valeur ajoutée des industries productrices de services (+1,5 %) et des industries productrices de biens (+1,9 %). En dépit de l'apparition du variant Omicron à la fin de novembre, 18 des 20 secteurs d'activité ont affiché une hausse.
La fabrication a progressé de 2,3 % au quatrième trimestre, ce qui a plus que contrebalancé la baisse de l'activité observée au deuxième trimestre. Après avoir diminué pendant deux trimestres consécutifs, la fabrication de biens durables a augmenté de 2,7 %, sous l'effet des hausses enregistrées dans 8 des 10 sous-secteurs. La fabrication de matériel de transport (+5,9 %) a contribué le plus à la croissance, en partie sous l'effet d'une relance de la production de façon plus constante dans de nombreuses usines de montage de véhicules automobiles et de fabrication de pièces pour véhicules automobiles au quatrième trimestre. La fabrication de biens non durables a progressé de 1,9 %, sous l'effet des augmentations enregistrées dans sept des neuf sous-secteurs.
Le commerce de gros a augmenté de 3,0 %. Il s'agit du plus fort taux de croissance trimestriel depuis le troisième trimestre de 2020. La hausse a contrebalancé en grande partie les baisses enregistrées au cours du deuxième trimestre et du troisième trimestre de 2021 sous l'effet d'augmentations dans sept des neuf sous-secteurs.
La construction a progressé de 1,6 % au quatrième trimestre de 2021, ce qui a eu pour effet de contrebalancer une partie de la baisse enregistrée au trimestre précédent. Les travaux de génie et les autres activités de construction (+3,7 %) ont contribué le plus à la croissance, en hausse pour un cinquième trimestre consécutif. La construction (réparations) a augmenté de 4,5 % au quatrième trimestre, ce qui lui a permis d'annuler la majeure partie des pertes enregistrées au cours des deux trimestres précédents, tandis que la construction non résidentielle a progressé de 1,5 %. Après avoir atteint un sommet inégalé au deuxième trimestre, la construction résidentielle s'est repliée pour un deuxième trimestre consécutif, en baisse de 1,2 % au quatrième trimestre. Néanmoins, l'activité est demeurée bien au-dessus des niveaux observés avant la pandémie.
Les services immobiliers et les services de location et de location à bail (+1,2 %) ont affiché une cinquième hausse en six trimestres, soutenus par l'augmentation de l'activité dans les bureaux d'agents et de courtiers immobiliers, sous l'effet d'une augmentation de l'activité de revente de maisons dans l'ensemble du pays.
Les services professionnels, scientifiques et techniques (+2,5 %) ont augmenté pour un sixième trimestre consécutif, sous l'effet de hausses enregistrées dans la majorité des industries du secteur au quatrième trimestre de 2021.
Le transport et l'entreposage (+3,3 %) a affiché une deuxième hausse trimestrielle consécutive, en raison surtout de l'augmentation survenue dans le transport aérien (+63,8 %), un plus grand nombre de voyageurs canadiens et de voyageurs de l'étranger ayant pris l'avion.
Les industries traitant directement avec le public ont encore une fois contribué à la croissance au quatrième trimestre, soutenues par l'assouplissement de certaines restrictions de santé publique. Les arts, les spectacles et les loisirs ont affiché une hausse de 16,7 % au quatrième trimestre, et ce sont les arts d'interprétation, les sports-spectacles et les établissements du patrimoine (+29,1 %) qui ont contribué le plus à la croissance dans le secteur. Le divertissement, les loisirs, les jeux de hasard et les loteries, de même que le commerce de détail et les services d'hébergement et de restauration ont aussi progressé, les restaurants, les casinos et d'autres établissements ayant pu fonctionner à un régime plus élevé.
Le secteur de la finance et des assurances (+1,4 %) a affiché une 10e hausse en 11 trimestres, et l'intermédiation financière et les autorités monétaires (+1,4 %) a contribué le plus à l'augmentation. Les services d'investissement financier (+2,4 %) ont connu un marché volatil au quatrième trimestre à la suite de l'apparition du variant Omicron, ce qui a entraîné une hausse de l'activité sur les marchés des obligations et des actions.
L'extraction minière, l'exploitation en carrière, et l'extraction de pétrole et de gaz (+1,4 %) a augmenté pour une troisième fois en quatre trimestres, en raison surtout de la hausse enregistrée dans les activités de soutien à l'extraction minière, pétrolière et gazière (+10,7 %).
Année 2021
L'activité a augmenté dans 17 des 20 secteurs d'activité en 2021, l'économie s'étant redressée (+4,9 %) à la suite de la baisse prononcée enregistrée en 2020 à cause de la pandémie de COVID-19. Plusieurs mesures de santé publique ont été assouplies à certains moments au cours de l'année, ce qui a stimulé la croissance dans de nombreux secteurs d'activité. La plus forte baisse annuelle jamais enregistrée de la valeur ajoutée des industries productrices de services observée en 2020 a été plus que contrebalancée par une hausse de 5,1 % enregistrée en 2021. La valeur ajoutée des industries productrices de biens a augmenté de 4,3 %, ce qui a eu pour effet de contrebalancer la majeure partie de la diminution enregistrée en 2020.
L'augmentation survenue dans les industries productrices de services a été généralisée, de nombreux secteurs ayant recommencé à accueillir des clients en personne. Le secteur public (qui regroupe les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale ainsi que les administrations publiques) (+6,4 %) a contribué le plus à la hausse, sous l'effet des augmentations enregistrées dans toutes les composantes, particulièrement les soins de santé et l'assistance sociale (+9,0 %).
Les industries traitant directement avec le public se sont redressées et ont annulé une partie, et, dans certains cas, la totalité, des baisses enregistrées en 2020. Le secteur du commerce de détail a affiché une hausse de 7,1 % en 2021, ce qui a plus que contrebalancé la baisse enregistrée en 2020. Les services d'hébergement et de restauration ont progressé de 14,2 % en 2021, surtout sous l'effet de la hausse enregistrée dans les services de restauration et les débits de boissons (+14,3 %). Les services d'hébergement ont enregistré une hausse de 13,9 %, sous l'effet d'une augmentation du nombre de voyageurs du Canada et de l'étranger. En dépit de ces hausses, la production enregistrée en 2021 dans les services d'hébergement et de restauration était en baisse de plus de 24 % par rapport à 2019.
Le secteur des services immobiliers et des services de location et de location à bail (+3,4 %) a poursuivi sa croissance en 2021, sous l'effet d'une forte activité de revente de maisons dans les marchés du pays qui a fait augmenter l'activité dans les bureaux d'agents et de courtiers immobiliers (+23,0 %) à son plus haut niveau jamais enregistré. Après avoir diminué de 2,7 % en 2020, les services professionnels, scientifiques et techniques ont progressé de 7,0 % en 2021, sous l'effet des hausses enregistrées dans toutes les industries.
Le secteur de l'extraction minière, de l'exploitation en carrière, et de l'extraction de pétrole et de gaz (+8,9 %) a enregistré sa première hausse annuelle depuis 2018, et il a contribué le plus à la croissance observée dans les industries productrices de biens en 2021. L'extraction de minerais métalliques (+22,2 %) a contribué le plus à la hausse, suivie de l'extraction de sables bitumineux (+7,1 %).
Après avoir enregistré deux baisses annuelles consécutives, la fabrication a affiché une hausse de 4,5 % en 2021. La fabrication de biens durables a progressé de 5,1 %, sous l'effet d'augmentations enregistrées dans la plupart des sous-secteurs. La fabrication de matériel de transport est l'un des seuls sous-secteurs qui a affiché un recul, en partie sous l'effet des difficultés éprouvées par l'industrie de la fabrication de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles en raison de la pénurie mondiale de puces à semi-conducteur. La fabrication de biens non durables a progressé de 4,0 %, sous l'effet de hausses affichées dans sept des neuf sous-secteurs.
La construction a affiché une hausse de 5,9 % en 2021, après avoir enregistré un recul de 2,1 % en 2020. La construction résidentielle (+12,9 %) a été de loin le sous-secteur ayant contribué le plus à la hausse, en raison surtout des augmentations enregistrées dans les modifications et les améliorations domiciliaires ainsi que dans la construction de logements unifamiliaux. Même si le sous-secteur a enregistré une baisse au cours de la deuxième moitié de 2021, l'activité totale en 2021 était tout de même supérieure de 15 % à celle enregistrée en 2019.
La baisse observée dans le secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (-8,1 %) a contrebalancé en partie les hausses enregistrées dans les industries productrices de biens, sous l'effet des records de chaleur, de la sécheresse et des incendies de forêt dans l'Ouest canadien qui ont fortement touché les cultures agricoles au cours de l'année (-15,6 %).
Objectifs liés au développement durable
Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 années suivantes. Ce plan est fondé sur 17 objectifs précis liés au développement durable.
Le communiqué sur le produit intérieur brut par industrie est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer l'objectif suivant :
Note aux lecteurs
Les données mensuelles sur le produit intérieur brut (PIB) par industrie aux prix de base sont des estimations selon des indices de volume en chaîne dont l'année de référence est 2012. Cela signifie que les données pour chaque industrie et chaque agrégat sont obtenues à partir d'un indice enchaîné de volume multiplié par la valeur ajoutée de l'industrie en 2012. Les données mensuelles sont ajustées aux indices de volume Fisher du PIB enchaînés annuellement, lesquels sont obtenus à partir des tableaux des ressources et des emplois (TRE) en prix constants jusqu'à l'année des TRE la plus récente (2018).
Pour la période commençant en janvier 2019, les données ont été dérivées en enchaînant un indice de volume Laspeyres à pondération fixe à la période précédente. La pondération fixe est constituée des prix des industries de 2018.
Cette approche rend les données mensuelles du PIB par industrie plus comparables à celles du PIB établies selon les dépenses, lesquelles sont enchaînées trimestriellement.
Toutes les données qui figurent dans le présent communiqué sont désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, consultez la page Données désaisonnalisées — Foire aux questions.
Une estimation anticipée de la production industrielle pour janvier 2022 peut être obtenue sur demande.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le PIB, veuillez regarder la vidéo intitulée « Qu'est-ce que le produit intérieur brut (PIB)? ».
Révisions
Les chiffres mensuels du PIB par industrie, tant les estimations éclair que les estimations officielles, sont conçus pour être très actuels et sont donc continuellement mis à jour à mesure que des données plus complètes et de meilleure qualité sur l'économie canadienne deviennent accessibles.
Les estimations du programme du PIB mensuel par industrie peuvent faire l'objet de différents types de révisions. Certaines révisions découlent de la disponibilité de données sources utilisées dans le processus de compilation, un processus systématique qui s'applique à mesure que des données plus exhaustives deviennent accessibles, sur une base mensuelle, trimestrielle ou annuelle. D'autres révisions peuvent découler des changements apportés au système statistique, comme le remaniement d'enquêtes, ou peuvent résulter de modifications apportées aux concepts, aux classifications et aux définitions ainsi que de changements méthodologiques, comme des améliorations apportées aux méthodes d'estimation. Enfin, les hypothèses utilisées et les changements standards apportés aux calculs de désaisonnalisation peuvent aussi entraîner des révisions lors de chaque diffusion.
Dans le présent communiqué sur le PIB mensuel par industrie, les données ont été révisées rétroactivement jusqu'à janvier 2021. Les révisions découlent de l'intégration des données provisoires annuelles sur les dépenses en immobilisations non résidentielles et réparations pour l'année 2021, des estimations à jour des secteurs publics ainsi que des révisions touchant d'autres secteurs d'activité. Par suite des activités régulières de révision susmentionnées et de l'intégration des données, certains taux de croissance mensuels individuels ont été révisés, ce qui a entraîné une mise à jour des estimations pour le deuxième trimestre de 2021 (taux passant de -0,3 % à -0,4 %) et pour le troisième trimestre de 2021 (taux passant de +1,2 % à +1,3 %).
Tableau de données en temps réel
Le tableau de données en temps réel 36-10-0491-01 sera mis à jour le 14 mars 2022.
Prochaine diffusion
Les données de janvier 2022 sur le PIB par industrie seront diffusées le 31 mars 2022.
Produits
Il est possible de consulter le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G).
Il est également possible de consulter le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X).
Le portail Statistiques des comptes économiques, qui est accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, fournit un portrait à jour des économies nationale et provinciales, et de leur structure.
Coordonnées des personnes-ressources
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