Étude : Les antécédents professionnels des travailleurs canadiens examinés sur une période de 30 ans
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Diffusion : 2021-12-09
Un examen des antécédents professionnels des travailleurs canadiens fournit des renseignements utiles sur les trajectoires d'emploi et de revenus que connaissent divers groupes de particuliers au cours de leur carrière, sur les transitions qu'ils vivent au cours de celle-ci, et sur les événements marquants ayant une incidence sur leur bien-être et leurs perspectives d'emploi (p. ex. la perte d'un emploi, une blessure, une maladie, un congé parental, une promotion). Cependant, puisque les analyses de la situation professionnelle à long terme nécessitent des données qui suivent avec précision les résultats des personnes sur le marché du travail sur une période prolongée de leur carrière, elles ont rarement été menées au Canada.
Une nouvelle étude diffusée aujourd'hui, « Les antécédents professionnels des Canadiens peuvent-ils être induits des données administratives? Étude de faisabilité », vient combler cette lacune en matière de renseignements en examinant les antécédents professionnels des travailleurs canadiens sur une période de 30 ans. Elle révèle que les Canadiens qui ont occupé un emploi rémunéré au cours de cette période ont eu environ 7 employeurs différents en moyenne. Le nombre d'employeurs moyen pour les hommes (7,7) était légèrement supérieur à celui pour les femmes (6,9).
L'étude, qui combine le Fichier de données longitudinales sur la main-d'œuvre de Statistique Canada avec le Recensement de la population de 1991, permet de rendre compte, pour la première fois, des antécédents professionnels de travailleurs canadiens sur une période de 30 ans, soit de 1989 à 2018. Les travailleurs sélectionnés pour l'analyse étaient âgés de 23 à 27 ans en 1989, de sorte qu'ils étaient généralement en début de carrière.
Les résultats de l'étude indiquent que les travailleurs moins scolarisés s'en sont moins bien tirés que leurs homologues très scolarisés, selon tous les indicateurs du marché du travail analysés. Par exemple, les femmes sans diplôme d'études secondaires ont occupé un emploi rémunéré pendant 19,8 ans en moyenne comparativement à 25,4 ans pour celles titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur.
Lorsqu'ils occupaient un emploi, les travailleurs moins scolarisés étaient exposés à une plus grande instabilité professionnelle que leurs homologues très scolarisés, et ont donc eu un plus grand nombre d'employeurs. Parmi les hommes qui ont occupé un emploi rémunéré au cours de la période de 1989 à 2018, ceux qui n'avaient pas de diplôme d'études secondaires ont eu 9,1 employeurs en moyenne au cours de la période, alors que ceux titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur en ont eu 6,0 en moyenne. Les femmes sans diplôme d'études secondaires ont elles aussi eu, en moyenne, un plus grand nombre d'employeurs (7,9) que les femmes titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur (5,7).
Les écarts entre ces deux groupes s'expliquent en partie par les différences sur le plan de la sécurité d'emploi. Par exemple, 49,6 % des hommes sans diplôme d'études secondaires qui ont travaillé durant au moins 20 ans dans des secteurs autres que celui de la construction (où les mises à pied sont beaucoup plus fréquentes que dans les autres secteurs d'activité) n'ont jamais subi de cessation d'emploi permanente de 1989 à 2018. Cette proportion est plus faible que celle de 63,1 % enregistrée par leurs homologues titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur.
Étant donné que les travailleurs moins scolarisés ont travaillé pendant un moins grand nombre d'années que leurs homologues plus scolarisés et que leurs taux de rémunération étaient inférieurs à ceux de ces derniers, leurs revenus au cours de la période de 30 ans étaient beaucoup plus faibles. Alors que les hommes sans diplôme d'études secondaires ont touché environ 1,1 million de dollars (en dollars de 2018) en salaires et traitements cumulatifs au cours de la période de 1989 à 2018, années sans emploi rémunéré comprises, leurs homologues titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur ont touché environ 2,3 millions de dollars au cours de la même période. Les chiffres correspondants s'élèvent à environ 560 000 $ pour les femmes sans diplôme d'études secondaires et à environ 1,7 million de dollars pour celles titulaires d'un baccalauréat ou d'un grade de niveau supérieur.
Produits
L'étude « Les antécédents professionnels des Canadiens peuvent-ils être induits des données administratives? Étude de faisabilité », qui fait partie de la série Études analytiques : méthodes et références (11-633-X), est maintenant accessible.
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