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Étude : Les réalisations, les expériences et les résultats sur le marché du travail des femmes des Premières Nations, métisses et inuites titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur

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Diffusion : 2021-10-20

Les femmes autochtones ont réalisé des progrès significatifs à tous les niveaux du système d'éducation. Les titres d'études postsecondaires, en particulier les titres d'études supérieures, se traduisent par des taux d'emploi plus élevés et de meilleurs résultats sur le marché du travail pour les femmes des Premières Nations, métisses et inuites.

Cette nouvelle étude de Regards sur la société canadienne permet d'examiner et de fournir de nouveaux renseignements sur le niveau de scolarité et les résultats sur le marché du travail des femmes des Premières Nations, métisses et inuites titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur, principalement chez celles âgées de 25 à 64 ans. Les sources de données utilisées sont les recensements de la population de 2006 et de 2016, l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 et l'Enquête nationale auprès des diplômés de 2018.

Plus de la moitié des femmes autochtones détenaient un titre d'études postsecondaires en 2016

En 2016, plus de la moitié (52 %) des femmes autochtones de 25 à 64 ans détenaient un titre d'études postsecondaires et, parmi elles, 14 % étaient titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur. En comparaison, 46 % des hommes autochtones détenaient un titre d'études postsecondaires et, parmi eux, 8 % étaient titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur.

Certaines différences ont également été constatées entre les groupes d'identité autochtone. Par exemple, 59 % des femmes métisses détenaient un titre d'études postsecondaires, comparativement à près de la moitié (49 %) des femmes des Premières Nations et à 38 % des femmes inuites. Ce sont les femmes métisses qui affichaient le pourcentage le plus élevé de titulaires d'un baccalauréat ou d'un autre diplôme d'études supérieures (16 %), suivies des femmes des Premières Nations (12 %) et des femmes inuites (7 %).

Même si le niveau de scolarité atteint dans le cadre de l'enseignement postsecondaire chez les femmes et les hommes non autochtones demeurait plus élevé, l'écart a légèrement diminué au cours des 10 dernières années.

Graphique 1  Graphique 1: Plus haut niveau d'études postsecondaires atteint, population de 25 à 64 ans, selon l'identité autochtone et le sexe, Canada, 2016
Plus haut niveau d'études postsecondaires atteint, population de 25 à 64 ans, selon l'identité autochtone et le sexe, Canada, 2016

Hausse du niveau de scolarité chez les femmes autochtones au fil des années

En 2016, 14 % des femmes autochtones de 25 à 64 ans étaient titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur, en hausse par rapport au taux de 9 % affiché 10 ans plus tôt, en 2006. La proportion d'hommes autochtones détenant au moins un baccalauréat a également augmenté, mais dans une moindre mesure (6 % en 2006 et 8 % en 2016). En outre, les femmes autochtones ont été plus nombreuses que les hommes autochtones à obtenir un diplôme d'études supérieures, en particulier au chapitre de la maîtrise. Ces tendances ont contribué à un accroissement de l'écart entre les genres en matière de niveau de scolarité parmi les Autochtones.

En 2016, par exemple, les femmes inuites (7 %) étaient plus de deux fois plus enclines que les hommes inuits (3 %) à détenir un baccalauréat ou un diplôme de niveau supérieur. De même, 12 % des femmes des Premières Nations et 16 % des femmes métisses de 25 à 64 ans ont obtenu ce niveau d'études postsecondaires, tandis que les proportions correspondantes pour leurs homologues masculins se sont chiffrées à 7 % et à 10 %, respectivement.

Les prêts étudiants gouvernementaux sont la source de financement d'études postsecondaires la plus courante

Même si les études postsecondaires sont liées à des gains significativement plus élevés tout au long du cycle de vie, leur coût peut être un obstacle pour y accéder. Outre les frais de scolarité, les étudiants peuvent également engager des dépenses en matière de déménagement, d'hébergement, de transport, d'alimentation et de services de garde d'enfants.

Chez les femmes autochtones de 25 à 64 ans titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur, les prêts étudiants gouvernementaux constituaient la source de financement la plus courante (43 %). La comparaison des sources de financement selon le niveau de scolarité laisse entendre que les répondants ayant un niveau d'études postsecondaires moins élevé sont moins susceptibles que les répondants titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur de déclarer avoir obtenu du financement auprès de presque toutes les sources offertes.

Alors que les sources de financement étaient généralement similaires chez les femmes des Premières Nations vivant hors réserve, les Métisses et les Inuites, une exception notable a été observée : 40 % des femmes des Premières Nations vivant hors réserve ont déclaré avoir reçu un financement de leur bande et 43 % des femmes inuites ont déclaré avoir reçu un financement d'une organisation des revendications territoriales des Inuits.

Les niveaux de scolarité supérieurs sont liés à des taux d'emploi plus élevés chez les femmes autochtones

Parmi les diplômés de niveau postsecondaire, un niveau de scolarité supérieur est généralement lié à des taux d'emploi plus élevés. Par exemple, parmi les femmes autochtones qui ont obtenu un baccalauréat ou un diplôme de niveau supérieur en 2015, la majorité (92 %) occupaient un emploi en 2018; il s'agit d'une proportion significativement plus élevée que la proportion correspondante chez les femmes autochtones détenant un titre d'études postsecondaires inférieur au baccalauréat (78 %). En revanche, 81 % des hommes autochtones détenant un diplôme d'études postsecondaires occupaient un emploi en 2018, et un diplôme d'un niveau supérieur n'était pas lié à des taux d'emploi plus élevés.

Les femmes autochtones sont de plus en plus nombreuses à obtenir un titre d'études postsecondaires et bénéficient de taux d'emploi supérieurs, mais des défis demeurent. Des analyses supplémentaires peuvent éclairer les programmes et les politiques afin de mieux répondre aux besoins des Autochtones et éventuellement aider les étudiants autochtones à prendre des décisions quant à leurs études et leur cheminement de carrière.

Les recherches futures pourraient permettre d'examiner les professions et la rémunération en fonction des niveaux de qualification plus détaillés, y compris ceux inférieurs au baccalauréat, afin de dresser un portrait plus complet des avantages que confèrent les études postsecondaires et de l'emploi chez les femmes autochtones. Compte tenu des besoins sur le marché du travail en matière de travailleurs ayant une formation scientifique, d'autres recherches pourraient être menées sur la sous-représentation des femmes autochtones dans les domaines d'études STGM, afin de mieux cerner les obstacles persistants et d'offrir des solutions pour améliorer l'accès à certaines des professions les mieux rémunérées et les plus recherchées.

Une solution consistant à favoriser des milieux scolaires inclusifs, ce qui permet de répondre aux défis parfois uniques de l'apprentissage et de la réussite des étudiants autochtones, pourrait également être examinée. Les étudiants autochtones tendent à être diplômés à un âge plus avancé et sont plus enclins à avoir des responsabilités parentales en plus de leurs études. L'accès à des services de garde d'enfants abordables et culturellement adaptés ainsi que les autres formes de soutien à l'intention d'étudiants plus âgés représentent un autre domaine d'études qui pourrait être exploré afin de soutenir les femmes autochtones dans la réussite de leurs études postsecondaires.

L'analyse du Recensement de la population de 2021 est également en cours et permettra une surveillance supplémentaire des expériences en matière d'études et d'emploi chez les Autochtones au Canada. Il convient de souligner que deux nouvelles questions ont été ajoutées au Recensement de 2021. Ces questions ont permis aux Métis et aux Inuits de préciser leur identité culturelle, ce qui ouvre ainsi des possibilités d'analyse plus détaillée de ces populations à l'avenir. Par exemple, il sera possible d'examiner les caractéristiques d'appartenance à une organisation métisse ou à un établissement métis et d'inscription en vertu d'un accord sur les revendications territoriales des Inuits.

De manière plus générale, le Recensement de 2021 servira à examiner la façon dont la pandémie a profondément transformé la croissance démographique, les sources de revenus, les habitudes de navettage et de nombreux autres aspects de notre vie.

  Note aux lecteurs

Cette diffusion résume les conclusions de l'article intitulé « Les réalisations, les expériences et les résultats sur le marché du travail des femmes des Premières Nations, métisses et inuites titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur » publié aujourd'hui. L'article, financé par Femmes et Égalité des genres Canada, est fondé sur les données tirées du Recensement de la population de 2006, du Recensement de la population de 2016, de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 et de l'Enquête nationale auprès des diplômés de 2018.

Produits

L'article intitulé « Les réalisations, les expériences et les résultats sur le marché du travail des femmes des Premières Nations, métisses et inuites titulaires d'un baccalauréat ou d'un diplôme de niveau supérieur » est maintenant accessible dans la publication Regards sur la société canadienne (Numéro au catalogue75-006-X).

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