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Étude : Le bénévolat, ça compte : aide encadrée et aide informelle apportées par les Canadiens et les Canadiennes en 2018

Diffusion : 2021-04-23

Les bénévoles jouent un rôle important en participant au maintien du bien-être communautaire et en contribuant à l'économie canadienne dans son ensemble. Le temps qu'ils consacrent annuellement au bénévolat équivalait à plus de 2,5 millions d'emplois à temps plein en 2018.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les bénévoles ont continué de faire du bénévolat, mais la nécessité d'atténuer les risques en matière de santé publique a mené à des changements au chapitre de la capacité des bénévoles — de tous âges — de faire du bénévolat de la même façon qu'avant la pandémie, particulièrement en ce qui concerne le bénévolat traditionnel effectué en personne.

Les secteurs ont changé la façon dont ils offraient des services, en modifiant ou en reportant leurs programmes de bénévolat, ou en y mettant fin. Parallèlement, des personnes se sont mobilisées pour soutenir directement leurs voisins et leurs collectivités, en écrivant des lettres à des personnes résidant dans des établissements de soins de longue durée, en fabriquant des masques à l'intention des populations vulnérables, ou en livrant de la nourriture aux personnes qui en ont besoin.

Aujourd'hui, dans le cadre de la Semaine de l'action bénévole, Statistique Canada publie un article qui met en lumière l'importance de l'aide apportée par les bénévoles au Canada et le grand dévouement de ceux-ci. Bien que les données les plus récentes sur le bénévolat soient antérieures à la pandémie, elles servent de base de référence pour mesurer les répercussions de la pandémie sur le bénévolat.

La nouvelle étude est fondée sur les données de l'Enquête sociale générale — Don, bénévolat et participation (ESG DBP) de 2018. En mettant l'accent sur les différences qui existent au chapitre du bénévolat entre les générations, les résultats pourraient influencer la façon dont le secteur bénévole réagit aux restrictions en place actuellement ainsi qu'à la relance de l'économie, y compris les approches utilisées dans le cadre de campagnes de recrutement, de rétention et de réintégration des bénévoles visant des groupes d'âge précis.

Environ 8 Canadiens et Canadiennes sur 10 ont consacré du temps au bénévolat en 2018

En 2018, 79 % des Canadiens et Canadiennes de 15 ans et plus ont déclaré avoir fait du bénévolat, soit par l'intermédiaire d'un organisme, soit de leur propre chef, sans passer par l'entremise d'un groupe. Au total, 24 millions de personnes ont contribué à améliorer la santé, le mieux-être, l'éducation et la sécurité de la population canadienne, de même qu'à renforcer les collectivités du pays.

En moyenne, les bénévoles ont consacré 206 heures de leur temps au bénévolat en 2018. Le plus grand nombre d'heures annuelles de soutien bénévole encadré a été offert aux hôpitaux et au secteur religieux : les bénévoles ont consacré en moyenne 111 heures par année aux hôpitaux, et en moyenne 110 heures par année aux églises, mosquées, synagogues, temples et autres organismes religieux.

En 2018, l'engagement bénévole a aussi été important dans d'autres organismes, parmi lesquels figuraient les associations sportives et de loisirs (105 heures en moyenne par année) et les organisations artistiques et culturelles (104 heures en moyenne par année). Ces organismes font partie des secteurs les plus touchés par la pandémie.

Graphique 1  Graphique 1: Nombre annuel moyen d'heures consacrées au bénévolat par la population de 15 ans et plus faisant du bénévolat encadré, selon le type d'organisme, 2018
Nombre annuel moyen d'heures consacrées au bénévolat par la population de 15 ans et plus faisant du bénévolat encadré, selon le type d'organisme, 2018

Les Canadiens et Canadiennes qui ont participé à une forme d'aide directe ou d'engagement communautaire (non réalisée par l'entremise d'un organisme) ont consacré en moyenne 137 heures par année à aider une personne ne faisant pas partie de leur ménage, qu'il s'agisse d'un voisin, d'un membre de la famille ou d'un ami. De plus, en moyenne, 45 heures par année ont été consacrées à renforcer directement la collectivité, par exemple pour entretenir un parc ou un espace public.

Les Canadiens et Canadiennes âgés sont moins susceptibles de faire du bénévolat, mais y consacrent plus d'heures

Comme on l'a constaté par le passé, le bénévolat encadré et le bénévolat informel étaient plus souvent déclarés par les jeunes générations, bien que les Canadiens et Canadiennes âgés aient consacré beaucoup plus d'heures au bénévolat. En 2018, le taux le plus élevé de bénévolat encadré a été observé chez les membres de la génération Internet (nés en 1996 ou après) : un peu plus de la moitié (52 %) d'entre eux ont fait du bénévolat par l'entremise d'un organisme au cours de l'année précédente. Les membres de la génération la plus âgée, la génération silencieuse, étaient moins susceptibles de faire du bénévolat encadré (32 %), mais ces bénévoles canadiens nés entre 1918 et 1945 ont enregistré près de trois fois le nombre d'heures de bénévolat par année affiché en moyenne par les bénévoles de la génération Internet (en moyenne 222 heures par rapport à 82 heures).

En fait, les membres des générations les plus âgées étaient beaucoup plus susceptibles de faire partie des bénévoles les plus engagés, définis comme les 25 % de bénévoles qui ont consacré le plus grand nombre d'heures au bénévolat (au moins 132 heures en moyenne en 2018). Près du tiers (31 %) des membres de la génération du baby-boom, nés entre 1946 et 1965, et 40 % des membres de la génération silencieuse faisaient partie des bénévoles les plus engagés, comparativement à 18 % des membres de la génération Internet. Pour ces générations plus âgées, le fait de partir à la retraite peut signifier de disposer de plus de temps à consacrer à des activités en dehors du travail rémunéré, et certaines personnes passent du travail rémunéré à des activités de bénévolat.

Les motivations sous-jacentes qui incitent à faire du bénévolat diffèrent selon l'âge

Non seulement les taux de bénévolat et l'intensité de celui-ci varient entre les membres des générations plus jeunes et ceux des générations plus âgées, mais les motivations les poussant à faire du bénévolat par l'entremise d'un organisme ou d'un groupe diffèrent également.

En tête de liste des raisons invoquées par les bénévoles de la génération Internet figurait le désir d'améliorer les perspectives d'emploi : cette raison a été déclarée par 38 % des plus jeunes bénévoles. Ces bénévoles étaient aussi les plus susceptibles d'affirmer qu'ils faisaient du bénévolat pour se conformer à des exigences liées à l'obtention d'un diplôme, ou énoncées dans le cadre d'un programme coopératif ou d'un emploi; environ 10 % des heures de bénévolat qu'ils ont effectuées représentaient du travail non rémunéré obligatoire. En général, dans le contexte de la pandémie, une réduction des heures de bénévolat requises a été constatée relativement à ces types de programmes. Selon les données recueillies dans le cadre d'un projet de collecte par approche participative mené par Statistique Canada, « Répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les étudiants du niveau postsecondaire », plus du tiers (35 %) des étudiants de l'enseignement postsecondaire ont déclaré que leur stage de travail prévu avait été reporté ou annulé.

Les bénévoles des générations plus âgées qui avaient plus d'expérience sur le marché du travail étaient nettement moins portés à faire du bénévolat pour accroître leurs possibilités d'emploi, de même qu'à faire du bénévolat axé sur la carrière. En revanche, les bénévoles plus âgés ont souvent mentionné le fait de pouvoir mettre à profit leurs compétences, la volonté d'appuyer une cause politique ou sociale et leurs croyances religieuses ou spirituelles comme raisons les ayant motivés à faire du bénévolat encadré.

Les femmes des générations du millénaire et du baby-boom ont affiché des taux de bénévolat plus élevés que les hommes des mêmes générations

Dans l'ensemble, les femmes (44 %) étaient plus susceptibles que les hommes (38 %) de faire du bénévolat encadré sous une forme ou une autre. Cet écart entre les genres était principalement attribuable aux membres des générations du millénaire (les personnes nées entre 1981 et 1995) et du baby-boom. Aucun écart significatif n'a été observé entre les membres des autres générations.

Au-delà de l'âge et du genre, le fait de comprendre les variations des taux de bénévolat encadré affichés par d'autres groupes de population peut apporter un éclairage utile sur diverses habitudes de bénévolat et même sur des indicateurs de l'intégration sociale. Bien que l'ESG DBP ait permis de recueillir des renseignements sur diverses populations, comme la population autochtone et la population immigrante, la taille de l'échantillon était trop petite pour permettre des estimations fiables sur le bénévolat. D'autres indicateurs de la diversité ethnoculturelle, comme l'appartenance à un groupe désigné comme une minorité visible, n'ont pas été recueillis dans le cadre de l'enquête.

L'organisation d'événements et la sollicitation de fonds sont les types d'activités de bénévolat encadré les plus répandus

Les deux activités de bénévolat encadré les plus répandues en 2018 étaient l'organisation d'événements et la sollicitation de fonds. En 2018, près de 1 Canadien ou Canadienne sur 5 (18 %) a aidé à organiser, à superviser ou à coordonner des activités ou des événements, et les membres de la plus jeune génération (la génération Internet) étaient les plus susceptibles de participer à ces types d'activités de bénévolat. Par ailleurs, 16 % des Canadiens et Canadiennes ont aidé un organisme à recueillir des fonds.

Parmi les autres activités de bénévolat encadré les plus courantes déclarées en 2018 venaient ensuite le fait de siéger à un conseil ou à un comité (13 %), d'enseigner ou d'offrir du mentorat (12 %), de recueillir, de servir ou de distribuer de la nourriture (11 %) et de donner des avis ou des conseils (10 %).

Aider les autres directement consistait souvent à aider à effectuer des travaux ménagers et à faire l'entretien de la maison

La population canadienne était près de deux fois plus portée à faire du bénévolat informel que du bénévolat par l'entremise d'un organisme ou d'un groupe. En 2018, près des trois quarts (74 %) des Canadiens et Canadiennes de 15 ans et plus ont agi concrètement en aidant directement des personnes ne faisant pas partie de leur ménage ou en participant au renforcement de leur collectivité. Même si bon nombre de ces Canadiens et Canadiennes ont également fait du bénévolat par l'entremise d'un organisme, plus de la moitié (52 %) des bénévoles faisant du bénévolat informel ont uniquement fait du bénévolat sous cette forme.

L'aide directe peut consister à prêter main-forte à des voisins, à des connaissances, à des membres de la famille (qui ne font pas partie du ménage du bénévole), à des amis ou à la collectivité en général. L'aide directe était le plus souvent apportée sous la forme de travaux ménagers, de travaux extérieurs ou d'entretien ménager, activités qui ont été déclarées par 49 % des Canadiens et Canadiennes. Parmi les autres activités de bénévolat informel les plus souvent mentionnées figuraient le fait d'accompagner une personne à un rendez-vous (39 %) et de fournir à une personne des soins personnels ou des soins liés à la santé (39 %). Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, on remarque que plusieurs Canadiens et Canadiennes s'assurent que des personnes âgées puissent être vaccinées contre la COVID-19, en organisant des rendez-vous et en offrant du transport vers les sites de vaccination.

Les activités d'aide les plus souvent mentionnées étaient les plus répandues parmi toutes les générations. Cela dit, des différences ont été relevées entre les générations, en particulier en ce qui concerne les tâches les moins répandues. La probabilité de faire l'enseignement, de l'encadrement et du tutorat diminuait systématiquement à mesure que l'âge augmentait : cette activité est passée de 20 % chez les membres de la génération Internet à 5 % chez ceux de la génération silencieuse. En outre, le fait d'aider d'autres personnes en accomplissant des tâches administratives, y compris rédiger des lettres, préparer des déclarations de revenus et faire des opérations bancaires, était beaucoup plus répandu chez les membres de la génération du millénaire, de la génération X (personnes nées entre 1966 et 1980) et de la génération du baby-boom que chez ceux de la génération Internet et de la génération silencieuse.

  Note aux lecteurs

Ce communiqué résume les conclusions de l'article publié aujourd'hui, Le bénévolat, ça compte : aide encadrée et aide informelle apportées par les Canadiens et les Canadiennes en 2018en 2018. L'article donne un aperçu des taux de bénévolat, du nombre d'heures consacrées au bénévolat, des types d'activités bénévoles effectuées ainsi que des secteurs qui tirent parti du bénévolat. Il est fondé sur les données de l'Enquête sociale générale — Don, bénévolat et participation de 2018.

Il met en évidence les différences qui existent entre les générations en matière de bénévolat, en reconnaissant que la fréquence et la nature du bénévolat ont historiquement varié entre les générations plus jeunes et plus âgées. Les générations sont des groupes de personnes ayant vécu les mêmes événements sociétaux importants ou des expériences culturelles similaires au cours d'une période donnée. Bien qu'il n'y ait pas de consensus quant au nom de chaque génération et à la tranche d'âge qui est associée à chacune, les spécifications suivantes ont été utilisées aux fins du présent communiqué :

  • Génération Internet (également appelée la génération Z) : Les personnes nées entre 1996 et 2012 (âgées de 15 à 22 ans au moment de l'enquête).
  • Génération du millénaire : Les personnes nées entre 1981 et 1995 (âgées de 23 à 37 ans).
  • Génération X : Les personnes nées entre 1966 et 1980 (âgées de 38 à 52 ans).
  • Génération du baby-boom : Les personnes nées entre 1946 et 1965 (âgées de 53 à 72 ans).
  • Génération silencieuse : Les personnes nées entre 1918 et 1945 (âgées de 73 à 100 ans).

Produits

L'article intitulé « Le bénévolat, ça compte : aide encadrée et aide informelle apportées par les Canadiens et les Canadiennes en 2018 » peut maintenant être consulté dans la publication Regards sur la société canadienne (Numéro au catalogue75-006-X).

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