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Étude : Les réfugiés sont-ils plus susceptibles de quitter leur destination initiale que les personnes dans la catégorie de l'immigration économique?

Diffusion : 2020-01-28

Des recherches antérieures semblent indiquer que lorsque les programmes de réinstallation envoient les réfugiés dans de petites villes, ces derniers quittent rapidement leur destination initiale. Or, selon les résultats d'une nouvelle étude diffusée aujourd'hui, même si de nombreux réfugiés réinstallés n'ont pas la possibilité de choisir où s'installer au Canada, ils ne sont pas plus susceptibles que les immigrants de la composante économique de quitter leur ville d'établissement initiale. Cette étude est la première à effectuer une comparaison des taux de rétention à long terme à l'échelle de la ville pour différentes catégories d'immigration.

L'étude, qui repose sur la Base de données longitudinales sur l'immigration, examine les immigrants qui étaient âgés de 20 à 54 ans au moment de leur arrivée au Canada, entre 2000 et 2014. Les régions métropolitaines de recensement et les agglomérations de recensement ont servi d'unités géographiques (villes) pour mesurer la mobilité des immigrants.

Étant donné que les immigrants de la composante économique choisissent pour la plupart eux-mêmes l'endroit où ils vont s'établir au Canada, ils sont plus susceptibles de se retrouver dans une grande ville. Par contre, le lieu d'établissement initial des réfugiés est fortement influencé par les programmes de réinstallation du gouvernement. On attribue aux réfugiés pris en charge par le gouvernement (RPG) l'une des nombreuses collectivités désignées selon un quota régional de réfugiés approuvé au préalable et en fonction de la correspondance entre les besoins des réfugiés et les ressources communautaires. Les réfugiés parrainés par le secteur privé (RPSP) sont accueillis par leurs répondants, qui sont dispersés dans tout le pays.

Dans les trois villes servant de porte d'entrée, soit Toronto, Montréal et Vancouver, les réfugiés et les autres immigrants affichaient des taux de rétention essentiellement identiques. Plus de 85 % des immigrants de toutes les catégories d'admission étaient restés dans leur ville de destination initiale 10 ans après leur arrivée.

Dans les régions métropolitaines de recensement de taille moyenne (ayant une population de plus de 500 000 habitants), les trois quarts des réfugiés et des immigrants de la composante économique vivaient toujours dans leur ville de destination initiale 10 ans après leur arrivée. Le taux de rétention était légèrement plus élevé chez les immigrants de la catégorie du regroupement familial.

Quant aux petites régions métropolitaines, les immigrants de la composante économique y affichaient le taux de rétention le plus faible, celui-ci se situant à 58 % 10 ans après leur arrivée. Le taux de rétention était de 61 %, de 69 % et de 72 %, respectivement, pour les RPG, les RPSP et les immigrants de la catégorie du regroupement familial.

Environ les deux tiers des immigrants de la composante économique et de la catégorie du regroupement familial s'étaient établis, au départ, dans l'une des trois villes servant de porte d'entrée. En comparaison, 41 % des RPSP et 33 % des RPG s'étaient installés dans ces trois villes. Puisque les RPSP et les RPG étaient plus concentrés dans les villes de petite taille ou de taille moyenne, où la mobilité était plus importante que dans les villes servant de porte d'entrée pour toutes les catégories d'admission, ils ont affiché des taux généraux de mobilité plus élevés que les autres immigrants.

Produits

Le document de recherche « Les réfugiés sont-ils plus susceptibles de quitter leur destination initiale que les personnes dans la catégorie de l'immigration économique? Preuves récentes fondées sur les données longitudinales administratives du Canada », qui fait partie de la Série de documents de recherche, Direction des études analytiques (Numéro au catalogue11F0019M), est maintenant accessible.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec René Morissette au 613-951-3608 (rene.morissette@canada.ca), Division de l'analyse sociale et de la modélisation.

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