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Expériences sur le marché du travail des Métis : principaux résultats de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017

Diffusion : 2018-11-26

Environ un Métis sur sept occupant un emploi était travailleur autonome, selon l'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) de 2017. Parmi les travailleurs autonomes métis, 43 % possédaient une entreprise constituée en société et 32 % avaient des employés. Plus d'un travailleur autonome sur trois (37 %) a déclaré avoir choisi un travail autonome en raison de la liberté ou de l'indépendance que procure ce travail.

Les expériences sur le marché du travail sont importantes pour le bien-être économique des personnes, mais aussi pour celui des familles et des collectivités. L'EAPA fournit des renseignements détaillés concernant les expériences sur le marché du travail des Métis. En plus de recueillir de l'information sur le marché du travail (le nombre de personnes occupées, de chômeurs et de personnes inactives), l'EAPA approfondit le sujet en posant les questions suivantes : Pourquoi certaines personnes choisissent-elles un travail autonome? Combien de personnes occupant un emploi à temps partiel préféreraient travailler à temps plein?

Les données de l'EAPA de 2017 sont maintenant disponibles, ce qui marque le cinquième cycle de cette enquête nationale exhaustive sur les personnes qui ont déclaré être Métis, Inuit ou Premières Nations vivant hors réserve âgés de 15 ans et plus. L'EAPA fournit des données sur une vaste gamme de sujets, dont le travail, l'éducation, la langue, le logement et la santé, afin d'éclairer l'élaboration de politiques et la programmation d'activités qui ont pour but d'améliorer le bien-être des Métis, des Inuits et des Premières Nations vivant hors réserve.

Plusieurs personnes et organismes autochtones ont joué un rôle de premier plan dans l'élaboration ou la mise à l'essai du questionnaire au cours des cinq cycles de l'EAPA. Le nouveau contenu du questionnaire de l'EAPA de 2017 a été largement testé auprès des répondants des Premières Nations, métis et inuits avant que celui-ci soit finalisé. Des Autochtones ont été embauchés comme guides et intervieweurs lors de la collecte des données. De plus, divers organismes autochtones nationaux ont collaboré avec Statistique Canada pour promouvoir la participation à l'EAPA et passer en revue les résultats d'analyse.

La moitié des personnes ayant déclaré être Métis font partie du principal groupe d'âge actif

La moitié des personnes ayant déclaré être Métis lors du Recensement de 2016 faisait partie du principal groupe d'âge actif. Une autre proportion de 21 % des Métis étaient âgés de 15 à 24 ans. Les taux d'emploi des Métis variaient selon l'âge, 75 % des adultes du principal groupe d'âge actif (25 à 54 ans), 52 % des jeunes (15 à 24 ans) et près de 40 % des adultes âgés (55 ans et plus) occupant un emploi.

La majorité (85 %) des Métis de 15 ans et plus occupaient un emploi permanent. De la proportion de 15 % n'ayant pas d'emploi permanent, 4 % occupaient un emploi saisonnier, 6 % avaient un emploi temporaire, pour une période déterminée ou contractuelle, 4 %, un emploi occasionnel et 1 %, un autre type d'emploi non permanent.

Quatre travailleurs autonomes métis sur dix possèdent une entreprise constituée en société

En 2017, un Métis sur sept (14 %) occupant un emploi était travailleur autonome. Les hommes (50 %) étaient plus susceptibles que les femmes (32 %) de posséder une entreprise constituée en société. La propriété d'une entreprise constituée en société variait selon la province et le territoire, allant de 71 % en Alberta à 33 % en Ontario et à 25 % au Manitoba.

Six personnes sur dix effectuent d'autres activités liées au travail, comme la cueillette et la fabrication d'œuvres d'art ou d'artisanat

En 2017, 35 % des Métis âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir pratiquer la chasse, la pêche ou le piégeage au cours de la dernière année, 27 % avaient fait la cueillette de plantes sauvages, 24 % avaient fait des sculptures, des dessins, des bijoux ou d'autres types d'œuvres artistiques, et 8 % avaient fabriqué des vêtements ou des chaussures. Ensemble, la plupart des Métis âgés de 15 ans et plus (59 %) ont déclaré avoir effectué au moins l'une de ces activités au cours de la dernière année. Une plus grande proportion de Métis vivant dans les régions rurales que dans les grands centres urbains avaient effectué ces activités (72 % par rapport à 50 %). Environ 4 % des Métis de 15 ans et plus ont déclaré faire ces activités pour en tirer un revenu ou accroître celui-ci.

Un quart des Métis travaillent à temps partiel parce qu'il n'y a pas d'emploi à temps plein

Certaines personnes travaillent à temps partiel par choix personnel, ou parce qu'elles s'occupent des enfants ou sont aux études. D'autres travaillent à temps partiel parce qu'elles ne peuvent trouver un emploi à temps plein, souvent en raison de la conjoncture économique ou commerciale.

Selon l'EAPA de 2017, un Métis en emploi sur cinq travaillait à temps partiel (moins de 30 heures par semaine à son emploi principal). Les jeunes de 15 à 24 ans étaient les plus susceptibles de travailler à temps partiel (40 %), suivis des personnes de 55 ans et plus (22 %). Les Métis du principal groupe d'âge actif étaient les moins susceptibles de travailler à temps partiel (12 %). Les femmes étaient (27 %) plus susceptibles que les hommes (12 %) de travailler à temps partiel.

Les deux tiers des jeunes qui travaillaient à temps partiel ont déclaré le faire parce qu'ils allaient à l'école. Plus du cinquième des femmes métisses du principal groupe d'âge actif travaillaient à temps partiel pour s'occuper de leurs enfants. Environ un Métis sur quatre (26 %) travaillait à temps partiel parce qu'il n'y avait pas d'emploi à temps plein disponible. Le travail à temps partiel en raison de la conjoncture économique ou commerciale variait selon la province et le territoire, variant de 19 % au Québec à 51 % au Canada atlantique.

La pénurie d'emplois est l'obstacle à l'emploi le plus fréquemment déclaré

Lorsqu'on leur a demandé quels étaient les divers obstacles à l'emploi, 60 % des Métis en chômage ont déclaré avoir eu de la difficulté à trouver un travail en raison d'une pénurie d'emplois. Les travailleurs qui ont fait état de cette difficulté affichaient des proportions plus élevées au Canada atlantique (85 %) et en Alberta (74 %), comparativement à ceux résidant au Québec (33 %E) et au Manitoba (40 %E).

Lorsqu'on leur a demandé ce qui faciliterait leur recherche d'emploi, 21 % ont répondu qu'un plus grand nombre d'emplois disponibles est ce qui les aiderait le plus. Des études plus poussées et la formation professionnelle ont également été mentionnées comme étant des facteurs facilitant la recherche d'emploi, 15 % des répondants métis ayant déclaré la formation professionnelle et 16 %, des études plus poussées.

Parmi les jeunes Métis, 53 % ont déclaré avoir eu de la difficulté à trouver un emploi en raison du fait qu'ils n'avaient pas l'expérience de travail requise pour les emplois disponibles, et 35 % ont indiqué ne pas avoir de moyen de transport pour se rendre aux emplois disponibles.

Pour chercher du travail, de nombreux Métis (47 %) ont utilisé une combinaison de méthodes. Ainsi, 6 Métis en chômage sur 10 (58 %) ont utilisé Internet pour chercher un emploi, et 1 sur 2 (49 %) a communiqué directement avec des employeurs éventuels pour chercher du travail. Parmi les autres méthodes, mentionnons le fait de s'adresser à des amis ou à des membres de la famille, de communiquer avec une agence de placement publique, de placer des annonces dans les journaux ou d'y répondre.

Les adultes plus âgés sont plus susceptibles d'estimer que leurs compétences en informatique limitaient leurs possibilités d'emploi, alors que les jeunes et les jeunes adultes sont plus enclins à percevoir leurs compétences en numératie comme étant limitatives

Environ la moitié (45 %) des adultes métis âgés de 55 ans et plus ont déclaré que leurs compétences en informatique limitaient leurs possibilités d'emploi, par exemple, pour obtenir une promotion ou un autre emploi. Cette proportion était plus élevée que chez leurs homologues plus jeunes : 36 % des 25 à 54 ans et 24 % des 15 à 24 ans estimaient que leurs compétences en informatique constituaient un obstacle à l'emploi. En revanche, une plus grande proportion de jeunes et de jeunes adultes (28 %) ont déclaré que leurs compétences en numératie limitaient leurs possibilités d'emploi par rapport aux personnes du principal groupe d'âge actif (22 %) et aux adultes plus âgés (17 %).

Une personne sur trois qui ne fait actuellement pas partie de la population active a l'intention de chercher un emploi au cours des 12 prochains mois

Les personnes qui n'occupent pas de travail et qui ne cherchent pas activement du travail sont considérées comme étant inactives. Il se peut que des personnes ne fassent plus partie de la population active parce qu'elles sont à la retraite, qu'elles sont aux études, qu'elles s'occupent de leurs enfants ou d'autres membres de leur famille, ou qu'elles ont une maladie chronique ou une incapacité. D'autres ne font peut-être pas partie de la population active parce que, même si elles souhaitent travailler, elles ne cherchent pas activement du travail parce qu'elles croient qu'il n'y a pas d'emploi disponible. Les principales raisons pour lesquelles les Métis étaient inactifs malgré leur volonté de travailler comprenaient le fait d'avoir une maladie ou une incapacité (37 %), d'aller à l'école (16 %), de croire qu'il n'y avait pas d'emploi disponible (8 %) et de prendre soin de leurs enfants (7 %E).

Parmi les Métis qui étaient inactifs, 79 % des jeunes, 41 % des adultes du principal groupe d'âge actif et 10 % des adultes plus âgés devraient entrer sur le marché du travail ou y revenir au cours de la prochaine année. Lorsqu'on leur a demandé ce qui les aiderait le plus à trouver du travail, faire des études plus poussées et suivre une formation professionnelle figuraient parmi les principales réponses. L'indemnité pour frais de garde d'enfants a été mentionnée par 23 % des femmes du principal groupe d'âge actif. Les jeunes Métis ont mentionné l'expérience de travail (26 %) et les techniques de rédaction d'un curriculum vitæ (22 %).

La plupart des Métis fournissent de l'aide dans leur collectivité au moins une fois par mois

Près de trois Métis sur quatre (73 %) fournissaient de l'aide dans leur collectivité au moins une fois par mois. Environ le tiers (29 %) des Métis âgés de 15 ans et plus avaient fait du bénévolat pour un groupe ou un organisme au moins une fois par mois. Plus de deux répondants sur trois (68 %) ont déclaré avoir aidé des gens de leur propre initiative, et non pour le compte d'un organisme (par exemple en s'occupant de la maison de quelqu'un, en conduisant une personne à un rendez-vous, en rendant visite à des aînés, en pelletant la neige ou en gardant des enfants sans être rémunéré).

  Note aux lecteurs

Cet article présente une analyse fondée sur des données tirées de l'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) de 2017 qui se trouvent dans la publication « Expériences sur le marché du travail des Métis : principaux résultats de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 ». L'EAPA est une enquête nationale sur la population d'identité autochtone âgée de 15 ans et plus vivant dans des logements privés, à l'exclusion des personnes vivant dans les réserves et les établissements indiens et dans certaines collectivités des Premières Nations au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Le taux de réponse était de 76 %, ce qui donne un échantillon d'environ 24 000 répondants autochtones.

Les estimations comportant des cœfficients de variation supérieurs à 16,6 %, mais inférieurs ou égaux à 33,3 %, doivent être interprétées avec prudence. Ces estimations sont désignées par la mention (E) dans l'ensemble de la publication.

Produits

Le livret « Expériences sur le marché du travail des Métis : principaux résultats de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 », qui fait partie de la publication Enquête auprès des peuples autochtones (Numéro au catalogue89-653-X), est maintenant offert. L'infographie « Travail autonome chez les Métis : résultats de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 » et le produit de visualisation des données « Expériences sur le marché du travail des Premières Nations vivant hors réserve, des Métis et des Inuits au Canada, 2017 : les méthodes de recherche d'emploi utilisées, les raisons expliquant la difficulté à trouver un emploi et les éléments qui aideraient à trouver un emploi » sont également maintenant accessibles.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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