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Rapports sur la santé, février 2014

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Diffusion : 2014-02-19

Hospitalisations pour blessure non intentionnelle et statut socioéconomique dans les régions ayant un fort pourcentage de Premières Nations

Les taux d'hospitalisation pour blessure non intentionnelle sont plus élevés dans les régions à fort pourcentage de résidents d'identité des Premières Nations que dans les régions à faible pourcentage de résidents d'identité autochtone (Premières Nations, Métis et Inuit).

La nouvelle étude « Hospitalisations pour blessure non intentionnelle et statut socioéconomique dans les régions ayant un fort pourcentage de Premières Nations » publiée dans Rapports sur la santé révèle que les conditions socioéconomiques et l'isolement géographique expliquent seulement une partie des différences de taux d'hospitalisation pour blessure non intentionnelle entre les résidents des régions à fort pourcentage de Premières Nations et ceux des régions à faible pourcentage de résidents d'identité autochtone pour la période allant de 2004-2005 à 2009-2010.

Cela donne à penser que des facteurs non mesurés dans cette analyse, comme certains facteurs environnementaux et comportementaux, sont aussi des déterminants du risque d'hospitalisation à la suite d'une blessure non intentionnelle à l'échelon de la région.

Les blessures non intentionnelles désignent les blessures ne comportant aucune intention de faire du mal, ni de la part de la victime, ni de la part d'une autre personne. Elles sont établies selon leur cause extérieure, et sont considérées comme prévisibles et évitables lorsque des mesures de sécurité adéquates sont en place.

Les taux d'hospitalisation pour blessure non intentionnelle étaient plus élevés dans les régions les moins nanties et les plus isolées que dans les autres. Toutefois, une comparaison entre régions ayant les mêmes statuts socioéconomiques et les mêmes emplacements révèle que le risque d'hospitalisation pour blessure non intentionnelle était plus élevé dans les régions à fort pourcentage de Premières Nations.

Par exemple, dans les régions moins avantagées sur le plan socioéconomique, les taux d'hospitalisation pour blessure étaient de 1,9 à 3,5 fois plus élevés dans les régions à fort pourcentage de Premières Nations. Les tendances étaient similaires dans les régions où les conditions socioéconomiques étaient plus favorables : les taux d'hospitalisation pour blessure étaient au moins deux fois plus élevés dans les régions à fort pourcentage de Premières Nations.

Dans les régions isolées, les taux d'hospitalisation pour blessure étaient de 1,3 à 2,6 fois plus élevés dans les régions à fort pourcentage de Premières Nations. Des constatations similaires ont été faites dans les noyaux urbains, où les taux d'hospitalisation pour blessure étaient de 1,8 à 3,4 fois plus élevés dans les régions à fort pourcentage de Premières Nations.

Presque sans exception, la relation entre le pourcentage de résidents d'une région ayant déclaré une identité autochtone et les taux d'hospitalisation pour blessure non intentionnelle a été observée pour tous les groupes d'âge examinés, tant chez les hommes que chez les femmes.

  Note aux lecteurs

Les données utilisées dans l'étude proviennent de la Base de données sur les congés des patients des hôpitaux pour la période allant de 2004-2005 à 2009-2010, de même que du Recensement de 2006. Chaque dossier d'hospitalisation contient des renseignements sur l'âge et le sexe du patient, le diagnostic et le code postal de son lieu de résidence. Les dossiers d'hospitalisation de la province du Québec n'ont pas été pris en compte dans l'analyse parce qu'ils contiennent seulement les trois premiers caractères du code postal à six caractères, ce qui ne permet pas d'apparier géographiquement les données avec suffisamment de précision.

Les régions à fort pourcentage de résidents d'identité autochtone sont les aires de diffusion (AD) où plus de 33 % de la population totale ont déclaré une identité autochtone au Recensement de 2006. Les AD où moins de 33 % de la population totale ont déclaré une identité autochtone ont été classées comme des régions à faible pourcentage de résidents d'identité autochtone. Les AD à fort pourcentage de résidents autochtones ont été subdivisées selon le groupe autochtone prédominant, à savoir Métis, Inuit ou Premières Nations.

Les AD ont été classées selon le statut socioéconomique, d'après les données du recensement sur le revenu, l'éducation, l'activité et les conditions de logement.

L'isolement géographique d'une AD a été mesuré d'après le pourcentage de sa population occupée qui se rend à une région métropolitaine de recensement ou une agglomération de recensement pour travailler.

Comme les dossiers d'hospitalisation ne contiennent pas d'indicateurs de l'identité autochtone, il n'est pas possible de repérer les cas d'hospitalisation de personnes autochtones. En outre, les populations des AD sont constituées de résidents d'identité autochtone et d'identité non autochtone, de sorte que les résultats ne se rapportent pas uniquement aux Premières Nations, mais bien à tous les résidents.

Le rapport « Hospitalisations pour blessure non intentionnelle et statut socioéconomique dans les régions ayant un fort pourcentage de Premières Nations » fait partie du numéro de février 2014 de la publication Rapports sur la santé, vol. 25, no 2 (Numéro au catalogue82-003-X), laquelle est accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Parcourir par ressource clé.

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données de cet article, communiquez avec Philippe Finès au 514-283-6847 (philippe.fines@statcan.gc.ca) ou avec Evelyne Bougie au 613-951-4765 (evelyne.bougie@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

Ce numéro de Rapports sur la santé contient également un article méthodologique, intitulé « Estimation de la survie relative dans le cas du cancer : une analyse du biais attribuable à l'utilisation de tables de mortalité périmées ». Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données de cet article, communiquez avec Larry F. Ellison au 613-951-5244 (larry.ellison@statcan.gc.ca), Division de la statistique de la santé.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca).

Pour obtenir des renseignements sur la publication Rapports sur la santé, communiquez avec Janice Felman au 613-951-6446 (janice.felman@statcan.gc.ca), Division de l'analyse de la santé.

Date de modification :