Nouvelle analyse sur l'usage des langues autochtones au Canada, 2021 et 2022
Diffusion : 2026-06-18
Aujourd'hui, le Centre de la statistique et des partenariats autochtones de Statistique Canada, en collaboration avec le Bureau du commissaire aux langues autochtones, publie deux articles sur l'usage des langues autochtones au Canada. Le premier article, intitulé « Les locuteurs silencieux d'une langue autochtone au Canada : une analyse sociodémographique et géographique », porte sur les caractéristiques des personnes qui ont appris une langue autochtone comme langue maternelle, mais qui ne parlaient plus cette langue. Le second article, « L'utilisation des langues autochtones en milieu urbain au Canada », dresse le profil linguistique des locuteurs de langues autochtones qui vivent dans des régions métropolitaines de recensement (RMR) et des agglomérations de recensement (AR) et présente les tendances qui les concernent.
Pour certaines des langues autochtones les plus en danger, les locuteurs silencieux représentent le quart ou plus de la population de langue maternelle autochtone
Les locuteurs silencieux, définis comme les personnes qui ont appris une langue autochtone comme langue maternelle, mais qui ne la parlent plus suffisamment bien pour soutenir une conversation, représentaient 8 % des 185 510 personnes qui avaient une langue maternelle autochtone en 2021.
Pour plus d'une douzaine de langues autochtones, les locuteurs silencieux représentaient plus de 25 % de la population de langue maternelle autochtone. Ces langues étaient généralement moins répandues et plus menacées, et elles appartenaient à la fois aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuit. Par exemple, parmi les personnes dont la langue maternelle était une langue tutchone, 46 % étaient des locuteurs silencieux; chez les personnes ayant le mitchif comme langue maternelle, 25 % étaient des locuteurs silencieux; et parmi les personnes ayant l'inuvialuktun comme langue maternelle, 33 % étaient des locuteurs silencieux.
Les locuteurs silencieux représentent un important réservoir de connaissances culturelles et linguistiques, et compte tenu du rôle qu'ils peuvent jouer dans les efforts de revitalisation linguistique, il est essentiel de mieux comprendre leurs caractéristiques, leur répartition géographique et l'évolution de leur nombre au fil du temps.
Près du quart des locuteurs de langues autochtones vivent dans une région urbaine
En 2021, parmi les 243 155 personnes vivant au Canada qui parlaient une langue autochtone, 57 120 personnes (23 %) vivaient dans une région urbaine (dans une RMR ou une AR).
Les données tirées de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2022, une enquête menée auprès des membres des Premières Nations vivant hors réserve, des Métis et des Inuit, montrent que, parmi les locuteurs de langues autochtones âgés de six ans et plus, la majorité (78 %) des personnes ont déclaré qu'il était très important ou assez important de pouvoir parler une langue autochtone. Il y avait peu de différences entre les réponses des locuteurs vivant dans une RMR ou une AR (77 %) et celles des locuteurs ne vivant pas dans une RMR ou une AR (79 %).
Cependant, l'autoévaluation des compétences linguistiques variait selon que le locuteur vivait à l'intérieur ou à l'extérieur d'une RMR ou d'une AR. Lorsqu'ils ont été interrogés sur leur évaluation de leur propre capacité à parler une langue autochtone, 26 % des Autochtones vivant en dehors d'une RMR ou d'une AR ont déclaré qu'ils parlaient leur langue autochtone très bien ou relativement bien. Il s'agit d'un taux près de trois fois plus élevé que celui des Autochtones vivant dans une RMR ou une AR (9 %).
Note aux lecteurs
Les rapports diffusés aujourd'hui sont fondés sur les données des recensements de la population de 2001, 2006, 2016 et 2021, de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 et de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2022.
L'article intitulé « Les locuteurs silencieux d'une langue autochtone au Canada : une analyse sociodémographique et géographique » présente des renseignements détaillés sur les caractéristiques démographiques, sociales et économiques des locuteurs silencieux de langues autochtones, ainsi que des renseignements sur l'évolution de cette population au fil du temps.
L'article intitulé « L'utilisation des langues autochtones en milieu urbain au Canada » porte sur les caractéristiques des locuteurs de langues autochtones vivant dans une région métropolitaine de recensement (RMR) ou une agglomération de recensement (AR). Il contient une analyse approfondie des caractéristiques linguistiques de 12 RMR et AR.
Les locuteurs silencieux sont des personnes qui ont une langue maternelle autochtone qu'elles comprennent toujours, mais qu'elles ne peuvent plus parler suffisamment bien pour mener une conversation.
La langue maternelle désigne la première langue apprise dans l'enfance et encore comprise.
Produits
Les articles « Les locuteurs silencieux d'une langue autochtone au Canada : une analyse sociodémographique et géographique » et « L'utilisation des langues autochtones en milieu urbain au Canada » sont maintenant accessibles dans le cadre de la Série thématique sur les peuples autochtones (41-20-0002).
Le portail Statistiques sur les peuples autochtones fournit les plus récentes données, analyses et références sur les Premières Nations, les Métis et les Inuit au Canada.
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