L'Île-du-Prince-Édouard possède encore la plus grande superficie consacrée aux pommes de terre

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L’Île‑du‑Prince‑Édouard a encore déclaré la plus grande superficie consacrée aux pommes de terre au Canada, soit 86 560 acres. Toutefois, cette superficie a diminué de 11,3 % par rapport à 2006.

À l’Île-du-Prince-Édouard, la superficie consacrée au soja a augmenté de 351,6 % depuis 2006 pour s’établir à 51 116 acres en 2011, ce qui a fait de cette grande culture l’une des plus importantes de la province. La superficie consacrée au soja à l’Île-du-Prince-Édouard représentait 72,5 % du total des provinces maritimes. La superficie en soja dans les Maritimes a augmenté de 352,8 % depuis 2006 pour atteindre 70 492 acres en 2011.

La superficie des bleuets augmente

La superficie consacrée aux bleuets a augmenté de 25,5 % à l’Île‑du‑Prince‑Édouard pour atteindre 12 304 acres en 2011, comparativement à 9 803 acres en 2006. Au Canada atlantique, seul le Nouveau‑Brunswick a enregistré une croissance en pourcentage plus élevée de la superficie consacrée aux bleuets de 2006 à 2011.

Les revenus agricoles bruts diminuent

En 2010, année précédant celle du recensement, les revenus agricoles bruts de l’Île‑du‑Prince‑Édouard ont diminué de 14,6 % (aux prix constants de 2010) pour atteindre 447,4 millions de dollars par rapport à 2005. L’Île‑du‑Prince‑Édouard et le Nouveau‑Brunswick sont les seules provinces qui ont déclaré une baisse de leurs revenus agricoles bruts.

En 2010, les exploitants de l’Île‑du‑Prince‑Édouard dépensaient en moyenne 85 cents (amortissement non inclus) par dollar de revenu, soit environ quatre cents de moins qu’en 2005.

Les exploitations agricoles classifiées comme cultivant des pommes de terre et celles classifiées comme produisant des produits laitiers représentaient respectivement 56,9 % et 18,0 % des revenus agricoles bruts de 2010. Le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) fournit un cadre pour la classification des exploitations agricoles selon leur type de production et la valeur de leurs produits. Les types d’exploitations agricoles compris dans le présent document sont établis à partir de ce système.

Le nombre d'exploitations agricoles diminue

Au Recensement de l’agriculture de 2011, on a dénombré 1 495 fermes de recensement à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, ce qui représente une baisse de 12,1 % depuis 2006. Comparativement, la diminution était de 10,3 % à l’échelle nationale. Une ferme de recensement est une exploitation agricole qui produit des produits agricoles destinés à la vente.

Exploitants agricoles

Le nombre d’exploitants agricoles déclarés à l’Île‑du‑Prince‑Édouard était de 2 045, soit une baisse de 12,2 % par rapport à 2006; il s’agit d’une tendance comparable à celle observée pour le nombre d’exploitations agricoles. En 2011, 17,1 % des exploitants agricoles de l’Île‑du‑Prince‑Édouard étaient des femmes, comparativement à 27,4 % à l’échelle nationale.

L’âge moyen d’un exploitant agricole de l’Île‑du‑Prince‑Édouard était de 54,2 ans en 2011, comparativement à 51,4 ans en 2006. À l’échelle nationale, l’âge moyen d’un exploitant agricole était de 54,0 ans en 2011, comparativement à 52,0 ans en 2006.

En 2010, 47,4 % des exploitants agricoles de l’Île‑du‑Prince‑Édouard consacraient plus de 40 heures par semaine à leur exploitation agricole, comparativement à 57,5 % cinq ans plus tôt. À l’échelle nationale, ce pourcentage était de 40,1 % en 2010.

En 2010, 42,8 % des exploitants agricoles de l’Île‑du‑Prince‑Édouard avaient un emploi ou une entreprise à l’extérieur de la ferme, comparativement à 43,3 % en 2005. À l’échelle nationale, le pourcentage était de 46,9 % en 2010.

Selon le Recensement de l’agriculture, 22,5 % des exploitants de l’Île‑du‑Prince‑Édouard âgés de moins de 35 ans le jour du recensement travaillaient à l’extérieur de la ferme plus de 40 heures par semaine en moyenne en 2010, comparativement à 19,3 % de ceux de 35 à 54 ans, et à 11,4 % de ceux de plus de 55 ans.

Superficie agricole

À l’Île‑du‑Prince‑Édouard, la superficie agricole totale a diminué de 4,1 % de 2006 à 2011 pour s’établir à 594 324 acres.

Malgré la diminution de la superficie agricole totale, la superficie moyenne par exploitation agricole a augmenté. À l’Île‑du‑Prince‑Édouard, la superficie des exploitations agricoles était, en moyenne, de 398 acres en 2011, comparativement à 365 acres cinq ans plus tôt.

De la superficie agricole totale de l’Île‑du‑Prince‑Édouard en 2011, 69,1 % étaient des terres en culture. Les exploitants agricoles ont déclaré 410 712 acres de terres en culture en 2011, comparativement à 423 281 acres en 2006. Les terres en culture correspondent à la superficie totale des terres consacrées aux grandes cultures, au foin, aux fruits, aux légumes de plein champ, au gazon et aux produits de pépinière.

Proportion des terres en culture, l'Île-du-Prince-Édouard, 2006 et 2011
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Proportion des terres en culture. Les données sont présentées selon Composition des terres en culture (titres de rangée) et Pourcentage des terres en culture*(figurant comme en-tête de colonne).
Composition des terres en culture Pourcentage des terres en cultureNote *
2011 2006
Grandes cultures 65 59,7
Foin 31,2 37,2
Fruits 3,1 2,4
Légumes 0,6 0,6
Gazon et produits de pépinière 0,1 0

En 2011, la majorité des terres en culture (96,2 %) de l’Île-du-Prince-Édouard était consacrée aux grandes cultures et au foin (tableau 1). La proportion se rapportant aux grandes cultures (y compris les pommes de terre) est passée de 59,7 % en 2006 à 65,0 % en 2011. Par contre, la proportion consacrée au foin est tombée de 37,2 % à 31,2 %. La hausse des prix des cultures commerciales, ainsi que la diminution du nombre de bovins de boucherie et de porcs ont entraîné un remplacement des cultures fourragères et des cultures habituellement utilisées comme aliments pour animaux par des cultures commerciales plus rentables. Les autres cultures, qui comprennent les légumes, les fruits, le gazon et les produits de pépinière, représentaient 3,8 % supplémentaires du total des terres en culture, soit une hausse par rapport à 3,0 % en 2006. 

Bétail

Le nombre de vaches laitières de la province a augmenté de 0,2 % depuis 2006 pour atteindre 13 128 en 2011. Le nombre de bovins de boucherie destinés à la reproduction (vaches et génisses de boucherie) qui a diminué de 34,3 % depuis 2006, était de 11 771 en 2011.

Le nombre de porcs a diminué de 56,5 % à l’Île‑du‑Prince‑Édouard depuis 2006. En 2011, les agriculteurs de la province ont déclaré 53 649 porcs, ce qui représente le deuxième cheptel porcin par ordre d’importance au Canada atlantique, celui du Nouveau‑Brunswick occupant la première place.

Le cheptel ovin de l’Île‑du‑Prince‑Édouard s’est accru de 104,0 % depuis 2006, pour atteindre 7 959 têtes en 2011.

Exploitations agricoles biologiques

Selon le Recensement de l’agriculture de 2011, 46 exploitations agricoles de l’Île‑du‑Prince‑Édouard étaient certifiées biologiques et/ou en transition. Elles représentaient 3,1 % des exploitations agricoles de la province. À l’échelle nationale, 2,0 % d’exploitations agricoles ont déclaré être certifiées biologiques et/ou en transition.

Les catégories principales de produits certifiés biologiques et/ou en transition déclarés à l’Île‑du‑Prince‑Édouard étaient celle des grandes cultures et celle des fruits, des légumes et des produits de serre. Chacune de ces deux catégories a été déclarée par 27 des 46 exploitations certifiées biologiques et/ou en transition de la province. (Le nombre total de fermes déclarantes ne correspond pas à la somme des parties, car une ferme pouvait déclarer plus d’une catégorie).

Autres faits saillants de l'agriculture à l'Île-du-Prince-Édouard

  • Depuis 2006, la superficie consacrée au maïs-grain a augmenté de 151,3 % pour atteindre 5 082 acres.
  • En 2011, la superficie du canola avait atteint 2 962 acres, comparativement à 158 en 2006.
  • La superficie consacrée aux canneberges s'est accrue de 46,7 % depuis 2006 pour s'établir à 110 acres en 2011. Les exploitants agricoles de l'Île-du-Prince-Édouard ont déclaré des superficies consacrées à la culture des fraises, des pommes, du raisin et des framboises.
  • La superficie totale consacrée aux produits de serres était de 424 450 pieds carrés en 2011, ce qui représente une diminution de 20,5 % par rapport à 2006.
  • Des méthodes de culture sans travail du sol ont été appliquées à 3,8 % des terres préparées pour l'ensemencement, comparativement à 56,4 % à l'échelle nationale, tandis que la méthode de travail du sol classique a été appliquée à 74,1 % de ces terres, comparativement à 19,0 % à l'échelle nationale. Le travail de conservation du sol, quant à lui, a été appliqué à 22,1 %, comparativement à 24,6 % à l'échelle nationale.
  • Lors du Recensement de 2011, on a demandé pour la première fois aux exploitants agricoles de déclarer la superficie sur laquelle des résidus de récolte ont été mis en balles pour les utiliser comme litière ou pour la vente. En 2010, à l'Île-du-Prince-Édouard, les résidus de 60 627 acres de récoltes ont été mis en balles.
  • La proportion d'exploitations agricoles ayant déclaré avoir un accès haute vitesse à Internet était de 49,5 % à l'Île-du-Prince-Édouard, tandis que la moyenne nationale était de 44,8 %.
  • À l'Île-du-Prince-Édouard, 50,2 % des exploitations agricoles ont déclaré avoir employé des salariés en 2010. Selon le recensement, le nombre de salariés était de 4 687, dont 25,8 % travaillaient toute l'année à temps plein ou à temps partiel, tandis que 74,2 % étaient des travailleurs saisonniers ou temporaires.

Aperçu de la situation

Le Recensement de l’agriculture de 2011 représente la mesure la plus récente de l’état global de l’agriculture au Canada, et la somme de données recueillies fournit un portrait utile du secteur. Le programme du recensement comprend un continuum de données qui remonte à 1921, mais des données sur l’agriculture sont recueillies depuis le premier recensement au Canada, en 1871.

Depuis le Recensement de l’agriculture de 2006, la fluctuation des prix des produits dans certains secteurs, ainsi que la variation des coûts des engrais, du carburant, des semences et des aliments pour animaux, ont eu des répercussions sur la collectivité des agriculteurs. Les effets secondaires de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de la grippe aviaire ont aussi posé un problème.

Toutefois, de nombreux changements se sont produits par la suite, notamment les prix des produits favorables dans certains secteurs ainsi que l’évolution continue de la situation économique mondiale, et certains de ces facteurs ont profité au secteur agricole canadien. Parallèlement, de nombreux exploitants agricoles ont continué d’adapter leur production et leurs pratiques agricoles, afin d’augmenter leur efficacité et de réagir aux facteurs du marché et à la demande des consommateurs.

Ces progrès, ainsi que la nature dynamique et complexe de l’industrie agricole au Canada, sont un rappel important que le recensement représente un instantané du secteur agricole, qui reflète l’état de la situation dans ce secteur à un point donné dans le temps, et ne mesure pas les fluctuations annuelles entre les années de recensement.

Statistique Canada aimerait remercier la collectivité des exploitants agricoles de l’Île‑du‑Prince‑Édouard de leur participation et de leur aide lors du Recensement de l'agriculture de 2011.

Pour obtenir plus de renseignements sur le Recensement de l’agriculture, communiquez avec le Centre de contact national de Statistique Canada en composant le 613‑951‑8116 ou le numéro d’appel sans frais 1‑800‑263‑1136; infostats@statcan.gc.ca

Pour en savoir davantage au sujet des concepts, des méthodes ou de la qualité des données, communiquez avec Rosemary Villani au 613‑951‑2889, Recensement de l’agriculture, Division de l’agriculture.


Nota

Ferme de recensement

Une exploitation est considérée comme une ferme de recensement (exploitation agricole) si elle produit au moins l'un des produits suivants dans l'intention de vendre :

  • Cultures : Foin, grandes cultures, fruits de verger ou noix, raisin ou petits fruits, légumes, graines de semence
  • Bétail : Bovins, porcs, moutons, chevaux, gibier à poil, autres animaux d’élevage
  • Volaille : Poules, poulets, dindons et dindes, poussins, gibier à plumes, autres volailles
  • Produits d'origine animale : Lait ou crème, œufs, laine, fourrure, viande
  • Autres produits agricoles : Arbres de Noël, gazon, produits de serre ou de pépinière, champignons, miel ou abeilles, sève d'érable et ses produits

Les données pour le Territoire du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ne sont pas incluses dans les totaux nationaux parce que la définition d’une exploitation agricole est différente dans les territoires, et à cause des contraintes de confidentialité. Les données pour le Territoire du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest sont présentées séparément.

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Biologique certifié

Une exploitation est considérée comme biologique certifiée lorsque la certification a eu lieu. Une certification est une procédure selon laquelle un organisme de certification accrédité par l'Agence canadienne d'inspection des aliments donne une garantie écrite que les produits et les systèmes de production sont conformes aux exigences prescrites. La certification peut s'appuyer sur toute une série d'activités d'inspection, notamment la vérification des pratiques de gestion, l'audit des systèmes d'assurance de la qualité et des bilans intrants/extrants. (Source : Manuel de fonctionnement du Bureau biologique du Canada)

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Biologique en transition

Les exploitations en transition se réfèrent aux fermes qui étaient dans le processus de conversion de leur ferme ou d’une partie de leur ferme à des normes biologiques durant la période du Recensement de l’agriculture de 2011.

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Revenus agricoles bruts

Le Recensement de l’agriculture mesure les revenus agricoles bruts pour l'année civile ou financière précédant le recensement.

La définition du recensement des revenus agricoles bruts (avant les dépenses) comprend :

  • les revenus de la vente de tous les produits agricoles
  • les paiements reçus de programmes et les revenus du travail à forfait

Les éléments suivants ne sont pas compris dans les revenus agricoles bruts :

  • les ventes de produits forestiers (par exemple, bois de chauffage, de bois à pâte, de billes, de poteaux de clôture et de pilotis)
  • les ventes de biens immobilisés (par exemple, les quotas, les terres et la machinerie)
  • les revenus provenant de la vente de produits achetés uniquement pour la vente au détail.

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2005 à 2010

Certaines données se rapportent à une autre période de référence que le jour du recensement. En ce qui a trait aux données financières, la période de référence est l'année civile ou comptable précédant le recensement.

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Types d’exploitations agricoles

La classification des types d’exploitations agricoles est une procédure qui permet de grouper les fermes de recensement selon leur principal produit. Elle se fait en estimant les revenus que la ferme est susceptible de tirer de la vente des cultures et des animaux d'élevage déclarés dans le questionnaire, et en déterminant le produit ou le groupe de produits qui représente la plus grande part des revenus agricoles éventuels de la ferme. Ainsi, une ferme de recensement dont les porcs pourraient représenter 60 % de ses revenus totaux, les bovins de boucherie 20 %, et le blé 20 %, serait classée comme ferme porcine. Les types d’exploitations agricoles utilisés dans ce document sont établis d’après le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) de 2007. Le tableau ci-dessous illustre les liens entre les genres de fermes de recensement et ceux du SCIAN.

Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Types d’exploitations agricoles.
Les données sont présentées selon Catégorie du Recensement de l’agriculture titres de rangée, Catégories à cinq chiffres du SCIAN figurant comme en-tête de colonne.
Catégories du Recensement de l’agriculture Catégories à cinq chiffres du SCIAN
Produits laitiers Élevage de bovins laitiers et production laitière
Bovins de boucherie Élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissement
Porcs Élevage de porcs
Volailles et oeufs Production d'oeufs de poules
Élevage de poulets à griller et d’autres volailles d’abattage
Élevage de dindons
Couvoirs
Élevage de volailles combiné à la production d’œufs
Élevage de toutes autres volailles
Moutons et chèvres Élevage de moutons
Élevage de chèvres
Autres types d’élevage Apiculture
Élevage de chevaux et d’autres équidés
Élevage d’animaux à fourrure et de lapins
Élevage mixte d’animaux
Tous les autres types d’élevage divers
Oléagineux et céréales Culture du soja
Culture de plantes oléagineuses (sauf le soja)
Culture de pois et de haricots secs
Culture du blé
Culture du maïs
Autres cultures céréalières
Légumes et melons Culture de pommes de terre
Autres cultures de légumes et de melons (sauf de pommes de terre)
Fruits et noix Culture de fruits et de noix
Serre et pépinière Cultures de champignons
Autres cultures vivrières en serre
Culture en pépinière et arboriculture
Floriculture
Autres cultures Culture du tabac
Culture du foin
Culture mixte de fruits et de légumes
Production de sirop d’érable et d’autres produits de l’érable
Toutes les autres cultures agricoles diverses

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Exploitant agricole

Selon le recensement, un exploitant agricole est toute personne responsable de prendre les décisions de gestion nécessaires à la bonne marche d'une exploitation agricole le 10 mai 2011.

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