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Comprendre les ménages multigénérationnels au Canada : portrait de ceux qui en font partie
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Aperçu de l’étude
Cette étude, fondée sur les données du Recensement de la population de 2021, porte sur les caractéristiques sociodémographiques et économiques des personnes vivant dans un ménage composé d’au moins trois générations de la même famille. Elle traite également des différences entre les générations (la plus jeune, la plus âgée et la génération intermédiaire) en ce qui concerne ces caractéristiques.
Remerciements
Les auteures tiennent à remercier les collègues de Statistique Canada suivants pour leurs commentaires perspicaces sur les premières versions de cet article : Thomas Anderson, Paula Arriagada, Nicolas Bastien, Amanda Bleakney, Sylvie Godin, Bertrand Ouellet-Léveillé, Laurent Martel, France-Pascale Ménard, Anne Milan, Jerry Situ et Jennifer Yuen.
Faits saillants
- En 2021, 2,4 millions de personnes vivaient dans un ménage multigénérationnel au Canada, ce qui représentait 6,5 % de toutes les personnes vivant dans un ménage privé. La prévalence de ce type de ménage variait considérablement d’une région à l’autre du pays : 1 personne sur 4 (24,9 %) vivait dans un ménage multigénérationnel au Nunavut, alors que c’était le cas de 3,1 % des personnes vivant au Québec.
- Conformément aux tendances observées dans d’autres pays, les personnes des générations plus âgées vivant dans un ménage multigénérationnel étaient principalement des femmes.
- En 2021, environ 1 famille monoparentale sur 8 (12,2 %) vivait dans un ménage multigénérationnel. La plupart (79,3 %) des parents à la tête de ces familles représentaient la génération intermédiaire du ménage, vivant à la fois avec leurs enfants et leurs propres parents.
- En 2021, plus de la moitié (52,7 %) des personnes vivant dans un ménage multigénérationnel étaient racisées, et 2 personnes sur 5 (40,5 %) étaient nées à l’extérieur du Canada, soit des proportions plus élevées que celles enregistrées pour la population vivant dans les autres types de ménage (24,7 % et 25,5 %, respectivement).
- La cohabitation multigénérationnelle était plus courante chez les personnes ayant déclaré avoir des origines ethniques ou culturelles sud-asiatiques. En 2021, plus du tiers des personnes d’origine ethnique ou culturelle sikhe (36,6 %) ou pendjabie (34,2 %) vivaient dans un ménage multigénérationnel. Les proportions étaient également relativement élevées chez les personnes d’origine ethnique ou culturelle tamoule (21,7 %) pakistanaise (19,3 %), indienne (19,0 %) ou sri lankaise (18,7 %).
- Parmi les personnes composant la génération la plus âgée dans les ménages multigénérationnels, près du quart (23,8 %) ne connaissaient pas suffisamment l’anglais ou le français pour soutenir une conversation.
- Comparativement aux autres types de ménage, une plus faible proportion de ménages multigénérationnels vivaient dans un logement inabordable (20,8 % par rapport à 11,1 %), mais une proportion relativement plus élevée vivaient dans un logement considéré comme étant surpeuplé (4,7 % par rapport à 28,3 %).
- Comparativement aux autres types de ménage, une proportion plus faible de ménages multigénérationnels étaient en situation de faible revenu (15,5 % par rapport à 4,3 %), de même qu’une proportion plus faible avaient des besoins impérieux en matière de logement (10,3 % par rapport à 4,6 %).
Introduction
Au cours des dernières décennies, le Canada a connu une croissance rapide des ménages composés de diverses combinaisons de membres de la famille immédiate, de la famille étendue et de personnes non apparentéesNote . Parmi ceux-ci, les ménages multigénérationnels, où trois générations ou plus de la même famille vivent ensemble, figurent parmi les plus importants.
En 2021, il y avait près d’un demi-million de ménages multigénérationnels au Canada (441 750), un nombre en hausse de 21,2 % depuis 2011 (364 505)Note . Ce taux de croissance a dépassé celui enregistré pour l’ensemble des ménages (+12,4 %). La croissance des ménages multigénérationnels peut être le reflet d’une stratégie adoptée délibérément par les familles pour surmonter les difficultés liées à l’abordabilité du logement et au coût de la vie, de même que de l’évolution des styles de vie et des préférences culturellesNote . Dans un contexte où la composition ethnoculturelle de la population continue d’évoluerNote parallèlement au vieillissement démographiqueNote , la cohabitation multigénérationnelle pourrait jouer un rôle croissant dans les réseaux de soins et de soutien des enfants, des parents et des adultes plus âgés dans les années à venir.
Le reste de cette étude s’intéresse aux ménages multigénérationnels au Canada et traite des caractéristiques sociodémographiques et socioéconomiques des personnes qui les composent.
La cohabitation multigénérationnelle : une situation plus courante au Nunavut, en Colombie-Britannique et en Ontario, mais plus rare au Québec
En 2021, 2,4 millions de personnes vivaient dans un ménage multigénérationnel au Canada, ce qui représente 6,5 % de la population totale vivant dans un ménage privéNote . À l’échelle régionale, la prévalence de la cohabitation multigénérationnelle varie considérablement (tableau 1). En 2021, la moitié (50,2 %) de toutes les personnes vivant dans les ménages multigénérationnels résidaient en Ontario, ce qui signifie une surreprésentation étant donné que l’Ontario comptait 38,6 % de la population totale du Canada cette année-là. De même, la population vivant dans les ménages multigénérationnels était surreprésentée en Colombie-Britannique (17,7 %) par rapport à son poids dans la population totale du Canada (13,5 %). Ensemble, l’Ontario et la Colombie-Britannique abritaient les deux tiers (67,9 %) de toutes les personnes vivant dans les ménages multigénérationnels en 2021.
| Région géographique | Nombre de personnes vivant dans un ménage privé | Répartition des personnes vivant dans un ménage privé | Nombre de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel | Proportion de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel parmi toutes les personnes vivant dans un ménage privé | Répartition des personnes vivant dans un ménage multigénérationnel |
|---|---|---|---|---|---|
| nombre | pourcentage | nombre | pourcentage | ||
| Source : Recensement de la population, 2021 (3901). | |||||
| Canada | 36 328 480 | 100,0 | 2 360 760 | 6,5 | 100,0 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 502 095 | 1,4 | 20 675 | 4,1 | 0,9 |
| Île-du-Prince-Édouard | 150 485 | 0,4 | 4 930 | 3,3 | 0,2 |
| Nouvelle-Écosse | 955 860 | 2,6 | 41 380 | 4,3 | 1,8 |
| Nouveau-Brunswick | 759 195 | 2,1 | 31 120 | 4,1 | 1,3 |
| Québec | 8 308 475 | 22,9 | 256 220 | 3,1 | 10,9 |
| Ontario | 14 031 755 | 38,6 | 1 185 490 | 8,4 | 50,2 |
| Manitoba | 1 307 185 | 3,6 | 78 325 | 6,0 | 3,3 |
| Saskatchewan | 1 103 200 | 3,0 | 53 800 | 4,9 | 2,3 |
| Alberta | 4 177 720 | 11,5 | 256 685 | 6,1 | 10,9 |
| Colombie-Britannique | 4 915 940 | 13,5 | 417 890 | 8,5 | 17,7 |
| Yukon | 39 585 | 0,1 | 1 775 | 4,5 | 0,1 |
| Territoires du Nord-Ouest | 40 380 | 0,1 | 3 350 | 8,3 | 0,1 |
| Nunavut | 36 605 | 0,1 | 9 120 | 24,9 | 0,4 |
En raison de sa petite population, le Nunavut ne représentait qu’une très faible proportion de la population totale du Canada vivant dans les ménages multigénérationnels. Toutefois, ce type de ménage était de loin le plus répandu dans ce territoire. En 2021, 1 habitant du Nunavut sur 4 (24,9 %) vivait dans un ménage multigénérationnel, soit plus du triple de la moyenne nationale (6,5 %). Des études antérieures ont révélé que la prévalence des logements surpeuplés était élevée chez les Inuits vivant dans l’Inuit Nunangat (y compris le Nunavut), en raison des défis liés à l’offre et à la pénurie de logementsNote , Note .
En revanche, la cohabitation multigénérationnelle était relativement rare au Québec : en 2021, 3,1 % de toutes les personnes habitant dans la province vivaient dans un ménage multigénérationnel, soit la plus faible proportion parmi les provinces et les territoires. Le Québec a longtemps affiché la plus grande proportion de personnes vivant seules parmi les provinces et les territoiresNote . Il a aussi une faible prévalence de jeunes adultes vivant avec leurs parentsNote ainsi que de petits-enfants vivant avec leurs grands-parentsNote . Ces modèles semblent refléter une combinaison des coûts de logement relativement faibles dans les régions urbaines du Québec ainsi que divers facteurs socioculturels et structurels, notamment le fait qu’une proportion plus élevée que la moyenne des adultes plus âgés dans la province réside dans un établissement de soins de longue durée ou une résidence pour personnes âgéesNote .
Dans l’ensemble, la prévalence de la cohabitation multigénérationnelle était légèrement plus faible dans les régions ruralesNote du pays (4,9 %) que dans les régions urbainesNote (6,8 %). Dans ces régions urbaines, la région métropolitaine de recensement (RMR)Note d’Abbotsford–Mission a enregistré la plus forte proportion de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel en 2021 (17,5 %), suivie de la RMR de Toronto (11,6 %) (carte 1). Conformément à la tendance provinciale, diverses collectivités du Québec affichaient la plus faible proportion de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel. Au total, 1 % ou moins de toutes les personnes résidant dans les agglomérations de recensement de Rimouski, Thetford Mines, Saint-Georges et Rivière-du-Loup vivaient dans un ménage multigénérationnel en 2021.

Tableau de données du carte 1
| Région | pourcentage |
|---|---|
| Notes : Cette carte montre les régions métropolitaines de recensement (RMR) et les agglomérations de recensement (AR) affichant les proportions les plus élevées et les plus basses de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel en 2021.
Une RMR ou une AR est formée d’une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d’un centre de population (aussi appelé le noyau). Une RMR doit avoir une population totale d’au moins 100 000 habitants, d’après les données du Programme du recensement de la population actuel, dont 50 000 ou plus doivent vivre dans le noyau selon les données ajustées du programme du Recensement précédent. Une AR doit avoir une population de base d’au moins 10 000 habitants, toujours selon les données du précédent programme du recensement de la population. Pour être incluses dans une RMR ou une AR, les autres municipalités adjacentes doivent avoir un degré d’intégration élevé avec le noyau, lequel est déterminé par le pourcentage de navetteurs établi d’après les données du programme de recensement précédent sur le lieu de travail.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
|
| Abbotsford–Mission | 17,5 |
| Toronto | 11,6 |
| Vancouver | 10,6 |
| Oshawa | 9,7 |
| Essa | 9,7 |
| Alma | 1,1 |
| Rimouski | 1,0 |
| Thetford Mines | 1,0 |
| Saint-Georges | 0,8 |
| Rivière-du-Loup | 0,8 |
Une affaire de famille : les avantages et les inconvénients liés à la cohabitation multigénérationnelle
Le fait de partager votre espace de vie avec des membres de votre famille élargie peut offrir des avantages mais aussi des défis particuliers par rapport aux autres types de ménage. Interrogés sur les facteurs qui les ont amenés à vivre dans un ménage multigénérationnel, la plupart des gens placent les considérations financières en haut de leur liste. En particulier pour les jeunes adultes qui peuvent être confrontés à des situations difficiles comme le chômage, le sous-emploi, la pénurie de logements ou la fin de relations de couple, partager un foyer avec des personnes apparentées plus âgées peut fournir un effet protecteur contre la pauvreté et soulager les pressions financières en mettant leurs ressources en commun. Ce type de ménage est souvent présenté comme pratique pour ses membres; il peut offrir des avantages tels que la prestation de soins informels aux jeunes enfants ou aux adultes dans le besoin, ce qui peut améliorer l’équilibre entre le travail et la vie personnelle et permettre à des adultes plus âgés de continuer à vivre à la maisonNote .
D’autres avantages sociaux et émotionnels de la cohabitation multigénérationnelle sont également couramment mentionnés, comme la compagnie et le soutien que ce type de ménage peut offrir. Vivre avec d’autres peut améliorer la santé mentale de certaines personnes en réduisant les sentiments de solitude et d’isolement. L’interaction régulière entre les jeunes et les générations plus âgées peut également contribuer au développement de la première génération et fournir un sens à la vie et de la satisfaction à la seconde, en améliorant le bien-être tout en stimulant la solidarité intergénérationnelleNote .
D’autre part, certains aspects de la cohabitation multigénérationnelle peuvent entraîner des tensions accrues lorsque les espaces privés ne sont pas disponibles ou s’avèrent insuffisants pour les membres du ménage, ou lorsque la conception du logement est inappropriéeNote . Le surpeuplement des logements peut également entraîner des répercussions négatives directes sur la santé des membres plus âgés et plus fragiles du ménageNote . Le partage de l’espace avec les membres de la famille plus jeunes ou plus âgés peut exercer des pressions sur les relations intergénérationnelles en raison de l’évolution des normes et des croyances entre les générations respectives, des différences dans les approches parentales ou des désaccords sur les tâches ménagèresNote . Cela peut également avoir une incidence sur les réseaux sociaux plus larges des personnes, si, par exemple, elles évitent d’inviter des amis ou des partenaires intimes à la maison en raison d’un manque d’intimité ou d’espaceNote .
Il semble aussi que le fait de partager une maison avec des personnes apparentées adultes plus jeunes peut nuire au bien-être financier des générations plus âgées, qui peuvent, par exemple, financer leur retraite ainsi que les dépenses de leurs enfants et petits-enfants adultes par obligation filiale ou attentes culturelles, réduisant parfois leurs économies et richessesNote . On a constaté que les générations plus âgées étaient généralement des « donneurs nets » de ressources financières et temporelles au sein des ménages multigénérationnelsNote .
Les personnes qui vivent dans un ménage multigénérationnel ont divers parcours de vie; il existe une grande diversité dans les caractéristiques familiales, socioéconomiques et culturelles de chaque génération de la famille qui se recoupent avec celles des autres membres de la famille. Les recherches effectuées jusqu’à présent indiquent que la satisfaction d’une personne à l’égard de la cohabitation multigénérationnelle dépend en grande partie si elle a choisi ou non de vivre dans ce type de ménage, au lieu de croire qu’il n’existait aucune autre solution viableNote .
Vivre dans un ménage multigénérationnel est plus courant pendant la petite enfance et à l’âge adulte (graphique 1). En 2021, 1 jeune enfant sur 10 (10,2 %) de 0 à 4 ans vivait dans un ménage multigénérationnel, tandis que la proportion était de 7,5 % chez les personnes de 85 ans et plus. Ce type de ménage était le moins répandu chez les adultes à la fin de la cinquantaine (4,9 %): comme l’indique l’article qui accompagne cette étude, intitulé Être adultes ensemble : quand parents et enfants adultes cohabitent, beaucoup de personnes de ce groupe d’âge vivent avec leurs enfants adultes et aucune autre génération de la même famille.

Tableau de données du graphique 1
| Groupe d’âge | pourcentage |
|---|---|
| Note : La ligne horizontale correspond à la proportion de tous les âges combinés.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
|
| Tous les âges | 6,5 |
| 0 à 4 | 10,2 |
| 5 à 9 | 9,0 |
| 10 à 14 | 8,3 |
| 15 à 19 | 7,6 |
| 20 à 24 | 6,3 |
| 25 à 29 | 5,4 |
| 30 à 34 | 5,6 |
| 35 à 39 | 6,2 |
| 40 à 44 | 6,3 |
| 45 à 49 | 6,2 |
| 50 à 54 | 5,6 |
| 55 à 59 | 4,9 |
| 60 à 64 | 5,0 |
| 65 à 69 | 5,8 |
| 70 à 74 | 6,4 |
| 75 à 79 | 6,7 |
| 80 à 84 | 7,2 |
| 85 et plus | 7,5 |
Alors que les membres de la génération la plus jeune dans les ménages multigénérationnels étaient surtout des enfants de moins de 15 ans (65,4 %), la répartition par âge des personnes de la génération intermédiaire et de la génération la plus âgée était plus variée (graphique 2). La plupart des personnes composant la génération intermédiaire étaient des membres de la génération du millénaire (entre 25 et 40 ans cette année-là) ou de la génération X (entre 41 et 55 ans). En revanche, la majorité de la génération la plus âgée était des baby-boomers âgés de 56 à 75 ans en 2021. En 2021, les millénariaux et les baby-boomers ont connu respectivement la croissance la plus rapide et la plus importante cohorte de naissances au CanadaNote .

Tableau de données du graphique 2
| Groupe d’âge | Génération la plus jeune | Génération intermédiaire | Génération la plus âgée | Toutes les personnes vivant dans un ménage multigénérationnel |
|---|---|---|---|---|
| pourcentage | ||||
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). | ||||
| 0 à 4 | 22,8 | 0,3 | 0,0 | 7,9 |
| 5 à 9 | 22,2 | 0,5 | 0,0 | 7,8 |
| 10 à 14 | 20,4 | 1,1 | 0,0 | 7,4 |
| 15 à 19 | 16,0 | 2,4 | 0,0 | 6,4 |
| 20 à 24 | 10,9 | 5,0 | 0,0 | 5,9 |
| 25 à 29 | 5,2 | 9,0 | 0,0 | 5,5 |
| 30 à 34 | 1,6 | 13,7 | 0,1 | 6,0 |
| 35 à 39 | 0,5 | 16,4 | 0,3 | 6,5 |
| 40 à 44 | 0,2 | 15,9 | 1,2 | 6,4 |
| 45 à 49 | 0,1 | 14,0 | 2,9 | 6,0 |
| 50 à 54 | 0,0 | 10,6 | 5,6 | 5,5 |
| 55 à 59 | 0,0 | 6,6 | 10,6 | 5,4 |
| 60 à 64 | 0,0 | 3,0 | 15,5 | 5,4 |
| 65 à 69 | 0,0 | 1,0 | 18,1 | 5,3 |
| 70 à 74 | 0,0 | 0,3 | 17,5 | 4,9 |
| 75 à 79 | 0,0 | 0,1 | 12,5 | 3,4 |
| 80 à 84 | 0,0 | 0,0 | 8,5 | 2,3 |
| 85 et plus | 0,0 | 0,0 | 7,2 | 2,0 |
Les femmes sont surreprésentées parmi la génération la plus âgée des ménages multigénérationnels
La plupart des personnes représentant la génération intermédiaire ou la plus âgée dans les ménages multigénérationnels étaient des femmes (53,7 % et 62,5 %, respectivement), tandis que le contraire était vrai chez la génération la plus jeune, dont 52,4 % étaient des garçons ou des hommes (graphique 3). La plus grande prévalence de garçons et d’hommes dans la génération la plus jeune est en grande partie une fonction de la composition dans la population générale à ces âges : dans l’ensemble, 51,3 % des personnes âgées de 14 ans et moins en 2021 étaient des garçons.

Tableau de données du graphique 3
| Type de ménage et génération de la personne | pourcentage |
|---|---|
| Notes : La ligne horizontale indique auquel il y aurait un nombre égal de femmes+ et d'hommes+.
Étant donné la petite taille de la population non binaire, il est parfois nécessaire d’agréger les données en une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes appartenant à la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ». La catégorie « Femmes+ » comprend les femmes et les filles, ainsi que certaines personnes non binaires. La catégorie « Hommes+ » comprend les hommes et les garçons, ainsi que certaines personnes non binaires.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
|
| Parité entre les genres | 50,0 |
| Génération la plus jeune dans un ménage multigénérationnel |
47,6 |
| Génération intermédiaire dans un ménage multigénérationnel |
53,7 |
| Génération la plus âgée dans un ménage multigénérationnel |
62,5 |
| Dans un autre type de ménage | 50,4 |
La prédominance des femmes parmi les générations plus âgées des ménages multigénérationnels reflète plusieurs facteurs. Premièrement, la longévité accrue des femmes se traduit en moyenne par un nombre relativement plus grand de femmes plus âgées qui ne sont pas en couple et qui pourraient choisir la cohabitation multigénérationnelle pour bénéficier de la compagnie, des soins mutuels et du soutien que cette modalité de vie pourrait offrirNote . Pour preuve, près du tiers (31,0 %) des femmes de la génération la plus âgée dans les ménages multigénérationnels étaient veuves, comparativement à 10,1 % des hommes de la génération la plus âgée.
En outre, la situation financière plus vulnérable des femmes plus âgées par rapport aux hommes plus âgés, surtout après le divorce ou le veuvageNote , peut les inciter à combiner leurs ressources avec celles de leurs enfants adultes pour mieux faire face au coût de la vie. Parmi les membres de la génération plus âgée, la proportion de femmes séparées ou divorcées (16,2 %) était plus élevée que la proportion chez les hommes (9,6 %).
Les normes culturelles liées à l’entraide et à l’interaction sociale peuvent également contribuer à une plus grande présence des matriarches dans les ménages multigénérationnels, c’est-à-dire la plus grande probabilité que les mères plutôt que les pères vivent avec leurs enfants adultes. Des études antérieures ont montré que les grands-mères sont plus susceptibles que les grands-pères de déclarer s’occuper de petits-enfants (qu’ils cohabitent ou non avec eux)Note ,Note , et que les enfants adultes sont plus susceptibles de passer régulièrement du temps avec leur mère qu’avec leur pèreNote .
Diverses formes de relations sont observées au sein de la génération intermédiaire et de la génération la plus âgée dans les ménages multigénérationnels
Bien que, de façon générale, tous les membres d’un ménage multigénérationnel soient liés les uns aux autres d’une façon quelconqueNote , la situation familiale propre à chaque génération du ménage varie considérablement (graphique 4). En 2021, la grande majorité (99,6 %) des personnes représentant la plus jeune génération étaient des enfants vivant avec au moins un de leurs parents dans une famille de recensementNote . En revanche, la plupart des personnes de la génération intermédiaire vivaient avec un conjoint ou une conjointe (66,9 %), bien que 19,1 % étaient à la tête de familles monoparentales. Par ailleurs, 12,3 % des personnes de la génération intermédiaire étaient des enfants dans des familles de recensement, ce qui signifie qu’ils vivaient avec des parents ainsi qu’avec au moins une personne apparentée plus jeune, comme leur nièce ou leur neveu, et sans conjoint ou conjointe ou enfants à eux dans le ménage.

Tableau de données du graphique 4
| Génération la plus âgée | Génération intermédiaire | Génération la plus jeune | |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
| Note : Dans les ménages multigénérationnels, la situation dans la famille de recensement de la personne est déterminée en fonction des deux plus jeunes générations de la famille. Par exemple, une personne qui vit avec son enfant adulte et son petit-enfant (l’enfant de son enfant adulte) serait considérée comme une personne « vivant avec des personnes apparentées », tandis que l’enfant adulte et le petit-enfant seraient considérés comme les membres d’une famille de recensement monoparentale.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
|||
| Enfant dans une famille de recensement | 0,0 | 12,3 | 99,6 |
| Conjoint(e) dans une famille de recensement (avec ou sans enfants) | 58,3 | 66,9 | 0,4 |
| Parent dans une famille de recensement monoparentale | 6,7 | 19,1 | 0,0 |
| Ne fait pas partie d’une famille de recensement, vivant avec des personnes apparentées | 35,0 | 1,8 | 0,0 |
Comme la génération intermédiaire, la plupart des membres de la génération la plus âgée des ménages multigénérationnels vivaient avec leur conjoint ou conjointe en 2021 (58,3 %). Toutefois, plus du tiers (35,0 %) étaient classés comme « vivant avec des personnes apparentées »; dans la plupart des cas, ces personnes vivaient avec leur enfant adulte et au moins un de leurs petits-enfants.
La cohabitation multigénérationnelle est courante chez les jeunes parents à la tête d’une famille monoparentale
Les membres des familles monoparentales sont particulièrement vulnérables sur le plan économique, étant donné que les parents qui les dirigent sont en moyenne moins susceptibles d’être employésNote et plus susceptibles d’être en situation de faible revenuNote que les autres parents. Pour certains de ces parents, le partage d’une maison avec leurs parents peut offrir des avantages comme l’aide à la garde des enfantsNote et le partage des frais de logementNote , ce qui réduit la probabilité que leurs enfants vivent dans la pauvretéNote . En 2021, environ 1 famille monoparentale sur 8 (12,2 %) vivait dans un ménage multigénérationnel. Parmi ceux-ci, la plupart (79,3%) des parents représentaient la génération intermédiaire du ménage, c’est-à-dire qu’ils vivaient avec leur enfant et un ou plusieurs de leurs parents.
Les ménages multigénérationnels sont particulièrement répandus chez les jeunes parents qui ne vivent pas avec un conjoint ou une conjointe. Parmi les parents adolescents (âgés de 15 à 19 ans) à la tête d’une famille monoparentale en 2021, plus des quatre cinquièmes (85,7 %) représentaient la génération intermédiaire dans un ménage multigénérationnel, alors que cela était également vrai pour un peu moins de la moitié des parents de 20 à 24 ans à la tête d’une famille monoparentale (47,3 %).
Peu importe le type de ménage dans lequel ils vivaient, la plupart des parents à la tête d’une famille monoparentale en 2021 étaient des femmes (77,2 %). Toutefois, les femmes représentaient un pourcentage légèrement plus faible de ces parents dans les ménages multigénérationnels (74,9 %) que dans les autres types de ménage (77,6 %), particulièrement chez les moins de 50 ans. Cette différence est attribuable à la plus grande propension des jeunes hommes à la tête d’une famille monoparentale à vivre avec leurs parents (graphique 5). Par exemple, parmi les parents âgés de 20 à 24 ans qui ne vivaient pas avec un conjoint ou une conjointe, plus des trois quarts (76,3 %) des hommes vivaient dans un ménage multigénérationnel alors que c’était le cas pour 40,9 % des femmes. En résumé, chez les familles monoparentales, la cohabitation multigénérationnelle est plus fréquente lorsque le parent est relativement jeune, et particulièrement si le parent est un jeune homme.

Tableau de données du graphique 5
| Groupe d’âge | Hommes+ | Femmes+ |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
| Note : Étant donné la petite taille de la population non binaire, il est parfois nécessaire d’agréger les données en une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses. Dans ces cas, les personnes appartenant à la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre et sont désignées par le symbole « + ». La catégorie « femmes+ » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires. La catégorie « hommes+ » comprend les hommes de même que certaines personnes non binaires.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
||
| 15 à 19 | 95,9 | 80,0 |
| 20 à 24 | 76,3 | 40,9 |
| 25 à 29 | 48,3 | 25,9 |
| 30 à 34 | 30,4 | 18,2 |
| 35 à 39 | 19,3 | 13,5 |
| 40 à 44 | 13,9 | 11,0 |
| 45 à 49 | 11,0 | 9,9 |
| 50 à 54 | 8,9 | 9,1 |
| 55 à 59 | 7,0 | 8,8 |
| 60 à 64 | 6,3 | 8,8 |
| 65 à 69 | 6,3 | 9,0 |
| 70 à 74 | 6,7 | 8,0 |
| 75 à 79 | 6,6 | 7,4 |
| 80 à 84 | 6,6 | 6,7 |
| 85 et plus | 6,3 | 5,7 |
Au total, 2 personnes sur 5 vivant dans un ménage multigénérationnel sont nées à l’extérieur du Canada
En 2021, deux personnes sur cinq (40,5 %) vivant dans un ménage multigénérationnel étaient nées à l’extérieur du Canada, un taux nettement plus élevé que celui des personnes vivant dans d’autres types de ménage (25,5 %). Au sein des ménages multigénérationnels, la prévalence des personnes nées à l’étranger était la plus élevée parmi la génération la plus âgée (61,8 %) et la plus faible parmi la génération la plus jeune (10,0 %). Cela dit, parmi les membres de la génération la plus jeune, près de la moitié (48,6 %) étaient nés au Canada d’au moins un parent né à l’extérieur du Canada.
La plus grande tendance des personnes nées à l’étranger à vivre dans un ménage multigénérationnel a été observée dans de nombreux autres pays occidentaux et reflète en grande partie les préférences et les normes culturelles de leur région d’origineNote . En outre, le fait d’avoir plus de personnes apparentées dans le ménage peut faciliter une transmission plus efficace de la culture d’origine aux plus jeunes membres de la familleNote . Le fait de partager une maison avec des personnes apparentées peut également constituer une stratégie économique pratique pour les nouveaux arrivants confrontés à des obstacles sur le marché du travail ou à des difficultés en matière d’accessibilité au logementNote , en particulier ceux qui ont rejoint leurs enfants adultes, leurs parents ou des personnes apparentées au moyen de programmes d’immigration parrainés par la famille.Note Dans l’ensemble, cependant, ce type de ménage était moins répandu chez les immigrants récentsNote (8,0 %) que chez les immigrants établisNote (11,4 %).
Bien que certaines familles puissent former un ménage multigénérationnel pendant un certain temps pour accueillir une personne apparentée séjournant temporairement au Canada pour travailler, pour étudier ou pour d’autres raisons, relativement peu de résidents non permanents vivaient dans ces ménages en 2021 (3,4 %).
Parmi les personnes nées à l’étranger, celles nées en Asie du SudNote ou en Asie du Sud-Est présentaient la prévalence la plus élevée d’appartenance à un ménage multigénérationnel, à 19,8 % et 13,1 % respectivement. En revanche, la cohabitation multigénérationnelle était relativement rare chez les personnes nées en Europe de l’Ouest (2,2 %), en Europe du Nord (3,8 %), ou en Afrique (4,4 %) (carte 2), ce qui correspond aux tendances générales observées chez la diaspora vivant dans d’autres paysNote .

Tableau de données du carte 2
| Lieu de naissance | pourcentage |
|---|---|
| Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). | |
| Europe de l’Ouest | 2,2 |
| Europe du Nord | 3,8 |
| Amérique du Nord (à l’exception du Canada) | 4,3 |
| Afrique | 4,4 |
| Canada | 5,3 |
| Europe de l’Est | 6,4 |
| Amérique centrale | 7,1 |
| Europe du Sud | 7,4 |
| Asie centrale de l’Ouest et Moyen-Orient | 7,8 |
| Amérique du Sud | 8,4 |
| Océanie | 9,0 |
| Caraïbes et Bermudes | 10,6 |
| Asie de l’Est | 11,3 |
| Asie du Sud-Est | 13,1 |
| Asie du Sud | 19,8 |
Les personnes racisées représentent plus de la moitié de la population vivant dans des ménages multigénérationnels
En 2021, les personnes raciséesNote représentaient plus de la moitié (52,7 %) de la population canadienne vivant dans les ménages multigénérationnels (tableau 2). Conformément aux tendances observées selon le lieu de naissance, ce type de ménage était le plus répandu chez les personnes sud-asiatiques, dont le cinquième résidait dans un ménage multigénérationnel (20,4 %), soit plus du triple de la proportion enregistrée pour la population en général. En 2021, tous les autres groupes racisés affichaient des taux plus élevés de cohabitation multigénérationnelle que le reste de la population (4,2 %).
| Groupe racisé | Proportion de personnes vivant dans un ménage multigénérationnel parmi toutes les personnes vivant dans un ménage privé | Répartition des personnes vivant dans un ménage multigénérationnel |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
Source : Recensement de la population, 2021 (3901). |
||
| Ensemble de la population vivant dans un ménage privé | 6,5 | 100,0 |
| Ensemble de la population racisée | 13,0 | 52,7 |
| Sud-Asiatiques | 20,4 | 22,0 |
| Chinois | 12,9 | 9,3 |
| Noirs | 8,0 | 5,2 |
| Philippins | 13,5 | 5,4 |
| Arabes | 5,9 | 1,7 |
| Latino-Américains | 8,9 | 2,2 |
| Asiatiques du Sud-Est | 13,6 | 2,2 |
| Asiatiques occidentaux | 9,1 | 1,4 |
| Coréens | 5,1 | 0,5 |
| Japonais | 4,1 | 0,2 |
| Groupes n.i.a. Tableau 2 Note 1 ou groupes racisés multiples | 12,4 | 2,6 |
| Reste de la population | 4,2 | 47,3 |
Parmi les différents groupes d’origine ethnique ou culturelle, la cohabitation multigénérationnelle était plus courante chez les personnes ayant déclaré avoir des origines ethniques ou culturelles sud-asiatiques. En 2021, plus du tiers des personnes d’origine ethnique ou culturelle sikhe (36,6 %) ou pendjabie (34,2 %) vivait dans un ménage multigénérationnel; les proportions étaient aussi relativement élevées pour les personnes ayant des origines ethniques ou culturelles tamoules (21,7 %), pakistanaises (19,3 %), indiennes (19,0 %) ou sri lankaises (18,7 %).
Au total, 1 Autochtone sur 10 vit dans un ménage multigénérationnel
Dans l’ensemble, la proportion d’Autochtones vivant dans un ménage multigénérationnel était plus élevée que celle des personnes non autochtones (10,4 % et 6,4 %, respectivement) (graphique 6). Toutefois, la prévalence de ce type de ménage au sein de la population autochtone variait considérablement, étant la plus courante chez les Inuits (18,3 %) et la moins courante chez les Métis (5,7 %).

Tableau de données du graphique 6
| pourcentage | |
|---|---|
| Note : Les catégories « Premières Nations », « Métis » et « Inuit » sont limitées aux personnes qui se sont identifiées comme membre d’un seul groupe autochtone. Les personnes qui ont déclaré plusieurs identités autochtones ou des identités autochtones non incluses ailleurs sont incluses au total de la population d’identité autochtone.
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
|
| Inuit | 18,3 |
| Métis | 5,7 |
| Premières Nations | 12,8 |
| Total – Autochtones | 10,4 |
| Non-Autochtones | 6,4 |
Au sein des ménages multigénérationnels, près du quart des membres de la génération la plus âgée ne peuvent soutenir une conversation en anglais ni en français
Des études antérieures ont montré que les ménages multigénérationnels ont une prévalence plus élevée de langues parlées à la maison, ce qui reflète leur taille relativement grande et leur composition ethnoculturelleNote . En 2021, plus de la moitié (45,6 %) des personnes dans les ménages multigénérationnels avaient une langue maternelle qui était une langue non officielle ou plusieurs langues non officielles, soit presque le double du taux chez les personnes vivant dans les autres types de ménage (23,2 %) (tableau 3). Cet attribut linguistique était le plus répandu chez les personnes représentant la génération la plus âgée (56,2 %).
| Type de ménage et génération de la personne | Incapable de soutenir une conversation en anglais ou en français Tableau 3 Note 1 | A une ou plusieurs langues non officielles comme langue maternelle Tableau 3 Note 2 | Parle régulièrement deux langues ou plus à la maison |
|---|---|---|---|
| pourcentage | |||
|
|||
| Ensemble de la population vivant dans un ménage privé | 1,9 | 24,7 | 18,7 |
| Dans un ménage multigénérationnel | 8,3 | 45,6 | 30,7 |
| Génération la plus jeune | 2,4 | 31,1 | 29,3 |
| Génération intermédiaire | 2,5 | 50,8 | 36,9 |
| Génération la plus âgée | 23,8 | 56,2 | 23,9 |
| Dans un autre type de ménage | 1,4 | 23,2 | 17,9 |
Les membres de la génération la plus âgée avaient une autre distinction linguistique : en 2021, près du quart (23,8%) d’entre eux ne pouvaient pas soutenir une conversation dans l’une ou l’autre des deux langues officielles du Canada. En revanche, ce taux était très faible chez les générations les plus jeunes et les générations intermédiaires (2,4% et 2,5%, respectivement) ou chez la population vivant dans d’autres ménages (1,4%).
Pour certains adultes plus âgés, l’incapacité de communiquer dans l’une des langues officielles du Canada peut poser des défis dans la navigation des tâches quotidiennes, y compris les interactions sociales en dehors du ménage et l’acquisition de biens et de servicesNote . Il est possible que la cohabitation multigénérationnelle puisse servir de stratégie pour relever ces défis, la génération intermédiaire servant de pont pour aider leurs parents ou personnes apparentées plus âgées si nécessaire. À titre de preuve, 36,9 % des personnes de la génération intermédiaire a déclaré parler régulièrement deux langues ou plus à la maison et presque toutes (97,5 %) parlaient l’anglais ou le français.
La présence de la génération la plus âgée dans le ménage peut également accroître la probabilité que leurs petits-enfants corésidants parlent une langue non officielle : en 2021, 29,3 % des membres de la génération la plus jeune des ménages multigénérationnels parlaient deux langues ou plus à la maison, soit beaucoup plus que la proportion parmi la population vivant dans les autres types de ménage (17,9 %).
Moins d’adultes en âge de travailler vivant dans des ménages multigénérationnels occupent un emploi que ceux vivant dans d’autres types de ménage
Pour les personnes en âge de travailler qui n’occupent pas un emploi ou qui ne cherchent pas d’emploi rémunéré, le fait de partager une maison avec des personnes apparentées plus jeunes ou plus âgées peut être un moyen de gérer les dépenses liées au logement en l’absence de revenu d’emploi.
Chez les adultes de moins de 50 ans, les taux d’emploiNote chez les membres des ménages multigénérationnels étaient inférieurs à ceux de leurs homologues du même âge vivant dans les autres types de ménage (graphique 7). Cela dit, l’ampleur de cette différence variait selon le statut générationnel. Par exemple, parmi les personnes âgées de 25 à 29 ans en 2021, 68,8 % des personnes qui forment la plus jeune génération dans les ménages multigénérationnels étaient employées, comparativement à 58,1 % des personnes de la génération intermédiaire. En revanche, 76,1 % des personnes âgées de 25 à 29 ans vivant dans les autres types de ménage occupaient un emploi.

Tableau de données du graphique 7
| Groupe d’âge | Génération la plus jeune dans un ménage multigénérationnel | Génération intermédiaire dans un ménage multigénérationnel | Génération la plus âgée dans un ménage multigénérationnel | Dans un autre type de ménage |
|---|---|---|---|---|
| pourcentage | ||||
Source : Statistique Canada, Recensement de la population, 2021 (3901). |
||||
| 15 à 19 | 25,2 | 24,7 | .. indisponible pour une période de référence précise | 34,8 |
| 20 à 24 | 54,2 | 47,9 | .. indisponible pour une période de référence précise | 62,5 |
| 25 à 29 | 68,8 | 58,1 | .. indisponible pour une période de référence précise | 76,1 |
| 30 à 34 | .. indisponible pour une période de référence précise | 66,9 | .. indisponible pour une période de référence précise | 78,7 |
| 35 à 39 | .. indisponible pour une période de référence précise | 73,8 | .. indisponible pour une période de référence précise | 79,7 |
| 40 à 44 | .. indisponible pour une période de référence précise | 77,6 | .. indisponible pour une période de référence précise | 80,7 |
| 45 à 49 | .. indisponible pour une période de référence précise | 80,0 | .. indisponible pour une période de référence précise | 80,6 |
| 50 à 54 | .. indisponible pour une période de référence précise | 78,8 | .. indisponible pour une période de référence précise | 77,7 |
| 55 à 59 | .. indisponible pour une période de référence précise | 73,3 | 55,4 | 69,0 |
| 60 à 64 | .. indisponible pour une période de référence précise | 60,4 | 41,7 | 50,8 |
| 65 à 69 | .. indisponible pour une période de référence précise | .. indisponible pour une période de référence précise | 20,6 | 25,9 |
Par ailleurs, certaines personnes partageant un domicile à la fois avec leurs enfants adultes et leurs parents plus âgés peuvent être la principale source de revenus du ménage ou fournir un soutien financier, dans une certaine mesure, tant à leurs enfants qu’à leurs parents. Parmi les adultes âgés de 50 ans et plus, les taux d’emploi étaient les plus élevés chez les personnes représentant la génération intermédiaire dans les ménages multigénérationnels. Ces écarts étaient les plus marqués chez les personnes approchant les âges typiques de la retraite : en 2021, parmi les personnes âgées de 60 à 64 ans, 60,4 % de celles représentant la génération intermédiaire dans les ménages multigénérationnels occupaient un emploi, comparativement à 41,7 % des membres de la génération la plus âgée de ces ménages et à 50,8 % des personnes vivant dans d’autres types de ménage.
La situation de faible revenu est moins courante parmi les ménages multigénérationnels
En 2021, la proportion des ménages à faible revenuNote dans les ménages multigénérationnels était plus faible (4,3 %) que dans les autres types de ménage (15,5 %). Étant donné que les ménages multigénérationnels sont plus grands en moyenneNote que la plupart des ménages, leur incidence moindre de faible revenu est en partie liée aux économies d’échelle qui existent dans la relation entre les dépenses des ménages et la taille des ménagesNote . La présence d’adultes plus âgés dans les ménages multigénérationnels, qui peuvent être admissibles à des prestations de revenu comme la Sécurité de vieillesse et le Supplément de revenu garanti, peut également contribuer à réduire le nombre de personnes à faible revenu dans ces ménages.
De plus, près de la moitié (49,1 %) des ménages multigénérationnels comptant au moins trois membres du ménage touchaient un revenu d’emploiNote , soit plus du quadruple de la proportion dans les autres types de ménageNote (11,0 %). Le fait d’avoir plusieurs personnes en emploi dans un ménage signifie également que plus d’une personne peut contribuer aux dépenses du ménage, ce qui réduit le fardeau financier supporté par une seule personne. Cela dit, tous les membres des ménages multigénérationnels ayant un revenu d’emploi ne contribuent pas nécessairement tous aux dépenses du ménage, ni de manière égale. Par conséquent, le revenu total du ménage ne reflète pas toujours fidèlement la sécurité financière ni l’abordabilité du logement pour l’ensemble de ses membres (Gorski et coll. 2025).
Les ménages multigénérationnels sont plus souvent confrontés au surpeuplement
Compte tenu de la plus faible incidence de ménages à faible revenu, les ménages multigénérationnels ont en moyenne des logements plus abordables. En 2021, 11,1 % des ménages multigénérationnels étaient en deçà du seuil d’abordabilité du logementNote , soit près de la moitié du taux observé parmi les autres types de ménage (20,4 %) (tableau 4).
| Caractéristiques de logement | Ménages multigénérationnels | Autres types de ménages |
|---|---|---|
| pourcentage | ||
|
||
| Logement acceptable Tableau 4 Note 1 | 59,2 | 71,1 |
| Logement en deçà du seuil d’abordabilité | 11,1 | 20,8 |
| Logement en deçà du seuil de taille | 28,3 | 4,7 |
| Logement en deçà du seuil de qualité | 7,5 | 6,1 |
| Ayant des besoins impérieux en matière de logement Tableau 4 Note 2 | 4,6 | 10,3 |
En revanche, les logements surpeuplés étaient plus courants chez les ménages multigénérationnels. En 2021, 28,3 % des ménages multigénérationnels étaient en deçà du seuil de taille convenable du logement, ce qui signifie que le logement ne disposait pas de suffisamment de chambres à coucher pour la taille et la composition du ménage. La proportion de logements surpeuplés parmi les ménages multigénérationnels était plus de six fois supérieure à celle des autres ménages (4,7 %). Le plus souvent, les ménages multigénérationnels avaient un déficit d’une chambre à coucher (18,5 %), tandis que 6,4 % avaient un déficit de deux chambres à coucher et 3,4 %, un déficit de trois chambres à coucher ou plus.
Dans l’ensemble, malgré les économies d’échelle et une meilleure abordabilité du logement que peut offrir la cohabitation multigénérationnelle, les ménages multigénérationnels affichaient des taux plus faibles de logement acceptable, c’est-à-dire convenable sur les plans de la qualité, de l’abordabilité et de la taille, comparativement aux autres ménages, en raison d’une prévalence plus élevée de logements surpeuplés. De plus, une plus grande proportion de ménages multigénérationnels (5,9%) vivaient dans un logement considéré comme non acceptable en raison de multiples facteurs, c’est-à-dire ne respectant pas le seuil de plus d’un des indicateurs de qualité, d’abordabilité ou de taille du logement, comparativement aux autres ménages (2,6%).
Un ménage est en « situation de besoins impérieux en matière de logement » si son logement ne respecte pas le seuil d’au moins un des indicateurs de qualité, d’abordabilité ou de taille du logement, et s’il devrait consacrer 30 % ou plus de son revenu total avant impôt pour payer le loyer médian d’un autre logement acceptable dans sa collectivité (c’est-à-dire respectant les trois seuils des indicateurs de logement). Étant donné que la plupart des ménages multigénérationnels ont un revenu suffisant pour se permettre un autre logement local acceptable, une proportion relativement plus faible d’entre eux avaient des besoins impérieux en matière de logement en 2021 comparativement aux autres types de ménages (4,6 % contre 10,3 % respectivement)Note .
Conclusion
À mesure que les ménages canadiens continuent d’évoluer, ils s’éloignent graduellement du modèle d’une famille de recensement vivant seule dans un logement, qui a atteint son apogée au milieu du 20e siècleNote . L’urbanisation et la densification des logements ont continué de croître parallèlement à des niveaux élevés et soutenus de nouveaux arrivants internationaux, à l’augmentation du travail précaire, à la financiarisation du logement et aux problèmes connexes d’accessibilité et d’abordabilité, ainsi qu’aux disparités de richesse entre les générations. Dans ce contexte, les familles vivent de plus en plus, par choix ou par nécessité, selon des modalités alternatives, y compris les 2,4 millions de personnes qui vivaient dans un ménage multigénérationnel en 2021.
Lors de ce premier examen des différences générationnelles au sein des ménages multigénérationnels du Canada, on a constaté que les caractéristiques sociodémographiques et économiques des membres du ménage variaient considérablement selon leur position en tant que génération la plus jeune, génération intermédiaire ou génération la plus âgée au sein du foyer. Les résultats suggèrent que pour certaines personnes, le partage d’une maison avec plusieurs générations de leur famille est une norme ou une préférence culturelle. D’autres peuvent chercher à vivre dans un ménage multigénérationnel pour obtenir le soutien de leur famille, notamment pour mieux faire face au coût de la vie ou élever un jeune enfant, ou même pour naviguer dans les interactions nécessaires en dehors du foyer familial. Dans la mesure où la population canadienne continue d’afficher une espérance de vie élevée et un taux de fécondité en baisse, il se pourrait que les personnes comptent de plus en plus sur les liens familiaux verticaux (entre générations) pour leur apporter soutien et compagnie, plutôt que sur les liens horizontauxNote .
Les ménages multigénérationnels ont des caractéristiques de logement uniques. La plupart des membres de ménages multigénérationnels pourraient théoriquement se permettre de payer un autre logement acceptable dans leur collectivité, mais une part importante vivent néanmoins dans des conditions de surpeuplement. Pour ce qui est de la raison pour laquelle les membres de ces ménages ne peuvent pas s’installer dans un autre logement acceptable dans leur collectivité, cela peut indiquer des préférences dans une certaine mesure, mais il est plus probable que ce soit le signe d’une pénurie générale de logements ou d’une pénurie de logements adaptés à leur situation particulière (p. ex. avec un nombre suffisant de chambres à coucher). Afin de réduire l’incidence du surpeuplement non désiré, les besoins distincts en matière de logement des personnes vivant dans un ménage multigénérationnel pourraient être pris en compte dans l’élaboration de mesures de soutien et de politiques visant à faciliter le réaménagement de logements existants ou le développement futur de logements.
Cette étude n’a pas été en mesure d’examiner des formes concrètes de prestation et de réception de soins au sein des ménages multigénérationnels. Dans de nombreux pays, les soins aux personnes âgées en établissement sont devenus de plus en plus privatisés et coûteux, et « vieillir chez soi » – c’est-à-dire continuer à vivre dans un ménage privé plus tard au cours de la vie adulte – est à la fois encouragé publiquement et désiré par les baby-boomers qui entrent progressivement dans ce stade de la vieNote . La possibilité pour les ménages multigénérationnels de servir de cadre dans lequel les adultes plus âgés peuvent recevoir et fournir des soins informels est une considération importante pour les recherches futures.
Une des limites de cette étude est que l’analyse était limitée aux familles qui partagent un logement privé. De plus en plus de familles recherchent d’autres formes de cohabitation multigénérationnelle qui offrent davantage d’intimité pour chaque génération, comme de petits logements secondaires ou indépendants ou encore des annexes résidentielles situées sur le même terrain que la résidence principale, bien que ces options rencontrent souvent des défis en matière de zonage et d’autres contraintes liées à la constructionNote . En outre, les familles élargies qui ne partagent pas un foyer, mais dont les résidences sont géographiquement proches peuvent fonctionner comme un ménage multigénérationnel en ce qui concerne les échanges d’aide concrète et de compagnieNote . La prévalence et la composition de ces autres formes d’échange multigénérationnel au Canada demeurent une importante lacune en matière d’information.
Sources de données, méthodes et définitions
Pour en savoir davantage sur les tendances relatives aux familles, aux ménages et à la situation des particuliers dans le ménage, consultez le portail Statistiques sur les familles, les ménages et l'état matrimonial sur le site Web de Statistique Canada.
Cette étude repose sur les données du Recensement de la population de 2021, dont le principal objectif est de dénombrer la population. Pour s’assurer que les personnes ne sont comptées qu’une seule fois dans le recensement, on dénombre les personnes vivant dans un ménage privé comme résidant dans un seul logement, et dans un seul ménage, en appliquant le concept du lieu habituel de résidence. Les familles de recensement sont quant à elles déterminées en fonction des relations entre les personnes qui partagent un lieu de résidence habituel. Cette approche visant à déterminer les familles ne tient pas pleinement compte de la complexité des caractéristiques familiales et du ménage, en particulier pour les personnes qui partagent leur temps entre deux ou plusieurs résidences. Pour en savoir davantage sur ces considérations, veuillez consulter l’annexe du Guide de référence sur les familles, les ménages et l’état matrimonial, Recensement de la population, 2021.
Étant donné que la population non binaire est petite, il est parfois nécessaire d’agréger les données dans une variable sur le genre à deux catégories pour protéger la confidentialité des réponses fournies. Dans ces cas, les personnes formant la catégorie « personnes non binaires » sont réparties dans les deux autres catégories de genre. Dans cette étude, la catégorie « femmes » comprend les femmes, de même que certaines personnes non binaires; et la catégorie « hommes » comprend les hommes, de même que certaines personnes non binaires.
Principaux concepts et définitions
Le terme « génération » peut avoir différentes significations selon le phénomène social examiné. Par exemple, une génération démographique désigne un groupe de personnes nées au cours d’une même période et ayant grandi dans un contexte social, économique ou politique commun — comme la génération des millénariaux. Le concept de génération peut également être utilisé dans le contexte de l’immigration; par exemple, un “Canadien de deuxième génération” est une personne née au Canada ayant au moins un parent né à l’extérieur du pays. Dans la présente étude, le terme “génération” fait référence aux relations au sein d’une même famille. »
Un ménage multigénérationnel est un ménage qui compte :
- au moins une personne qui est à la fois le grand-parent d’une personne du ménage et le parent d’une autre personne de ce même ménage; ou
- au moins une personne qui est à la fois l’enfant d’une personne du ménage et le petit-enfant d’une autre personne de ce même ménage.
Dans un ménage qui comprend un enfant, sa mère et sa grand-mère, l’enfant représenterait la génération la plus jeune dans ce ménage multigénérationnel, sa mère, la génération intermédiaire, et sa grand-mère, la génération la plus âgée. Dans les ménages multigénérationnels comptant quatre générations ou plus, les membres de la famille qui ne sont ni de la génération la plus jeune ni de la génération la plus âgée sont considérés comme faisant partie de la génération intermédiaire.
Une famille de recensement correspond à une famille comptant un couple (avec ou sans enfants) ou à une famille monoparentale. Les membres de la famille doivent partager un lieu de résidence habituel (vivre dans le même logement). Les enfants peuvent être des enfants biologiques ou adoptés de n’importe quel âge, à condition qu’ils ne vivent pas dans le même logement que leur conjoint ou conjointe ou leur(s) enfant(s). Les petits‑enfants habitant avec leur(s) grand(s)‑parent(s), alors qu’aucun des parents n’est présent, constituent également une famille de recensement.
Un enfant dans une famille de recensement désigne une personne de tout âge dont le lieu habituel de résidence est le même que celui de leur(s) parent(s), ainsi que les petits-enfants qui vivent dans des ménages avec leurs grands-parents sans parents présents. Les personnes qui vivent avec leur conjoint ou conjointe, ou avec un ou plusieurs de leurs propres enfants, ne sont pas considérés comme des membres de la famille de recensement de leur(s) parent(s), même s’ils vivent dans le même ménage.
La situation dans la famille de recensement de la personne indique si une personne qui fait partie d’une famille de recensement est un conjoint marié ou une conjointe mariée ou un conjoint ou une conjointe de fait (avec ou sans enfants), un parent d’une famille monoparentale ou un enfant.
La situation dans la famille de recensement est accordée en priorité aux générations les plus jeunes dans les ménages comptant deux générations ou plus de la même famille Le tableau 5 illustre deux exemples de formation des familles du recensement selon les liens familiaux au sein des ménages multigénérationnels, en suivant cette règle de priorité accordée à la génération la plus jeune.
| Ménage | Personne | Âge de la personne | Lien avec la personne repère | Situation de la personne dans la famille de recensement | Appartenance de la personne à la famille de recensement |
|---|---|---|---|---|---|
| Source : Recensement de la population, 2021 (3901). | |||||
| 1 | A | 25 | Personne repère | Parent dans une famille de recensement monoparentale | Membre de la famille de recensement no 1 |
| B | 3 | Fils | Enfant dans une famille de recensement monoparentale | ||
| C | 58 | Mère | Vivant avec des personnes apparentées | Ne fait pas partie d’une famille de recensement | |
| 2 | A | 25 | Personne repère | Parent dans une famille de recensement monoparentale | Membre de la famille de recensement no 1 |
| B | 3 | Fils | Enfant dans une famille de recensement monoparentale | ||
| C | 58 | Mère | Conjointe mariée dans une famille de recensement comptant un couple sans enfants | Membre de la famille de recensement no 2 | |
| D | 59 | Père | Conjoint marié dans une famille de recensement comptant un couple sans enfants | ||
Les caractéristiques familiales et du ménage de la personne se rapportent à la relation entre une personne et les autres membres de son ménage. Plus précisément, elles indiquent si cette personne fait partie d’une famille de recensement, soit une famille comptant un couple, avec ou sans enfants, ou une famille monoparentale, ou si elle n’en fait pas partie, c’est-à-dire si elle vit avec des personnes apparentées, avec des personnes non apparentées seulement, ou seule.
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