Estimations démographiques annuelles : Canada, provinces et territoires (Population totale seulement), 2023
Qualité des données, concepts et méthodologie

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Début du texte

Méthodologie

En date du 27 septembre 2023, des révisions ont été apportées aux estimations de la population. Les estimations de la population pour la période allant de juillet 2016 à juillet 2023 ont été mises à jour selon les comptes du Recensement de 2021 rajustés pour le sous-dénombrement net du recensement ainsi que pour les réserves et établissements partiellement dénombrés.

Cette section décrit les concepts, les sources de données et les méthodes utilisés pour produire les estimations démographiques. Les estimations démographiques sont produites afin de mesurer les effectifs de population selon divers caractéristiques et niveaux géographiques entre deux recensements. Les estimations démographiques sont les estimations officielles de la population au niveau national, provincial et territorial.

Les estimations postcensitaires ont comme base le Recensement de 2021.

Estimations de la population

Estimations de la population totale

Catégories d'estimations

Les estimations de la population peuvent être intercensitaires ou postcensitaires. Les estimations intercensitaires sont produites à l’aide des comptes de deux recensements consécutifs rajustés pour le sous-dénombrement net du recensement (SDNR)Note 1 et des estimations postcensitaires. La production d'estimations intercensitaires consiste à mettre à jour les estimations postcensitaires à l’aide des comptes d’un nouveau recensement rajustées pour le SDNRNote 1.

Les estimations postcensitaires sont produites à partir du plus récent recensement rajusté pour le SDNRNote 1 et des composantes de l’accroissement démographique. Du point de vue de l'actualité des données, les estimations postcensitaires sont plus récentes que celles du dernier recensement rajusté pour le SDNRNote 1, mais elles présentent une plus grande variabilité à mesure que l’on s’éloigne de la date de ce recensement.

Niveaux des estimations

La production des estimations de population entre les recensements nécessite l’utilisation de données tirées de dossiers administratifs ou d’enquêtes. La qualité des estimations de population dépend donc de l'accès à plusieurs fichiers de données administratives mis à la disposition de Statistique Canada par divers ministères canadiens et étrangers. Puisque certaines composantes ne sont disponibles que plusieurs mois après la date de référence, trois types d’estimations postcensitaires sont produits. Celles-ci peuvent être postcensitaires provisoires (PP), postcensitaires mises à jour (PR) ou postcensitaires définitives (PD). Le délai entre la date de référence et la disponibilité des estimations est de trois mois pour les provisoires et de deux à trois ans pour les définitives. Bien qu'elle nécessite une plus grande vigilance des utilisateurs, la production de trois séries successives d’estimations permet de concilier l’actualité et la qualité des estimations. Tous les tableaux précisent le niveau des estimations qu'ils contiennent.

Calcul des estimations postcensitaires de la population

Les estimations de la population sont produites à partir de la méthode des composantes, et ce, à la fois pour les estimations provisoires, mises à jour et définitives. La méthode des composantes consiste à ajouter ou à retrancher à l’effectif de la population du recensement le plus récent, rajusté pour le SDNRNote 1 (c’est-à-dire le sous-dénombrement moins le surdénombrement), le nombre de naissances, de décès et les composantes migratoires interprovinciales et internationales.

A. À l'échelle provinciale et territoriale pour la population totale

Les estimations sont d'abord produites à l’échelle des provinces et territoires, puis totalisées pour obtenir l’estimation de la population du Canada.

L'équation de la méthode des composantes pour estimer la population totale des provinces ou territoires est la suivante :

P ( t+i ) = P ( t ) + B ( t,t+i ) D ( t,t+i ) + I ( t,t+i ) E ( t,t+i ) +R E ( t,t+i ) +ΔNP R ( t,t+i ) +ΔN inter ( t,t+i ) +Resi d ( t,t+i ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamiuamaaBa aaleaadaqadaqaaiaadshacqGHRaWkcaWGPbaacaGLOaGaayzkaaaa beaakiabg2da9iaadcfadaWgaaWcbaWaaeWaaeaacaWG0baacaGLOa GaayzkaaaabeaakiabgUcaRiaadkeadaWgaaWcbaWaaeWaaeaacaWG 0bGaaiilaiaadshacqGHRaWkcaWGPbaacaGLOaGaayzkaaaabeaaki abgkHiTiaadseadaWgaaWcbaWaaeWaaeaacaWG0bGaaiilaiaadsha cqGHRaWkcaWGPbaacaGLOaGaayzkaaaabeaakiabgUcaRiaadMeada WgaaWcbaWaaeWaaeaacaWG0bGaaiilaiaadshacqGHRaWkcaWGPbaa caGLOaGaayzkaaaabeaakiabgkHiTmaadmaabaGaamyramaaBaaale aadaqadaqaaiaadshacaGGSaGaamiDaiabgUcaRiaadMgaaiaawIca caGLPaaaaeqaaOGaey4kaSIaeuiLdqKaamivaiaadweadaWgaaWcba WaaeWaaeaacaWG0bGaaiilaiaadshacqGHRaWkcaWGPbaacaGLOaGa ayzkaaaabeaaaOGaay5waiaaw2faaiabgUcaRiaadkfacaWGfbWaaS baaSqaamaabmaabaGaamiDaiaacYcacaWG0bGaey4kaSIaamyAaaGa ayjkaiaawMcaaaqabaGccqGHRaWkcqqHuoarcaWGobGaamiuaiaadk fadaWgaaWcbaWaaeWaaeaacaWG0bGaaiilaiaadshacqGHRaWkcaWG PbaacaGLOaGaayzkaaaabeaakiabgUcaRiabfs5aejaad6eaciGGPb GaaiOBaiaacshacaGGLbGaaiOCamaaBaaaleaadaqadaqaaiaadsha caGGSaGaamiDaiabgUcaRiaadMgaaiaawIcacaGLPaaaaeqaaOGaey OeI0IaamOuaiaacwgacaGGZbGaaiyAaiaacsgadaWgaaWcbaWaaeWa aeaacaWG0bGaaiilaiaadshacqGHRaWkcaWGPbaacaGLOaGaayzkaa aabeaaaaa@98CE@

où, pour chaque province et territoire :

(t,t+i)
intervalle entre les temps t et t+i;
P(t+i)
estimation de la population au temps t+i;
P(t)
population de départ au temps t (recensement rajusté pour le SDNRNote 1 ou estimation la plus récente);
B
nombre de naissances;
D
nombre de décès;
I
nombre d’immigrants;
E
nombre d’émigrants;
RE
nombre d’émigrants de retour;
ΔNPR
solde de résidents non permanents;
ΔNinter
solde de la migration interprovinciale;
Resid
écart résiduel (pour les estimations intercensitaires).

B. Niveaux des estimations

La différence entre les estimations de population postcensitaires provisoiresNote 2 et définitives réside dans l’actualité des composantes. Dans le cas où toutes les composantes sont provisoires, l’estimation de population est qualifiée de postcensitaire provisoire (PP). À l’inverse, si elles sont toutes définitives, l’estimation de population est qualifiée de postcensitaire définitive (PD). Toutes les autres combinaisons de niveaux sont qualifiées de postcensitaires mises à jour (PR).

Population de départ et composantes de l’accroissement démographique

A. Population de départ

Les populations de départ sont issues des recensements quinquennaux de 1971 à 2021. L’univers de la population du Recensement de 2021 comprend les groupes suivants :

Les populations de départ sont rajustées selon les étapes suivantes :

Rajustement pour le sous-dénombrement net du recensement (SDNR)

Le rajustement pour le SDNR est une étape importante. Le SDNR correspond à l'écart entre le nombre de personnes qui auraient dû être recensées, mais ne l'ont pas été (sous-dénombrement) et le nombre de personnes qui ont été recensées, mais n'auraient pas dû l'être ou qui ont été comptées plus d'une fois (surdénombrement).

Les études de couverture fournissent une estimation du sous-dénombrement aux recensements de 1991, 1996, 2001, 2006, 2011, 2016 et 2021 aux échelons provincial et territorial, et à l’échelle provinciale uniquement aux recensements de 1971, 1976, 1981 et 1986. L’estimation du surdénombrement pour les provinces et territoires n’est disponible que pour les sept derniers recensements (1991 à 2021). Pour estimer le surdénombrement des recensements précédents, on suppose que le rapport du surdénombrement au sous-dénombrement observé en 1991 est le même que celui survenu à chaque recensement entre 1971 et 1986. Pour estimer le SDNR pour le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest avant 1991, on suppose que le rapport entre le SDNR pour chaque territoire et les dix provinces observées en 1991 est le même que celui observé à chaque recensement entre 1971 et 1986.

Par souci d'uniformité, on a révisé en 1998 les estimations du sous-dénombrement et du surdénombrement au Recensement de 1991 de façon à tenir compte des améliorations méthodologiques apportées aux études de couverture du Recensement de 1996. Cette modification a changé le SDNR des recensements de 1971 à 1986. De même, on a révisé en 2003 les estimations du sous-dénombrement et du surdénombrement de 1996.

B. Naissances et décès

Les nombres de naissances et de décès proviennent directement des statistiques de l’état civil du Centre de données sur la santé de la population de Statistique Canada. Bien que Statistique Canada gère le Système national de statistiques de l'état civil, ce sont les bureaux centraux de la statistique de l'état civil des provinces et des territoires qui sont chargés de recueillir et de traiter l’information tirée de ces dossiers administratifs. Aux termes des lois provinciales et territoriales sur la statistique de l'état civil (ou de textes législatifs équivalents), l'enregistrement de toute naissance vivante et de tout décès est obligatoire, et chaque province et territoire fournit ces renseignements à Statistique Canada.

L’univers des statistiques de l'état civil appliqué aux estimations démographiques comprend les naissances et les décès survenus au Canada et dont le lieu habituel de résidence soit de la mère ayant donné naissance, soit de la personne décédée, est le Canada. Tout décès ou naissance survenu à l’extérieur du Canada, même si la mère ou la personne décédée est Canadienne, est exclu de la population de l’état civil.

Les statistiques de l’état civil selon la province ou le territoire de résidence sont utilisées pour produire les estimations de naissances et décès définitives. Toutefois, avant 2011, les estimations définitives peuvent différer des données diffusées par le Centre de données sur la santé de la population en raison de l’imputation faite sur certaines valeurs inconnues. De plus, pour les estimations de décès, l’âge représente l’âge en début de période (1er juillet) et non celui au moment de l’événement comme pour les données du Centre de données sur la santé de la population. Le Centre de données sur la santé de la population diffuse maintenant des nombres provisoires que le Centre de démographie utilise. Toutefois ces données ne sont pas définitives.

En l’absence de données des statistiques de l’état civil, le nombre de naissances est estimé à partir des quotients trimestriels de fécondité par groupe d'âge de la mère. Le nombre de décès est estimé à partir des quotients trimestriels de mortalité par groupe d'âge et genre. Ces méthodes sont utilisées pour le calcul des estimations provisoiresNote 2.

Traitement particulier dans le cas des estimations provisoiresNote 2 du Québec, de la Colombie-Britannique et du Yukon

Le Québec et la Colombie-Britannique fournissent leurs plus récentes estimations de naissances et de décès. Elles sont utilisées pour les estimations provisoiresNote 2. Pour les estimations définitives, les naissances et décès de ces provinces sont tirés des statistiques de l’état civil compilées par le Centre de données sur la santé de la population. À partir de l’année 2017, le nombre total des naissances et des décès du Yukon proviennent de leur agence statistique.

Niveaux des estimations

Pour les différences entre les estimations provisoiresNote 2 et définitives vous référer à la section B. Naissances et décès ci-haut.

C. Immigrants

Un immigrant désigne une personne qui est un résident permanent ou un immigrant reçu. Il s'agit d'une personne à qui les autorités de l'immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Les personnes nées à l'étranger d’un parent canadien ne sont pas des immigrants et sont plutôt incluses dans la composante de l’émigration de retour.

Pour le Centre de démographie, les termes « immigrant », « immigrant reçu » et « résident permanent » font référence au même concept.

À l'instar des estimations sur les naissances et les décès, la collecte des statistiques d’immigration au Canada est également réglementée. Au Canada, l’immigration est réglementée depuis 2002, par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR). Celle-ci remplace la Loi sur l'immigration, adoptée en 1976 et modifiée plus d'une trentaine de fois par la suite. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) recueille et traite les dossiers administratifs des résidents permanents. Il transmet par la suite de l’information à Statistique Canada tirée des fichiers du Système mondial de gestion des cas (SMGC) (jusqu’en octobre 2015, les données étaient tirées des fichiers du Système de soutien des opérations des bureaux locaux (SSOBL)). Cette information permet d’estimer le nombre et les caractéristiques des personnes auxquelles le gouvernement fédéral accorde le statut de résident permanent à une date donnée.

L’estimation du nombre d’immigrants s’effectue principalement à partir de la date de l'octroi de la résidence permanente ou du droit d'établissement de la personne au Canada.

Niveaux des estimations

La différence entre les estimations provisoiresNote 2 et définitives réside dans l’actualité de la source qui sert à estimer cette composante. Comme les fichiers du SMGC sont continuellement mis à jour, de nouvelles totalisations sont effectuées chaque année afin de mettre à jour les estimations d’immigrants. Les estimations des immigrants sont provisoires la première année et définitives la seconde année.

D. Résidents non permanents

Un résident non permanent désigne une personne d'un autre pays dont le lieu de résidence habituel est le Canada et qui est titulaire d'un permis de travail ou d'un permis d'études ou qui a demandé le statut de réfugié (demandeur d'asile).

Les membres de la famille vivant avec des titulaires de permis de travail ou d'études sont également inclus, sauf si ces membres de la famille sont déjà citoyens canadiens, immigrants reçus (ou résidents permanents) ou résidents non permanents eux-mêmes.

Pour le Centre de démographie, les termes « résident non permanent » et « immigrant temporaire » font référence au même concept.

À l'instar des naissances et des décès, la collecte des statistiques d’immigration au Canada est réglementée. Au Canada, les résidents temporaires et les demandeurs d’asile sont réglementés depuis 2002, par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR). Celle-ci remplace la Loi sur l'immigration, adoptée en 1976 et modifiée plus d'une trentaine de fois par la suite. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), de pair avec d’autres ministères, recueillent et traitent les dossiers administratifs des demandeurs d’asile. IRCC recueille et traite également les dossiers administratifs des titulaires de permis de travail, d’études et de séjour temporaire au Canada. Il transmet par la suite de l’information à Statistique Canada tirée des fichiers du Système mondial de gestion des cas (SMGC) (jusqu’en octobre 2015, les données sont tirées des fichiers du Système de soutien des opérations des bureaux locaux (SSOBL)). Cette information sert de base pour obtenir le nombre et les caractéristiques des personnes auxquelles le gouvernement fédéral accorde le statut de résidence temporaire ou qui sont des demandeurs d’asile. Ensuite, Statistique Canada applique différents ajustements méthodologiques, notamment tirés de l’appariement entre les recensements et les données d’IRCC, ce qui permet d’obtenir les estimations du nombre de résidents non permanents (RNP).

On estime le nombre de personnes présentes dans le système administratif d’IRCC à une date déterminée par la période à l'étude. On estime tout d’abord les nombres de RNP en fin de période duquel on retranche les nombres de RNP en début de période. Ces estimations sont ensuite utilisées pour obtenir les RNP entrants et sortants, lesquelles permettent de calculer le solde des RNP qui est par la suite utilisé dans le calcul des estimations de population.

Tous les résidents non permanents qui ont été admis à une date antérieure à la date de référence sont inclus dans l’estimation. Dans le cas des demandeurs d’asile, ils sont comptés comme RNP à partir de la date de leur demande de statut de réfugié au Canada.

Une personne sera exclue de l'estimation des résidents non permanents si elle remplit certains critères qui dépendent du fait qu'elle est titulaire d'un permis ou demandeuse d'asile. Un titulaire de permis est exclu de la population si la date d’échéance du permis est atteinte, s’il obtient un statut de résident permanent (en quel cas il sort de la population des RNP pour être comptabilisé parmi les immigrants) ou s’il est déporté. Les mêmes conditions s’appliquent aussi aux demandeurs d’asile. Cependant, comme une demande d’asile ne comprend pas de date de fin, la personne est considérée au pays jusqu’à un maximum de dix ans.

La méthode d’estimation des RNP a été modifiée en 2023. Cette nouvelle méthode est appliquée à partir de juillet 2021. Elle comprend de nouveaux ajustements pour :

Comme les fichiers du SMGC sont continuellement mis à jour, de nouvelles totalisations sont effectuées chaque année jusqu’à ce que les estimations des soldes de RNP soient définitives.

Niveaux des estimations

La différence entre les estimations provisoiresNote 2 et définitives est l’actualité de la source qui sert à estimer cette composante. Comme les fichiers du SMGC sont continuellement mis à jour, de nouvelles totalisations sont effectuées chaque année afin de mettre à jour les estimations des soldes de RNP. Les estimations des RNP sont provisoires la première année et mise à jour l’année suivante. Elles sont finalisées deux à trois ans après l’année de référence au moment où toutes les autres composantes sont également définitives.

E. Émigration

L’émigration est divisée en émigration de long terme et en émigration de court terme aux fins du calcul du nombre d’émigrants. L’émigration de court terme faisait auparavant partie du solde de l’émigration temporaire. Seules les estimations du nombre d’émigrants sont publiées.

Un émigrant est une personne qui a rompu ses liens résidentiels et fiscaux avec le Canada et qui a établi sa résidence de long ou de court terme dans un autre pays. Pour estimer le nombre d’émigrants, on utilise des données du « U.S. Department of Homeland Security, Office of Immigration Statistics », des données recueillies par le programme de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) et des données tirées du fichier T1 sur la famille T1FFNote 4. La première source permet d’estimer l'émigration vers les États-Unis. À l’aide des données du programme de l’ACE, on estime l’émigration vers les autres pays. Pour ce faire, on doit rajuster les estimations des enfants émigrants puisque le programme n’est pas universel et ne fournit pas de renseignements directs sur le nombre d’émigrants adultes. Par conséquent, on applique quatre facteurs de rajustement afin de tenir compte :

Les estimations relatives à l’émigration des adultes vers les États-Unis viennent directement du U.S. Department of Homeland Security. Comme le programme de l’ACE ne fournit pas de données directes sur les adultes émigrants, le dernier un facteur de correction a été utilisé pour estimer le nombre d’adultes émigrant vers des pays autres que les États-Unis.

L’émigration des adultes additionnée à l’émigration des enfants (une fois rajustée pour les facteurs de couverture et d’émigration différentielle) génère l’émigration de long terme pour l’ensemble de la population.

Les distributions par province et territoire sont tirées des nombres d’émigrants dans les données fiscales (T1FF)Note 4 une fois ajustés pour tenir compte de la couverture variable du T1FFNote 4 selon la province ou territoire.

Les estimations du nombre d’émigrants de court terme sont tirées de l’Étude sur le sous-dénombrement du recensement (ESoR). L’ESoR donne une estimation du nombre de personnes qui ont quitté le Canada temporairement au cours d’une période intercensitaire et qui sont toujours à l'étranger en fin de période.

Les estimations quinquennales du nombre d’émigrants de court terme sont d'abord calculées à l'échelle du Canada. Elles sont ensuite distribuées par province et territoire ainsi que mensuellement selon la répartition des données de l’émigration de long terme pour la période intercensitaire.

Enfin, le nombre d’émigrants de court terme ne peut être estimé que pour la période intercensitaire précédant le dernier recensement. Pour la période postcensitaire, le quotient de la dernière année disponible (2021-2022) est appliqué à l’estimation de la population en début d’année à estimer.

Finalement, le nombre d’émigrants est calculé en additionnant les émigrants de long et de court terme.

Veuillez noter qu’il est attendu que les estimations des plus récentes périodes soient très semblables. En l’absence de sources de données plus à jour, le quotient d’émigration de la dernière année disponible est appliqué à l’estimation de la population en début d’année à estimer.

Niveaux des estimations

La différence entre les estimations provisoires et définitives réside dans l’actualité des sources utilisées pour estimer cette composante. On utilise la même méthode d’estimation.

F. Émigration de retour

Un émigrant de retour est une personne qui revient au Canada après avoir été classée dans la catégorie des émigrants. Selon une méthode analogue à celle de l’émigration, les calculs sont effectués séparément pour l'émigration de long terme de retour et l'émigration de court terme de retour.

Pour estimer le nombre d’émigrants de long terme de retour, on utilise des données tirées des fichiers de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et du fichier T1FFNote 4. On applique à ces estimations des facteurs de rajustement pour tenir compte de la non-universalité du programme, de même qu’un ratio adultes-enfant afin d’estimer les retours d’émigrants adultes. Par conséquent, on applique quatre facteurs de rajustement afin de tenir compte :

Les estimations du nombre d’émigrants de court terme de retour sont quant à elles tirées de deux sources : le recensement et les estimations du nombre d’émigrants de long terme de retour du Centre de démographie. Le recensement donne le nombre de personnes qui étaient à l'extérieur du Canada au recensement précédent et qui sont revenues au pays au cours de la période intercensitaire. Comme cette population exclut les enfants de moins de 5 ans, un ajustement est calculé pour estimer le nombre d’émigrants de court terme de retour à ces âges. Pour déduire les retours d'émigrants de court terme, on soustrait la composante des émigrants de long terme de retour estimée par le Centre de démographie des comptes du recensement.

Les estimations quinquennales du nombre d’émigrants de court terme de retour sont calculées à l'échelle du Canada. La répartition provinciale, territoriale et mensuelle, ainsi que la façon de produire les estimations pour la période postcensitaire sont les mêmes que celles utilisées pour l'émigration de court terme.

Finalement, le nombre d’émigrants de retour est calculé en additionnant les émigrants de long et de court terme de retour.

Veuillez noter qu’il est attendu que les estimations des plus récentes périodes soient très semblables. En l’absence de sources de données plus à jour, le quotient d’émigration de retour de la dernière année disponible est appliqué à l’estimation de la population en début d’année à estimer.

Niveaux des estimations

La différence entre les estimations provisoires et définitives réside dans l’actualité des sources utilisées pour estimer cette composante. On utilise la même méthode d’estimation.

G. Migration interprovinciale

La migration interprovinciale correspond à l’ensemble des déplacements d’une province ou d’un territoire vers un autre qui entraînent un changement du lieu habituel de résidence. Comme pour l’émigration, il n’existe aucune disposition légale relative à l’enregistrement de la migration interprovinciale au Canada. Ces mouvements doivent donc être estimés à l’aide de données tirées des fichiers de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et du fichier T1FFNote 4.

Les estimations définitives de la migration interprovinciale sont obtenues en comparant les adresses figurant sur les déclarations de revenus des particuliers de deux années consécutives. La migration des personnes à charge du déclarant doit toutefois être imputée. Un ajustement supplémentaire est également nécessaire afin de rajuster les estimations pour tenir compte des migrants qui ne remplissent pas de déclarations de revenus. De 2001-2002 à 2005-2006, ce rajustement a été légèrement modifié (pour de plus amples informations voir Wilkinson, 2004. À partir de 2006-2007, ce rajustement a également été légèrement modifié (Cyr, 2008 – document interne).

Les déclarations de revenu n’étant pas disponibles au moment de la préparation des estimations provisoiresNote 2, l’estimation de la migration interprovinciale provisoireNote 2 provient des dossiers administratifs de l'ACE, desquels on déduit la migration des enfants (0 à 17 ans) inscrits au programme. Par la suite, on doit rajuster les estimations pour tenir compte des enfants qui ne sont pas inscrits au programme de l'ACE. Finalement, l’effectif des adultes migrants est dérivé des enfants migrants et de facteurs calculés d’après le fichier T1FFNote 4. Par conséquent, les trois facteurs de rajustement suivants sont appliqués afin de tenir compte de :

Les taux de migration des adultes sont appliqués à l’estimation de la population des adultes. La migration des adultes additionnée à la migration des enfants fournit la migration interprovinciale pour l’ensemble de la population.

Depuis 2015, la méthode d’estimation de la migration interprovinciale a été modifiée. Cette nouvelle méthode est appliquée à partir de juillet 2011. Afin de diminuer l’écart entre la série annuelle provisoire (qui provenait de la somme des 12 matrices de migration mensuelle) et la série annuelle définitive, les microdonnées de l'ACE ont été employées. L’utilisation des microdonnées permet d’estimer la migration pour différentes périodes (mensuelle, trimestrielle et annuelle). Cela permet également d’améliorer la comparabilité entre les estimations provisoires et définitives. Les estimations annuelles définitives (T1FFNote 4) sont maintenant réparties par trimestre sur la base des estimations provisoiresNote 2 trimestrielles dérivées des microdonnées de l'ACE. Il est important de noter qu’avec l’utilisation des microdonnées de l'ACE, il n’est pas possible d’additionner les estimations trimestrielles d’entrants et de sortants interprovinciaux afin d’obtenir les estimations annuelles. Il est toutefois possible d’additionner les estimations trimestrielles du solde de la migration interprovinciale pour obtenir les estimations annuelles.

Niveaux des estimations

Pour les différences entre les estimations provisoiresNote 2 et définitives, au niveau de la migration interprovinciale totale, vous référer à la section G. Migration interprovinciale ci-haut.

Estimations intercensitaires de la population

Après chaque recensement, on produit des estimations intercensitaires (c’est-à-dire des estimations de population pour des dates de référence comprises entre deux recensements). Ces estimations permettent d’assurer une cohérence entre les estimations postcensitaires antérieures et les nouveaux comptes du recensement rajustés pour le SDNRNote 1.

La production d’estimations intercensitaires comporte deux étapes principales :

L’erreur en fin de période est définie comme la différence entre les estimations postcensitaires, au jour du recensement, et la population dénombrée lors de ce recensement rajustée pour le SDNRNote 1.

Cette erreur est répartie uniformément au cours de la période intercensitaire selon le nombre de jours pour chacun des mois.

Qualité des données démographiques

Les estimations sont entachées d’une certaine marge d’imprécision qui provient de deux types d’erreur :

  • des erreurs des données du recensement;
  • des imperfections des autres sources de données et des méthodes d’estimations des composantes.

Données du recensement

A. Erreurs de couverture, de réponse et de traitement

Les erreurs attribuables aux données de recensement peuvent être divisées en deux groupes : réponse et traitement, et couverture. Le premier groupe comprend les erreurs de non-réponse, l'interprétation erronée de la part des répondants, le codage et l'imputation des non-réponses. Les erreurs du second groupe sont dues principalement aux estimations du sous-dénombrement et à un degré moindre, au surdénombrement. Ces deux types d'erreur sont inhérents à n'importe quelle enquête.

Les erreurs de couverture se produisent lorsqu’on manque des logements et/ou des personnes, qu’on les inclut à tort (à l’exception des recensements de 2006, 2011, 2016 et 2021 où les personnes incluses à tort ne font pas partie de l’Étude sur le surdénombrement du recensement) ou qu’on les compte plus d’une fois. Après chaque recensement, Statistique Canada entreprend des études de couverture pour mesurer ces erreurs. Les principales études sont l’Étude sur le sous-dénombrement du recensement (ESoR)  et l’Étude sur le surdénombrement du recensement (ESuR). On tire de ces études des estimations de sous-dénombrement et de surdénombrement avec lesquelles le Centre de démographie rajuste la population dénombrée au recensement par province et territoire.

Lors de l’élaboration des populations de départ, le Programme des estimations démographiques (PED) corrige les populations du recensement pour les erreurs de couverture seulement. Cette correction, basée sur les résultats des études de couverture, est sujette principalement aux erreurs dues à l’échantillonnage et, dans une moindre mesure, à des erreurs de traitement. Les tests statistiques indiquent que les ajustements pour la couverture améliorent la qualité des données du recensement. Le PED utilise les estimations des études de couverture pour les provinces et les territoires. Cependant, étant donnée la taille des échantillons de ces études, les estimations par âge et genre sont modélisées. De plus, on suppose que les taux de couverture estimés pour une province ou un territoire s’appliquent aux régions situées à l’intérieur de cette province ou territoire. Par ailleurs, avant 1993Note 5, le PED utilisait des données du recensement non corrigées pour les erreurs de couverture dans son programme des estimations. Des études de couverture avaient cependant été menées pour mesurer le sous-dénombrement, mais aucune étude ne mesurait le surdénombrement. Suite à la décision d’intégrer la correction pour la couverture à la population dénombrée depuis 1991, le PED a dû réviser les estimations de population pour la période de 1971 à 1992. La correction repose sur les résultats des études de couverture de cette période et sur des hypothèses concernant le rapport entre le niveau de surdénombrement et le niveau de sous-dénombrement d’après les résultats trouvés dans les études de couverture subséquentes.

Les corrections apportées aux données du recensement pour le SDNRNote 1 améliorent, en général, la qualité des estimations en compensant pour le sous-dénombrement différentiel aux différents recensements selon l'âge, le genre et par province et territoire.


Tableau explicatif 1
Estimation du sous-dénombrement net du recensement, Canada, provinces et territoires, recensements de 2001 à 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Estimation du sous-dénombrement net du recensement. Les données sont présentées selon Géographie (titres de rangée) et Population recensée, Sous-dénombrement net du recensement, Réserves et établissements partiellement dénombrés, Population rajustée, Taux, A, B, C, D=A+B+C et (B+C)/Dx100, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Géographie Population recensée Sous-dénombrement net du recensement Réserves et établissements partiellement dénombrés Population rajustée Taux
A B C D=A+B+C (B+C)/D*100
nombre pourcentage
2021Tableau explicatif 1 Note 1
Canada 36 991 981 1 142 239 58 480 38 192 700 3,14
Terre-Neuve-et-Labrador 510 550 16 234 0 526 784 3,08
Île-du-Prince-Édouard 154 331 6 901 0 161 232 4,28
Nouvelle-Écosse 969 383 27 852 0 997 235 2,79
Nouveau-Brunswick 775 610 13 624 0 789 234 1,73
Québec 8 501 833 42 868 18 759 8 563 460 0,72
Ontario 14 223 942 585 370 18 693 14 828 005 4,07
Manitoba 1 342 153 39 283 9 063 1 390 499 3,48
Saskatchewan 1 132 505 34 912 11 1 167 428 2,99
Alberta 4 262 635 153 165 11 108 4 426 908 3,71
Colombie-Britannique 5 000 879 212 846 846 5 214 571 4,10
Yukon 40 232 2 467 0 42 699 5,78
Territoires du Nord-Ouest 41 070 3 589 0 44 659 8,04
Nunavut 36 858 3 128 0 39 986 7,82
2016Tableau explicatif 1 Note 1
Canada 35 151 728 849 727 27 790 36 029 245 2,44
Terre-Neuve-et-Labrador 519 716 9 774 0 529 490 1,85
Île-du-Prince-Édouard 142 907 3 464 0 146 371 2,37
Nouvelle-Écosse 923 598 17 809 0 941 407 1,89
Nouveau-Brunswick 747 101 15 735 0 762 836 2,06
Québec 8 164 361 35 191 11 985 8 211 537 0,57
Ontario 13 448 494 381 542 11 640 13 841 676 2,84
Manitoba 1 278 365 31 895 0 1 310 260 2,43
Saskatchewan 1 098 352 34 844 0 1 133 196 3,07
Alberta 4 067 175 115 968 4 043 4 187 186 2,87
Colombie-Britannique 4 648 055 197 267 122 4 845 444 4,07
Yukon 35 874 2 370 0 38 244 6,20
Territoires du Nord-Ouest 41 786 2 939 0 44 725 6,57
Nunavut 35 944 929 0 36 873 2,52
2011Tableau explicatif 1 Note 1
Canada 33 476 688 759 125 37 392 34 273 205 2,32
Terre-Neuve-et-Labrador 514 536 10 192 0 524 728 1,94
Île-du-Prince-Édouard 140 204 3 386 0 143 590 2,36
Nouvelle-Écosse 921 727 21 911 0 943 638 2,32
Nouveau-Brunswick 751 171 3 930 0 755 101 0,52
Québec 7 903 001 73 240 16 882 7 993 123 1,13
Ontario 12 851 821 369 874 14 926 13 236 621 2,91
Manitoba 1 208 268 21 698 608 1 230 574 1,81
Saskatchewan 1 033 381 29 580 768 1 063 729 2,85
Alberta 3 645 257 128 584 4 094 3 777 935 3,51
Colombie-Britannique 4 400 057 91 280 114 4 491 451 2,03
Yukon 33 897 1 356 0 35 253 3,85
Territoires du Nord-Ouest 41 462 1 977 0 43 439 4,55
Nunavut 31 906 2 117 0 34 023 6,22
2006Tableau explicatif 1 Note 1
Canada 31 612 897 868 658 40 115 32 521 670 2,79
Terre-Neuve-et-Labrador 505 469 5 046 0 510 515 0,99
Île-du-Prince-Édouard 135 851 1 903 0 137 754 1,38
Nouvelle-Écosse 913 462 24 558 0 938 020 2,62
Nouveau-Brunswick 729 997 16 059 0 746 056 2,15
Québec 7 546 131 60 751 16 600 7 623 482 1,01
Ontario 12 160 282 465 824 15 391 12 641 497 3,81
Manitoba 1 148 401 34 330 0 1 182 731 2,90
Saskatchewan 968 157 22 594 739 991 490 2,35
Alberta 3 290 350 111 353 7 272 3 408 975 3,48
Colombie-Britannique 4 113 487 121 551 113 4 235 151 2,87
Yukon 30 372 1 805 0 32 177 5,61
Territoires du Nord-Ouest 41 464 1 620 0 43 084 3,76
Nunavut 29 474 1 264 0 30 738 4,11
2001Tableau explicatif 1 Note 1
Canada 30 007 094 924 430 34 539 30 966 063 3,10

Terre-Neuve-et-Labrador

512 930 9 401 0 522 331 1,80

Île-du-Prince-Édouard

135 294 1 325 0 136 619 0,97

Nouvelle-Écosse

908 007 24 521 0 932 528 2,63

Nouveau-Brunswick

729 498 20 095 0 749 593 2,68

Québec

7 237 479 140 232 12 648 7 390 359 2,07
Ontario 11 410 046 436 349 15 960 11 862 355 3,81
Manitoba 1 119 583 30 903 110 1 150 596 2,70
Saskatchewan 978 933 21 231 581 1 000 745 2,18
Alberta 2 974 807 69 857 4 977 3 049 641 2,45

Colombie-Britannique

3 907 738 164 542 263 4 072 543 4,05
Yukon 28 674 1 423 0 30 097 4,73

Territoires du Nord-Ouest

37 360 3 295 0 40 655 8,10
Nunavut 26 745 1 256 0 28 001 4,49

Le rajustement intègre également les résultats d’une étude sur l’estimation des personnes vivant dans des réserves et établissements partiellement dénombrés pour compléter la correction des données du recensement pour les erreurs de couverture. Les résultats des études de couverture contiennent principalement des erreurs aléatoires liées à l’échantillonnage.

Ces rajustements ont un impact direct sur :

  • l'erreur en fin de période et sa distribution par âge et genre à l'intérieur d'une même province ou territoire, de même que par province ou territoire, étant donné la variation du SDNRNote 1 et sa distribution d'un recensement à l'autre;
  • la cohérence des estimations de population pour une même cohorte de naissance. Prenons l’exemple de la cohorte masculine des enfants âgés de moins de 5 ans en 1981. En utilisant des données de recensement non rajustées pour le SDNRNote 1, on remarque que ce groupe est moins nombreux au Recensement de 2001 (groupe des 20 à 24 ans) qu’à celui de 1996 (groupe des 15 à 19 ans). Comme le Canada reçoit beaucoup d'immigrants à ces âges, on se serait attendu au contraire. Or, ce n’est qu’après le rajustement pour le SDNRNote 1 que la taille de la cohorte augmente, tel qu’attendu, entre 1996 et 2001.

Pour de plus amples informations sur les principales études de couverture, veuillez consulter le document suivant sur le site Internet de Statistique Canada : Rapport technique du Recensement de 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016 sur la couverture. Le rapport technique sur la couverture du Recensement de 2021 sera disponible le 23 octobre 2024. 

Composantes

Les erreurs provenant des méthodes d’estimation et des sources de données autres que le recensement ont également une importance non négligeable.

A. Naissances et décès

La loi exigeant la tenue d'un registre de l'état civil, les estimations définitives des naissances et des décès répondent à des normes de qualité très élevées. Toutefois, puisque les données provisoiresNote 2 sont modélisées, elles diffèrent légèrement des données définitives.

B. Immigrants et résidents non permanents

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) administre les fichiers propres à la mesure des nombres d’immigrants, des demandeurs d’asile ainsi que de titulaires de permis de travail, d’études et de séjour temporaire au Canada. L’immigration étant contrôlée par une loi, les données sur les immigrants et les RNP sont recueillies à leur arrivée au Canada et après celle-ci. Ces données incluent seulement celles de l’immigration régulière et sont considérées de très bonne qualité.

Des différences peuvent exister quant à la province ou le territoire de destination : celui envisagé par l’immigrant au moment de l’arrivée peut différer de celui où il résidera de fait. Les estimations de RNP sont plus sujettes à ces différences que les estimations sur les immigrants, notamment parce que la province ou le territoire de résidence de certains groupes de titulaires de permis est manquant, le nombre de membres de la famille vivant avec les titulaires de permis doit être modélisé et finalement, les sources de données sur les sorties des RNP du pays sont limitées.

C. Émigration et émigration de retour

Parmi les composantes qu’utilise le PED, l’émigration et l’émigration de retour sont les plus difficiles à estimer avec précision puisque le Canada n’a pas de système d’enregistrement à ses frontières. Alors que l’immigration et les résidents non permanents (RNP) sont mieux documentés par le gouvernement fédéral, Statistique Canada a toujours eu recours à des techniques d’estimations indirectes pour estimer le nombre de personnes quittant le pays. Pour cette raison, les statistiques disponibles sur ces deux composantes ont toujours été d’une moins bonne précision que celles des autres composantes.

L’estimation des émigrants de long terme et des émigrants de long terme de retour  provient d’informations tirées du fichier de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) de l’Agence du revenu du Canada (ARC). L’estimation doit être rajustée afin de tenir compte des enfants non admissibles au programme et dériver l’émigration et l’émigration de retour des adultes.

Ces rajustements et le délai d’obtention des données sont les deux principales sources d’erreur. Comme il n’existe pas d’information courante sur les émigrants de court terme et les émigrants de court terme de retour, les estimations sont basées sur l’Étude sur le sous-dénombrement du recensement (ESoR) et le recensement. Les estimations pour la période intercensitaire sont réparties selon l’émigration de long terme. De plus, certaines hypothèses doivent être admises afin de répartir les données nationales par province et territoire et les données annuelles par trimestre. On doit également faire des hypothèses pour établir la variation pour la période postcensitaire. Toute variation géographique ou trimestrielle peut entraîner une erreur dans l’estimation de ces composantes.

D. Migration interprovinciale

Depuis juillet 1993, les estimations provisoiresNote 2 de la migration interprovinciale sont établies à partir des fichiers de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE). Puisque ce programme ne couvre que les enfants, plusieurs ajustements doivent être faits afin de dériver la migration des adultes. Par conséquent, nous croyons que les estimations provisoiresNote 2 basées sur l'ACE sont sujettes à des erreurs plus importantes que celles établies à partir des fichiers de données fiscales de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Mesure de qualité

Afin d’évaluer la qualité de nos estimations, deux mesures d’évaluation sont utilisées : les erreurs de précocité et les erreurs en fin de période.

A. Erreur de précocité

La qualité des estimations provisoires des composantes est évaluée à l’aide des erreurs de précocité. L’erreur de précocité est définie comme étant la différence entre les estimations provisoire et définitive d’une composante donnée divisée par la population totale de la région géographique en cause. L’erreur de précocité peut se calculer tant pour les estimations de la population que pour celles des composantes. L’erreur de précocité mesure l’incidence du compromis entre l’exactitude et l’actualité, en faveur de la seconde, sur la population estimée. L’erreur de précocité annuelle pour les composantes est calculée comme suit :

E P (t1,t) = ( N (t1,t) provisoire N (t1,t) définitive ) P (t1) postcensitaire ×1 000 MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyraiaadc fadaWgaaWcbaGaaiikaiaadshacqGHsislcaWGPbGaaiilaiaadsha caGGPaaabeaakiabg2da9maalaaabaGaaiikaiaad6eadaqhaaWcba GaaiikaiaadshacqGHsislcaWGPbGaaiilaiaadshacaGGPaaabaGa amiCaiaadkhacaWGVbGaamODaiaadMgacaWGZbGaam4BaiaadMgaca WGYbGaamyzaaaakiabgkHiTiaad6eadaqhaaWcbaGaaiikaiaadsha cqGHsislcaWGPbGaaiilaiaadshacaGGPaaabaGaamizaiaadMoaca WGMbGaamyAaiaad6gacaWGPbGaamiDaiaadMgacaWG2bGaamyzaaaa kiaacMcaaeaacaWGqbWaa0baaSqaaiaacIcacaWG0bGaeyOeI0Iaam yAaiaacMcaaeaacaWGWbGaam4BaiaadohacaWG0bGaam4yaiaadwga caWGUbGaam4CaiaadMgacaWG0bGaamyyaiaadMgacaWGYbGaamyzaa aaaaGccqGHxdaTcaqGXaGaaeiiaiaabcdacaqGWaGaaeimaaaa@7A11@

où :

E P (t1,t) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamyraiaadc fadaWgaaWcbaGaaiikaiaadshacqGHsislcaWGPbGaaiilaiaadsha caGGPaaabeaaaaa@3D97@
= erreur de précocité pour la période allant de t-1 à t;

 

N (t1,t) provisoire MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamOtamaaDa aaleaacaGGOaGaamiDaiabgkHiTiaadMgacaGGSaGaamiDaiaacMca aeaacaWGWbGaamOCaiaad+gacaWG2bGaamyAaiaadohacaWGVbGaam yAaiaadkhacaWGLbaaaaaa@4650@
= estimation provisoire d'une composante de l'accroissement démographique;

 

N (t1,t) définitive MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamOtamaaDa aaleaacaGGOaGaamiDaiabgkHiTiaadMgacaGGSaGaamiDaiaacMca aeaacaWGKbGaamy6aiaadAgacaWGPbGaamOBaiaadMgacaWG0bGaam yAaiaadAhacaWGLbaaaaaa@46A9@
= estimation définitive d'une composante de l'accroissement démographique;

 

P (t1) postcensitaire MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaGaamiuamaaDa aaleaacaGGOaGaamiDaiabgkHiTiaadMgacaGGPaaabaGaamiCaiaa d+gacaWGZbGaamiDaiaadogacaWGLbGaamOBaiaadohacaWGPbGaam iDaiaadggacaWGPbGaamOCaiaadwgaaaaaaa@4858@
= estimation postcensitaire de la population de la région géographique en cause à la période t-1.

L’erreur de précocité nous permet de procéder à des comparaisons utiles entre les composantes ainsi qu’entre les provinces et les territoires ayant des populations de tailles différentes. L’erreur de précocité peut être positive ou négative. Une erreur de précocité positive indique une estimation provisoire supérieure à l’estimation définitive, alors qu’une erreur de précocité négative indique l’inverse. Comme l’erreur de précocité mesure la différence entre l’estimation provisoire et la définitive, une erreur faible fera référence à une erreur avoisinant le zéro pour mille.

Erreur de précocité selon la composante, Canada

Au niveau national, la composante de l’immigration était associée aux erreurs de précocité en valeurs absolues les plus faibles, la valeur de l’erreur étant proche de zéro pour mille pour l’ensemble des années à l’étude. À l’opposé, les entrants et les sortants interprovinciauxNote 6affichaient les erreurs de précocité en valeur absolue les plus élevées, la valeur de l’erreur atteignant respectivement 0,98 pour mille et 0,94 pour mille en 2018-2019 et en 2020-2021 (voir le tableau 2).


Tableau explicatif 2
Erreurs de précocité annuelles les plus à jour des composantes, Canada, provinces et territoires
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Erreurs de précocité annuelles les plus à jour des composantes. Les données sont présentées selon Année/Composante (titres de rangée) et Canada, T.-N.-L., Î.-P.-É., N.-É., N.-B., Qc, Ont., Man., Sask., Alb., C.-B., Yn, T.N.-O. et Nt, calculées selon pour mille unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année/Composante Canada T.-N.-L. Î.-P.-É. N.-É. N.-B. Qc Ont. Man. Sask. Alb. C.-B. Yn T.N.-O. Nt
pour mille
Naissances
2017-2018 0,24 0,67 0,96 0,39 0,20 0,00 0,27 0,05 0,40 0,79 -0,03 0,38 0,24 -0,21
2018-2019 0,25 0,14 0,58 0,53 0,25 0,00 0,36 0,50 0,65 0,42 -0,01 0,57 -0,04 0,37
2019-2020 0,09 0,03 0,06 0,22 0,11 -0,02 0,15 0,09 -0,01 0,28 -0,02 1,96 0,20 -0,77
2020-2021 -0,08 -0,30 -0,59 -0,02 -0,08 -0,02 -0,01 -0,93 -0,18 -0,08 -0,06 -0,55 -0,57 -1,73
Décès
2017-2018 -0,11 0,08 -1,24 -0,39 -0,21 -0,05 -0,16 -0,05 0,06 -0,08 -0,05 -0,18 0,22 0,21
2018-2019 0,12 0,29 0,44 0,19 0,24 -0,07 0,21 0,32 0,12 0,28 -0,05 -0,72 0,53 -1,26
2019-2020 0,08 -0,11 -0,25 -0,13 0,46 0,00 0,21 -0,04 0,06 0,02 -0,05 -0,85 -0,13 0,03
2020-2021 0,00 0,04 -0,01 0,01 0,47 -0,06 0,00 0,26 -0,05 0,01 -0,08 -0,52 -0,53 -0,56
Immigration
2018-2019 0,00 0,00 0,00 -0,01 0,00 0,00 0,00 0,01 0,00 0,00 0,00 0,02 0,00 0,00
2019-2020 0,01 0,00 0,02 -0,01 0,00 0,00 0,01 0,04 -0,02 0,01 0,02 0,00 0,00 0,00
2020-2021 0,00 0,00 0,01 -0,02 0,00 0,00 0,00 0,01 -0,03 -0,01 0,00 0,00 0,00 0,00
2021-2022 -0,01 0,00 -0,02 -0,02 -0,01 0,00 -0,01 0,00 -0,01 0,00 0,00 -0,02 0,00 -0,02
Solde de l’émigration
2017-2018 0,45 0,46 0,86 -0,35 0,03 0,40 0,80 -0,32 0,31 0,16 0,21 0,78 0,73 0,77
2018-2019 0,36 0,33 0,25 -0,01 0,08 0,40 0,50 0,00 -0,24 0,12 0,47 0,37 1,62 0,68
2019-2020 -0,20 -0,03 0,17 0,29 0,30 0,08 -0,36 -0,43 -0,47 -0,50 -0,02 0,39 0,47 0,46
2020-2021 0,03 0,02 0,04 0,13 0,12 0,12 0,10 -0,43 -0,28 -0,22 0,05 -1,73 0,75 0,10
Solde des résidents non permanents
2017-2018 0,09 0,56 0,37 0,69 0,37 -0,50 0,65 0,69 0,42 -0,05 -0,87 -0,38 0,22 -0,05
2018-2019 0,07 0,30 -0,87 0,16 0,25 -0,47 0,69 0,73 0,30 -0,06 -0,93 -1,04 -0,80 0,10
2019-2020 0,05 0,12 0,24 -0,16 -0,01 -0,48 0,54 -0,13 0,09 -0,04 -0,29 -1,36 -0,29 -0,18
2020-2021 0,23 0,13 -0,40 0,27 -0,09 -0,15 0,54 -0,16 0,15 0,07 0,35 -1,00 -0,44 -0,18
Entrants interprovinciaux
2018-2019 0,98 0,55 2,35 1,64 1,46 0,37 0,72 0,68 2,43 3,02 0,43 -0,07 2,73 14,10
2019-2020 -0,17 0,51 -7,65 -1,37 -0,35 0,03 -0,36 -0,33 0,44 0,83 -0,56 -6,47 0,40 12,71
2020-2021 0,94 1,45 2,11 1,47 1,76 0,43 0,61 -2,33 1,39 1,98 2,24 -1,00 4,38 9,41
2021-2022 0,02 1,28 3,60 2,13 3,68 -0,13 -0,52 -2,31 0,80 2,69 -1,31 -4,17 2,18 16,81
Sortants interprovinciaux
2018-2019 0,98 4,18 5,82 1,98 2,84 0,25 0,36 2,09 2,64 1,26 1,88 13,96 5,60 10,85
2019-2020 -0,17 -0,53 2,59 0,35 0,76 -0,34 -0,20 -0,04 0,30 -0,21 -0,30 0,07 3,50 7,67
2020-2021 0,94 0,95 3,53 0,40 2,66 0,26 0,53 2,66 3,29 2,52 0,51 4,87 6,23 16,23
2021-2022 0,02 -0,86 0,19 -0,25 0,25 -0,69 0,57 -0,33 -0,63 -0,92 0,64 4,45 3,93 7,76
Solde de la migration interprovinciale
2018-2019 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer -3,62 -3,48 -0,34 -1,38 0,13 0,36 -1,40 -0,21 1,76 -1,44 -14,04 -2,86 3,24
2019-2020 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 1,04 -10,24 -1,72 -1,11 0,38 -0,17 -0,29 0,14 1,05 -0,25 -6,54 -3,10 5,04
2020-2021 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 0,49 -1,43 1,07 -0,90 0,17 0,09 -4,99 -1,90 -0,54 1,73 -5,87 -1,85 -6,82
2021-2022 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 2,14 3,40 2,38 3,43 0,56 -1,09 -1,98 1,43 3,61 -1,95 -8,61 -1,75 9,06

Pour la période à l’étude, les erreurs de précocité en valeurs absolues pour les naissances variaient de 0,08 pour mille en 2020-2021 à 0,25 pour mille en 2018-2019. Les erreurs de précocité pour les décès étaient positives pour trois des quatre années à l’étude. Seulement l’année 2017-2018 avait une erreur de précocité négative, à -0,11 pour mille, les autres années variant de 0,00 pour mille (2020-2021) à 0,12 pour mille (2018-2019).

Les erreurs de précocité pour le solde de l’émigration étaient généralement positives. Au cours des années considérées, l’erreur de précocité en valeurs absolues de l’émigration était à son niveau le plus bas en 2020-2021 (0,03 pour mille) et à son niveau le plus élevé en 2017-2018 (0,45 pour mille).

Pendant la période allant de 2017-2018 à 2020-2021, l’erreur de précocité du solde des résidents non permanents variait entre 0,05 pour mille en 2019-2020 et 0,23 pour mille en 2020-2021 .

Erreur de précocité selon la composante, provinces et territoires

L’erreur de précocité est généralement sujette à une plus grande volatilité dans les provinces ou les territoires de petite taille, puisqu’il s’agit d’une erreur qui varie selon la taille de la population. Au niveau provincial et territorial, les erreurs de précocité en valeurs absolues pour les naissances variaient de près de zéro pour mille (au Québec de 2017-2018 à 2020-2021)Note 7 à 1,96 pour mille (au Yukon en 2019-2020). Les erreurs de précocité pour les naissances étaient positives dans la majorité des provinces et des territoires entre 2017-2018 et 2019-2020. Cependant les erreurs étaient négatives dans toutes les juridictions en 2020-2021.

Pour les années à l’étude, l’erreur de précocité en valeur absolue la plus importante pour les décès s’est élevée à 1,26 pour mille (au Nunavut en 2018-2019).

Comparativement aux autres composantes démographiques, l’immigration présentait des erreurs de précocité peu élevées dans les provinces et les territoires. La valeur absolue la plus élevée de l’erreur était de 0,04 pour mille au Manitoba en 2019-2020. Les erreurs de précocité en valeurs absolues pour l’émigration oscillaient entre zéro pour mille (au Manitoba en 2018-2019) et 1,73 pour mille (au Yukon en 2020-2021).

Le solde des résidents non permanents affichait des erreurs de précocité en valeurs absolues inférieures ou égales à 1,36 pour mille pour les provinces et territoires au cours de la période allant de 2017‑2018 à 2020-2021.

La plupart du temps, les erreurs de précocité pour les entrants et les sortants interprovinciaux étaient positives au cours des années considérées, ce qui indique que les estimations définitives étaient habituellement inférieures aux estimations provisoires. Les erreurs de précocité pour ces composantes étaient plus grandes pour les territoires que pour les provinces, principalement en raison de la population moins nombreuse des territoires.

À l’échelon provincial, l’erreur de précocité en valeur absolue la plus importante pour le solde migratoire interprovincial s’est élevée à 10,24 pour mille (à l’Île-du-Prince-Édouard en 2019-2020), et la plus faible était de 0,09 pour mille (en Ontario en 2020-2021). Au niveau des territoires, les erreurs de précocité pour le solde de la migration interprovinciale étaient comparativement plus élevées. Ces erreurs en valeurs absolues variaient de 1,75 pour mille dans les Territoires du Nord-Ouest en 2020-2021 à 14,04 pour mille au Yukon lors de la période 2018-2019.

Contribution des composantes à la somme des erreurs de précocité

Les estimations agrégées des erreurs de précocité peuvent produire un « effet de compensation », c’est-à-dire que les erreurs de précocité négatives associées à une composante pourraient neutraliser les erreurs positives associées à une autre composante. Il est possible d’analyser la contribution de chaque composante à la somme des erreurs de précocité sans effet de compensation en utilisant les valeurs absolues des erreurs de précocité. On calcule l’erreur de précocité absolue moyenne en pourcentage de la composante en divisant l’erreur absolue moyenne de la composante par la somme des erreurs et en exprimant le résultat en pourcentage. Dans le cas qui nous intéresse, l’erreur de précocité absolue moyenne selon la composante correspond à la moyenne des erreurs de précocité absolues pour la période allant de 2016-2017 à 2020-2021, soit la dernière période de 5 ans au cours de laquelle les erreurs de précocité annuelles de toutes les composantes sont disponibles.

Au niveau national, l’erreur de précocité absolue moyenne de la composante du solde de l’émigrationNote 8 est celle qui a le plus contribué à la somme des erreurs de précocité absolues moyennes (41,25%), suivie des erreurs associées aux naissances (28,91 %), au solde des résidents non permanents (15,86 %) et aux décès (13,56 %). L’immigration (0,43 %) était la composante présentant la proportion la moins élevée (voir le tableau 3).


Tableau explicatif 3
Part de l'erreur de précocité moyenne absolue des composantes, 2016-2017 à 2020-2021, Canada, provinces et territoires
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Part de l'erreur de précocité moyenne absolue des composantes Naissances, Décès, Immigration, Solde de l’émigration, Solde des résidents non permanents et Solde de la migration interprovinciale, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Naissances Décès Immigration Solde de l’émigrationTableau explicatif 3 Note 1 Solde des résidents non permanents Solde de la migration interprovinciale
pourcentage
Canada 28,91 13,56 0,43 41,25 15,86 0,00
Terre-Neuve-et-Labrador 9,51 6,19 0,24 7,46 12,84 63,75
Île-du-Prince-Édouard 7,53 7,55 0,40 4,00 7,29 73,22
Nouvelle-Écosse 12,80 9,02 0,48 8,70 15,88 53,12
Nouveau-Brunswick 7,59 15,89 0,21 8,54 10,56 57,22
Québec 1,01 5,56 0,18 26,48 41,13 25,64
Ontario 13,19 9,48 0,29 22,88 31,30 22,87
Manitoba 12,94 5,27 0,97 8,27 13,23 59,31
Saskatchewan 18,44 6,60 0,71 17,99 20,00 36,25
Alberta 22,20 6,01 0,26 17,36 7,82 46,35
Colombie-Britannique 1,63 2,63 0,34 9,83 35,67 49,91
Yukon 6,72 3,91 0,04 9,29 7,11 72,93
Territoires du Nord-Ouest 6,39 4,89 0,11 9,21 5,35 74,05
Nunavut 10,00 8,23 0,00 8,34 1,44 71,98

Au niveau provincial et territorial, la contribution des différentes composantes à la somme des erreurs de précocité absolues moyennes n’était pas uniforme d’un bout à l’autre du pays. Le solde migratoire interprovincial est la composante qui a eu l’incidence la plus marquée sur la somme des erreurs de précocité absolues moyennes dans onze des treize provinces et territoires, sa contribution pour ces onze juridictions variant de 36,25 % en Saskatchewan à 74,05 % dans les Territoires du Nord-Ouest. Au Québec (41,13 %) et en Ontario (31,30 %), c’est le solde des résidents non permanents qui expliquait la plus grande part de l’erreur de précocité (voir le tableau 3).

D’autre part, l’immigration a eu le moins d’incidence sur la somme des erreurs de précocité absolues moyennes dans toutes les provinces et tous les territoires, se situant entre près de zéro pour mille au Nunavut et 0,97 % au Manitoba.

B. Erreur en fin de période

L'erreur en fin de période permet de mesurer l'exactitude des estimations postcensitaires. Elle est définie comme la différence entre l’estimation postcensitaire définitive, au jour du recensement, et l’estimation de la population du recensement rajustée pour le sous dénombrement net du recensement (SDNR)Note 1. Une erreur en fin de période positive signifie que les estimations démographiques postcensitaires ont surestimé la population.

L'erreur en fin de période provient de trois sources : les erreurs principalement dues à l’échantillonnage dans la mesure de la couverture du recensement de départ (2016) et du recensement de fin de période (2021) ainsi que les erreurs relatives aux composantes de l'accroissement démographique pendant la période intercensitaire. Pour chaque période intercensitaire quinquennale, l'erreur en fin de période ne peut être calculée qu'au moment de la diffusion des données du recensement et des estimations du SDNRNote 1. Elle est calculée pour la population totale de chaque province et territoire ainsi que selon l'âge et le genre. Pour le moment, seule l’erreur de la population totale par province et territoire est disponible.

Le tableau explicatif 4 présente les estimations démographiques postcensitaires au 11 mai 2021, les chiffres censitaires rajustés pour le SDNRNote 1 et les erreurs en fin de période pour le Canada, les provinces et les territoires pour les recensements de 2001 à 2021.

À l’échelle canadienne, l’erreur en fin de période était estimée à -41 269 ou -0,11 % en 2021. Il s’agit d’une baisse par rapport à l’erreur de 2016 (+0,33 %).

Les estimations démographiques ont sous-estimé la population de six provinces, un territoire et de l’ensemble du pays. Cinq juridictions ont enregistré des erreurs en fin de période supérieures à 1 % ou inférieures à -1 %. De ces endroits, seule la population estimée des Territoires du Nord-Ouest différait de celle du recensement rajusté de plus de 2 % (+2,57 %). En 2016, cinq provinces et un territoire affichaient des erreurs en fin de période supérieures à 1 % ou inférieures à -1 %.

En considérant la variance du SDNR, il est possible d’identifier les erreurs en fin de période qui sont statistiquement significatives. Le tableau explicatif 4 présente les résultats de cette analyse.

L’erreur en fin de période est statistiquement significative pour cinq provinces et un territoire. Ceci signifie que les estimations démographiques ont significativement surestimé ou sous-estimé la population de ces endroits. Comme il a été mentionné précédemment, ces résultats proviennent à la fois de la variabilité de la mesure de l’erreur nette de couverture et des erreurs des composantes de l’accroissement démographique. Parmi ces dernières, la migration interprovinciale et l’émigration sont les composantes les plus associées à l’erreur en fin de période.


Tableau explicatif 4
Erreur en fin de période des estimations de la population, Canada, provinces et territoires, 2001 à 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Erreur en fin de période des estimations de la population. Les données sont présentées selon Géographie (titres de rangée) et Estimations postcensitaires à la date du recensement, Recensement rajusté pour le SDNR, Erreur en fin de période, Erreur-type du SDNR, Valeur t, A, B, C=A-B, D=C/Bx100, E et F=C/E, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Géographie Estimations postcensitaires à la date du recensement Recensement rajusté pour le SDNRTableau explicatif 4 Note 1 Erreur en fin de période Erreur-type du SDNRTableau explicatif 4 Note 2 Valeur tTableau explicatif 4 Note 3
A B C=A-B D=C/B*100 E F=C/E
nombre nombre pourcentage nombre
2021
Canada 38 151 431 38 192 700 -41 269 -0,11 38 241 -1,08
Terre-Neuve-et-Labrador 520 244 526 784 -6 540 -1,24 1 829 -3,58
Île-du-Prince-Édouard 163 796 161 232 2 564 1,59 995 2,58
Nouvelle-Écosse 987 291 997 235 -9 944 -1,00 3 452 -2,88
Nouveau-Brunswick 788 917 789 234 -317 -0,04 2 731 -0,12
Québec 8 597 350 8 563 460 33 890 0,40 16 829 2,01
Ontario 14 784 027 14 828 005 -43 978 -0,30 28 636 -1,54
Manitoba 1 387 415 1 390 499 -3 084 -0,22 5 145 -0,60
Saskatchewan 1 179 830 1 167 428 12 402 1,06 4 464 2,78
Alberta 4 428 921 4 426 908 2 013 0,05 12 527 0,16
Colombie-Britannique 5 185 199 5 214 571 -29 372 -0,56 16 069 -1,83
Yukon 42 849 42 699 150 0,35 174 0,86
Territoires du Nord-Ouest 45 805 44 659 1 146 2,57 228 5,03
Nunavut 39 787 39 986 -199 -0,50 250 -0,80
2016
Canada 36 149 289 36 029 245 120 044 0,33 43 844 2,74
Terre-Neuve-et-Labrador 530 587 529 490 1 097 0,21 2 015 0,54
Île-du-Prince-Édouard 149 277 146 371 2 906 1,99 870 3,34
Nouvelle-Écosse 948 802 941 407 7 395 0,79 3 042 2,43
Nouveau-Brunswick 756 844 762 836 -5 992 -0,79 2 777 -2,16
Québec 8 300 572 8 211 537 89 035 1,08 20 613 4,32
Ontario 13 910 005 13 841 676 68 329 0,49 33 316 2,05
Manitoba 1 315 618 1 310 260 5 358 0,41 4 829 1,11
Saskatchewan 1 145 688 1 133 196 12 492 1,10 4 651 2,69
Alberta 4 231 077 4 187 186 43 891 1,05 13 530 3,24
Colombie-Britannique 4 741 243 4 845 444 -104 201 -2,15 16 561 -6,29
Yukon 37 853 38 244 -391 -1,02 191 -2,05
Territoires du Nord-Ouest 44 678 44 725 -47 -0,11 257 -0,18
Nunavut 37 045 36 873 172 0,47 229 0,75
2011
Canada 34 431 763 34 273 205 158 558 0,46 57 546 2,76
Terre-Neuve-et-Labrador 513 607 524 728 -11 121 -2,12 2 912 -3,82
Île-du-Prince-Édouard 145 686 143 590 2 096 1,46 923 2,27
Nouvelle-Écosse 948 713 943 638 5 075 0,54 5 346 0,95
Nouveau-Brunswick 756 533 755 101 1 432 0,19 3 335 0,43
Québec 7 969 916 7 993 123 -23 207 -0,29 23 660 -0,98
Ontario 13 357 838 13 236 621 121 217 0,92 44 121 2,75
Manitoba 1 252 038 1 230 574 21 464 1,74 6 104 3,52
Saskatchewan 1 055 950 1 063 729 -7 779 -0,73 6 306 -1,23
Alberta 3 774 590 3 777 935 -3 345 -0,09 18 046 -0,19
Colombie-Britannique 4 543 776 4 491 451 52 325 1,16 19 494 2,68
Yukon 35 356 35 253 103 0,29 303 0,34
Territoires du Nord-Ouest 44 197 43 439 758 1,74 323 2,35
Nunavut 33 563 34 023 -460 -1,35 608 -0,76
2006
Canada 32 561 079 32 521 670 39 409 0,12 53 926 0,73
Terre-Neuve-et-Labrador 508 694 510 515 -1 821 -0,36 2 710 -0,67
Île-du-Prince-Édouard 137 723 137 754 -31 -0,02 701 -0,04
Nouvelle-Écosse 934 023 938 020 -3 997 -0,43 4 885 -0,82
Nouveau-Brunswick 748 729 746 056 2 673 0,36 3 105 0,86
Québec 7 643 258 7 623 482 19 776 0,26 24 077 0,82
Ontario 12 666 029 12 641 497 24 532 0,19 41 363 0,59
Manitoba 1 176 754 1 182 731 -5 977 -0,51 6 469 -0,92
Saskatchewan 987 799 991 490 -3 691 -0,37 4 805 -0,77
Alberta 3 358 106 3 408 975 -50 869 -1,49 16 091 -3,16
Colombie-Britannique 4 296 271 4 235 151 61 120 1,44 16 591 3,68
Yukon 31 150 32 177 -1 027 -3,19 194 -5,29
Territoires du Nord-Ouest 42 227 43 084 -857 -1,99 236 -3,63
Nunavut 30 316 30 738 -422 -1,37 176 -2,40
2001
Canada 31 016 117 30 966 063 50 054 0,16 44 749 1,12
Terre-Neuve-et-Labrador 533 707 522 331 11 376 2,18 1 782 6,38
Île-du-Prince-Édouard 138 098 136 619 1 479 1,08 775 1,91
Nouvelle-Écosse 941 548 932 528 9 020 0,97 4 170 2,16
Nouveau-Brunswick 754 177 749 593 4 584 0,61 3 555 1,29
Québec 7 390 018 7 390 359 -341 0,00 21 033 -0,02
Ontario 11 873 903 11 862 355 11 548 0,10 33 472 0,35
Manitoba 1 149 562 1 150 596 -1 034 -0,09 5 423 -0,19
Saskatchewan 1 016 758 1 000 745 16 013 1,60 4 333 3,70
Alberta 3 051 252 3 049 641 1 611 0,05 11 308 0,14
Colombie-Britannique 4 068 158 4 072 543 -4 385 -0,11 15 598 -0,28
Yukon 29 735 30 097 -362 -1,20 372 -0,97
Territoires du Nord-Ouest 41 151 40 655 496 1,22 362 1,37
Nunavut 28 050 28 001 49 0,17 411 0,12
 
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