Estimations démographiques annuelles : Canada, provinces et territoires, 2018 (Population totale seulement)
Analyse : Population totale

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Début du texte

Pour la première fois, les estimations diffusées dans cette publication sont fondées sur les comptes du Recensement de 2016, rajustés pour le sous-dénombrement net du recensement et les réserves indiennes partiellement dénombrées, auxquels est ajoutée l’estimation de l’accroissement démographique pour la période allant du 10 mai 2016 à la date de l’estimation. Les données à partir de juillet 2001 ont également été révisées.

L’analyse de cette publication porte sur des données provisoires. Comme ces données seront révisées au cours des prochaines années, il est possible que certaines tendances illustrées dans cette publication changent suite à ces révisions. Une certaine prudence est donc de mise dans l’interprétation de cette publication.

Cette section présente les estimations de la population pour le Canada, les provinces et les territoires au 1er juillet 2018 et une analyse succincte des différentes composantes de l’accroissement démographique pour l’année 2017-2018. Ces estimations se fondant désormais sur le Recensement de 2016, la section se termine par une analyse succincte de l’impact du changement de base et des accroissements intercensitaires observés au cours des derniers cycles (voir l’encadré « Changement de base (2016) »).

La population du Canada continue de croître à un rythme soutenu

Au 1er juillet 2018, la population du Canada était estimée à 37 058 856 personnes, en hausse de 518 588 par rapport au 1er juillet 2017. Le taux d’accroissement démographique du pays se situait à 1,4 %Note 1, un niveau qui n’avait pas été observé depuis 1989-1990 (1,5 %). En nombre absolu, la croissance démographique du Canada (+518 588) de la dernière année a atteint un sommet inégalé depuis 1956-1957. À l’époque, le nombre annuel de naissances était parmi les plus élevés jamais observés, le pays étant à l’apogée du baby-boom, en plus de l’arrivée d’un nombre important de réfugiés hongroisNote 2.

Graphique 1.1 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.1
Tableau de données du graphique 1.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.1. Les données sont présentées selon Année se terminant le 30 juin (titres de rangée) et pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Année se terminant le 30 juin pourcentage
1998 0,83
1999 0,81
2000 0,93
2001 1,09
2002 1,09
2003 0,90
2004 0,93
2005 0,94
2006 1,01
2007 0,97
2008 1,08
2009 1,14
2010 1,11
2011 0,98
2012 1,09
2013 1,06
2014 1,01
2015 0,75
2016 1,13
2017 1,19
2018 1,41

Le Canada enregistre la plus forte croissance démographique des pays du G7

Au cours de la dernière année, la croissance démographique au Canada est demeurée la plus élevée des pays du G7. En effet, le taux d’accroissement démographique du Canada était deux fois plus élevé que celui des États-Unis (+0,7 %), deuxième à ce chapitre. Le taux d’accroissement démographique du Canada était également de deux à quatre fois plus élevé que ceux de tous les autres pays du G7 ayant enregistré une croissance : le Royaume-Uni (+0,6 %), la France et l’Allemagne (+0,3 % chacun). Enfin, il contraste avec la baisse de la population observée en Italie et au Japon (-0,2 % chacun).

La croissance de la population du Canada n’était toutefois pas la plus élevée des pays industrialisés ; elle était, par exemple, légèrement inférieure à celles enregistrées en Australie (+1,6 %) et en Nouvelle-Zélande (+1,9 %)Note 3.

Graphique 1.2 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.2
Tableau de données du graphique 1.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.2. Les données sont présentées selon Pays (titres de rangée) et taux (%)(figurant comme en-tête de colonne).
PaysTableau de Note 1 taux (%)
Japon -0,2
Italie -0,2
Allemagne 0,3
France 0,3
Royaume-Uni 0,6
États-Unis 0,7
Canada 1,4

La migration internationale explique la plus grande partie de l’accroissement démographique

À l’échelle nationale, la croissance démographique repose sur deux facteurs : l’accroissement naturelNote 4 et l’accroissement migratoire internationalNote 5, tandis que les estimations de la population des provinces et des territoires tiennent également compte de la migration interprovinciale.

Entre le 1er juillet 2017 et le 1er juillet 2018, l’accroissement migratoire international s’est établi à 412 747, soit le plus haut niveau jamais enregistré, et qui surpasse largement (par plus de 90 000 personnes) le dernier sommet de 320 750 enregistré l’an dernier.

Depuis 1995-1996, la migration internationale a toujours constitué le principal facteur de l’accroissement démographique au Canada. Au cours de la dernière année, plus du trois quarts de la croissance démographique provenaient de l’accroissement migratoire international (79,6 %), une contribution inégalée dans le passé. En comparaison, l’accroissement migratoire international expliquait en moyenne moins de la moitié (44,3 %) de l’accroissement démographique au début des années 1990.

Au cours de la dernière année, l’accroissement naturel s’est chiffré à 105 841 personnes, soit le niveau le plus faible enregistré au CanadaNote 6, en raison d’un nombre de décès en croissance dû essentiellement au vieillissement de la population. En effet, l’accroissement naturel de 2017-2018 résulte de l’écart entre les 385 777 naissances et les 279 936 décès selon les estimations provisoires.

Graphique 1.3 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.3
Tableau de données du graphique 1.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.3. Les données sont présentées selon Année se terminant le 30 juin (titres de rangée) et Accroissement naturel, Accroissement migratoire international et Accroissement démographique, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année se terminant le 30 juin Accroissement naturel Accroissement migratoire international Accroissement démographique
nombre
1998 127 435 131 768 249 225
1999 120 663 135 427 246 113
2000 119 683 174 769 284 444
2001 107 993 236 700 335 172
2002 107 661 237 935 339 177
2003 106 618 183 749 283 949
2004 108 933 194 128 296 627
2005 109 364 200 154 303 098
2006 120 593 216 093 327 421
2007 127 091 219 749 317 851
2008 137 170 249 993 358 093
2009 141 582 269 184 381 777
2010 142 235 262 750 375 994
2011 131 456 230 981 334 439
2012 136 430 260 564 374 894
2013 129 951 260 820 368 732
2014 129 229 247 290 354 481
2015 117 154 170 354 265 473
2016 121 492 304 047 406 579
2017 110 031 320 750 430 781
2018 105 841 412 747 518 588

L’accroissement migratoire international atteint un sommet dans plusieurs provinces et territoires

Depuis le début de la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique (juillet 1971), des niveaux jamais vus au chapitre de l’accroissement migratoire international ont été observés en Nouvelle-Écosse (+7 419), au Québec (+82 943), en Ontario (+192 679), en Colombie-Britannique (+55 457) et au Yukon (+429). La migration internationale était également élevée dans les autres provinces.

Le niveau sans précédent de la migration internationale au cours de la dernière année résulte de la conjonction d’une immigration forte et de l’arrivée d’un nombre important de résidents non permanents. D’une part, le Canada a reçu 303 257 immigrants au cours de la dernière année, ce qui représente le deuxième nombre le plus élevé pendant la période à l’étude de 1971 à 2018Note 7. Ce nombre n’est dépassé que par le récent sommet enregistré en 2015-2016 (323 192 immigrants), période au cours de laquelle le Canada avait reçu de nombreux réfugiés syriens.

D’autre part, le nombre de résidents non permanents a augmenté de 165 729 au cours de la dernière année, par rapport à une hausse de 103 597 en 2016-2017. Cette augmentation est la plus forte observée au cours de la période à l’étude, soit de 1971 à 2018, et surpasse le sommet de 140 748 résidents non permanents enregistré en 1988-1989, période qui avait été marquée par l’entrée en vigueur de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et du nouveau système d’octroi de l’asile. La dernière année a été marquée par une croissance importante (46,7 %) du nombre de demandeurs d’asile, en comparaison à une croissance de 14,3 % des détenteurs de permis de travail et 18,6 % des détenteurs de permis d’études. Cependant, la part des demandeurs d’asile constituait 21,3 % du nombre de résidents non permanents en 2017-2018, contre 40,0 % pour les détenteurs de permis de travail et 39,0 % pour les détenteurs de permis d’étudesNote 8.

Les variations et les tendances relatives à l’accroissement migratoire international peuvent être influencées par divers facteurs. D’une part, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) est appelé à réviser régulièrement la fourchette définissant les niveaux d’immigration, conformément au cadre donné par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR)Note 9. La hausse récente du nombre d’immigrants est d’ailleurs cohérente avec les niveaux fixés par IRCCNote 10. D’autre part, le nombre de résidents non permanents peut fluctuer en fonction des contextes économique et politique au Canada et ailleurs dans le monde. Les résidents non permanents peuvent se diviser en trois principales catégories : les titulaires d’un permis de travail, les titulaires d’un permis d’études et les demandeurs d’asile. Pour les deux premières catégories, le contexte économique des pays d’accueil et d’origine, de même que les orientations de certains programmes canadiens et dans les provinces et territoires peuvent induire une hausse ou une baisse de leurs effectifs. Quant aux demandeurs d’asile, leur nombre peut varier particulièrement selon le contexte politique de leurs pays d’origine, mais aussi selon certaines décisions prises au Canada. Enfin, les tendances au chapitre de l’émigration sont particulièrement liées au contexte économique interne et externe.

Plus de quatre Canadiens sur cinq vivent dans quatre provinces

Au 1er juillet 2018, plus de 32 millions de Canadiens (86,4 %) résidaient dans quatre provinces : l’Ontario (38,6 %), le Québec (22,6 %), la Colombie-Britannique (13,5 %) et l’Alberta (11,6 %). L’Ontario demeure la province la plus populeuse au pays, avec 14 322 757 personnes. Comptant 8 390 499 personnes, le Québec est la deuxième province la plus peuplée au pays, suivi de la Colombie-Britannique (4 991 687) et de l’Alberta (4 307 110).

Graphique 1.4 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.4

Le graphique en pointes de tarte contient les 13 sections suivantes :

Tableau de données du graphique 1.4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.4. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et Proportion(figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires Proportion
Ont. 38,6 %
Qc 22,6 %
C.-B. 13,5 %
Alb. 11,6 %
Man. 3,6 %
Sask. 3,1 %
N.-É. 2,6 %
N.-B. 2,1 %
T.-N.-L. 1,4 %
Î.-P.-É. 0,4 %
T.N.-O. 0,1 %
Yn 0,1 %
Nt 0,1 %

La croissance démographique s’accélère de nouveau en Alberta, et s’intensifie dans les trois plus populeuses provinces

En Alberta, l’intensité de l’accroissement démographique a été une fois de plus à la hausse en 2017‑2018 après quatre années de ralentissement. En effet, la province a enregistré une croissance démographique de 1,5 % au cours de 2017-2018, comparativement à 1,1 % l’an dernier.

En Ontario, une situation différente était observée alors que la province a enregistré le taux d’accroissement démographique le plus élevé depuis 28 ans, se chiffrant à 1,8 % en 2017-2018. De plus, le taux d’accroissement démographique de l’Ontario a surpassé celui de l’Alberta pour une deuxième année consécutive, ce qui n’avait pas été observé depuis 1988-1989. Ce renversement de tendance découle en partie de la transition vers un accroissement migratoire interprovincial positif en Ontario, mais négatif ou faible en Alberta depuis les trois dernières années. De plus, l’accroissement migratoire international s’est accéléré en Ontario au cours des deux dernières années, alors qu’il a montré un ralentissement en Alberta.

Au Québec, il faut remonter à 1988-1989 (+1,3 %) pour observer un taux d’accroissement démographique supérieur à celui enregistré au cours de la dernière année (1,1 %), et ce grâce à une migration internationale plus importante qu’à l’époque.

En Saskatchewan (+1,0 %), la croissance démographique en 2017-2018 figurait parmi les deux plus basses dans les 12 dernières années, en raison surtout de pertes migratoires interprovinciales plus importantes. Le portrait était similaire du côté du Manitoba (+1,2 %), à l’exception qu’une plus forte migration internationale a permis d’atténuer davantage les pertes migratoires interprovinciales.

Par ailleurs, la croissance démographique de la Colombie-Britannique (+1,4 %) en 2017-2018 figurait parmi les plus basses dans les sept dernières années, en raison surtout de gains interprovinciaux d’ampleur moindre.

Selon les estimations démographiques provisoires, Terre-Neuve-et-Labrador (-0,6 %) était la seule province à avoir enregistré une diminution de sa population au cours de la dernière année, et ce pour une deuxième année consécutive. Cette décroissance suit six années de croissance sous la barre des 1 %. Dans les autres provinces de l’Atlantique, la croissance de la population est demeurée positive et au-delà de la moyenne des 10 dernières années, se situant à 1,8 % à l’Île-du-Prince-Édouard, à 1,0 % en Nouvelle-Écosse et à 0,5 % au Nouveau-Brunswick. Notamment, la migration internationale a été plus importante en 2017-2018, et la Nouvelle-Écosse a enregistré des gains du côté de la migration interprovinciale alors qu’elle était souvent négative dans les dernières années.

Finalement, dans les territoires, le Nunavut (+2,2 %) a affiché la plus forte croissance démographique au Canada, suivi de près par le Yukon (+2,1 %). Dans le cas du Nunavut, une forte fécondité explique l’importante croissance, alors que le Yukon a enregistré un sommet en termes de migration internationale. À l’opposé, la population des Territoires du Nord-Ouest a diminué de 0,9 % en 2017-2018, en raison d’importantes pertes migratoires interprovinciales.

Graphique 1.5 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.5
Tableau de données du graphique 1.5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.5. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et 2016-2017, 2017-2018, 2016-2017 (Canada) et 2017-2018 (Canada), calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires 2016-2017 2017-2018 2016-2017 (Canada) 2017-2018 (Canada)
pourcentage
T.-N.-L. -0,2 -0,6 1,2 1,4
Î.-P.-É. 2,4 1,8 1,2 1,4
N.-É. 0,8 1,0 1,2 1,4
N.-B. 0,5 0,5 1,2 1,4
Qc 0,9 1,1 1,2 1,4
Ont. 1,4 1,8 1,2 1,4
Man. 1,6 1,2 1,2 1,4
Sask. 1,3 1,0 1,2 1,4
Alb. 1,1 1,5 1,2 1,4
C.-B. 1,3 1,4 1,2 1,4
Yn 2,8 2,1 1,2 1,4
T.N.-O. 0,6 -0,9 1,2 1,4
Nt 1,5 2,2 1,2 1,4

L’accroissement migratoire international représente le principal facteur de la croissance démographique de toutes les provinces

Selon les estimations démographiques provisoires, davantage de décès que de naissances ont été dénombrés dans toutes les provinces de l’Atlantique, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard. Ainsi, l’accroissement migratoire international constituait l’unique source de la croissance de la population du Nouveau-Brunswick et le principal facteur de celle de la Nouvelle-Écosse, puisque l’accroissement migratoire interprovincial y était aussi positif. À Terre-Neuve-et-Labrador, l’accroissement migratoire international (+0,2 %) n’a pas suffi à freiner la décroissance attribuable à un accroissement naturel négatif (-0,2 %) et à des pertes migratoires interprovinciales (-0,7 %).

L’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique étaient les seules provinces où chacun des trois facteurs de l’accroissement contribuait positivement à l’augmentation de la population. De plus, en Ontario et en Colombie-Britannique, la majorité de la croissance de la population provenait de l’accroissement migratoire international. En Alberta, la croissance naturelle et la croissance migratoire internationale contribuaient à parts égales à l’accroissement démographique de la province.

Au Québec, au Manitoba et en Saskatchewan, une part importante de l’accroissement démographique était attribuable à la migration internationale, et dans une moindre mesure à un accroissement naturel positif. Par ailleurs, ces provinces ont enregistré des pertes migratoires interprovinciales.

Dans les territoires, notamment en raison des niveaux de fécondité plus élevés, l’accroissement naturel représentait une source plus substantielle de la croissance démographique. L’accroissement naturel du Nunavut (+1,9 %), de loin le plus élevé au Canada, expliquait la majeure partie de la croissance de sa population. Dans les Territoires du Nord-Ouest, un accroissement naturel élevé (+0,9 %) et un accroissement migratoire international positif (+0,3 %) étaient toutefois contrecarrés par un accroissement migratoire interprovincial considérablement négatif (-2,0 %). Le Yukon était le seul territoire à présenter un taux d’accroissement migratoire international (+1,1 %) supérieur au taux d’accroissement naturel (+0,5 %).

Graphique 1.6 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.6
Tableau de données du graphique 1.6
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.6 Accroissement naturel, Accroissement migratoire international, Accroissement migratoire interprovincial et Accroissement démographique, calculées selon taux (%) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Accroissement naturel Accroissement migratoire international Accroissement migratoire interprovincial Accroissement démographique
taux (%)
Canada 0,3 1,1 0,0 1,4
T.-N.-L. -0,2 0,2 -0,7 -0,6
Î.-P.-É. 0,2 1,9 -0,3 1,8
N.-É. -0,1 0,8 0,3 1,0
N.-B. -0,1 0,6 0,0 0,5
Qc 0,2 1,0 -0,1 1,1
Ont. 0,3 1,4 0,1 1,8
Man. 0,5 1,5 -0,7 1,2
Sask. 0,5 1,2 -0,8 1,0
Alb. 0,7 0,7 0,0 1,5
C.-B. 0,1 1,1 0,2 1,4
Yn 0,5 1,1 0,5 2,1
T.N.-O. 0,9 0,3 -2,0 -0,9
Nt 1,9 0,0 0,3 2,2

Une part croissante d’immigrants s’installe en Ontario

L’Ontario a attiré 43,7 % des nouveaux immigrants en 2017-2018, après une relative période de stagnation autour de 37 % dans les trois années précédentes au profit des provinces des Prairies. Au cours de la dernière année, 22,4 % des immigrants se sont établis dans l’une des trois provinces des Prairies, une proportion en baisse par rapport à celle de la période précédente (27,2 %). Tout de même, cette proportion était presque trois plus élevée que celle observée il y a 20 ans (8,4 % en 1997-1998). Quant au Québec, la part des nouveaux immigrants s’y établissant en 2017-2018 a baissé pour s’établir à 15,8 % par rapport à 19,5 % en 2016-2017.

Début du texte

L’estimation du nombre d’immigrants par province et territoire repose sur la province ou le territoire d’intention de résidence, tel que colligé par IRCC. Ceci s’applique également pour le calcul de la croissance migratoire internationale et de l’accroissement démographique des provinces et des territoires.

Au cours de la dernière année, la part des immigrants reçus par l’Ontario (43,7 %) dépassait largement son poids démographique (38,6%). Avec un écart moindre, il en était de même pour chacune des provinces de l’Ouest du Canada ainsi que l’Île-du-Prince-Édouard. La proportion des immigrants reçus par les provinces de l’Atlantique (4,2 %) est demeurée pratiquement inchangée par rapport à la période précédente (4,1 %). Il s’agit néanmoins d’un niveau deux fois plus élevé qu’il y a 20 ans (2,0 % en 1997-1998).

À l’exception de la Saskatchewan, de l’Alberta et de Terre-Neuve-et-Labrador, toutes les provinces ont vu leur nombre de résidents non permanents augmenter à un rythme sans précédent en 2017-2018. Entre autres, le Québec a affiché un gain de 43 989 résidents non permanents, un niveau sommet toutes années confondues. L’Ontario a également enregistré une valeur parmi les plus élevées au chapitre de l’augmentation du nombre de résidents non permanents (+85 695). Il en était de même pour la Colombie-Britannique, avec un gain net de 25 474 résidents non permanents. Les provinces de l’Atlantique (sauf Terre-Neuve-et-Labrador), le Manitoba et le Yukon ont eux aussi enregistré un nombre sommet de résidents non permanents.

Graphique 1.7 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.7
Tableau de données du graphique 1.7
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.7. Les données sont présentées selon Année se terminant le 30 juin (titres de rangée) et Provinces de l'Atlantique, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique et Territoires, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année se terminant le 30 juin Provinces de l'Atlantique Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Territoires
pourcentage
1998 2,0 14,0 54,7 1,6 0,8 6,0 20,8 0,1
2003 1,2 17,5 55,1 2,5 0,8 6,8 16,0 0,1
2008 2,6 18,4 46,1 4,3 1,7 9,5 17,3 0,1
2013 2,2 21,3 40,2 4,8 3,7 14,0 13,6 0,1
2018 4,2 15,8 43,7 4,7 4,9 12,8 13,8 0,2

L’Alberta enregistre des gains migratoires interprovinciaux suivant deux années de pertes

À l’échelle provinciale et territoriale, la croissance démographique résulte également des échanges migratoires internes. L’Alberta a connu des gains migratoires interprovinciaux de 1 438 personnes en 2017-2018, suivant deux années de pertes. En effet, après avoir été la province réalisant les plus importants gains migratoires interprovinciaux pendant cinq années consécutives, soit de 2010-2011 à 2014-2015, l’Alberta avait enregistré les pertes les plus prononcées en 2015-2016 (-15 108) et en 2016-2017 (-15 559).

L’accroissement migratoire positif en Alberta était la conséquence à la fois d’une plus grande force de rétention, mais également d’attraction exercée par cette province. En effet, les gains migratoires interprovinciaux de l’Alberta étaient attribuables à une augmentation du nombre d’entrants (en hausse de 12 090 par rapport à 2016-2017) ainsi qu’à une baisse du nombre de sortants (en baisse de 4 907 par rapport à 2016-2017).

Pour une cinquième année consécutive, la Saskatchewan a enregistré des pertes migratoires interprovinciales. Quant au Manitoba, les pertes migratoires interprovinciales s’accumulent depuis 1984-1985. À l’opposé, l’Ontario (+17 886) et la Colombie-Britannique (+7 799) ont été les provinces affichant les gains migratoires interprovinciaux les plus importants en 2017-2018. L’accroissement migratoire interprovincial de l’Ontario a d’ailleurs culminé en 2017-2018 à son niveau le plus élevé depuis 2000-2001 (+18 623).

Ailleurs au Canada, la Nouvelle-Écosse a affiché un accroissement migratoire interprovincial positif (+2 659) pour une troisième année consécutive, tandis que de légères pertes migratoires au Nouveau-Brunswick (-49) ont de nouveau été enregistrées suivant un répit l’an dernier. Par ailleurs, le Manitoba (-9 199) et la Saskatchewan (-9 083) ont enregistré des pertes migratoires interprovinciales qui se sont avérées les plus importantes depuis 1989-1990 dans le cas du Manitoba et depuis 2004-2005 en ce qui concerne la Saskatchewan.

La croissance démographique et la croissance économique sont souvent interreliées. En particulier, les flux migratoires internes peuvent être une source ou un résultat de conjonctures économiques, comme les variations au niveau de l’emploi, du chômage ou du prix de certaines matières premières. Ainsi, le fait que l’Alberta ait attiré davantage d’individus provenant d’autres provinces que d’Albertains ayant quitté la province pourrait être lié à des conditions économiques de nouveau favorables dans la province. En effet, l’emploi a augmenté de 39 600 entre juillet 2017 et juillet 2018, alors que le taux de chômage a baissé de 1,1 point de pourcentage pour se situer à 6,7 % en juillet 2018Note 11. Dans le même ordre d’idées, les pertes migratoires interprovinciales enregistrées par l’Alberta en 2015-2016 et en 2016-2017 pourraient avoir été liées à une baisse des activités économiques dans cette province à ce moment. En 2016, l’Alberta avait affiché un taux de chômage qui n’avait pas été observé au cours des 20 dernières années, en plus d’enregistrer des diminutions de l’emploi et de la rémunération dans la plupart des secteurs d’activité économiqueNote 12. À l’inverse, les gains migratoires interprovinciaux de l’Ontario surviennent dans un contexte où la province a enregistré la plus forte hausse de l’emploi en 2017 dans tout le pays, le nombre de personnes occupant un emploi ayant augmenté de 128 400 en 2017, surtout dans le travail à temps pleinNote 13.

Graphique 1.8 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.8
Tableau de données du graphique 1.8
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.8. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et Migrants - Entrants, Migrants - Sortants et Solde, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires Migrants - Entrants Migrants - Sortants Solde
nombre
T.-N.-L. 5 672 -9 328 -3 656
Î.-P.-É. 3 495 -3 941 -446
N.-É. 16 613 -13 954 2 659
N.-B. 11 413 -11 462 -49
Qc 22 559 -29 320 -6 761
Ont. 79 927 -62 041 17 886
Man. 10 060 -19 259 -9 199
Sask. 13 556 -22 639 -9 083
Alb. 62 486 -61 048 1 438
C.-B. 54 854 -47 055 7 799
Yn 1 684 -1 478 206
T.N.-O. 1 651 -2 562 -911
Nt 1 256 -1 139 117

Les plus importants flux migratoires concernent les échanges entre l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique

Les 30 plus importants flux migratoires sont présentés dans le graphique circulaireNote 14 ici-bas, où une couleur est attribuée à chaque province ou territoire. Les origines et destinations des migrations sont représentées par les segments du cercle. Les flux ont la même couleur que leur origine, leur largeur indique leur importance et le sens de la flèche leur direction.

Graphique 1.9 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.9

Les origines et destinations sont représentées par les segments du cercle. Une couleur est attribuée à chaque province ou territoire. Les flux ont la même couleur que leur origine, leur largeur indique leur importance et le sens de la flèche leur direction. Présente le nombre absolu (en milliers) des migrants interprovinciaux entrants et sortants. Les 30 plus importants flux migratoires sont présentés.

Tableau de données
Estimations annuelles des migrants interprovinciaux selon la province ou le territoire d'origine et de destination, Canada, 1er juillet 2017 au 30 juin 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Estimations annuelles des migrants interprovinciaux selon la province ou le territoire d'origine et de destination. Les données sont présentées selon Origine (titres de rangée) et Destination, calculées selon T.-N.-L., Î.-P.-É., N.-É., N.-B., Qc, Ont., Man., Sask., Alb., C.-B., Yn, T.N.-O. et Nt unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Origine Destination
T.-N.-L. Î.-P.-É. N.-É. N.-B. Qc Ont. Man. Sask. Alb. C.-B. Yn T.N.-O. Nt
T.-N.-L. Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 258 1 266 522 362 2 864 164 170 3 058 581 35 40 8
Î.-P.-É. 183 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 556 374 160 1 674 35 41 459 426 12 9 12
N.-É. 732 451 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 1 796 801 5 393 206 218 2 804 1 310 48 143 52
N.-B. 324 486 2 254 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 1 635 3 689 217 235 1 832 714 8 27 41
Qc 228 199 807 1 578 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 19 814 358 434 2 483 3 125 79 74 141
Ont. 1 934 1 266 6 106 3 527 12 729 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 3 091 2 535 15 024 14 601 275 389 564
Man. 144 31 455 281 659 6 711 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 1 795 4 673 4 279 69 114 48
Sask. 144 93 413 199 469 5 065 1 629 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 9 927 4 471 134 88 7
Alb. 1 522 460 2 657 2 098 2 803 17 825 2 393 5 886 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 24 453 345 418 188
C.-B. 337 219 1 765 896 2 686 15 542 1 841 1 992 20 904 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 549 220 104
Yn 14 0 56 38 54 387 0 86 286 451 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 54 52
T.N.-O. 45 23 150 43 127 537 83 124 942 344 105 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 39
Nt 65 9 128 61 74 426 43 40 94 99 25 75 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer

Au cours de la dernière année, le plus important flux migratoire interprovincial provenait de l’Alberta et allait en direction de la Colombie-Britannique (24 453 migrants). Le deuxième plus important flux migratoire interprovincial au Canada était le flux en direction inverse, soit de la Colombie-Britannique vers l’Alberta, totalisait 20 904 migrants. La prise en compte de ces échanges entre les deux provinces donne des gains de 3 549 personnes pour la Colombie-Britannique. Ces gains en Colombie-Britannique au détriment de l’Alberta étaient par ailleurs trois fois moins importants que l’an dernier (+10 774). Ce qui explique en partie des gains nets en Colombie-Britannique, toutes provinces d’origine confondues, deux fois et demie moindres (+7 799) qu’en 2016-2017 (+18 834).

Comme moins d’Albertains ont quitté la province pour la Colombie-Britannique en 2017-2018, et que plus de personnes ont quitté la Saskatchewan, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador à destination de l’Alberta en 2017-2018 (+7 857) par rapport à 2016-2017 (+2 542), la résultante fut un gain net interprovincial pour l’Alberta.

Le troisième flux migratoire interprovincial en importance au Canada provenait du Québec et allait en direction de l’Ontario (19 814). L’ampleur de ce flux s’explique principalement en raison de leur proximité et du poids démographique de ces provinces, les deux plus populeuses.

En termes relatifs exprimés en tauxNote 15, les plus importants flux migratoires interprovinciaux parmi les provinces étaient ceux à l’origine de l’Île-du-Prince-Édouard à destination de l’Ontario (+1,1 %), de la Saskatchewan vers l’Alberta (+0,9 %), de Terre-Neuve-et-Labrador vers l’Alberta, de l’Alberta vers la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse vers l’Ontario (+0,6 % chacun).

Changement de base (2016)

Les estimations diffusées dans cette publication se fondent désormais sur les comptes du Recensement de 2016, ajustés pour le sous-dénombrement net du recensement et les réserves indiennes partiellement dénombrées. Les estimations de population entre le 1er juillet 2011 et le 1er avril 2016 sont désormais de niveau intercensitaire. En conséquence, l’erreur en fin de période en 2016 était estimée à 110 310, soit une erreur en fin de période de 0,31 %. Il s’agit d’une augmentation relative par rapport à celle enregistrée en 2006 (0,10 %) et d’une diminution relative par rapport à celle enregistrée en 2011 (0,42 %)Note 16.

L'erreur en fin de période constitue une mesure de l'exactitude des estimations postcensitaires. Elle se définit comme la différence entre l’estimation postcensitaire définitive au jour du recensement, et la population du recensement rajustée. Cette erreur provient de trois sources : les erreurs principalement dues à l’échantillonnage dans la mesure de la couverture du recensement de départ et du recensement de fin de période ainsi que les erreurs relatives aux composantes de l'accroissement démographique pendant la période intercensitaire.

Accroissement intercensitaire

Au 1er juillet 2016, la population estimée basée sur le recensement de 2016 était de 36 109 487. À l’échelle nationale, l’accroissement démographique intercensitaire entre 2011 et 2016 a atteint 5,0 %, soit une augmentation de 1,8 million d’habitants. Cette croissance s’est avérée similaire à celle de la période intercensitaire 2006 à 2011 alors qu’elle avait atteint 5,3 %. Entre 2011 et 2016, l’accroissement migratoire international a été responsable de plus des deux tiers de l’accroissement démographique au Canada.

Entre 2011 et 2016, l’accroissement démographique du Canada (+5,0 %) a été le plus élevé des pays du G7Note 17 qui inclut les États-Unis (+3,7 %), le Royaume-Uni (+3,7 %), la France (+2,7 %), l’Allemagne (+2,6 %), l’Italie (+2,2 %) et le Japon (-0,7 %). L’accroissement démographique canadien n’est toutefois pas le plus élevé des pays industrialisés, étant inférieur entre autres à ceux estimés en Australie (+7,7 %) et en Nouvelle-Zélande (+6,9 %)Note 18.

En générale, la croissance démographique des provinces et territoires entre 2011 et 2016 a été moins élevée ou égale à la croissance estimée entre 2006 et 2011, à l’exception du Manitoba, de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest. Par ailleurs, le nombre d’habitants de chaque province et territoire a augmenté entre 2011 et 2016, sauf en Nouvelle-Écosse. En comparaison, l’ensemble des provinces et territoires avaient vu leur population augmenter entre 2006 et 2011.

Graphique 1.10 pour 91-215-x2018001

Tableau de données du graphique 1.10
Tableau de données du graphique 1.10
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1.0. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et 2006-2011, 2011-2016, 2006-2011 (Canada) et 2011-2016 (Canada), calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires 2006-2011 2011-2016 2006-2011 (Canada) 2011-2016 (Canada)
pourcentage
T.-N.-L. 2,8 0,8 5,3 5,0
Î.-P.-É. 4,3 2,1 5,3 5,0
N.-É. 0,7 -0,2 5,3 5,0
N.-B. 1,3 1,0 5,3 5,0
Qc 4,8 2,7 5,3 5,0
Ont. 4,6 4,5 5,3 5,0
Man. 4,1 6,3 5,3 5,0
Sask. 7,2 6,4 5,3 5,0
Alb. 10,2 10,2 5,3 5,0
C.-B. 6,0 7,6 5,3 5,0
Yn 9,3 8,5 5,3 5,0
T.N.-O. 0,7 2,6 5,3 5,0
Nt 10,4 7,8 5,3 5,0

Pour la période intercensitaire 2011 à 2016, l’accroissement démographique a été faible dans les provinces de l’Atlantique et fort dans les provinces de l’Ouest et la plupart des territoires. La croissance a été plus forte qu’à l’échelle nationale (+5,0 %) en Alberta (+10,2 %), au Yukon (+8,5 %), au Nunavut (+7,8 %), en Colombie-Britannique (+7,6 %), en Saskatchewan (+6,4 %) et au Manitoba (+6,3 %). Par contre, la population a crû moins rapidement dans les autres provinces et territoires.

Notes

 
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