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91-215-XWF
Estimations démographiques annuelles, Canada, provinces et territoires
2005-2006


Analyse

Au 1er juillet 2006, la population canadienne était estimée à 32 623 500 habitants, une hausse de 324 000 personnes par rapport au 1er juillet de l’année précédente. À 10,0 pour mille, le taux d'accroissement de la dernière année s’apparente à ce qui a été observé depuis le début du nouveau millénaire (10,2 pour mille).

Le taux d’accroissement naturel, estimé à 3,3 pour mille en 2005-2006 est semblable à celui de l’année précédente. Si ce taux est assez stable depuis le début du millénaire, il n’en reste pas moins que, dans le long terme, il est caractérisé par une baisse amorcée au début des années 1990.

De ce fait, le solde de la migration internationale prend de plus en plus d’importance comme moteur de la croissance démographique du pays. En 2005-2006, les deux tiers (66,5 %) de l’accroissement de la population canadienne s’expliquent par des gains dans les échanges démographiques du pays avec le reste du monde. Cette proportion est constamment supérieure à 60,0% depuis 1999-2000. En comparaison, l’importance du solde migratoire international comptait pour 46,0 % de l’accroissement démographique canadien au cours de la décennie 1990 et 34,8% au cours de la décennie 1980 (voir le graphique 1 ).

Graphique 1Composantes de l'accroissement démographique annuel, 1971-1972 à 2005-2006,
Canada

Actuellement, la croissance démographique canadienne est légèrement supérieure à celle des États-Unis. En 2004-2005, dernière année pour laquelle les statistiques américaines sont disponibles, l’accroissement démographique états-unien était de 9,3 pour 1000 comparativement à 9,6 pour mille pour le Canada. De plus, l’importance de l’immigration dans la croissance démographique canadienne est beaucoup plus importante qu’aux États-Unis. Alors qu’en 2004-2005, le solde migratoire international expliquait les deux tiers de l’augmentation de la population du Canada, il ne comptait que pour 38,1 % aux États-Unis. L’augmentation de la population de nos voisins du sud repose sur une fécondité beaucoup plus forte que celle du pays.

Selon les scénarios de croissance moyenne des plus récentes projections démographiques publiées par Statistique Canada (catalogue 91-520–X), le nombre de décès excéderait celui des naissances autour de 2030. À partir de ce moment, le solde de la migration internationale deviendrait le seul facteur de croissance démographique du pays.

Une immigration soutenue

Au cours de l’année 2005-2006, le Canada a accueilli 254 400 immigrants, un sommet depuis 2001-2002 (256 300) et 9 800 de plus que l'année précédente. Le taux d’immigration canadien (7,8 pour mille) est en hausse pour une troisième année consécutive et est le plus élevé depuis 2001-2002 (8,2 pour mille).

La grande majorité des immigrants continuent de choisir comme lieu de résidence l’une des trois provinces les plus populeuses du pays (Ontario, Québec et Colombie-Britannique). Au cours de la dernière année, 86,1 % des nouveaux arrivants choisissaient l’une de ces trois provinces. Cette proportion est toutefois en baisse depuis le sommet de 2001-2002 (89,7 %).

Cette diminution s’explique notamment par une baisse de l’attraction ontarienne sur les nouveaux Canadiens. Cette attraction décroît depuis les sommets du début des années 2000 (59,6 % en 2001-2002) et n’a jamais été aussi faible depuis 1993-1994 (51,1 %). Il n’en reste pas moins que plus de la moitié (52,3 %) des immigrants canadiens ont opté pour l’Ontario comme lieu de résidence en 2005-2006.

Un accroissement démographique inégal

Au cours de l’année 2005-2006, quatre juridictions ont connu un accroissement démographique supérieur à la moyenne canadienne : l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Nunavut. A l’inverse, cinq juridictions ont connu des pertes : les Territoires du Nord-Ouest, la Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

La dernière année a été marquée par une forte hausse du solde migratoire interprovincial de l’Alberta qui, supportée par une économie florissante, a atteint un niveau record (+57 100). C’est 22 700 de plus qu’en 2004-2005. L’ancienne marque, atteinte en 1980-1981 lors du premier boom pétrolier, était de 46 000. Au cours de la dernière année, le solde de la migration interprovinciale de l’Alberta a compté pour 58,2 % de sa croissance totale. De plus, l’accroissement naturel albertain est le plus élevé parmi les provinces.

Grâce à ce fort afflux démographique venant des autres régions canadiennes, le taux de croissance de la population de l’Alberta (29,5 pour mille) a été près de trois fois supérieur à celui de l’ensemble du pays.

Néanmoins, le solde de la migration a réduit les effets de l’attraction albertaine dans certaines régions. Au cours de la dernière année, la migration internationale a été le facteur démographique le plus important pour huit des 10 provinces canadiennes.

Ainsi, la Colombie-Britannique présente également un taux d’accroissement supérieur (12,3 pour mille) à celui du pays, grâce notamment à ses gains en migration internationale qui comptent pour 72,1 % de sa croissance totale. Le nombre de nouveaux arrivants en Colombie-Britannique (43 900) est en hausse pour une troisième année consécutive et n’avait pas été aussi élevé depuis 1996-1997 (53 200), période marquée par l’important flux migratoire en provenance de Hong Kong. Le taux d’immigration de la province (10,2 pour mille) est le deuxième plus élevé au pays derrière l’Ontario. Cette augmentation a permis à la Colombie-Britannique de reprendre le deuxième rang quant au nombre d’immigrants, devançant le Québec, une première depuis 2000-2001.

Le Manitoba affiche également un taux positif (3,1 pour mille) en raison notamment de son solde migratoire international. Au cours de la dernière année, le Manitoba a accueilli 8 900 immigrants, un sommet historique. Le taux d’immigration du Manitoba (7,6 pour 1 000) est le troisième plus important au pays.

En raison surtout de ses pertes vers les autres provinces, notamment l’Alberta, la Saskatchewan est déficitaire (-4,6 pour mille) pour la neuvième fois au cours des dix dernières années (voir le graphique 2 ).

Graphique 2Taux d'accroissement de la population, 2004-2005 et 2005-2006,
Canada, provinces et territoires

Dans le centre du pays, l’Ontario (10,2 pour mille) a crû à une vitesse semblable à la moyenne nationale toujours en raison du taux d’immigration (10,5 pour mille) le plus élevé au pays. L’attraction de l’Ontario pour les nouveaux immigrants compense des pertes migratoires interprovinciales de plus en plus élevées.

La population québécoise a augmenté à un rythme légèrement inférieur (7,1 pour mille). Cependant, le nombre des naissances au Québec est en hausse. En effet, les données de 2005-2006 montrent que le nombre de naissances québécoises (78 500) n’avait pas été aussi élevé depuis 1996-1997 (82 900). De plus, le Québec a reçu 42,000 immigrants au cours de la dernière année. Si ce nombre a diminué pour une deuxième année consécutive, il demeure tout de même beaucoup plus élevé que tout ce qui a été observé depuis le tournant des années 1990 (51 600 en 1991-1992).

Dans la région Atlantique, seule l’Île-du-Prince-Édouard affiche un taux d’accroissement positif (2,5 pour mille). Les trois autres provinces ont vu leur population diminuer à des rythmes différents : Terre-Neuve-et-Labrador (-8,4 pour mille), Nouveau-Brunswick (-3,1 pour mille) et Nouvelle-Écosse (-1,8 pour mille). Ces provinces subissent des pertes démographiques en raison notamment de leur solde migratoire interprovincial négatif et d’un accroissement naturel faible par rapport au reste du pays.

La province de Terre-Neuve-et-Labrador, qui présente un bilan démographique négatif pour une 14e année consécutive, est la première juridiction canadienne à comptabiliser plus de décès que de naissances au cours d’une année et rien ne semble indiquer, à court terme, un renversement de situation. De plus, si les tendances se maintiennent, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse devraient vivre le même phénomène au cours des années à venir.

Quant aux territoires nordiques, le Nunavut se démarque par une croissance démographique (24,4 pour mille) largement supérieure à la moyenne canadienne. Cet accroissement marqué est essentiellement attribuable à une fécondité (plus de 3 enfants par femme) qui double celle du pays. En raison notamment à l’augmentation de leurs pertes migratoires interprovinciales, le Territoire du Yukon (3,5 pour mille) a présenté sa plus faible croissance au cours des quatre dernières années alors que les Territoires du Nord-Ouest (-18,2 pour mille) ont présenté un taux démographique négatif qui n’avait pas été mesuré depuis 1997-1998 (-19,9 pour mille) (voir le graphique 3 ).

Graphique 3Taux d'accroissement démographique selon la composante, 2005-2006,
Canada, provinces et territoires

Une migration interprovinciale marquée par l’attraction albertaine

L’attraction démographique record (+57 100) de l’Alberta en 2005-2006 a affecté la démographie des autres régions canadiennes. Ainsi, 10 juridictions sur 13 ont présenté un solde de migration interprovinciale négatif. Outre l’Alberta, seuls la Colombie-Britannique (+3 800) et le Nunavut (+100) ont enregistré des gains dans leurs échanges avec les autres régions du pays. Sans tenir compte de la migration interprovinciale, l’accroissement démographique de toutes les juridictions déficitaires aurait été positif.

Compte tenu de la forte augmentation de la migration interprovinciale nette de l’Alberta, les pertes des juridictions déficitaires en 2004-2005 ont été, pour la plupart, aggravées lors de la dernière année. Dans le cas de l’Ontario, les pertes interprovinciales ont presque doublé, passant de -11 200 à -21 400, ce qui n’avait pas été observé depuis 1980-1981 (-33 900). Le solde négatif de la Nouvelle-Écosse (-3 900) n’avait jamais été mesuré auparavant. Le Nouveau-Brunswick (-3 800) n’avait pas perdu autant depuis 1980-1981 (-5 000). Pour le Manitoba et la Saskatchewan, il faut remonter au tournant des années 1990 pour revoir pareilles pertes. Dans le cas de la Colombie-Britannique, les gains ont chuté de moitié, passant de 8 200 à 3 800. Seuls l’île-du-Prince-Édouard et le Nunavut, qui ont présenté un solde de migration interprovinciale positif plus élevé en 2005-2006 par rapport à l’année précédente, semblent ne pas avoir été affectés par cette hausse de l’attraction albertaine.

Toutes proportions gardées, ce sont les Territoires du Nord-Ouest qui ont le plus perdu avec un taux net de migration interprovinciale de -31,4 pour mille. La Saskatchewan (-9,2 pour mille), Terre-Neuve-et-Labrador (-8,5 pour mille) et le Manitoba (-7,3 pour mille) ont aussi présenté d’importantes pertes.

Au cours de l’année 2005-2006, l’Alberta a été la région de prédilection des migrants de sept des 12 autres juridictions canadiennes. Dans tous les autres cas, elle était au deuxième rang des destinations privilégiées. Ce sont ses régions voisines qui ont été le plus affectées. Ainsi, plus de la moitié des migrants interprovinciaux des Territoires du Nord-Ouest (50,3 %), de la Colombie-Britannique (58,1 %) et de la Saskatchewan (62,8 %), ont opté pour l’Alberta.

La Colombie-Britannique et l’Ontario ont aussi été des choix privilégiés. Ainsi, la Colombie-Britannique a été le choix des migrants ayant quitté l’Alberta (43,3 %) et le Territoire du Yukon (37,9 %). Malgré un solde interprovincial nettement déficitaire, l’Ontario a tout de même été le choix premier de ceux du Québec (58,0 %), de la Nouvelle-Écosse (31,2 %), de l’île-du-Prince-Édouard (24,6 %) et du Nunavut (21,2 %).

En excluant l’Alberta des comptes de la migration interprovinciale, la Colombie-Britannique est la province qui montre le plus fort solde (+11,300). Outre cette dernière province, Terre-Neuve-et-Labrador (+600), l’île-du-Prince-Édouard (+400), la Nouvelle-Écosse (+200), le Territoire du Yukon (+100) et le Nunavut (+100) sont les autres juridictions, une fois l’Alberta exclue, à avoir accueilli plus de migrants interprovinciaux qu’elles n’en ont perdus.



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Date de modification : 2006-09-27 Avis importants