Estimations démographiques annuelles : régions infraprovinciales, 1er juillet 2023
Qualité des données démographiques

Les estimations contiennent une certaine marge d'imprécision qui provient de deux types d’erreur :

  • des erreurs des données du recensement;
  • des imperfections des autres sources de données et des méthodes d'estimations des composantes.

Données du recensement

Erreurs de couverture, de réponse et de traitement

Les erreurs attribuables aux données de recensement peuvent être divisées en deux groupes : erreurs de réponse et de traitement, et erreurs de couverture. Le premier groupe comprend les erreurs de non-réponse, l'interprétation erronée de la part des répondants, le codage et l'imputation des non-réponses. Les erreurs du second groupe sont dues principalement aux estimations du sous-dénombrement du recensement et à un degré moindre, au surdénombrement. Ces deux types d'erreur sont inhérents à n'importe quelle enquête.

Les erreurs de couverture se produisent lorsque des personnes sont omises, qu’elles ont été dénombrées plus d’une fois ou qu’elles ont été dénombrées alors qu’elles n’étaient pas dans l’univers du recensement (ce dernier aspect n’est toutefois pas estimé, puisqu’il est considéré négligeable). Après chaque recensement, Statistique Canada entreprend des études de couverture pour mesurer ces erreurs. Les principales études sont l’Enquête sur la contre-vérification des dossiers (CVD) et l’Étude sur le surdénombrement du recensement (ESR). On tire de ces études des estimations de sous-dénombrement et de surdénombrement pour chaque province et territoire. Le Centre de démographie rajuste la population dénombrée au recensement par province et territoire avec ces estimations. Au niveau infraprovincial, ces taux sont appliqués à chacune des régions géographiques de la province ou du territoire selon l’âge et le genre.

Lors de l’élaboration des populations de départ, le Programme des estimations démographiques (PED) corrige les populations du recensement pour les erreurs de couverture seulement. Cette correction, basée sur les résultats des études de couverture, est sujette principalement aux erreurs dues à l’échantillonnage et, dans une moindre mesure, à des erreurs de traitement. Les tests statistiques indiquent que les ajustements pour la couverture améliorent la qualité des données du recensement. Le PED utilise les estimations des études de couverture pour les provinces et les territoires. Cependant, étant donné la taille des échantillons de ces études, les estimations par âge et par genre sont modélisées. De plus, on suppose que les taux de couverture estimés pour une province ou un territoire s’appliquent aux régions situées à l’intérieur de cette province ou de ce territoire. En ce qui concerne les études de couverture, les tests statistiques indiquent que l’ajustement, quoique non exempt d’erreur en soi, améliore la qualité des données du recensement (Royce, 1993). Les hypothèses sélectionnées ont l’avantage d’être cohérentes dans le temps et par région géographique, ainsi que de fournir des résultats logiques. Les utilisateurs doivent se rappeler que lorsque l'on calcule les taux de sous-dénombrement net du recensement (SDNR) pour de petites régions, il se pourrait que les hypothèses sous-jacentes ne soient pas respectées. Si tel était le cas, les taux de SDNR utilisés les induiraient en erreur. Cependant, les erreurs associées à ces hypothèses sont très difficiles à quantifier.

Les corrections apportées aux données du recensement pour le SDNR améliorent, en général, la qualité des estimations en compensant pour le sous-dénombrement différentiel aux différents recensements selon l'âge, le genre et par province et territoire.

Le rajustement intègre également les résultats d’une étude sur l’estimation des personnes des réserves et établissements partiellement dénombrés pour compléter la correction des données du recensement pour les erreurs de couverture. Les résultats des études de couverture contiennent principalement des erreurs aléatoires liées à l’échantillonnage.

Ces rajustements ont un impact direct sur :

  • L'erreur en fin de période et sa distribution par âge et genre à l'intérieur d'une même province ou territoire, de même que par province ou territoire, étant donné la variation du SDNR et sa distribution d'un recensement à l'autre;
  • la cohérence des estimations de population pour une même cohorte de naissance. Prenons l’exemple de la cohorte homme+ des moins de 5 ans en 1981. En utilisant les données de recensement non rajustées pour le SDNR, on remarque que ce groupe est moins nombreux au Recensement de 2001 (groupe des 20 à 24 ans) qu’à celui de 1996 (groupe des 15 à 19 ans). Comme le Canada reçoit beaucoup d'immigrants à ces âges, on se serait attendu au contraire. Or, ce n’est qu’après le rajustement pour le SDNR que la taille de la cohorte augmente, comme attendu, entre 1996 et 2001.

Pour de plus amples informations sur les principales études de couverture, veuillez consulter le document suivant sur le site Internet de Statistique Canada : Rapport technique du recensement de 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016 sur la couverture. Le rapport technique sur la couverture du Recensement de 2021 sera disponible le 23 octobre 2024.

Composantes

Les erreurs provenant des méthodes d'estimation et des sources de données autres que le recensement ont également une importance non négligeable.

A. Naissances et décès

La loi exigeant la tenue d'un registre de l'état civil, les estimations définitives des naissances et des décès répondent à des normes de qualité très élevées. Toutefois, puisque les données provisoires sont modélisées, elles diffèrent légèrement des données définitives.

B. Immigration et résidents non permanents

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) administre les fichiers propres à la mesure des nombres d’immigrants, des demandeurs d’asile ainsi que de titulaires de permis de travail, d’études et de séjour temporaire au Canada. L’immigration étant contrôlée par une loi, les données sur les immigrants et les RNP sont recueillies à leur arrivée au Canada et après celle-ci. Ces données incluent seulement celles de l’immigration régulière et sont considérées de très bonne qualité.

Des différences peuvent exister quant à la province ou le territoire de destination : celui envisagé par l’immigrant au moment de l’arrivée peut différer de celui où il résidera de fait. Les estimations de RNP sont plus sujettes à ces différences que les estimations sur les immigrants, notamment parce que la province ou le territoire de résidence de certains groupes de titulaires de permis est manquant, le nombre de membres de la famille vivant avec les titulaires de permis doit être modélisé et finalement, les sources de données sur les sorties des RNP du pays sont limitées.

C. Émigration, émigration de retour

Parmi les composantes qu’utilise le PED, l’émigration et l’émigration de retour sont les plus difficiles à estimer avec précision puisque le Canada n’a pas de système d’enregistrement à ses frontières. Alors que l’immigration et les résidents non permanents (RNP) sont bien documentés par le gouvernement fédéral, Statistique Canada a toujours eu recours à des techniques d’estimations indirectes pour estimer le nombre de personnes quittant le pays. Pour cette raison, les statistiques disponibles sur ces deux composantes ont toujours été d’une moins bonne précision que celles des autres composantes.

L’estimation des émigrants de long terme et des émigrants de long terme de retour provient d’informations tirées du fichier de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) de l’Agence du revenu du Canada (ARC). L’estimation doit être rajustée afin de tenir compte des enfants non admissibles au programme et en dériver l’émigration et l’émigration de retour des adultes.

Ces rajustements et le délai d’obtention des données sont les deux principales sources d’erreur. Comme il n’existe pas d’information courante sur les émigrants de court terme et les émigrants de court terme de retour, les estimations sont basées sur l’Étude sur le sous-dénombrement du recensement (ESoR) et le recensement. Du côté des émigrants de court terme, les estimations pour la période intercensitaire sont établis à partir de l’ESoR et sont réparties selon l’émigration de long terme. Pour les émigrants de court terme de retour, les données sur la mobilité du dernier recensement sont soustraites aux estimations du nombre d’émigrants de long terme de retour sur toute la dernière période intercensitaire. Certaines hypothèses doivent être admises afin de répartir les données par province et territoire et les données annuelles par trimestre et par région infraprovinciale et infraterritorial. On doit également faire des hypothèses pour établir la variation pour la période postcensitaire. Toute variation géographique peut entraîner une erreur dans l’estimation de ces composantes.

D. Migration interprovinciale et migration intraprovinciale

Les estimations provisoires de la migration interprovinciale et intraprovinciale sont établies à partir de fichiers de données de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Les fichiers de données de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) sont utilisés pour les enfants, alors que les données du FFT1 de l’année précédente sont utilisées pour les adultes puisque l’information pour l’année la plus récente n’est pas disponible au moment de la production des estimations provisoires.

Les estimations définitives sont obtenues en comparant les adresses figurant sur les déclarations de revenus des particuliers de deux années consécutives, en utilisant le FFT1 (sauf pour les régions infraprovinciales du QuébecNote 1). Un ajustement supplémentaire est également nécessaire afin de rajuster les estimations pour tenir compte des migrants qui ne remplissent pas de déclarations de revenus.

E. Ventilation des composantes

La finesse de la ventilation des données accroît les risques d’erreur de sorte que la qualité de l’estimation des composantes devient plus douteuse avec le fractionnement par âge et genre. Il semble qu’en général, les erreurs initiales soient moindres en ce qui concerne la ventilation des nombres annuels de naissances, de décès et d’immigrants, qu’en ce qui a trait à celle des autres composantes (résidents non permanents, émigrants, émigrants de retour et migrants interprovinciaux et intraprovinciaux). Enfin, l’importance de l’erreur causée par la distinction selon l’âge et le genre peut varier selon la période, et l’erreur relative à certaines composantes peut avoir un effet plus prononcé sur certains groupes d’âge ou sur un genre donné.

Changement de géographie

Les limites des régions géographiques infraprovinciales peuvent changer d’un recensement à l’autre. Pour faciliter les études chronologiques, les estimations démographiques pour la période allant de 2001 à 2023 ont été établies, dans la présente publication, selon les limites définies par la Classification géographique type (CGT) 2021 pour les DR, les AR, les RMR ainsi que les RE.

Afin de préciser l’importance démographique des changements de limites géographiques, les effectifs de la population au Recensement de 2016 sont dans un premier temps converti vers la CGT 2021. Par la suite, on compare ces effectifs convertis aux effectifs de la population de 2016 selon la CGT 2016. Les chiffres présentés ici s’appliquent à la population dénombrée au Recensement de 2016 et ne tiennent pas compte du sous-dénombrement net du recensement.

Régions métropolitaines de recensement (RMR)

Avec l’adoption de la CGT 2021, six agglomérations de recensement sous la CGT 2016 sont devenues des régions métropolitaines de recensement : Frédéricton (N.-B.), Drummondville (Qué.), Red Deer (Alb.), Kamloops (C.-B.), Chilliwack (C.-B.) et Nanaimo (C.-B.). Parmi les 35 RMR de la CGT 2016, 11 ont subies des changements de frontières sous la CGT 2021.

Agglomérations de recensement (AR)

Avec le passage de la CGT 2016 à la CGT 2021, cinq nouvelles AR ont été créés : Saint-Agathe-des-Monts (Qué.), Amos (Qué.), Essa (Ont.), Trail (C.-B.) et Ladysmith (C.-B.). Les AR de Bay Roberts (T.-N.-L.) et Cold Lake (Alb.) ont été retirées parce que la population de leur noyau a chuté au-dessous de 10 000 habitants en 2021. Finalement, les AR de Arnprior (Ont.) et Carleton Place (Ont.) ont été absorbées par la RMR d’Ottawa-Gatineau (Ont.), alors que la AR de Leamington (Ont.) fait maintenant parti de la RMR de Windsor (Ont.).

Régions économiques (RE)

Aucun changement de frontière n’a été effectué pour les régions économiques entre la CGT 2016 et la CGT 2021.

Divisions de recensement (DR)

Aucun changement de frontière n’a été effectué pour les divisions de recensement entre la CGT 2016 et la CGT 2021.

Évaluation de la qualité

Afin d’évaluer la qualité de nos estimations, deux mesures d’évaluation sont utilisées : les erreurs de précocité et les erreurs en fin de période.

A. Erreurs de précocité

La qualité des estimations démographiques provisoires des composantes est évaluée à l’aide des erreurs de précocité. L’erreur de précocité correspond à la différence entre l’estimation provisoire et l’estimation définitive d’une composante donnée divisée par la population totale de la région géographique en cause. L’erreur de précocité peut se calculer tant pour les estimations de la population que pour celles des composantes. L’erreur de précocité mesure l’incidence du compromis entre l’exactitude et l’actualité, en faveur de la seconde, sur la population estimée. L’erreur de précocité est calculée comme suit :

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où :

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erreur de précocité pour la période allant de t-1 à t
N ( t1,t ) provisoire MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGobWdamaaDaaaleaapeWaaeWaa8aabaWdbiaadshacqGHsisl caaIXaGaaiilaiaadshaaiaawIcacaGLPaaaa8aabaWdbiaadchaca WGYbGaam4BaiaadAhacaWGPbGaam4Caiaad+gacaWGPbGaamOCaiaa dwgaaaaaaa@46CB@
estimation provisoire d’une composante de l’accroissement démographique
N ( t1,t ) définitive MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGobWdamaaDaaaleaapeWaaeWaa8aabaWdbiaadshacqGHsisl caaIXaGaaiilaiaadshaaiaawIcacaGLPaaaa8aabaWdbiaadsgaca WGPdGaamOzaiaadMgacaWGUbGaamyAaiaadshacaWGPbGaamODaiaa dwgaaaaaaa@4724@
estimation définitive d’une composante de l’accroissement démographique
P ( t1 ) postcensitaire MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaDaaaleaapeWaaeWaa8aabaWdbiaadshacqGHsisl caaIXaaacaGLOaGaayzkaaaapaqaa8qacaWGWbGaam4Baiaadohaca WG0bGaam4yaiaadwgacaWGUbGaam4CaiaadMgacaWG0bGaamyyaiaa dMgacaWGYbGaamyzaaaaaaa@48D3@
estimation postcensitaire de la population de la région géographique en cause à la période t-1

L’erreur de précocité d’une composante nous renseigne sur l’ampleur de l’erreur entre l’estimation provisoire et définitive de la population. L’analyse de l’erreur de précocité nous permet de procéder à des comparaisons utiles entre les composantes ainsi qu’entre les différents niveaux géographiques ayant des populations de tailles différentes. L’erreur de précocité peut être positive ou négative. Une erreur de précocité positive indique une estimation provisoire supérieure à l’estimation définitive, alors qu’une erreur de précocité négative indique l’inverse. À noter qu’en comparant à la population totale d’une région, les différences entre les estimations provisoires et définitives des composantes sont minimes. Il existe toutefois des écarts quant à l’incidence de ce type d’erreur entre les composantes et entre les régions géographiques.

Règle générale pour les estimations infraprovinciales, les soldes migratoires interprovincial et intraprovincial sont associés aux erreurs de précocité les plus importantes. Cet état des choses est dû à l’utilisation de sources de données différentes pour les estimations provisoires et définitives. Pour la plupart des années et des provinces et territoires, des erreurs de précocité plus faibles sont associées aux estimations de l’immigration, des naissances et des décès. Dans le cas des estimations de l’immigration, cette situation est attribuable à l’intégralité des sources de données et à l’accessibilité des données permettant de produire des estimations provisoires plus à jour. En ce qui a trait aux naissances et aux décès, les petites erreurs de précocité s’expliquent par l’utilisation de projections à court terme pour la production des estimations provisoires.

Dans l'hypothèse où la qualité des données de base demeure inchangée, les présentes estimations postcensitaires devraient présenter un niveau de fiabilité fort acceptable si l’on en juge par l’analyse des dernières erreurs de précocité observées.

B. Erreur en fin de période

L’erreur en fin de période permet de mesurer l’exactitude des estimations postcensitaires. Elle est définie comme la différence entre les estimations postcensitaires, au jour du recensement, et la population dénombrée et corrigée du sous-dénombrement net du recensement (SDNR). Une erreur en fin de période positive signifie que les estimations démographiques postcensitaires ont surestimé la population.

L'erreur en fin de période provient de deux sources : les erreurs principalement dues à l’échantillonnage dans la mesure de la couverture du recensement et les erreurs relatives aux composantes de l'accroissement démographique pendant la période intercensitaire. Pour chaque période intercensitaire quinquennale, l'erreur en fin de période ne peut être calculée qu'au moment de la diffusion des données du recensement et des estimations du SDNR. Elle est calculée pour la population totale de chaque province et territoire ainsi que selon l'âge et le genre.

En ramenant cette différence à la population censitaire, on obtient un taux qui, à l’échelle du pays, est peu important (0,16 % en 2001, 0,12 % en 2006, 0,46 % en 2011, 0,33 % en 2016 et -0,11 % en 2021). À l’échelle des provinces et des territoires, de même qu’au niveau infraprovincial, les différences sont généralement plus élevées, cette différence étant due à la plus forte variabilité associée aux estimations de la migration interprovinciale et intraprovinciale. Cela étant dit, les estimations postcensitaires provinciales et territoriales diffèrent généralement de moins de 1 % des populations censitaires rajustées, sauf pour les territoires et à quelques exceptions près.

Au niveau des régions métropolitaines de recensement (RMR) et des agglomérations de recensement (AR), les estimations démographiques ont surestimé la population totale (0,1 %), alors qu’elles ont sous-estimé la population des régions économiques de -0,1 %.

Les estimations démographiques ont surestimé la population de 128 des 293 divisions de recensement (DR). Pour 123 des DR, la différence absolue entre les estimations démographiques et la population rajustée du recensement était de moins de 1 %. L’erreur en fin de période de 256 des DR, soit 87 % de l’ensemble des DR, se situait entre -3 % et +3 %.


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