Estimations démographiques trimestrielles
Avril à juin 2018

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Date de diffusion : le 27 septembre 2018

Faits saillants

Analyse

La population du Canada poursuit sa croissance à un rythme soutenu

Pour la première fois, les estimations diffusées dans cette publication sont fondées sur les comptes du Recensement de 2016, rajustés pour le sous-dénombrement net du recensement et les réserves indiennes partiellement dénombrées, auxquels est ajoutée l’estimation de l’accroissement démographique pour la période allant du 10 mai 2016 à la date de l’estimation. Les données à partir de juillet 2001 ont également été révisées.

L’analyse de cette publication porte sur des données provisoires. Comme ces données seront révisées au cours des prochaines années, il est possible que certaines tendances illustrées dans cette publication changent suite à ces révisions. Une certaine prudence est donc de mise dans l’interprétation de cette publication.

Selon les estimations démographiques provisoires, la population du Canada était évaluée à 37 058 856 personnes au 1er juillet 2018.

La population canadienne a augmenté de 168 687 personnes entre le 1er avril et le 1er juillet 2018. Cet accroissement trimestriel est le plus fort en nombres absolus pour un deuxième trimestre au cours de la période à l’étude qui s’étale de juillet 1971 à juillet 2018Note 2. Tous trimestres confondus, la seule fois où l’accroissement a été plus important fut entre le 1er juillet et le 1er octobre 2017, alors que le pays enregistrait une hausse importante du nombre de résidents non permanentsNote 3. Par ailleurs, le Canada a connu un taux de croissance démographique de l’ordre de 0,5 % entre le 1er avril et le 1er juillet 2018, niveau qui n’avait pas été atteint, pour un deuxième trimestre, depuis 1989Note 4.

Graphique A1

Tableau de données du graphique A1 
Tableau de données du graphique a1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique a1. Les données sont présentées selon année (titres de rangée) et pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
année pourcentage
1998 0,25
1999 0,29
2000 0,30
2001 0,35
2002 0,34
2003 0,30
2004 0,29
2005 0,32
2006 0,31
2007 0,31
2008 0,36
2009 0,35
2010 0,34
2011 0,32
2012 0,35
2013 0,36
2014 0,32
2015 0,26
2016 0,39
2017 0,40
2018 0,46

La migration internationale continue d’expliquer la plus grande partie de l’accroissement démographique

À l’échelle nationale, la croissance démographique repose sur deux facteurs : l’accroissement naturelNote 5 et l’accroissement migratoire internationalNote 6. Les estimations de la population des provinces et territoires tiennent également compte de l’accroissement migratoire interprovincial.

L’accroissement migratoire international est demeuré le principal moteur de la croissance démographique canadienne, puisqu’il était estimé à 138 978 personnes entre le 1er avril et le 1er juillet 2018. C’est le niveau le plus élevé ayant été observé, tous trimestres confondus, pendant la période à l’étude s’étalant de juillet 1971 à juillet 2018Note 7. Cette hausse est attribuable à la fois à une augmentation du nombre d’immigrants ainsi que du nombre de résidents non permanents.

Au second trimestre de 2018, le nombre de nouveaux immigrants s’est chiffré à 87 661 personnes. Pendant la période à l’étude (1971 à 2018), la seule fois où le Canada a reçu davantage d’immigrants en trois mois remonte au deuxième trimestre de 2016 (+88 302)Note 8.

En outre, le Canada a enregistré une augmentation du nombre de résidents non permanents (+60 446) au deuxième trimestre de 2018. Cette hausse était significativement plus élevée par rapport à celles observées au cours des dernières années. En effet, tous trimestres confondus, la seule fois où le Canada a enregistré un solde de résidents non permanents plus élevé fut enregistrée lors du troisième trimestre de 2017 (+79 289)Note 9. La hausse des résidents non permanents entre le 1er avril et le 1er juillet 2018 était principalement attribuable à une augmentation du nombre de titulaires d’un permis de travail et, dans une moindre mesure, d’une hausse du nombre de titulaires de permis d’études et du nombre de demandeurs d’asileNote 10. Les composantes de l’émigration nette (émigration, émigration de retour et solde de l’émigration temporaire) sont demeurées stables (-9 129).

Selon les estimations provisoires, l’accroissement naturel au deuxième trimestre de 2018 a été de 29 709 personnes, le troisième plus bas niveau estimé pour un deuxième trimestreNote 11. L’accroissement naturel résulte de la différence entre 97 706 naissances et 67 997 décès. La dernière fois où le nombre de naissances pour un deuxième trimestre a été plus élevé remonte à 1995. Par contre, le nombre de décès n’a jamais été aussi élevé pour un deuxième trimestre. Il est attendu que l’accroissement naturel continue à diminuer au cours des prochaines années, principalement sous l’effet du vieillissement de la population qui entraîne une hausse du nombre de décès observés chaque année.

Graphique A2

Tableau de données du graphique A2 
Tableau de données du graphique a2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique a2. Les données sont présentées selon année (titres de rangée) et Accroissement naturel, Accroissement migratoire international et Accroissement démographique, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
année Accroissement naturel Accroissement migratoire international Accroissement démographique
nombre
1998 38 520 38 959 74 993
1999 35 885 53 191 86 590
2000 34 892 59 296 91 700
2001 33 316 78 621 109 906
2002 29 589 78 709 106 697
2003 30 645 64 216 93 260
2004 30 923 64 662 93 986
2005 32 255 71 155 101 810
2006 34 143 71 177 100 871
2007 36 491 73 750 103 011
2008 36 669 90 156 119 598
2009 38 482 86 365 117 620
2010 36 864 86 017 115 653
2011 36 144 79 041 108 950
2012 35 580 91 357 121 443
2013 34 657 95 577 124 738
2014 34 081 85 318 113 902
2015 32 973 64 157 91 637
2016 31 890 109 648 139 184
2017 29 649 115 831 145 480
2018 29 709 138 978 168 687

La population croît partout, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador et dans les Territoires du Nord-Ouest

La population a connu une hausseNote 12 dans toutes les provinces et tous les territoires au cours du deuxième trimestre de 2018, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,2 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (-1,0 %). Le Nunavut (+1,3 %), le Yukon (+1,0 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (+0,8 %) ont enregistré une croissance démographique supérieure à celle de l’ensemble du pays (+0,5 %).

Par rapport à la même période l’année dernière, une hausse du taux d’accroissement démographique a été observée en Nouvelle-Écosse, au Québec, en Alberta et au Nunavut. Les données montrent également le passage d’un taux d’accroissement positif à un taux négatif dans les Territoires du Nord-Ouest, et d’un taux d’accroissement négligeable à un taux négatif à Terre-Neuve-et-Labrador.

Graphique A3

Tableau de données du graphique A3 
Tableau de données du graphique a3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique a3. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et 2017, 2018, 2017 (Canada) et 2018 (Canada), calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires 2017 2018 2017 (Canada) 2018 (Canada)
pourcentage
T.-N.-L. -0,05 -0,21 0,40 0,46
Î.-P.-É. 1,08 0,81 0,40 0,46
N.-É. 0,30 0,44 0,40 0,46
N.-B. 0,25 0,23 0,40 0,46
Qc 0,34 0,40 0,40 0,46
Ont. 0,46 0,54 0,40 0,46
Man. 0,48 0,39 0,40 0,46
Sask. 0,36 0,28 0,40 0,46
Alb. 0,32 0,44 0,40 0,46
C.-B. 0,46 0,49 0,40 0,46
Yn 1,14 0,97 0,40 0,46
T.N.-O. 0,23 -1,05 0,40 0,46
Nt 0,67 1,29 0,40 0,46

La migration internationale est la principale source de l’accroissement démographique des provinces

Au cours du deuxième trimestre de 2018, l’accroissement migratoire international a constitué le principal facteur de la croissance démographique dans toutes les provinces enregistrant une hausse de leur population, ainsi qu’au Yukon. De ce fait, l’accroissement migratoire international au deuxième trimestre a atteint un sommet ou bien a rarement été aussi élevé partout sauf à Terre-Neuve-et-Labrador, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. De plus, avec l’accroissement naturel, la migration internationale a permis de contrebalancer les pertes migratoires interprovinciales au Québec, au Manitoba et en Saskatchewan. Elle a également compensé l’effet de l’accroissement naturel négatif (décès excédentaires par rapport aux naissances) en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

En Alberta, 51 % de la croissance démographique était expliqué par l’accroissement migratoire international, 45 % par l’accroissement naturel et 4 % par une migration interprovinciale positive. Par ailleurs, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ont continué d’afficher les plus hauts taux d’accroissement naturel, soit 0,5 % et 0,3 % respectivement. Les niveaux de fécondité dans ces deux territoires sont parmi les plus élevés au CanadaNote 13.

Au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, les trois provinces les plus populeuses, une hausse du nombre de résidents non permanents a expliqué une partie des augmentations constatées au chapitre de l’accroissement migratoire international. Entre autres, le Québec a affiché un gain de 19 506 résidents non permanents, un niveau jamais observé tous trimestres confondusNote 14. L’Ontario a enregistré une augmentation sans précédent du nombre de résidents non permanents (+28 329) lors d’un deuxième trimestre. Il en était de même pour la Colombie-Britannique, avec un gain de 8 189 résidents non permanents. Les provinces de l’Atlantique (sauf Terre-Neuve-et-Labrador), le Manitoba et le Yukon ont également enregistré un sommet au chapitre du nombre de résidents non permanents.

Graphique A4

Tableau de données du graphique A4 
Tableau de données du graphique a4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique a4 Accroissement naturel, Accroissement migratoire international, Accroissement migratoire interprovincial et Accroissement démographique, calculées selon taux (%) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Accroissement naturel Accroissement migratoire international Accroissement migratoire interprovincial Accroissement démographique
taux (%)
Canada 0,08 0,38 0,00 0,46
T.-N.-L. -0,05 0,07 -0,22 -0,21
Î.-P.-É. 0,06 0,65 0,10 0,81
N.-É. -0,01 0,33 0,12 0,44
N.-B. -0,02 0,26 -0,01 0,23
Qc 0,06 0,37 -0,03 0,40
Ont. 0,08 0,44 0,02 0,54
Man. 0,12 0,48 -0,20 0,39
Sask. 0,14 0,38 -0,24 0,28
Alb. 0,20 0,22 0,02 0,44
C.-B. 0,04 0,37 0,08 0,49
Yn 0,17 0,52 0,28 0,97
T.N.-O. 0,27 0,02 -1,34 -1,05
Nt 0,51 0,00 0,78 1,29

Tableau A1
Population au 1er juillet 2018 et accroissement démographique, deuxième trimestre, 2017 et 2018, Canada, provinces et territoires
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau A1 Population au 1 juillet 2018 et accroissement démographique Population , Acccroissement démographique, deuxième trimestre, 2017 et 2018, calculées selon nombre et taux (%) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Population Acccroissement démographique, deuxième trimestre
2017 2018
nombre taux (%) nombre taux (%)
Canada 37 058 856 145 480 0,40 168 687 0,46
T.-N.-L. 525 355 -249 -0,05 -1 107 -0,21
Î.-P.-É. 153 244 1 620 1,08 1 235 0,81
N.-É. 959 942 2 890 0,30 4 234 0,44
N.-B. 770 633 1 926 0,25 1 768 0,23
Qc 8 390 499 27 822 0,34 33 800 0,40
Ont. 14 322 757 63 960 0,46 76 722 0,54
Man. 1 352 154 6 414 0,48 5 303 0,39
Sask. 1 162 062 4 155 0,36 3 226 0,28
Alb. 4 307 110 13 711 0,32 18 783 0,44
C.-B. 4 991 687 22 427 0,46 24 312 0,49
Yn 40 476 451 1,14 389 0,97
T.N.-O. 44 541 104 0,23 -470 -1,05
Nt 38 396 249 0,67 492 1,29

La Colombie-Britannique, l’Ontario, la Nouvelle-Écosse et l’Alberta gagnent dans leurs échanges migratoires avec les autres provinces et territoires

La Colombie-Britannique a enregistré les plus forts gains interprovinciaux (+4 102) au deuxième trimestre de 2018. La province poursuit une tendance depuis 21 trimestres de gains ininterrompus au chapitre des migrations interprovinciales. Les gains dans ses échanges avec les autres provinces et territoires provenaient surtout des provinces des Prairies.

L’Ontario a affiché le deuxième plus fort accroissement migratoire interprovincial en nombres absolus parmi l’ensemble des provinces et territoires. Le solde de la migration interprovinciale dans la province a été positif (+3 274) pour un douzième trimestre consécutif, une première depuis le début des années 2000. La province a gagné dans ses échanges avec le Québec, le Manitoba, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador.

En Nouvelle-Écosse, le solde de la migration interprovinciale est demeuré positif (+1 182) pour un onzième trimestre consécutif. Une telle situation n’a pas été observée depuis 1985. La province gagne dans ses échanges avec toutes les provinces particulièrement au détriment de l’Ontario, de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Colombie-Britannique.

L’Alberta a montré un solde migratoire interprovincial positif (+842) pour un deuxième trimestre d’affilée selon les estimations démographiques provisoires, suivant 10 trimestres consécutifs de pertes migratoires interprovinciales. Dans les échanges avec les autres provinces et territoires, les gains migratoires de l’Alberta sont survenus principalement en provenance de la Saskatchewan, du Manitoba, de Terre-Neuve-et-Labrador et des Territoires du Nord-Ouest. Ces gains étaient en partie atténués par des pertes migratoires avec la Colombie-Britannique.

Au Québec, l’accroissement migratoire interprovincial est demeuré négatif (-2 539). Tous trimestres confondus, il faut remonter au quatrième trimestre de 2009 pour observer un solde de la migration interprovinciale supérieur à zéro en sol québécois (+15).

Le deuxième trimestre de 2018 a marqué neuf trimestres consécutifs de pertes migratoires interprovinciales pour Terre-Neuve-et-Labrador (-1 182). La dernière fois que la province a affiché des déficits migratoires interprovinciaux pendant aussi longtemps remonte à la période de 1991 à 2007. Les pertes migratoires ont été notables avec l’Ontario, l’Alberta et la Nouvelle-Écosse.

Le Manitoba (-2 743) a enregistré ses plus fortes pertes migratoires interprovinciales, poursuivant une période de déficits continus depuis le deuxième trimestre de 2004. La Saskatchewan (-2 818) a aussi enregistré ses plus fortes pertes migratoires interprovinciales, pertes qui s’accumulent depuis le troisième trimestre de 2013. Les deux provinces ont affiché des sorties plus importantes vers l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Graphique A5

Tableau de données du graphique A5 
Tableau de données du graphique a5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique a5. Les données sont présentées selon Provinces et territoires (titres de rangée) et Migrants - Entrants, Migrants - Sortants et Solde, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Provinces et territoires Migrants - Entrants Migrants - Sortants Solde
nombre
T.-N.-L. 2 327 -3 509 -1 182
Î.-P.-É. 1 730 -1 578 152
N.-É. 6 235 -5 053 1 182
N.-B. 4 455 -4 532 -77
Qc 8 325 -10 864 -2 539
Ont. 28 752 -25 478 3 274
Man. 4 110 -6 853 -2 743
Sask. 5 721 -8 539 -2 818
Alb. 24 038 -23 196 842
C.-B. 22 240 -18 138 4 102
Yn 744 -632 112
T.N.-O. 640 -1 241 -601
Nt 926 -630 296

Notes


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