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Le Canada enregistre une augmentation record de sa population

Selon les estimations provisoires, la population du Canada était estimée à 36 443 632 au 1er octobre 2016, en hausse de 157 207 par rapport au 1er juillet 2016. En nombres absolus, la croissance démographique du Canada au cours du dernier trimestre était la plus forte à avoir été enregistrée depuis le début de la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique (juillet 1971).

La migration internationale explique la plus grande partie de l’accroissement démographique

À l’échelle nationale, la croissance démographique repose sur deux facteurs : l’accroissement naturel 1  et le solde de la migration internationale 2 , tandis que les estimations de la population pour les provinces et les territoires tiennent également compte de la migration interprovinciale.

Selon les estimations provisoires, l’accroissement naturel au troisième trimestre de 2016 était de 40 795, soit la différence entre 104 944 naissances et 64 149 décès.

Le solde de la migration internationale est demeuré le principal moteur de la croissance démographique avec une hausse estimée à 116 412 entre le 1er juillet et le 1er octobre 2016. Pour un deuxième trimestre consécutif, la croissance migratoire internationale a atteint un sommet. La hausse au cours du dernier trimestre était essentiellement stimulée par l’arrivée d’un nombre record de résidents non permanents (+57 362). Par rapport à la même période l’année dernière, l’immigration a diminué de 14 % alors que les autres composantes de la migration internationale sont demeurées relativement stables.

L'accroissement démographique a été positif dans la plupart des provinces et des territoires

Au cours du troisième trimestre de 2016, la croissance démographique 3  était positive dans toutes les provinces et tous les territoires, sauf aux Territoires du Nord-Ouest, où la population a diminué et à Terre-Neuve-et-Labrador, où la population est demeurée relativement stable. Par rapport à la même période l’année dernière, une hausse de l’accroissement démographique était perceptible dans la majorité des provinces. Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta étaient les seules provinces à afficher des hausses de population moins importantes au troisième trimestre de 2016 qu’à celui de 2015.

Pour la première fois depuis le deuxième trimestre de 2001, l’Ontario était la province ayant enregistré le taux d’accroissement démographique le plus élevé (0,6 %). La population de l’Ontario a crû de 80 272 personnes entre le 1er juillet et le 1er octobre 2016, un record provincial pour un trimestre depuis le début de la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique (juillet 1971). Au 1er octobre 2016, la population de l’Ontario avait maintenant dépassé la barre des 14 millions, atteignant 14 063 256 habitants.

Pour sa part, l’Alberta a enregistré un taux d’accroissement démographique égal à celui du Canada (0,4 %) pour un deuxième trimestre consécutif. Au cours des 18 trimestres précédents, la population de l’Alberta avait toujours crû à un rythme supérieur à celui du Canada.

La migration internationale est le principal moteur de la croissance de toutes les provinces

Au cours du troisième trimestre de 2016, l’accroissement démographique de toutes les provinces et du Yukon provenait principalement du solde de la migration internationale. Il s’agit d’une tendance qui avait également été observée lors du trimestre précédent. Par ailleurs, l’augmentation de l’accroissement migratoire international constaté à l’échelle nationale (comparativement au troisième trimestre de 2015) a aussi été observée dans presque toutes les provinces. L’Alberta constitue la seule exception, son solde de la migration internationale au troisième trimestre de 2016 ayant été inférieur à celui de la même période en 2015.

Dans la plupart des provinces, une hausse du nombre de résidents non permanents expliquait les augmentations constatées au chapitre de l’accroissement migratoire international. Ainsi, le nombre de résidents non permanents a davantage augmenté au cours du troisième trimestre de 2016 qu’au cours de celui de 2015 partout au Canada sauf au Nunavut. Des hausses record, tous trimestres confondus, ont notamment été observées à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan.

Poursuivant une tendance de long terme, le Nunavut a affiché le taux d’accroissement naturel le plus élevé (+0,5 %) au cours du troisième trimestre de 2016. Par ailleurs, dans les provinces de l’Atlantique, environ le même nombre de naissances et de décès a été enregistré, se traduisant par des accroissements naturels nuls selon les estimations provisoires.

Le portrait de la migration interprovinciale s’est considérablement transformé depuis le dernier trimestre de 2015. Ainsi, pour un quatrième trimestre consécutif, davantage de personnes ont quitté l’Alberta pour s’établir dans une autre province ou un autre territoire que l’inverse. Les pertes migratoires interprovinciales de l’Alberta (-3 850) du dernier trimestre n’avaient jamais été aussi fortes que depuis le deuxième trimestre de 1988 (- 5 037). En revanche, les gains migratoires interprovinciaux de l’Ontario sont en hausse constante depuis le dernier trimestre de 2015. Avec un solde de la migration interprovinciale de +11 591, l’Ontario affichait les gains les plus élevés au pays. Cette province n’avait pas enregistré un accroissement migratoire interprovincial aussi élevé depuis le troisième trimestre de 1987 (+18 760). L’augmentation du solde de la migration interprovinciale de l’Ontario s’explique principalement en raison d’une hausse de ses gains dans ses échanges avec l’Alberta ainsi qu’avec la Colombie-Britannique. Comparativement au deuxième trimestre de 2016, moins de personnes ont quitté l’Ontario à destination de ces deux provinces et plus de personnes ont fait le chemin inverse. Néanmoins, la plus grande part des gains migratoires interprovinciaux de l’Ontario provenaient toujours de ses échanges avec le Québec.

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