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À l’échelle nationale
Selon les estimations provisoires, la population canadienne était estimée à 35 702 700 au 1er janvier 2015, en hausse de 26 900 par rapport au 1er octobre 2014. Au quatrième trimestre de 2014, le taux d’accroissement démographique 1 du Canada s’est établi à 0,1 %, tandis qu’il était de 1,0 % en 2014. La croissance enregistrée au quatrième trimestre de 2014 est semblable à celle qui a été observée pendant la même période de 2013.
La croissance démographique était supérieure à la moyenne nationale (+0,1 %) au quatrième trimestre de 2014 dans trois provinces : l’Alberta (+0,3 %), le Manitoba (+0,3 %) et la Saskatchewan (+0,2 %). En termes d’accroissement démographique, l’Alberta (+2,4 %) se situait au premier rang parmi les provinces et territoires en 2014, suivie du Nunavut (+2,1 %) et de la Saskatchewan (+1,5 %).
À l’échelle nationale, la croissance démographique repose sur deux facteurs : l’accroissement naturel 2 et le solde migratoire international 3 , tandis que les estimations de la population dans les provinces et les territoires tiennent également compte des mouvements interprovinciaux des Canadiens. Au cours du trimestre, l’accroissement naturel était estimé à 27 300, résultant de l’écart entre les 94 900 naissances et les 67 600 décès, d’après les estimations provisoires. Depuis 1971 4 , l’accroissement naturel au Canada est positif chaque trimestre, ce qui signifie qu’un plus grand nombre de naissances que de décès sont enregistrés. Cette situation pourrait s’inverser dans quelques années en raison du vieillissement de la population, qui entraînerait un nombre croissant de décès, à supposer que la fécondité demeure à un niveau relativement bas 5 .
Le solde migratoire international au dernier trimestre de 2014 était légèrement négatif (-400) et il était de 11 % moins élevé en 2014 (+241 100) qu’en 2013 (+269 800). Pendant les trois derniers mois de 2014, le Canada a accueilli 52 200 immigrants, tandis que le nombre de résidents non permanents (RNP) a fléchi de 39 900. Le nombre de RNP est généralement en décroissance au cours de cette période de l’année. Au même trimestre de 2013, le niveau d’immigration était de 59 800, tandis que la variation des RNP était de -30 800. Par ailleurs, le nombre de personnes qui ont quitté le pays pour aller vivre à l’étranger, soit l’émigration nette 6 , a atteint 12 700 au dernier trimestre de 2014.
En 2014, la population du Canada a augmenté de 367 400, ce qui représente une croissance annuelle de 1,0 %, un taux semblable à celui qui a été enregistré en 2013 (+1,1 %). La croissance démographique a continué de varier d’une région à l’autre en 2014 et était plus forte en Alberta (+2,4 %), au Nunavut (+2,1 %) et en Saskatchewan (+1,5 %). En revanche, la population a diminué dans les Territoires du Nord-Ouest (-0,8 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,4 %) et au Nouveau-Brunswick (-0,1 %).
Des gains au chapitre de la migration interprovinciale ont été réalisés dans seulement deux provinces et un territoire en 2014 : l’Alberta (+0,8 %), la Colombie-Britannique (+0,2 %) et le Nunavut (+0,1 %). En revanche, les pertes les plus importantes de la migration interprovinciale ont été observées dans les Territoires du Nord-Ouest (-2,0 %), à l’Île-du-Prince-Édouard (-0,6 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,5 %) et au Manitoba (-0,5 %). Le taux de migration internationale était également supérieur à la moyenne nationale (+0,7 %) dans les Prairies. Le taux le plus élevé au pays a été enregistré au Manitoba (+1,3 %), suivi de l’Île-du-Prince-Édouard (+1,2 %), de la Saskatchewan (+1,0 %) et de l’Alberta (+0,8 %). Parmi les provinces, le taux d’accroissement naturel était supérieur à la moyenne nationale dans les provinces des Prairies, tandis qu’il était bien inférieur dans les provinces de l’Atlantique. Une fois de plus, l’accroissement naturel a été une importante source de croissance démographique au Nunavut (+2,0 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (+1,1 %), qui ont affiché un taux bien au-dessus de la moyenne nationale de 0,4 %.
Provinces et territoires
Provinces de l’Atlantique
Au 1er janvier 2015, la population de Terre-Neuve-et-Labrador était estimée à 526 300, celle de l’Île-du-Prince-Édouard, à 146 500, celle de la Nouvelle-Écosse, à 943 600, et celle du Nouveau-Brunswick, à 754 300. Au quatrième trimestre de 2014, une décroissance démographique 7 a été observée à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,1 %) et au Nouveau-Brunswick (-0,1 %). Les estimations provisoires révèlent que toutes les provinces de l’Atlantique ont accusé des reculs de la migration interprovinciale au dernier trimestre de 2014.
Centre du Canada
La population du Québec a peu varié au quatrième trimestre de 2014 (+3 600) : il s’agissait de la plus faible croissance au quatrième trimestre depuis 1997. Au 1er janvier 2015, la population du Québec était estimée à 8 239 900. L’accroissement naturel (+4 700) expliquait en grande partie la croissance démographique de la province. Au dernier trimestre de 2014, le Québec a affiché un faible solde migratoire international (+600). Il s’agissait du deuxième plus faible niveau jamais enregistré pour un quatrième trimestre, le plus bas ayant été observé en 1990 (-1 800). Au dernier trimestre de 2014, le Québec a accueilli 8 000 immigrants, soit 2 500 de moins qu’au même trimestre de 2013. Il a également accusé des pertes moins importantes dans le nombre de résidents non permanents (-5 900) comparativement au même trimestre de 2013 (-7 300).
La population de l’Ontario est demeurée relativement stable au quatrième trimestre de 2014 (+3 400) et a atteint 13 733 500 le 1er janvier 2015. La croissance provinciale était surtout attribuable à l’accroissement naturel (+10 600). Au dernier trimestre de 2014, les pertes du solde migratoire international de l’Ontario (-4 800) étaient les plus importantes pour un quatrième trimestre depuis 1971. L’Ontario a accueilli 19 300 immigrants au dernier trimestre de 2014, un faible niveau qui n’avait pas été observé au quatrième trimestre depuis 1986. De plus, le solde de résidents non permanents au quatrième trimestre de 2014 s’est établi à -18 800, comparativement à -16 600 au même trimestre de 2013. Toujours au quatrième trimestre de 2014, l’Ontario a enregistré un solde de migration interprovinciale de -2 400, ce qui était plus de six fois supérieur au niveau observé au même trimestre de 2013 (-400). Comme au dernier trimestre de 2013, la plus grande partie des échanges ont eu lieu en faveur de l’Alberta (-2 800).
Ouest canadien
La population du Manitoba a augmenté de 3 500 (+0,3 %), au dernier trimestre de 2014, pour atteindre 1 289 800 au 1er janvier 2015. Cette croissance découlait principalement du solde migratoire international (+3 200), lequel se situait au deuxième niveau le plus élevé que le Manitoba ait enregistré au quatrième trimestre depuis 1971, après celui de 2011 (+3 700). Au dernier trimestre de 2014, le Manitoba a accueilli 3 500 immigrants, maintenant ainsi le niveau d’immigration observé au même trimestre de l’année précédente.
La population de la Saskatchewan, qui a augmenté de 2 700 (+0,2 %) au quatrième trimestre de 2014, était estimée à 1 132 600 au 1er janvier 2015. La croissance s’expliquait surtout par les gains de la migration internationale (+1 400) et l’accroissement naturel (+1 200). Au dernier trimestre de 2014, la Saskatchewan a accueilli 2 600 immigrants, le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré au quatrième trimestre, soit seulement 500 personnes de moins que le niveau observé en 2013. En revanche, le solde des résidents non permanents de la province (-1 100) est tombé au niveau le plus bas qui ait été enregistré au cours de n’importe quel trimestre depuis 1971.
Au 1er janvier 2015, la population de l’Alberta était estimée à 4 160 000, en hausse de 14 100 (+0,3 %) par rapport au 1er octobre 2014. Depuis le premier trimestre de 2011, l’Alberta domine continuellement toutes les provinces pour ce qui est du taux d’accroissement démographique. Les trois facteurs de variation de la population ont contribué à la croissance démographique de l’Alberta, laquelle a été menée par l’accroissement naturel (+7 500), suivi du solde migratoire interprovincial (+4 200) et du solde migratoire international (+2 400). Entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014, près de 9 200 immigrants se sont installés dans la province, ce qui représente le niveau le plus élevé pour un quatrième trimestre depuis 1971. À l’inverse, le solde des résidents non permanents (-5 500) de l’Alberta représentait son deuxième niveau le plus bas pour un quatrième trimestre, le plus faible ayant été observé en 2010 (-6 600). Au cours des trois derniers mois de 2014, le solde de la migration interprovinciale de l’Alberta est passé de 5 700 à 4 200, ce qui représente environ 1 500 personnes de moins qu’au même trimestre de 2013. La plupart des gains dans les échanges avec les autres provinces provenaient de l’Ontario (+2 800) et du Québec (+600).
La population de la Colombie-Britannique est demeurée relativement stable au quatrième trimestre de 2014 (+1 300). Elle était estimée à 4 659 300 au 1er janvier 2015. Le solde migratoire interprovincial (+2 600) et l’accroissement naturel (+1 900) sont les deux facteurs à l’origine de la croissance démographique de la province. Après avoir enregistré au quatrième trimestre deux soldes négatifs consécutifs au chapitre de la migration interprovinciale, la Colombie-Britannique a réalisé un gain au dernier trimestre de 2014, la plupart des gains sont survenus dans ses échanges avec l’Ontario (+700), le Manitoba (+600) et l’Alberta (+500). Au quatrième trimestre de 2014, la Colombie-Britannique a affiché un solde migratoire international de -3 100, le plus bas niveau pour un quatrième trimestre depuis 1971. Du 1er octobre au 31 décembre 2014, la Colombie-Britannique a accueilli 7 700 immigrants, soit 1 300 personnes de moins qu’au même trimestre de 2013.
Territoires
Au Nord, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont connu une décroissance démographique au quatrième trimestre de 2014. La population du Yukon a diminué de 0,5 % et était estimée à 36 600 au 1er janvier 2015. La population des Territoires du Nord-Ouest était estimée à 43 600 au 1er janvier 2015, baissant de 0,5 %. Enfin, la population du Nunavut est demeurée relativement inchangée au quatrième trimestre de 2014. Les estimations provisoires montrent que la population du Nunavut s’élevait à 36 700 au 1er janvier 2015.
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