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Les estimations de la population diffusées aujourd’hui sont fondées sur les comptes du Recensement de 2011, rajustés pour tenir compte du sous-dénombrement net du recensement et des réserves indiennes partiellement dénombrées, auxquels est ajoutée l’estimation de l’accroissement démographique pour la période allant du 10 mai 2011 au 31 mars 2014.

Accroissement démographique à l’échelle nationale

Selon les estimations provisoires, la population canadienne était estimée à 35 427 500 au 1er avril 2014, en hausse de 82 600 par rapport au 1er janvier 2014. L’accroissement démographique au Canada était de 0,2 % pour le premier trimestre de 2014, tandis qu’il était de 1,1 % pour l’année se terminant le 31 mars 2014. Cette augmentation trimestrielle a été inférieure à celle enregistrée en 2013, mais plus forte que la hausse moyenne depuis les 20 dernières années.

À l’échelle nationale, l’accroissement démographique repose sur deux facteurs, soit l’accroissement naturel 1  et le solde migratoire international 2 . Entre le 1er janvier et le 31 mars 2014, l’accroissement naturel était estimé à 22 600, résultant de l’écart entre les 91 900 naissances et les 69 300 décès enregistrés. Au cours de cette période, l’accroissement naturel expliquait le quart (+27,4 %) de l’accroissement démographique au pays. Depuis 1971, soit la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique, l’accroissement naturel au Canada a été constamment positif, ce qui signifie qu’un plus grand nombre de naissances que de décès a été enregistré.

Au premier trimestre de 2014, le solde migratoire international a atteint 60 000, en baisse par rapport au même trimestre en 2013 (+62 100). Au premier trimestre de 2014, le solde migratoire international était responsable des trois quarts (+72,6 %) de la croissance démographique. Durant les trois premiers mois de 2014, les estimations provisoires indiquent que le Canada a reçu 64 300 immigrants, tandis que le nombre de résidents non permanents s’est accru de 6 200. Par ailleurs, l’émigration nette 3 , soit le nombre net de personnes qui ont quitté le pays pour aller vivre à l’étranger, était estimée à 10 500. À l’échelle provinciale et territoriale, l’accroissement démographique dépend aussi du solde migratoire interprovincial.

Accroissement démographique pour les provinces et les territoires

Selon les estimations provisoires du premier trimestre de 2014, la croissance démographique était supérieure à la moyenne nationale (+0,2 %) au Nunavut (+0,8 %), en Alberta (+0,7 %), en Saskatchewan (+0,5 %) et en Colombie-Britannique (+0,3 %). En revanche, la population a diminué dans toutes les provinces de l’Atlantique, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et les Territoires du Nord-Ouest (-0,4 %). Comparativement à la même période en 2013, la situation relative à l’accroissement démographique pour un premier trimestre s’est inversée en 2014 à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nunavut, passant d’une diminution à une hausse de la population.

Les provinces de l’Atlantique

Selon les estimations provisoires, l’Île-du-Prince-Édouard (+0,2 %) est la seule province de la région de l’Atlantique à avoir affiché une augmentation de sa population au premier trimestre de 2014. Au 1er avril 2014, la population de l’Île-du-Prince-Édouard était estimée à 145 500. La croissance démographique de la province a essentiellement résulté d’une hausse du solde migratoire international. La population de Terre-Neuve-et-Labrador a diminué de 1 500 (-0,3 %) au premier trimestre de 2014 et se chiffrait à 525 400 au 1er avril 2014. La diminution de la population était principalement due à un solde migratoire interprovincial négatif (-1 000). Selon les estimations provisoires, Terre-Neuve-et-Labrador a perdu près de 1 100 dans les échanges migratoires interprovinciaux avec l’Alberta.

Au premier trimestre de 2014, les populations des deux autres provinces de l’Atlantique ont diminué de 0,1 %. Au 1er avril 2014, la population de la Nouvelle-Écosse était estimée à 939 400 et celle du Nouveau-Brunswick, à 754 500. Selon les estimations provisoires, des pertes considérables au chapitre de la migration interprovinciale nette ont été enregistrées dans ces provinces, surtout au profit de l’Alberta.

Le centre du pays

La population du Québec était estimée à 8 191 900 au 1er avril 2014, ce qui représente une hausse de 0,1 % pour le premier trimestre de l’année. Au cours des trois premiers mois de 2014, la province a enregistré des gains au chapitre du solde migratoire international (+10 500) et de l’accroissement naturel de la population (+4 300). Comparativement au premier trimestre de 2013, les pertes dues au solde migratoire interprovincial se sont accentuées en 2014, passant de -900 à -2 600. Cette situation était principalement attribuable aux échanges nets avec la province avec l’Ontario : ceux-ci sont passés d’un gain net de 500 personnes au premier trimestre de 2013 à une perte nette de 1 100 personnes pour la même période de 2014.

La population de l’Ontario s’est accrue de 22 000 (+0,2 %) au premier trimestre de 2014, atteignant 13 620 600 au 1er avril 2014. La croissance démographique était attribuable au solde migratoire international (+19 500) et à l’accroissement naturel de la population (+7 100). Au premier trimestre, l’Ontario affichait un solde migratoire interprovincial de -4 700. Il s’agit d’une perte nette plus faible qu’à la même période en 2013 (-6 800). En plus d’enregistrer un gain net dans ses échanges avec le Québec au premier trimestre de 2014, plutôt qu’une perte nette comme en 2013, le déficit migratoire des échanges interprovinciaux avec l’Alberta est passé de -6 000 au premier trimestre de 2013 à -4 200 en 2014.

Les provinces de l’Ouest

La population du Manitoba était estimée à 1 275 200 au 1er avril 2014, en hausse de 3 200 (+0,2 %). Le solde migratoire international (+3 500) était le principal facteur de la croissance démographique du Manitoba au premier trimestre de 2014. Le solde migratoire international au cours de la période du 1er janvier au 31 mars 2014 a atteint sa plus forte valeur pour un premier trimestre depuis 1972, principalement en raison de l’arrivée d’un nombre record d’immigrants (+3 700).

La population de la Saskatchewan s’est accrue de 5 100 (+0,5 %) au premier trimestre de 2014, atteignant 1 122 600 au 1er avril 2014. Le principal moteur de la croissance démographique de la province était le solde migratoire international (+3 100). La Saskatchewan a accueilli 2 900 immigrants au premier trimestre de 2014; il s’agit du plus grand nombre pour un premier trimestre depuis 1972.

Au 1er avril 2014, la population de l’Alberta était estimée à 4 111 500. La population a crû de 0,7 %, ce qui représentait la plus forte croissance parmi toutes les provinces canadiennes au premier trimestre. L’Alberta a continué de tirer profit de gains provenant des trois facteurs de croissance démographique, soit, par ordre d’importance, le solde migratoire international (+11 700), le solde migratoire interprovincial (+9 600) et l’accroissement naturel (+7 600). Comme les deux autres provinces des Prairies, l’Alberta a aussi accueilli un nombre record d’immigrants (+10 300) au premier trimestre de 2014. En outre, l’Alberta a réalisé des gains appréciables dans ses échanges migratoires interprovinciaux avec l’Ontario (+4 200), Terre-Neuve-et-Labrador (+1 100) et la Nouvelle-Écosse (+1 000), du 1er janvier 2014 au 31 mars 2014.

Au 1er avril 2014, la population de la Colombie-Britannique était estimée à 4 624 300, en hausse de 14 400 (+0,3 %) par rapport au 1er janvier 2014. La croissance de la population s’expliquait principalement par le solde migratoire international (+11 200), qui était en hausse de 2 500 par rapport à la même période en 2013.

Les territoires

Dans le Nord, deux des trois territoires ont connu une croissance démographique au premier trimestre de 2014. La population du Yukon était estimée à 36 700 au 1er avril 2014, en hausse de 0,2 %. La population du Nunavut a crû de 0,8 %, atteignant un chiffre estimé à 36 400 au 1er avril 2014. Enfin, au 1er avril 2014, la population des Territoires du Nord-Ouest était estimée à 43 500, ce qui représente une décroissance de 0,4 % par rapport au 1er janvier 2014. Selon les estimations provisoires, cette baisse de population était en grande partie attribuable à des pertes au chapitre du solde migratoire interprovincial (-400).

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