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Au 1er janvier 2014, la population canadienne était estimée à 35 345 000, en hausse de 49 200 par rapport au 1er octobre 2013. Le taux d’accroissement démographique 1 du Canada était de 0,1 % pour le quatrième trimestre de 2013, tandis qu’il était de 1,1 % pour l’ensemble de 2013.
À l’échelle nationale, la croissance démographique repose sur deux facteurs : l’accroissement naturel 2 et le solde migratoire international 3 . À l’échelle provinciale et territoriale, elle dépend non seulement de ces deux facteurs, mais aussi du solde migratoire interprovincial. Au dernier trimestre de 2013, l’accroissement naturel était à l’origine de moins des deux tiers (+60,6 %) de la croissance démographique du pays, la proportion restante (+39,4 %) étant attribuable au solde migratoire international.
Au cours de ce trimestre, l’accroissement naturel était estimé à 29 800, résultat de l’écart entre les 94 100 naissances et les 64 300 décès enregistrés. Depuis 1971 4 , l’accroissement naturel au Canada a été constamment positif, ce qui signifie qu’un plus grand nombre de naissances que de décès a été enregistré à chaque trimestre. Cette situation pourrait s’inverser dans quelques années en raison du vieillissement de la population, qui entraînerait un nombre croissant de décès en supposant que la fécondité demeure à un niveau relativement faible 5 .
Au dernier trimestre de 2013, le solde migratoire international a atteint 19 400, une baisse par rapport au même trimestre l’année précédente (+26 300). Du 1er octobre 2013 au 31 décembre 2013, le Canada a accueilli 59 800 immigrants, tandis que le nombre de résidents non permanents a fléchi de 29 900. Le nombre de résidents non permanents est généralement en décroissance au cours de cette période de l’année. Au cours du même trimestre en 2012, cette baisse était de 25 500. Par ailleurs, le nombre de personnes qui ont quitté le pays pour aller vivre à l’étranger, ou l’émigration nette 6 , a atteint 10 500 au dernier trimestre de 2013.
Parmi les immigrants arrivés au Canada au quatrième trimestre 2013, la majorité se sont établis en Ontario (38,0 %) et au Québec (17,7 %). La Colombie-Britannique (15,1 %) et de l’Alberta (14,7 %) ont également reçu une forte proportion de l’immigration canadienne. Cette distribution provinciale est légèrement différente de ce qui a été observé en 2012 alors que l’Alberta (14,6 %) a devancé la Colombie-Britannique (13,6 %), tout en demeurant derrière l’Ontario (39,7 %) et le Québec (20,7 %).
L’accroissement démographique dans les provinces et les territoires
L’accroissement démographique peut varier entre les provinces et les territoires 7 . Selon les estimations provisoires du quatrième trimestre de 2013, les populations des trois provinces des Prairies, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont augmenté à un rythme plus soutenu que la moyenne nationale (+0,1 %), l’Alberta (+0,5 %) affichant la plus forte croissance. En revanche, la population du Yukon a connu une baisse significative (-0,3 %).
Les provinces de l’Atlantique
Au 1er janvier 2014, la population de Terre-Neuve-et-Labrador était estimée à 526 900, celle de l’Île-du-Prince-Édouard, à 145 200, celle de la Nouvelle-Écosse, à 940 600, et celle du Nouveau-Brunswick, à 755 500. Selon les estimations provisoires du dernier trimestre de 2013, la Nouvelle-Écosse était la seule province en Atlantique à enregistrer des gains nets en migration interprovinciale (+300).
Le Centre du pays
Au 1er janvier 2014, la population du Québec était estimée à 8 179 700. Au cours des trois derniers mois de l’année 2013, la population du Québec a augmenté de 5 200, soit la plus faible croissance depuis le premier trimestre de 1999. Au quatrième trimestre de 2013, la province a enregistré selon les estimations provisoires un solde migratoire international inférieur (de +4 200 à +1 200) et de plus fortes pertes nettes en migration interprovinciale (de -2 000 à -2 700) en comparaison avec le même trimestre de l’année précédente.
La population de l’Ontario était estimée à 13 598 700 au 1er janvier 2014. L’Ontario a enregistré un gain net de 2 200 en migration internationale, ce qui représentait toutefois moins du quart du niveau atteint un an plus tôt (+9 900). Les pertes nettes au quatrième trimestre en migration interprovinciale étaient selon les estimations provisoires plus faibles en 2013 (-400) qu’en 2012 (-4 100). Ce phénomène était principalement attribuable à une réduction du déficit migratoire vers l’Alberta (de -4 500 en 2012 à -2 600 en 2013), assortie de plus forts gains migratoires en provenance du Québec (de +1 100 en 2012 à +1 900 en 2013).
L’Ouest du pays
La population du Manitoba était estimée à 1 272 100 au 1er janvier 2014, en hausse de 3 100 (+0,2 %) par rapport au 1er octobre 2013. Cette croissance est expliquée en grande partie par le solde migratoire international (+2 600). Au cours du dernier trimestre, le Manitoba a accueilli 3 500 immigrants, le deuxième niveau en importance pour un quatrième trimestre depuis 1971, après le sommet enregistré en 2011.
La population de la Saskatchewan a augmenté de 3 300 (+0,3 %) au quatrième trimestre de 2013, atteignant 1 117 500 au 1er janvier 2014. Le solde migratoire international (+2 300) était le principal facteur de la croissance démographique pour le trimestre. La Saskatchewan a accueilli 3 200 immigrants, le plus grand nombre enregistré dans cette province pour un quatrième trimestre depuis 1971.
Au 1er janvier 2014, la population de l’Alberta était estimée à 4 082 600, en hausse de 21 900 (+0,5 %) par rapport au 1er octobre 2013. Depuis le premier trimestre de 2011, l’Alberta a dominé toutes les provinces pour ce qui est du taux d’accroissement démographique. Pour le quatrième trimestre, si le solde migratoire international (+8 700) s’est avéré le principal facteur de croissance, l’accroissement naturel (+7 400) et le solde migratoire interprovincial (+5 700) ont également contribué. En raison de l’immigration élevée (+8 800) et d’un solde positif du nombre de résidents non permanents (+1 100), le solde de la migration internationale de l’Alberta était, pour un quatrième trimestre, le plus élevé depuis 1971. En fait, l’Alberta a été la seule province à enregistrer un solde positif de résidents non permanents au quatrième trimestre de 2013.
Comparativement à la même période en 2012, le solde migratoire interprovincial de l’Alberta au quatrième trimestre de 2013 a été réduit de moitié. Toutefois, la province est demeurée celle affichant les gains nets les plus élevés en migration interprovinciale (+5 700). Ces gains découlaient en grande partie des échanges avec l’Ontario (+2 600), le Québec (+1 000) et la Colombie-Britannique (+900).
La population de la Colombie-Britannique était estimée à 4 609 900 au 1er janvier 2014. Le solde migratoire international (+2 400) était le principal facteur à l’origine de l’accroissement démographique de la province. Au cours du trimestre, la Colombie-Britannique a accueilli 9 000 immigrants, un niveau comparable à celui enregistré au même trimestre l’an dernier (+8 500).
Les territoires
Selon les estimations provisoires, le Yukon était le seul territoire à enregistrer une décroissance de sa population au dernier trimestre de 2013 (-0,3 %), avec une population estimée au 1er janvier 2014 de 36 600. La population des Territoires du Nord-Ouest s’est accrue de 0,3 % pour atteindre 43 600 au 1er janvier 2014, tandis que celle du Nunavut a augmenté de 0,4 % pour atteindre 36 100.
L’accroissement démographique en 2013
En 2013, la population du Canada a augmenté de 404 000, ce qui représente une croissance annuelle de 1,1 %, un taux comparable à celui enregistré en 2012. L’accroissement démographique a continué de varier d’une région à une autre en 2013. L’Alberta (+3,3 %), le Nunavut (+2,7 %) et la Saskatchewan (+1,8 %) ont chacun affiché un taux de croissance annuel plus élevé que la moyenne nationale (+1,1 %). Alors que le taux de croissance annuel du Manitoba (+1,1 %) et de la Colombie-Britannique (+1,1 %) était semblable à celui de la moyenne nationale, la population de l’Ontario (+0,9 %), du Québec (+0,8 %), du Yukon (+0,5 %) et de l’Île-du-Prince-Édouard (+0,2 %) a également augmenté mais à un moindre rythme. Finalement, la population dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nouveau-Brunswick est demeurée relativement stable et a diminué en Nouvelle-Écosse (-0,3 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (-0,2 %).
Les facteurs de la croissance démographique varient également d’une région à l’autre en 2013. Au cours de l’année, le solde migratoire interprovincial n’a été positif que pour seulement deux provinces et un territoire en 2013 : l’Alberta (+1,1 %), la Saskatchewan (+0,1 %) et le Nunavut (+0,8 %). De façon inverse, les plus fortes pertes nettes en migration interprovinciale ont été observées dans les Territoires du Nord-Ouest (-1,6 %), au Yukon (-1,0 %) et à l’Île-du-Prince-Édouard (-0,6 %).
Le taux de migration internationale nette était également supérieur à la moyenne nationale (+0,8 %) dans l’Ouest du pays. Le taux le plus élevé a été observé en Alberta (+1,5 %), suivie de la Saskatchewan (+1,2 %), du Manitoba (+1,0 %) et de la Colombie-Britannique (+1,0 %).
Finalement, l’accroissement naturel a été une importante source de croissance démographique au Nunavut (+1,9 %) et dans les Territoires du Nord-Ouest (+1,1 %) qui ont affiché un taux bien au-dessus de la moyenne nationale de 0,4 %. Parmi les provinces, le taux d’accroissement naturel était supérieur à la moyenne nationale dans les provinces des Prairies, tandis qu’il était bien inférieur dans les provinces de l’Atlantique.
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