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Au quatrième trimestre de 2011, la population du Canada a augmenté de 65 000 ou 0,2 % pour être estimée à 34 670 400 au 1er janvier 2012. Il s'agit d'une croissance relativement similaire à celle observée au cours du quatrième trimestre 1  des dernières années. Un peu moins des deux-tiers (57 %) de la croissance démographique du pays découlent, au quatrième trimestre de 2011, du solde migratoire international. Ce solde était chiffré à 36 800 contre 10 000 pour la même période en 2010. Il s'agit du solde de la migration internationale le plus prononcé pour un quatrième trimestre depuis 1988 (56 600). De son côté, au quatrième trimestre de 2011, l'accroissement naturel a fléchi de 3,4 % par rapport à cette période en 2010.

Près de 59 800 immigrants se sont établis au Canada au quatrième trimestre de 2011, soit 2 200 de plus que durant la même période en 2010. Il s'agit du nombre d'immigrants le plus élevé observé pour ce trimestre depuis 1992 (64 900). Cependant, pour l'ensemble de l'année 2011, le nombre total est en baisse par rapport à 2010 (248 700 contre 280 700). Au quatrième trimestre, le solde des résidents non permanents était estimé à -10 000, ce qui représente tout de même une hausse par rapport à celui du quatrième trimestre de 2010 (-34 600).

L'accroissement naturel a été estimé à 28 200 au quatrième trimestre de 2011, soit son plus faible niveau pour cette période de l'année depuis 2006 (27 600). Cet accroissement est le résultat de la différence entre les 93 800 naissances et les 65 600 décès estimés entre le 1er octobre 2011 et le 1er janvier 2012.

Croissance démographique dans les provinces et lesterritoires

Au cours du quatrième trimestre de 2011, les estimations provisoires indiquent que l'Île-du-Prince-Édouard (-0,2 %), la Nouvelle-Écosse (-0,1 %) et les Territoires du Nord-Ouest (-0,3 %) ont vu leur population diminuer. D'un autre côté, les trois provinces des Prairies ont toutes vu leur population croître plus rapidement que la moyenne nationale. L'Alberta (0,5 %) est d'ailleurs la province où la croissance démographique a été la plus marquée au pays d'octobre 2011 à janvier 2012.

Provinces de l'Atlantique

Les estimations démographiques provisoires indiquent que la population de Terre-Neuve-et-Labrador est demeurée relativement stable entre le 1er octobre 2011 et le 1er janvier 2012 pour être estimée à 511 000 au 1er janvier 2012. Cette province a enregistré des pertes dans ses échanges migratoires interprovinciaux lors d'un quatrième trimestre (-200) pour la première fois depuis 2006 (-600), perdant principalement dans ses échanges avec l'Alberta (-400).

Au cours du quatrième trimestre de 2011, la population de l'Île-du-Prince-Édouard a diminué de près de 300 (-0,2 %) pour atteindre 145 900 au 1er janvier 2012. Tous trimestres confondus, la population de cette province a diminué pour la première fois depuis le quatrième trimestre de 2008. La décroissance de la population de l'Île-du-Prince-Édouard s'expliquait par les plus importantes pertes migratoires interprovinciales (-500) pour un quatrième trimestre depuis que les estimations démographiques sont produites par le système de comptabilité actuel (1971).

Au 1er janvier 2012, la population de la Nouvelle-Écosse était estimée à 945 500. Entre le 1er octobre 2011 et le 1er janvier 2012, les estimations provisoires indiquent que la Nouvelle-Écosse comptait 800 personnes en moins, soit une perte de 0,1 %. Cette baisse provenait essentiellement d'une forte hausse des pertes migratoires interprovinciales (-1 100). La Nouvelle-Écosse a notamment perdu dans ses échanges migratoires avec l'Alberta, affichant des pertes estimées à 600.

Au 1er janvier 2012, la population du Nouveau-Brunswick était estimée à 756 000 et est demeurée relativement stable entre le 1er octobre 2011 et le 1er janvier 2012. Le solde migratoire international de cette province, chiffré à 400, était à son niveau le plus élevé pour un quatrième trimestre depuis 1973 (500). L'augmentation de ce solde s'expliquait essentiellement par une hausse du nombre d'immigrants (600).

Le Centre du pays

Une croissance démographique de 11 000 (0,1 %) a permis à la population du Québec d'atteindre 8 013 100 au 1er janvier 2012. La croissance démographique de cette province provenait essentiellement de l'accroissement naturel (6 700) et de la migration internationale (5 600). Après avoir connu des légers gains de migration interprovinciale au troisième trimestre de 2011, le Québec a affiché des pertes de 1 200 lors du quatrième trimestre. Ces pertes provenaient en large part de pertes dans les échanges migratoires avec l'Ontario (-900).

La croissance de la population de l'Ontario au quatrième trimestre (0,2 %) était la plus élevée à cette période de l'année depuis 2001 (0,2 %). L'augmentation de la population ontarienne s'expliquait essentiellement par le solde de la migration internationale. Celui-ci était estimé à 13 600, soit son niveau le plus élevé pour un quatrième trimestre depuis 1988 (35 000) et en forte progression par rapport à 2010 (4 800). Cette hausse marquée du solde de la migration internationale provenait en large part d'une augmentation du solde des résidents non permanents (-4 600), soit le niveau le plus élevé pour cette période de l'année depuis 1988 (16 600).

L'Ouest du pays

La population du Manitoba a augmenté de 0,3 % au quatrième trimestre de 2011, une hausse comparable à celle du quatrième trimestre de l'année dernière et qui figure parmi les plus élevées depuis 1971, première année couverte par le système actuel de comptabilité démographique. Le solde de la migration internationale (3 300) expliquait la majeure partie de son accroissement. Cette hausse du solde migratoire international du Manitoba provenait essentiellement d'un niveau record d'immigrants (3 600) accueilli par la province. Ces gains ont toutefois été partiellement compensés par des pertes migratoires interprovinciales (- 1 000), surtout avec la Colombie-Britannique (-500).

Au quatrième trimestre de 2011, les estimations démographiques provisoires indiquent que la population de la Saskatchewan a augmenté de 0,4 % ou 4 100 pour atteindre 1 067 600 au 1er janvier 2012. Il s'agit de la croissance la plus prononcée pour un quatrième trimestre pour la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique (1971). La majeure partie de la croissance démographique de la Saskatchewan provenait d'un solde record de migration internationale, estimé à plus de 3 000. Ce solde migratoire international provenait à la fois d'une augmentation des immigrants (2 500) et d'une hausse du solde des résidents non permanents (600).

Au 1er janvier 2012, la population de l'Alberta était estimée à 3 818 000. La croissance démographique du quatrième trimestre (0,5 %) était nettement plus élevée que celle enregistrée à pareille date l'an dernier (0,2 %). Cette augmentation de l'accroissement démographique s'expliquait par une hausse marquée à la fois du solde de la migration internationale et du solde de la migration interprovinciale. Le solde migratoire international de cette province, estimé à 6 300, était à son deuxième niveau le plus élevé pour un quatrième trimestre depuis 1971. De son côté, le solde migratoire interprovincial de l'Alberta, chiffré à 6 000, était à son niveau le plus élevé, tous trimestres confondus, depuis le deuxième trimestre de 2008. L'Alberta a surtout réalisé des gains dans ses échanges migratoires interprovinciaux avec l'Ontario (2 000).

Les estimations démographiques provisoires montrent que la population de la Colombie-Britannique a augmenté de 0,1 % au quatrième trimestre de 2011 pour atteindre 4 597 900 au 1er janvier 2012. La croissance démographique britanno-colombienne provenait principalement de la migration internationale (4 100), en forte progression par rapport à 2010 (-1 100). L'augmentation du solde des résidents non permanents (-2 200) expliquait la majeure partie de la hausse du solde migratoire international de la Colombie-Britannique. Pour un quatrième trimestre consécutif, la Colombie-Britannique a affiché des pertes migratoires interprovinciales (-400). Il s'agit des pertes les plus prononcées pour un quatrième trimestre depuis 2001 (-1 800). La Colombie-Britannique a notamment affiché des pertes dans ses échanges migratoires avec l'Alberta (-900).

Les territoires

Au quatrième trimestre de 2011, la population du Yukon est demeurée sensiblement la même. Ceci contraste avec le quatrième trimestre de l'an dernier alors que ce territoire avait connu une décroissance démographique (-0,4 %). Les estimations démographiques provisoires montrent que la population du Yukon était estimée à 34 900 au 1er janvier 2012.

La diminution de la population des Territoires du Nord-Ouest au quatrième trimestre de 2011 (-0,3 %) était légèrement plus faible que celle enregistrée à pareille date l'an dernier (-0,4 %). Au 1er janvier 2012, la population de ce territoire était estimée à 43 300.

Au quatrième trimestre de 2011, la croissance démographique du Nunavut était estimée à 0,2 %, une hausse par rapport à celle du quatrième trimestre de 2010 (0,0 %). La population du Nunavut était estimée à 33 400 au 1er janvier 2012.

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