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Au cours du quatrième trimestre de 2010, la population canadienne a enregistré une hausse de 40 400 (0,1 %) et était estimé à 34 278 400 au 1er janvier 2011. La croissance démographique a été plus rapide dans l'ouest du pays, le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta ayant tous affiché des taux de croissance de population supérieurs à la moyenne nationale. L'Île-du-Prince-Édouard et le Québec ont également présenté une croissance démographique plus rapide que celle du pays.
La croissance démographique du Canada au cours du trimestre a été inférieure à celle observée au cours du même trimestre de 2009 (55 900). Alors que la croissance due à l'accroissement naturel était relativement stable, le solde de migration internationale a diminué, passant de 25 400 à 10 900.
La diminution du solde de migration internationale s'explique par l'importante diminution du solde de résidents non permanents. Le solde des résidents non permanents est généralement négatif lors des quatrièmes trimestres alors qu'il est positif pour les autres périodes de l'année. Cette saisonnalité de l'évolution du nombre de résidents non permanents est à prendre en compte lors de l'analyse trimestrielle des tendances démographiques canadiennes.
Le nombre d'immigrants (57 700) observé au quatrième trimestre 2010 a été similaire au niveau enregistré au cours de la même période de 2009 (56 400).
Région de l'Atlantique
Selon les estimations provisoires, la population de Terre-Neuve-et-Labrador est demeurée relativement stable au cours du quatrième trimestre. Au 1er janvier, la population de la province était estimée à 509 100. Au cours du quatrième trimestre, la province a enregistré à la fois un accroissement naturel et des soldes migratoires, interprovincial et international, peu élevés.
L'Île-du-Prince-Édouard a affiché une augmentation estimée de sa population de 200 (0,2 %) au cours du trimestre. Au 1er janvier, la population de la province était estimée à 143 500. L'Île-du-Prince-Édouard est la province qui a affiché le rythme de croissance démographique le plus rapide à l'est des Prairies. Le solde de migration internationale (300) a été le principal facteur à l'origine de la croissance de la province. L'Île-du-Prince-Édouard a accueilli plus de 400 immigrants au cours du trimestre. En termes relatifs, le niveau d'immigration de l'Île-du-Prince-Édouard a été le plus élevé de toutes les provinces pour un quatrième trimestre consécutif.
Au 1er janvier 2011, la population de la Nouvelle-Écosse était estimée à 943 400. Il s'agit d'une baisse d'environ 500 par rapport au 1er octobre 2010. C'est principalement dans ses échanges migratoires avec les autres provinces que la Nouvelle-Écosse a affiché des pertes, la province ayant enregistré un accroissement naturel et un solde de migration internationale près de zéro.
La population du Nouveau-Brunswick a enregistré une croissance de plus de 400 (0,1 %) au quatrième trimestre. La population de la province était estimée à 753 200 au 1er janvier 2011. Le Nouveau-Brunswick a reçu plus de 400 immigrants au cours du trimestre, soit le niveau le plus élevé pour un quatrième trimestre depuis 1979.
Centre du pays
La population du Québec a enregistré une croissance d'environ 11 000 (0,1 %) au quatrième trimestre pour atteindre 7 943 000 au 1er janvier 2011. L'accroissement naturel (6 700) a été le principal facteur à l'origine de la croissance démographique de la province. Au cours du trimestre, le Québec a enregistré un solde migratoire interprovincial légèrement négatif (-400), une diminution moins importante que ce qui est généralement observé pour la province.
L'Ontario a connu une hausse de sa population de 13 900 (0,1 %) au quatrième trimestre. Au 1er janvier la population de la province était estimée à 13 282 400. Avec un solde de migration interprovinciale négatif (-1 800) et un solde migratoire international (5 200) affecté par une baisse du nombre de résidents non permanents (-12 600), l'accroissement naturel (10 500) a été le principal facteur à l'origine de la croissance de la population de l'Ontario.
Ouest du pays
Le Manitoba a connu le rythme de croissance le plus rapide au pays au quatrième trimestre avec une augmentation de sa population d'environ 3 600 (0,3 %). Au 1er janvier 2011, la population de la province était estimée à 1 243 700. Le solde de migration internationale (2 600) a été le principal facteur de la croissance démographique présenté par le Manitoba pendant le trimestre.
La population de la Saskatchewan a augmenté de 2 300 (0,2 %) au quatrième trimestre et était estimée à 1 052 100 au 1er janvier. L'accroissement naturel (1 100) et le solde de migration internationale (1 100) ont été, à part égale, les deux principaux facteurs à l'origine de la croissance de la population de la province.
La population de l'Alberta était en hausse de 7 700 (0,2 %) au quatrième trimestre, un rythme de croissance supérieur à la moyenne nationale. Au 1er janvier, la population de l'Alberta était estimée à 3 742 800. Au cours du quatrième trimestre, la province ayant enregistré un solde de migration internationale négatif (-2 100), la croissance de la population de l'Alberta a donc reposé sur l'accroissement naturel (7 200) et sur la migration interprovinciale (2 500).
La population de la Colombie-Britannique est demeurée relativement stable au cours du trimestre (2 200), soit l'une des croissances les plus faibles observées depuis juillet 1971, début de la période couverte par le système actuel de comptabilité démographique. Au 1er janvier, la population de la province était estimée à 4 554 100. L'accroissement naturel (2 500) a été le principal facteur à l'origine de l'accroissement démographique de la province au cours du quatrième trimestre de 2010.
Territoires
Selon les estimations provisoires, la population du Yukon a enregistré une baisse d'un peu moins de 200 au quatrième trimestre de 2010 et était estimée à 34 300 au 1er janvier 2011. Cette diminution provient principalement du solde migratoire interprovincial (-200).
La population des Territoires du Nord-Ouest a légèrement diminué de près de 200 au quatrième trimestre, selon les estimations provisoires. Au 1er janvier, la population du territoire était estimée à 43 600. L'accroissement naturel du territoire a atténué ses pertes migratoires.
La population du Nunavut est demeurée inchangée, l'accroissement naturel ayant été en grande partie neutralisé par un solde négatif de migration interprovinciale. Au 1er janvier, la population du Nunavut était estimée à 33 300.
Année 2010
Au cours de l'année 2010, la population du Canada a augmenté de 375 600 (1,1 %). Plus de 280 000 immigrants sont arrivé au Canada en 2010, soit 28 500 de plus qu'en 2009.
Ce nombre d'immigrant est le plus élevé à être observé sur une base annuelle depuis les années 1950. L'augmentation de l'immigration a été observée dans la plupart des provinces et territoires.
Malgré une augmentation de l'immigration, la croissance de la population du Canada en 2010 a été inférieure à celle observée en 2009. Cette augmentation du nombre d'immigrants a été compensée par une baisse du solde des résidents non permanents. En 2010, le solde de résident non permanent était d'un peu moins de 12 900, comparativement à un peu plus de 55 400 en 2009 et à près de 71 400 en 2008.
Il y a eu un nombre estimé de 382 000 naissances et 250 800 décès en 2010. En est ainsi résulté un accroissement naturel d'un peu plus de 131 200, soit un niveau légèrement inférieur au 135 600 enregistré en 2009.
Les provinces à l'ouest du Québec ainsi que l'Île-du-Prince-Édouard et le Nunavut ont tous affiché un rythme de croissance démographique supérieur à la moyenne nationale.
Région de l'Atlantique
Au cours de l'année 2010, la population de Terre-Neuve-et-Labrador a présenté une diminution de près de 1 000. Terre-Neuve-et-Labrador est la seule province à avoir enregistré une baisse de sa population en 2010.
La province a été perdante dans ses échanges avec les autres provinces et territoires, enregistrant un solde de migration interprovinciale de -900 pour l'année 2010. En comparaison, au cours de l'année 2009, Terre-Neuve-et-Labrador avait enregistré un solde de migration interprovinciale d'un peu plus de 2 500. De plus, pour une troisième année consécutive, la province a affiché un accroissement naturel négatif (-400).
La population de l'Île-du-Prince-Édouard a présenté une croissance de sa population de près de 2 100 (1,5 %) au cours de l'année 2010. L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province à l'est de l'Ontario à avoir enregistré en 2010 un rythme de croissance supérieur à la moyenne nationale. Elle est d'ailleurs la province à avoir enregistré le rythme de croissance le plus rapide au pays.
L'immigration a été le principal facteur à l'origine de cette croissance à l'Île-du-Prince-Édouard, la province ayant accueilli près de 2 600 immigrants en 2010, soit environ 800 de plus que l'année précédente. Il s'agit du nombre d'immigrants le plus élevé accueilli par la province depuis 1972 1 . L'immigration a toutefois été en partie contrebalancée par un solde de migration interprovinciale négatif (-800).
La Nouvelle-Écosse a connu une légère augmentation de 1 500 (0,2 %) de sa population au cours de l'année 2010. Le solde de migration internationale (3 400) de la province a été partiellement contrebalancé par un solde de migration interprovinciale négatif (-1 800).
La population du Nouveau-Brunswick a augmenté d'un peu plus de 2 800 (0,4 %) en 2010. La province a reçu un peu plus de 2 100 immigrants, soit son niveau le plus élevé depuis 1975. Le Nouveau-Brunswick a également été gagnant dans ses échanges avec les autres provinces et territoires, ayant enregistré un solde de migration interprovinciale de près de 700, soit le niveau le plus élevé depuis 1990.
Centre du pays
En 2010, la population du Québec a présenté une augmentation d'un peu plus de 75 900 (1,0 %). Il s'agit d'un rythme de croissance comparable à celui de 2009 et est l'un des plus élevé à être observé depuis la fin des années 1980. Le Québec a accueilli près de 54 000 immigrants au cours de 2010, soit le niveau le plus élevé observé depuis 19721. À titre comparatif, la province en 2010 a accueilli 4 500 immigrants de plus qu'en 2009 et 8 800 de plus qu'en 2008.
En 2010, le Québec a enregistré un solde de résident non permanents d'un peu plus de 2 900, en baisse par rapport au niveau enregistré en 2009 (10 800) et en 2008 (9 900). De plus, la province a perdu dans ses échanges avec les autres provinces et territoires, enregistrant un solde de migration interprovinciale de -3 700, soit un niveau comparable à celui de 2009.
L'Ontario a enregistré en 2010 une augmentation de sa population de 153 300 (1,2 %), soit un rythme de croissance supérieur à la moyenne nationale (1,1 %). Le principal facteur de l'augmentation de population ontarienne était le solde de migration internationale qui était de 111 600 pour l'année 2010, en hausse par rapport au 100 400 enregistré en 2009. En contrepartie, l'Ontario a enregistré des pertes dans ses échanges avec les autres provinces, enregistrant un solde négatif de migration interprovinciale (-4 500). Il s'agit toutefois du déficit le moins élevé depuis 2003.
Ouest du pays
Au cours de l'année 2010, le Manitoba (1,4 %), la Saskatchewan (1,4 %), l'Alberta (1,4 %) et la Colombie-Britannique (1,2 %) ont tous connus un rythme de croissance supérieur à celui du pays (1,1 %).
La population du Manitoba a affiché une hausse d'un peu plus de 16 900 (1,4 %) en 2010. Au cours de l'année, le solde migratoire international (13 700) a été le principal facteur à l'origine de la croissance de la province. Le Manitoba a accueilli 15 800 immigrants en 2010, le niveau le plus élevé à être observé depuis 19721.
En revanche, le Manitoba a perdu dans ses échanges avec les autres provinces, affichant un solde de migration interprovinciale de près de -2 400, soit un niveau similaire à celui enregistré en 2009. Pour la première fois depuis 1998, la province a également enregistré un solde de résidents non permanents légèrement négatif (-500) en 2010.
La Saskatchewan a enregistré une augmentation de sa population d'un peu moins de 15 100 (1,5 %) au cours de 2010. Le solde migratoire international (7 500) a été le principal facteur de la croissance démographique de la province. Au cours de l'année, la province a reçu 7 600 immigrants, soit le niveau le plus élevé depuis 19721. La province a également enregistré en 2010 un accroissement naturel de 4 900, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 1995, et un solde de migration interprovinciale de 2 700.
La croissance de la population de l'Alberta en 2010 a été estimée à 52 500 (1,4 %). L'accroissement naturel (30 700) a été le principal facteur de croissance de la population de l'Alberta en 2010. Le solde migratoire international de l'Alberta s'est quant à lui élevé à un peu plus de 15 000. L'immigration de 32 600, soit le niveau le plus élevé à être observé depuis 19721, a été en partie contrebalancée par un solde de résidents non permanents négatif de -9 200. Bien qu'en 2010 plusieurs provinces aient enregistré des soldes de résidents non permanents inférieurs à ceux observés en 2009, seuls le Manitoba et l'Alberta ont enregistré des soldes négatifs.
L'Alberta a également présenté un solde de migration interprovinciale de 6 800 en 2010. Il s'agit d'une augmentation de 5 700 par rapport à 2009. Le niveau de 2010 demeure toutefois inférieur de 11 000 à celui de 2008 et inférieur de 39 400 par rapport au sommet atteint en 2006.
La Colombie-Britannique a connu une croissance de sa population de 55 300 (1,2 %) en 2010. Le solde migratoire international (38 200) a été le principal facteur de l'augmentation de la population de la province. La province a également enregistré un solde de migration interprovinciale de 4 600 en 2010, soit un niveau inférieur à celui observé en 2009 (10 400).
Territoires
Le Yukon a enregistré une augmentation de population de 300 (1,0 %) en 2010. Au cours de l'année, le Yukon a perdu un peu moins de 200 dans ses échanges aves les autres provinces et territoires, alors qu'il a enregistré un solde de migration internationale d'un peu moins de 400 et un accroissement naturel de près de 200.
La population des Territoires du Nord-Ouest a peu changé en 2010. L'accroissement naturel (600) du territoire a été en grande partie contrebalancé par un solde de migration interprovinciale négatif (-500).
La population du Nunavut a été en hausse d'un peu moins de 800 (2,3 %) en 2010. Il s'agit du rythme de croissance le plus rapide au pays. L'accroissement naturel (700) a été le principal facteur de la croissance démographique du territoire.
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